Comp. Phi!., ii, 12; m
3. Act., XX, 5-6. Voir ci-dessus. p. 130 et suiv. La vivacité et la justesse de Ad., xx, 6 et suiv., comparées à la sécheresse
(An 58] SAINT PAUL. 400
Quand les jours des azymes furent finis, Paul el Luc se rembarquèrent h Néapolis*. Ils eurent sans doute des vents contraires, car ils mirent cinq jours pour aller de Néapolis à Troas. Dans cette dernière ville, toute la troupe apostolique se trouva au complet. Il y avait, comme nous l'avons déjà dit, une Eglise à Troas ; l'apôtre passa sept jours avec elle et la consola beaucoup. Un incident ajouta à l'émotion g('nérale. La veille du départ était un dimanche; les disciples se réunirent, selon l'usage, le soir pour rompre ensemble le pain. La pièce où l'on se trouvait était une de ces chambres hautes qui sont si agréables en Orient, surtout dans les ports de mer. La réunion fut nombreuse et solennelle. Paul continuait de voir partout des signes de ses futures épreuves ^ ; il ramenait sans cesse le discours sur sa fin prochaine, et déclarait aux assistants qu'il leur disait un éternel adieu. On était au mois de mai; la fenêtre était ouverte, et de nombreuses lampes éclairaient la pièce. Paul parla toute la soirée avec une verve infade ce qui procèiJc, sont bien d'un homme qui, dans son récit, passe de choses qu'il n'a pas vues et qu'il ne sait pas bien, à des choses dont il a été témoin oculaire.
1 . Pour tout ceci , il n'y a qu'à suivre pas à pas le récit Ace, XX. G et suiv., récit dont la forme garantit l'exactitude.