I Thess., I, 6; Philipp., m, 17; iv
3. Cicéron, Ad famil., III, 9; XV, 17; XVI, 5, 21; Ad Attîc, I, 5; III, 7; Pline, Epist., II, 12; VIII, 3; IX, 28; Sénèque, Epist., l; Forcellini, au mot tabellarius ; Naudet, dans les Mém. de l'Acad. des inscr., t. XXIII, 2*= partie, p. 1 66 et suiv.
(An 54] SAINT PAUL. 229
chargé de porter les lettres était même un dignitaire attitré des synagogues. Le genre épistolaire formait, chez les juifs S un genre de littérature qui s'est continué parmi eux jusqu'en plein moyen âge*, comme une conséquence de leur dispersion. Sans doute, dès l'époque où le christianisme se répandit dans toute la Syrie, des épîtres chrétiennes existèrent; mais entre les mains de Paul ces écrits, que jusqu'alors on n'avait pas conservés la plupart du temps, furent, à l'égal de la parole, l'instrument du progrès de la foi chrétienne. On tenait que l'autorité des épîtres égalait celle de l'apôtre luimême '; chacune d'elles dut être lue devant l'Éghse assemblée * ; quelques-unes même eurent le caractère de lettres circulaires, et furent communiquées successivement à plusieurs Eglises ^ La lecture de la correspondance devint ainsi une partie essentielle
1. Voirie 2* livre des Macchabées, i, i et suiv.; iO el suiv.; Baruch, c. vi (apocr.).
2. Comp. les iggérel ou risâlel, que les synagogues s'adressaient entre elles à propos des divers points de doctrine ou de pratique qui étaient en discussion.