Gai., Il, 7 et suiv
ô. Gai., Il, 7, H et suiv.
282 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 54]
nesse % donnant ainsi le premier exemple d'apôtre marié, exemple que les missionnaires protestants devaient suivre plus tard. Jean - Marc paraît toujours aussi comme son disciple, son compagnon et son interprète *, circonstance qui fait supposer que le premier des apôtres ne savait pas le grec : Pierre avait en quelque sorte adopté Jean-Marc et le traitait comme son fils \
Le détail des pérégrinations de Pierre nous est inconnu. Ce qu'on en raconta plus tard * est en grande partie fabuleux. Nous savons seulement que la vie de l'apôtre de la circoncision fut, comme celle de l'apôtre des gentils, une série d'épreuves ^ On peut croire aussi que l'itinéraire qui sert de base aux Actes fabuleux de Pierre, itinéraire qui conduit l'apôtre de Jérusalem à Gésarée, de Gésarée, le long
i. I Cor., IX, 5; Clém. d'Alex., Slrom., VII, il ; Eus., H. E., m, 30.
2. Papias, dans Eus., H. E., III, 39; Irénée, Adv. hœr., III, i, 1; X, 6; Clément d'Alex., cité par Eus., H. E.. 11, IS; Tertullien, Adv. Marc, IV, 5.
3. I Pétri, V, 43. Si, comme on l'a supposé, le 7;ao:^yffu.o? de Act., XV, 39, répond à l'incident rapporté Gai., ii, ^^ et suiv., il deviendrait d'autant plus naturel d'admettre que Pierre avait avec lui Jean-Marc à Antioche. C'est à Antioche d'ailleurs qu'un éppivsu-ïi; devait lui être le plus nécessaire.