Act., XXI, 4 8 et suiv
3. Voir ci-dessus, p. 81-82, note; p. 92, note 2, et les Apôlres, p. s\ix et suiv.
[An 58] SAINT PAUL. 513
par la comparaison de l'Epître aux Galates. Dans le second , des raisons graves nous amènent à supposer qu'il a également sacrifié la vérité aux besoins de la politique. D'abord, les appréhensions que Paul témoignait d'avance sur les dispositions avec lesquelles les saints de Jérusalem agréeraient son offrande * ne peuvent avoir été sans quelque fondement. En second lieu , le récit de l'auteur des Actes renferme plus d'un trait louche. Les judéo-chrétiens y sont présentés comme des ennemis de Paul, presque à l'égal des juifs purs. Ces judéo-chrétiens ont de lui la plus mauvaise opinion; les anciens ne dissimulent pas à Paul que le bruit de son arrivée les mécontentera et pourra provoquer une manifestation de leur part. Les anciens ne se donnent pas comme partageant ces préventions; mais ils les excusent, et, en tout cas, on voit clairement, d'après leurs paroles, qu'une grande partie des chrétiens de Jérusalem, loin d'être prête à bien recevoir l'apôtre, avait besoin d'être calmée et réconciliée avec lui^ Il est remarquable aussi que l'auteur des Actes ne parle de la collecte qu'après coup et de la façon la plus indirecte ^ Si l'offrande eut été accueillie ainsi qu'elle au-