‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 379 sur 427 · Rom., I, 1,5, il, 13, 14; xi, 13; xv · texte numérisé non relu

Rom., I, 1,5, il, 13, 14; xi, 13; xv

3. Rom., 1,10 et suiv.; XV, 22 etsuiv. (cf. Jc^.^xix, 21), montrent que l'apôtre supposait l'Église de Rome en pleine conformité de principes avec lui.

4. Rom., I, 10 et suiv.; xv, 22 etsuiv.; Act., xix, 21. o. Rom., T, 5-7, 9 et suiv.; xi, 13; xv, 14-16.

6. Rom., I, 10 et suiv.; xv, 29, 32, parties propres à l'exemplaire adressé aux Romains.

7. Ceux qui tiennent à ce que Tit., m, 12, réponde à quelque réalité historique peuvent supposer que Paul, durant ces trois mois hiver, ût le voyage de Nicopolis d'Épire, et s'appuyer superfi-

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furent, en un sens, les semaines les mieux remplies de sa vie. Cet écrit devint plus tard le résumé du christianisme dogmatique, la déclaration de guerre de la théologie à la philosophie, la pièce capitale qui a porté toute une classe d'âpres esprits à embrasser le christianisme comme une manière de narguer la raison, en proclamant la sublimité et la crédibilité de l'absurde. C'est l'application des mérites de Christ qui justifie; c'est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire*. Voilà le renversement de la raison, qui, essentiellement pélagienne, a pour dogme fondamental la liberté et la personnalité des mérites. Eh bien, la doctrine de Paul, opposée à tout sens humain, a été réellement libératrice et salutaire. Elle a séparé le christianisme du judaïsme ; elle a séparé le protestantisme du catholicisme. Les observances pieuses, persuadant au dévot que par elles il est justifié, ont un double inconvénient : d'abord, elles tuent la morale en faisant croire au dévot qu'il y a un moyen sûr et commode d'entrer en paradis malgré Dieu. Le juif le plus sec de cœur, un usurier égoïste et méchant, s'imaginait qu'en observant la

ciellement sur II Cor., x, U-I6; Rom., xv, 19; II Tim., iv, 10. Mais cela ne lève aucune des difficultés qui s'opposent à l'admission de l'ÉpUre à Tite.

!. Phil., H, 13.

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Loi il forçait Dieu de le sauver. Le catholique du temps de Louis XI se figurait qu'avec des messes on procédait envers Dieu comme par sommation d'huissier, si bien que tel vilain homme que Dieu n'aimait pas arrivait, pour peu qu'il fût avisé, à gagner le ciel cartes sur table, et que Dieu était obligé de l'admettre en sa compagnie. Cette impiété, où le judaïsme a versé par le talmudisme, où le christianisme a versé par le catholicisme du moyen âge, saint Paul y a porté le plus énergique remède. Selon lui, on est justifié, non par les œuvres, mais par la foi; c'est la foi en Jésus qui sauve*. Voilà pourquoi cette doctrine, en apparence si peu libérale, a été celle de tous les réformateurs, le levier au moyen duquel Wiclef, Jean Huss, Luther, Calvin, Saint-Cyran ont soulevé une tradition séculaire de routine, de fade confiance dans le prêtre et dans une sorte de justice extérieure , n'entraînant pas le changement du cœur.

L'autre inconvénient des pratiques est de porter au scrupule. Les pratiques, étant supposées avoir une valeur par elles-mêmes, ex opère operalo, indépendamment de l'état de l'âme, ouvrent la porte à toutes les subtilités d'une casuistique méticuleuse.

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