‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 74 sur 427 · Act., IV, 5-6; xxiii, 6 et suiv · texte numérisé non relu

Act., IV, 5-6; xxiii, 6 et suiv

(An 51] SAINT PAUL. M

ils détournèrent les nouveaux convertis de la pratiquer*. Ces simples et bons cœurs voulaient le salul du monde, et y sacrifiaient tout le reste. Les orthodoxes, au contraire, et à leur tête les disciples de Schammaï, déclarèrent la circoncision indispensable. Opposés au prosélytisme parmi les gentils, ils ne faisaient rien pour faciliter l'accès de la religion; au contraire , ils montraient à l'égard des convertis une certaine roideur; Schammaï les chassait, dit-on, de chez lui à coups de bâton ^. Cette division se voit clairement à propos de la famille royale de l'Adiabène. Le juif nommé Ananie qui la convertit, et qui n'était nullement un savant, détourna fortement Izate de se faire circoncire : «On peut parfaitement, disait -il, vivre en juif sans la circoncision ; adorer Dieu est la chose vraiment importante. » La pieuse Hélène fut du môme avis. Un rigoriste nommé Éléazar déclara, au contraire, que, si le roi ne se faisait pas circoncire, il était un impie ; qu'il ne servait de rien de lire la Loi , si on ne l'observait pas ; que le premier précepte était la circoncision. Le roi suivit cette opi-

^. On sent que c'était l'avis de Josèphe {Ant.^ XX, n, 5; Vita, 23) et du juif dont les renseignements ont été recueillis par Strabon, XVI, ii, 35-37.

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