Gai., 11, 9; Clem. Rom., Epist. r ad Cor
78 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 51]
Jacques, en particulier, surnommé le Juste ^ ou « frère du Seigneur » , était un des plus exacts observateurs de la Loi qu'il y eût ^ Selon certaines traditions, fort douteuses, il est vrai, c'était même un ascète , pratiquant toutes les abstinences naziréennes, gardant le célibat % ne buvant aucune lic|ueur enivrante, s'abstenant de chair, ne coupant jamais ses cheveux, s'interdisant les onctions et les bains, ne portant jamais de sandales ni d'habits de laine, vêtu de simple toile*. Rien, on le voit, n'était plus contraire à la pensée de Jésus, qui, au moins depuis la mort de Jean - Baptiste , avait déclaré les simagrées de ce genre parfaitement vaines. Les abstinences, déjà en faveur dans certaines branches
i . Il est possible que ce nom ne lui ail été donné qu'après sa mort, par allusion au verset d'Isaïe, m, 10, tel que le présentent les Septante, et à son nom d'Obliam. Hégésippe, en effet, indique le rapprochement, et, mettant en connexion intime ses noms de
Aîxaio; et dYioXt'a:, ajoute û>; ol TrfocpTÎTai ^r.Vxùai tcesI aÙTOÔ.