‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 232 sur 427 · Épîlre de Jude, 8 et suiv · texte numérisé non relu

Épîlre de Jude, 8 et suiv

2. Gai., I, 7; ii, -12, etc. Comp. Act., xv, 1, 24, On montrera plus tard la suite de cette contre-mission dans les deux épîtres aux Corinthiens, et dans le rôle que l'auteur des Homélies pseudoclémentines fait jouer à Pierre, rôle qui consiste à courir le monde sur les traces de Simon le Magicien pour contrecarrer sa prédication et réparer le mal qu'il fait. Voir surtout hom. ii, M.

ciliés d'office par les survivants après leur mort'. Paul évita les éclats en partant le plus tôt qu'il put pour Antioche. Ce fut probablement alors que Silas le ({uitta. Ce dernier était originaire de l'Eglise de Jérusalem. Il y resta, et désormais s'attacha à Pierre*. Silas, comme le rédacteur des Actes, paraît avoir été un homme de conciliation ', flottant entre les deux partis et attaché tour à tour aux deux chefs , vrai chrétien au fond , et de l'opinion qui. en triomphant, sauva l'Eglise. Jamais, en effet. l'Église chrétienne ne porta dans son sein une cause de schisme aussi profonde que celle qui l'agitait en ce moment. Luther et le scolastique le plus routinier différaient moins que Paul et Jacques. Grâce à quelques doux et bons esprits, Silas, Luc, Timothée , tous les chocs furent amortis , toutes les aigreurs dissimulées. Une belle narration, calme et digne*, ne laissa voir qu'entente fraternelle en ces années qui furent travaillées de si terribles déchirements.

1. Voir, par exemple, Œuvres de Samt-Simon et d'Enfanlin, Vil, p. 178 et suiv.

2. C'est ce qu'on peut inférer de I Pétri, v, 12. Mais l'identité du Silvain nommé à cet endroit et du compagnon de saint Pau est douteuse.

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