Montagne noire». On ignore son nom antique
2. Strabon, XII , vi, 1 ; Hamilton, Res.^ Il , 31 0 et suiv.; Laborde, Voy. de l'Asie Min., p. 1 1 9 et suiv., 4 22 ; Texier, Asie Min., p. 65! et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. 4 99 et suiv.
3. Lystres est probablement Bladenscher ou Binbir-kilissé, dans le Karadagh (Hamilton, II, 316 et suiv., et son inscription n" 423; comp. Laborde, p. 120 et suiv.; Conybeare et Howson, I, p. 200 et suiv., 211-212, 281 et suiv.; voir cependant Texier, Descr. de l'Asie Mn.j 132-133). Il ne faut pas confondre Lystres avec Ilistra, aujourd'hui Ilisra {Synecdème d'Hiéroclès, p. 675, Wesseling; Notitiœ episcop.,^. 70, 115, 157-158, 177, 193-194, 212- 213, 254-255, Parthey ; cartes de BolotofF et de Kiepert, d après Tchihatchef; Texier, l. c; Hamilton, II, 325). Derbé est peut-être Divlé, dans une vallée du versant du Taurus, position confirmée par Strabon (XII, vi, 2 et 3) et par Etienne de Byzance (au mot M^Z-n). Cf. Texier, Asie Min., p. 658. Divlé, en effet, a fourni deux inscrip-
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radagh ou au milieu de populations pauvres adonnées à l'élève des troupeaux, au pied des plus ol)stinés repaires de brigands que l'antiquité ait connus \ ces deux villes étaient restées tout à fait provinciales. Un Romain civilisé s'y croyait parmi des sauvages*.
lions [Corpus inscr. gr., 4009 c*, 4009 c^• Le Bas, III, 1 807, 1808). Cependant, comme Etienne de Byzance place près de Derbé un Xiixrv (lisez ).(u.vYi), on peut aussi identifier Derbé avec les ruines d'une ville antique qu'Hamilton a trouvée près du lac Ak-Ghicul (voir la carte d'Asie Mineure de Kiepert; Hamilton, II, p. 3l3,319et suiv., et son inscription n" 421 ). De la sorte, Lystres et Derbé seraient à environ huit lieues l'une de l'autre et tout à fait dans le même canton géographique. La façon dont ces deux villes sont d'ordinaire accouplées [AcA., xiv, 6; xvi, 1) prouve qu'elles étaienfc voisines. En tout cas, l'orientation des deux localités est déterminée par Ad., xiv, 21 ; xvi, 1-2, et on ne peut guère hésiter pour elles qu'entre les différentes traces de villes qui s'échelonnent sur la route du Karadagh à l'Ak-Ghieul. Derbé était considérée par les anciens géographes comme faisant partie de l'Isaurie. Les limites de l'Isaurie et de la Lycaonie étaient fort indécises à l'époque romaine. Cf. Sfrabon, XII, vi, 2; Pline, V, 23, 25.
1. Les Isauriens, les Clites, les Homonades. Strabon, XII, vi , 2-5; Tacite, Aim., III, 48; VI, 41; XII, 55. Les Isauriens gardent leur rôle jusqu'en plein moyen âge. Ils ne furent jamais complètement domptés que par les Sfdjoukides. Trébellius Pollion, les Trente tyrans, 25; Vopiscus, Proôi/s^ 19; Ammien Marcellin, XIV, 2; XXVII, 9; Jean Chrysostome, Epist., p. 522, 570, 593, 596 et suiv., -m, C06, 630, 631, 633 et suiv., 606, 661, 673, 676, 679, 682, 683, 708 (édit. Montfaucon).
2. C'est l'impression de Cicéron, qui campa quinze jours à Cybislra, près de Derhé ; il parle de tout ce pays avec un
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On y parlait lycaonien\ Il s'y trouvait peu de juifs^ Claude, par l'établissement de colonies dans les inaccessibles régions du Taurus % donnait à ces cantons déshérités plus d'ordre et de sécurité qu'ils n'en avaient jamais eu.
Lystres fut évangélisée d'abord*. Il s'y passa un incident singulier. Dans les premiers temps du séjour des apôtres en cette ville , le bruit se répandit que Paul avait fait la guérison miraculeuse d'un boiteux. Ces populations crédules et amies du merveilleux furent dès lors saisies d'une imagination singulière. On crut que c'étaient deux divinités qui avaient pris la forme humaine pour se promener parmi les mortels. La croyance à ces descentes des dieux était fort répandue, surtout en Asie Mineure. La vie d'Apollonius de Tyane sera bientôt tenue pour le voyage d'un dieu sur la terre ^ ; Tyane est
profond dédain (Lettres ad fam. et ad Att.j datées de Cilicie). i. Ad., XIV, 1i ; Etienne de Byz., au mot Aépêr) ou AeXêeîa.
2. Cela résulte de Act., xiv, 19 (texte grec). Il y en avait cependant. Act., XVI, 3.
3. Claudiopolis=^ Moût sur le Calycadnus ( Ilieroclès, Sy«ecdème, p. 709, Wess.; Noliliœ episc, p. 85, 129, 224, édit. Parthey); Claudiconium, etc. Le Bas, III, 1385 bis.
4. D'Iconium à Lystres (si Lystres est Madenscher), la route est de treize heures. Laborde, p. 119.