‹ Histoire des parens pauvresChapitre 39 sur 111 · AVERTISSEMENT QUASI-LITTERAIRE · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT QUASI-LITTERAIRE

Primitivement, l'Histoire des Parons pauvres devait commencer par la partie appelée les deux musiciens; mais des raisons, qu'il serait superflu d'expliquer et qui ne concernent que l'art littéraire, ont obligé l'auteur à la publier en dernier, la cousine bette n'avait pas encore pris ces développemens peut-être excessifs et dus à la nature même du sujet, qui ont fait d'une simple nouvelle presqu'un livre. Walter Scott, avec sa One bonhomie, a dit le premier, qu'il partait au début d'une œuvre pour réaliser des plans, la plupart du temps abandonnés dans l'exécution, à propos d'un personnage ou d'un incident. Il y a des sujets qui deviennent de fort mauvais sujets et des sujets pauvres qui s'amendent. C'est dans la vie des romans, comme dans la vie réelle.

Ces observations paraissent avoir tant de similitude avec l'annonce d'un régisseur venant prévenir le public que la basse ne voulant pas faire remettre le spectacle , sollicite l'indulgence du parterre pour un enrouement causé par le vin de Champagne d'un dîner d'artistes, que l'auteur est obligé d'avouer qu'elles sont uniquement écrites pour expliquer aux abonnés du Constitutionnel le changement du titre : LES DEUX MUSI- CIENS en UE COUSIN PONS.

L'abonné n'est pas un lecteur ordinaire, il n'a pas cette liberté pour laquelle la Presse a combattu ! c'est li ce qui le rend abonné. L'abonné, qui subit nos livres, a douze raisons à vingt sous pièce dans la banlieue, quinze dans les départemens et vingt à l'étranger, pour vouloir, pendant tout un trimestre, cinquante francs d'esprit, cent francs d'intérêt dramatique, et sept francs de style dans le feuilleton. Les écrivains ont imité l'abonné. Tous ceux qui publient leurs ouvrages en feuilletons n'ont plus la liberté de la forme, ils doivent se livrer à des tours de force qui, depuis quelque temps , les assimilent, hélas ! aux célèbres ténors, ils en ont et les appointeniens et la gloire viagère. Or, dans l'intérêt de cet avenir trimestriel , il nous a paru nécessaire de rendre très visible l'antagonisme des deux parties de VJIisloire des Parens pauvres, en appelant la seconde LE COUSIN PONS. Ceci est une raison bien plus décisive que toutes les autres ; mais peut être les gens graves ne l'accepleronlils pas.

VOTE ÉMEXEMMENT COMMERCIALE.

La prétention émise , dit-on , par la société des gens de lettres de considérer les réimpressions d'ouvrage, achetées par les journaux , comme des reproductions, nous oblige à faire observer ici, que l'auteur n'appartient plus, depuis long-temps, à la société des Gens de Lettres; qu'il est libre de céder la reproduction de ses œuvres anciennes cl nouvelles, en en garantissant la reproduction exclusive aux cessionnaires.

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