Comp. Apoc, II, 2; xxi
3. Récognitions pseudo-clém., IV, 34-35; comp. Homél., xi, 35, et rattestation de Jacques (en tête des Hom.), 1 et 2. Cf. Ad., '.V, 22 et suiv., où l'auteur admet le principe de V im<s-:6'kfi oucTa-t/oTij A en fait bénéficier son parti. Cf. Co7ist. apost., II, 58.
4. Il Cor., xi-xii; Apoc, ii, 2. Dans une rédaction des Acta Pelri et Pauli, publiée par Thilo (Halle, 1837 et 1838), où la teinte ébionite est sensible encore, Pierre est informé par les évêques de la doctrine de Paul , et , reconnaissant que ce der-
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que le fait d'avoir vu Jésus d'une façon surnaturelle valait mieux que le fait de l'avoir connu personnellement. « Quoi de plus chimérique? disaient les Hicrosolymites. Aucune vision n'atteint l'évidence des sens : les visions ne donnent pas la certitude; le spectre qu'on voit peut être un malin esprit; les idolâtres ont des visions tout comme les saints. Quand on interroge l'apparition, on se répond tout ce qu'on veut; le spectre brille un instant, disparaît vite; on n'a pas le temps de l'interroger à loisir. La pensée du rêveur ne lui appartient pas; dans cet état-là, on n'a nulle présence d'esprit. Voir le Fils hors de sa chair! mais cela est impossible; on en mourrait. L'éclat surhumain de cette lumière tuerait. Même un ange, pour se rendre visible, est obligé de revêtir un corps! »
Les émissaires citaient à ce propos une foule de visions qu'avaient eues des infidèles, des impies, et en concluaient que les apôtres-colonnes, ceux qui avaient vu Jésus, avaient une immense supériorité. Ils alléguaient même des textes de l'Écriture % prouvant que les visions venaient d'un Dieu irrité, tandis que le
nier a cessé d'ôtre ennemi de la Loi, il lui donne son approbation (cf. Baur, Pauliis, I, 260-261, 2" édit.). Dans la rédaction publicfe par Tischendorf, § 60 [Ac(a Ap. apocr.), cette nuance est effacée. <. Exode, xxKiii, Il et suiv., Nombres, xii, 6.
294 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 5i]
commerce face à face était le privilège des amis. « Gomment Paul peut-il soutenir que, par un entretien d'une heure, Jésus l'a rendu capable d'enseigner? Il a fallu à Jésus une année entière de leçons pour former ses apôtres. Et, si Jésus lui est vraiment apparu, comment se fait-il qu'il enseigne le contraire de la doctrine de Jésus? Qu'il prouve la réalité de l'entretien qu'il a eu avec Jésus en se conformant aux préceptes de Jésus, en aimant ses apôtres, en ne déclarant pas la guerre à ceux que Jésus a choisis. S'il veut servir la vérité, qu'il se fasse le disciple des disciples de Jésus, et alors il pourra être un auxiliaire utile ^ »
La question de l'autorité ecclésiastique et de la révélation individuelle, du catholicisme et du protestantisme se posait ainsi avec une véritable grandeur. Jésus n'avait rien décidé bien nettement à cet égard. Tant qu'il vécut et dans les premières années qui suivirent sa mort, Jésus fut si uniquement l'âme et la vie de sa petite Église, qu'aucune idée de gouvernement ni de constitution ne se présenta. Maintenant, au contraire, il s'agissait de savoir s'il y avait un pouvoir représentant Jésus ou si la conscience chrétienne restait libre, si pour prêcher Jésus il fallait des lettres