Dion Cassius, LX
5. Voir ci-dessous, p. 44 Cf. Le Bas, Inscr., IH, n"^ 848, 857- 8o0, I3S.U bis, et les notes de Waddinjjton.
28 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 46]
un certain point la Galatie, le pays avait perdu tout sentiment national. Il n'avait jamais eu de dynastie propre. Les vieilles individualités provinciales de Phrygie, de Lydie, de Carie, étaient mortes depuis longtemps comme unités politiques. Les royaumes artificiels de Pergame, de Bithynie, de Pont, étaient morts aussi. Toute la presqu'île avait accepté la domination romaine avec bonheur*.
On peut ajouter avec reconnaissance; jamais, en effet, domination ne s'était légitimée par tant de bienfaits. « La Providence auguste » était vraiment le génie tutélaire du pays^ Le culte de l'empereur, celui d'Auguste, en particulier, et de Livie étaient la religion dominante de l'Asie Mineure ^ Les temples à ces dieux terrestres , toujours associés à la divinité de
1. Jos., Ant., XIV, X, 22-23; Strabon, XVII, )ii, 24; Tacile, Ann., IV, 55.
2. ^sSauTT, npov&ta (Le Bas, Inscr., III, 858). Comparez les monnaies et Le Bas, III, 1 245. Cette formule, du reste, n'est pas propre à l'Asie Mineure. Cf. Corp. inscr. gr., n° 313.
3. Eckhel, D. n. v., VI, p. iOl ; Tacite, Ann., IV, 37, 55-56; VI, 15; Dion Cassius, LI, 20; Corpus inscr. gr., n"» 3524, 3990 c, 4016, 4017, 4031, 4238, 4240 d, 4247, 4266, 4363, 4379 c, e,f, h, i, k ; Le Bas, Inscr., III, n°» 621, 627, 857-859, ■1611; Waddington, Explic. des Inscr. de Le Bas, p. 207-20S, 238-239, 376; Perrot, De Gai. prov.rom., p. 129. A Rome, il n'y eut pas do temple de ce genre. On faisait une différence entre l'Italie et les provinces pour le culte de l'empereur.
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Rome \ se multipliaient de toutes parts ^ Les prêtres d'Auguste, groupés par provinces , sous des archiprêtres (àp-zispei;, sortes de métropolitains ou de primats), arrivèrent plus tard à former un clergé analogue à ce que fut , à partir de Constantin , le clergé chrétien ^ Le Testament politique d'Auguste était devenu une sorte de texte sacré, un enseignement public que de beaux monuments étaient chargés d'oflrir aux regards de tous et d'éterniser * . Les villes et les tribus prenaient à l'envi des épithètes attestant le souvenir qu'elles avaient gardé du grand empereur ^ L'antique Ninoé ® de Carie arguait de son vieux culte assyrien de Mylitta pour établir ses liens avec César, fils de Vénus \ 11 y avait en tout cela de la servilité et de