‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 197 sur 427 · Cf. Notices et extraits, XVIII, 2« partie, p · texte numérisé non relu

Cf. Notices et extraits, XVIII, 2« partie, p

5. Voiries inscriptions: par exemple, Garrucci, Cimitero degli

(An 54J SAINT PAUL. 245

naient des éloges et des termes de tendresse. L'esprit de famille, l'union du mari et de la femme, leur estime réciproque, la reconnaissance du mari pour les soins et la prévoyance de sa femme, respirent d'une manière touchante dans les inscriptions juives S qui en ceci ne faisaient que refléter le sentiment des classes humbles où la propagande chrétienne recrutait des adeptes. Chose singulière! les idées les plus relevées sur la sainteté du mariage ont été répandues dans le monde par un peuple chez lequel la polygamie n'a jamais été universellement interdite '\ Mais il faut que, dans la fraction de la société juive où se forma le christianisme, k polygamie fut abolie de fait , puisque jamais on ne voit l'Église songer qu'une telle énormité ait besoin d'être condamnée.

La charité, l'amour des frères était la loi suprême, commune à toutes les Églises et à toutes les

ant. Ebrei, p. 68, l'éloge d'une femme juive qui a vécu j7.ovavJpc; {/.£Tà KapÔEviicoù aùr^;. Cf. Corp. ùisc)'. gr.j n° 990 j; de Rossi, Rotna sott.j I, lav. xxi.x, n» i.

1. Voiries inscriptionsjuives publiées par Kirchhoff et Garrucci, en particulier les deux belles inscriptions de Garrucci, Cimileroj p. 68.

2. Voir Code rabbinique (de Joseph Karo) , traduit par MM. Saulayra et Chnrjpville (Alger, 1868), I, p. 41 et suiv.

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écoles ^ La charité et la chasteté furent par excellence les vertus chrétiennes, celles qui firent le succès de la prédication nouvelle et convertirent le monde entier. Il était commandé de faire du bien à tous; cependant, les coreligionnaires étaient reconnus dignes d'une préférence ^. Le goût du travail était tenu pour une vertu. Paul, en bon ouvrier, reprenait énergiqueiiient la paresse et l'oisiveté, et répétait souvent ce naïf proverbe d'homme du peuple : « Que celui qui ne travaille pas ne mange pas ^ » Le modèle qu'il concevait était un artisan rangé, paisible, appliqué à son travail , goûtant tranquillement et le cœur en repos le pain qu'il a gagnée Que nous sommes loin de l'idéal primitif de l'Église de Jérusalem, toute communiste et cénobitique, ou même de celle d'Antioche, toute préoccupée de prophéties, de dons surnaturels, d'apostolat ! Ici, l'Eglise est une association de bons ouvriers, gais, contents, ne jalousant pas les riches, parce qu'ils sont plus heureux qu'eux, parce qu'ils savent que Dieu ne juge pas comme les mondains, et préfère l'honnête main calleuse à la main

1. I Thess., IV, 9-10. Cf. Joann., xiii, 34; xv- 12, 17; I Jean, iii, 10; IV, 12.

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