I Cor., VIII, 1 et suiv
3. Act., XV, 20; Apoc, ii, 14-15, 20; Justin, Dial. cum Tryph., 35; Pseudo-CIém., Recognit.j IV, 36; Pline, Epist.j X, ^7 (pas-im venire victimas)
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lises. La science enfle, niais la charité édifie. Tout est permis à l'homme éclairé ; mais tout n'est pas opportun, tout n'édifie pas '. Il ne faut pas seulement songer à soi, il faut aussi songer aux autres. C'est ici une des pensées favoi'ites de Paul, et l'explication de plusieurs épisodes de sa vie, où on le voit s'assujettir, par égard pour les personnes timorées, à des observances dont il ne faisait aucun cas. « Si la viande que je mange, dit-il, tout innocente qu'elle est, scandalisait mon frère, je renoncerais à manger de la viande pour l'éternité. »
Quelques fidèles allaient cependant un peu trop loin. Entraînés par leurs relations de famille, ils prenaient part aux festins qui suivaient les sacrifices et qui avaient lieu dans les temples. Paul blâme cet usage, et, selon une manière de raisonner qui lui est familière, part d'un principe différent de celui qu'il admettait tout à l'heure. Les dieux des nations sont des démons; participer à leurs sacrifices, c'est avoir commerce avec les démons. On ne peut h la fois participer à la table du Seigneur et à la table des démons, boire à la coupe du Seigneur et à la coupe des démons \ Les festins qui se font dans les mai-
i. I Cor., VI, 2; x, 22-24, 33.
2. l Cor., vm, 40; x, 14 et suiv. Comp. II Cor., vi, liclsuiv. Cf. Homél. ps?udo-c!ém., vu, 4, 8,
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sons n'ont pas la même conséquence : il ne faut ni refuser d'y aller, ni s'inquiéter de la provenance des viandes; si l'on vous dit qu'une viande a été sacrifiée aux dieux, et qu'il doive en résulter un scandale, s'abstenir ^. En général , éviter ce qui peut être une pierre d'achoppement pour le juif, le païen, le chrétien ; subordonner dans la pratique sa liberté à celle d'autrui , tout en maintenant son droit ; en tout , chercher à plaire à tous *.
« Prenez exemple de moi, continue-t-il ; ne suis-je pas libre? Ne suis-je pas apôtre? N'ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur? rs'êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? Si pour d'autres je ne suis pas apôtre^, au moins le suis-je pour vous; car vous êtes le sceau démon aposLolat, mon apologie contre ceux qui me mettent en cause. Is 'aurions-nous pas le droit de vivre à vos frais ? N'aurionsnous pas le droit de mener partout avec nous une femme sœur, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, (.: Céphas? Barnabe et moi, sommes-nous les seuls qui n'aient pas ce droit? Qui jamais a servi l'État à ses propres frais ? Plante-t-on une vigne pour n'en pas manger le fruit? Fait-on paître un troupeau sans goûter son lait?... Nous avons semé chez vous une moisson spirituelle; serait-ce beaucoup de cueillir quelque chose de votre temporel ? Si d'autres se sont donné ce droit, ne l'aurions-nous pas à