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monunrans fucéiains, tous groupés aux environs du ccl.br.: cime icre du Pcre-Lac luise où ils forment eue rue qu'en devrait appeler la rue des Tombeaux , assaillaient les héiiliers aux environs de la tombe eu au soriir du cimetière; d ai?, inseniiblement, la concurrence, le génie de laspécu- 'alian les a fait gagner du terrain , et ils to.it descendus aujourd'hui dits la vi le jusqu'aux abords des Mairies Enfin les courtiers pénètrent souvent dans la maison mortuaire, un plan de la tombe à la main.
— Je :uis en affaire a\ ec monsieur,., dit le courtier de la maison Soatt au courtier q ;i se présentait.
— Décès Ponsl... Où sont les témoins? dit le g rçon de bureau.
— Venez!... monsieur?... dit le courtier en s'adressanl à Rémonencq.
RcmoucDcq pria le couitier de soulever Schmucke qui restait sur sou banc comme une masse inerte, iis le menèrent à la balustrade derrière laquelle le rédacteur des acte- de décès b'ab'itc conlre les douleurs publiques. Rémonencq, la providence de Schmucke, fut a:dé par le docteur Poulain, qui vint donner les renscigoemens né.essaircs sur i àfjc et le lieu de naissance de Pons L'Allemand ne savait qu'une seule chose , c'est que Pons était son ami. Une fuis les signatures données , Rémcucncq et le docteur, suivis du couriier, mirent le pauvre Al'emand envoilure, dans laquelle se glissa l'enragé courtier qui voulait avoir une solution pour sa corcmmde.
La Sauvage, eu observation sur le pas delà porte enchère, monta S.hrnucke presqu évanoui dans ses bras, aidée jar Rliiioiv ncq et par le courtier de la maison Sonet.
— Il va se trouver mal !... s'écria le courtier qui voulait terminer l'affaire qu'il disait commencée.
— Je h crois bien! répondit madame Sauvage, il pleure depuis viagl-quatrc heures, et il n'a rien voulu prendre. Rien ne creuse iVsiomac comme le chagrin.
— Mais, nnn cher client , lui dit le couriier de la maison Sonet j prenez d ne un bouillon. Vous avez tant de chosîs à faire , il faut a'ier à 1 Kûtcl-de-Yille , acheter le terrain nécessaire pour !c monument que vous voulez élever à !a mémoire de c:t ami des arts, et qui doit témoigner do votre reconnaissance.
— Mais cela n'a pas de bon sens , dit madame Cantinct à Schmucke en ai rivant avec un bouillon et dupsiri.
— Songez, mon cher monsieur, si vous êtes si faible que cela, reprit lié .nor.eiKq. songez à vous faire représenter par quclquSJa, car vous avez bien des affaires sur les bras.il faut r minaader le convoi ! Vous ne voulez pas qu'on enterre votre ami ciimmc un pauvre.
— A'ionsl allons! mon cher monsieur! dit la Sauvage en saisissant un moment où Schmucke avait la tête inclinée sur le dos du uuleujL
Elle entonna dans la bouche de Schmucke une cuillerée de pojaje, et Ici donna presque malgré lui à manger comme à un celant.
— Maintenant si vous ciitz sage, monsieur, puisque vous voulez vous livrertranquiileraent à votre douleur, vous prendriez quelqu'un pour vous représenter...
— Puisque monsieur, dit le courtier, a l'intention d'élever un magnifique monument à la mémoire de son sn.i, il n'a qu'à me charger de toutes les démarches, je les ferai. .
— Qu'est-ce que c'est, qu'est-ce que c'est? dit la Sauvage. Monsieur vous a commandé quelque chosfr ! Qui donc èies vous?
— L'un des courtiers de la maison Sonet, ma chère d^me, les plus forts entrepreneurs de monumens funéraires..., ditil en tirant une carte et la présentant à la puissante Sauv?ge.
— Eh bien! c'est boni... c'est bon, on ira chez vous quand on le jugera convenable, mais ne faut pas abuser de l'état dans lequel se trouve monsieur. Vous voyez bien que monsieur n'a p;s sa tête...
— Si vous voulez veus arranger pour nous faiie avoir la commande, dit le courtier de la maison Sonet a l'oreille de madame Sauvage en l'emmenant sur le palier, j'ai pouvoir de vous offrir quarante francs...
— Eh biei ! donnez-moi votre adresse, dit madame Sauvage en s'iiumanisani.
Sebmucke, en se voyant seul et se trouvant mieux par cette ingesiion d'un potage au pain, retourna promplcmcnt dans la chambre de Pons où il se mit en prières. 11 était perdu dans les abîmes de la douleur, lorsqu'il' fut tiré ce son profond anéantissement par un jeune homme vêtu de noir qui lui dit pour la onzième fois un : — Monsieur? . que le pauvre martyr entendit d'aulant mieux, qu'il se sentit secoué par la manenc d ■ son habit.
— Qu'y a- d il engore:!...
— Monsieur, cojs devons au docteur Gannal une découverte sublime ; r.ous ne contestons pas sa gloire, il a renouvelé les miracles de l'Egypte; mais il y a eu des perfectionnem ns, et no s àvo.is obtenu des résultais :>urpreeans. Dacc si veus voulez revoir vetic ami, tel qu'il était de son \ivant ..
— Le refuir !.. s'écria Schmucke, me larlera-d-il ?
— Pas absolument! .. 11 ne lui manquera que la parole, reprit le courtier d'embaumement, mais il restera pour l'éternité comme l'embaumement vous le montrera. L'opération exige peu d'autans. Une incis.on dans la carotide et l'injëciioa suffisent; mais ilest grand temps... Si vous attendiez encore un qu^rt d'heure, vous ne pourriez plus avoir la douce satisfaction d'avoir conservé le corps...
— Eûlîs-fi» en au tiapkl... Dons est une ame\.. et cedde ame est au ciel.
— Cet homme est sans aucune reconnaissance, dit le jeune couriier d'un des rivaux du cê'èbrc Gannal en passant sous la poite cochere. Il refuse de faire embaumer son ainj ]
— Que voulez-vous monsieur, dit la Cibot qui venait de faire embaumer son ihcri , c'est un héritier, un légataire. Lue Lis leur affaire faite, le défunt n'es! plus rien p.mreux
LES FAMNS PAUVRES.