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CHAPITRE X

La Jacquerie.

« Les souffrances du pavsan avaient passé la ma* sure ; tous avaient frappé dessus comme sur une bête lombée sous la cburge; la bête se releva enragée, et elle mordit. » Michelet.

Il semble qu'à ce moment de l'histoire, la noblesse, de son côté, veuille en finir avec les vilains. On ne se contente plus de les « châtrer sans marchander, » comme autrefois, on les extermine ; on ne secoue plus le gland dans l'arbre, on coupe le chêne et sa racine. Suivant l'énergique expression d'un historien (Sismondi), « on eût dit que le massacre du roturier était un plaisir qu'on voulût, comme la chasse, réserver aux gentilshommes. » Les chroniqueurs chantent les hauts faits des pauvres brigands, les rois et les papes les flattent, les pensionnent et les attachent à leur personne, la noblesse et la cour s'opposent à ce qu'on intervienne entre eux et les manants du plat pays, tous vont même jusqu'à empêcher ceuxci de se défendre eux-mêmes et de fortifier leurs villages, car alors ils fussent devenus des villes, et il eût fallu compter avec elles (1).

« Ce qu'avaient enduré les habitants des campagnes depuis deux années, dit Henri Martin, passait la mesure des misères humaines. Les nobles avaient rejeté sur leurs sujets tout le poids du désastre de Poitiers, et n'en avaient gardé que la honte. Qu'on se figure ce que dut être la levée en bloc de plusieurs milliers de rançons sur les terres seigneuriales ; les nobles ne pouvaient ni ne voulaient emprunter leurs rançons aux Lombards, aux Juifs, alors proscrits et dispersés. Quiconque avait de l'argent l'enfouissait plutôt que de le prêter ; vendre leurs terres, en tout ou en partie, n'était pas plus

(1) Cout. de Afangis, 130. — Sismondi, X, 441, 597. — Dom Morice, Mit. de Bretagne.

praticable; celte masse de fiefs, même à vil prix, n'eût pas trouvé d'acquéreurs : le paysan paya tout. Chaque seigneur tira de ses vilains libres la plus grosse aide qu'il put; quant aux serfs, aux taillables à merci, les fouets, les cachots, les tortures, tout fut bon pour leur extorquer du fond des entrailles leur dernier denier; on répondait à leurs plaintes par des coups et des gausseries. « Jacques Bonhomme a le dos bon, il souffre tout! » Il eût tout souffert encore, il en avait si bien l'habitude! si on lui eût permis de reprendre haleine et de se remettre au labour : mais après les seigneurs vinrent les brigands; à peine Jacques Bonhomme eut-il livré à son sire l'humble pécule amassé par deux ou trois générations, que les compagnies arrivent, vident son élable, enlèvent de sa grange le peu qu'y a laissé le seigneur, et lui laissent à leur tour pour adieu le viol, le meurtre et l'incendie, pendant que le seigneur, du haut de son manoir, bien fortifié, bien approvisionné, regarde tranquillement brûler la cabane du paysan, sans daigner envoyer un carreau d'arbalète aux brigands, bons gentilshommes pour la plupart, et ses cousins peutêtre. Jacques Bonhomme, après avoir vu sa fille outragée, son fils massacré, sort aflamé et sanglant des ruines de sa chaumière. »

Mais où ira-t-il, quand le ciel et la terre sont contre lui, quand tous ceux qu'il nourrit et qui doivent le défendre, quand les soldats et les prêtres, les nobles et les abbés, quand tout l'abandonne, s'abandonnera-t-il lui même?

Non, il ne s'abandonna pas et il n'abandonna pas la France. Il lutta contre l'Angleterre, il lutta contre les bandits, il lutta contre les nobles, et le souvenir de cette révolte d'un jour pendant lequel il voulut solder le compte de cette oppression tant de fois séculaire pèse encore sur sa tête comme la plus grave insulte et la plus sanglante injure. Car toutes ces infamies et tous ces crimes, tous ces brigandages, tous ces incendies, tous ces viols, toutes ces hontes et toutes ces

misères qui pleuvent sur lui depuis plus de dix siècles et qui ne vont point diminuer pendant tout un siècle encore, car cette longue immolation des Jacques, ce n'est pas là la Jacquerie (1).

Ces misérables paysans n'avaient nul moyen de communiquer entre eux et de s'entendre, et pourtant presque au même moment, l'insurrection, commencée d'abord le 21 mai 1358 parmi les manants de l'Ile-de-France, éclata simultanément dans le Beauvoisis, la Brie, les environs de la Marne, dans le Valois, le Laonnais, la terre de Coucy et la terre de Soissons. La conspiration (cum spiratio) était dans l'air, on Ja respirait, l'heure avait sonné à l'horloge des vengeances divines (2), et le peuple se levait enfin.

Une étrange et sinistre chanson, — celle de 997, — murmurée tout d'abord d'une voix hésitante, éclate tout à coup, et tous les échos des villages se renvoient, bondissant comme le tocsin qui appelle aux armes, le refrain de cette marseillaise d'un autre âge :

Nous sommes hommes comme ils sont.

Des membres avons comme ils ont, Un aussi grand coeur nous avons, Tout autant souffrir nous pouvons!...

La Jacquerie est sans contredit l'un des événements les plus importants de notre histoire; il n'en est point qui soit plus connu et auquel on fasse plus souvent allusion. C'est à Froissart qu'elle doit son effroyable et sinistre notoriété; c'est d'après lui qu'ont écrit ces historiens « de louage et de louange, » insulleurs du peuple aux gages des grands de la

(1) Qui croirait qu'en plein xixc siècle, en 1854, il se Foit rencontré un historien qui trouvât les causes de cette lutte éphémère du martyr à bout de patience, dans le besoin de jouissances, l'excès des convoitises, et l'amour immodéré des voluptés'. — Bibliothèque des chemins de fer:£a Jacquerie, Introduction, p. 2.

(2) « Toutefois disait-on que c'était punition de Dieu, car pour lors peu. régnait justice, mais orgueil. » — Bourdigné, Chroniques d'Anjou, f° 119.

terre (1), qui chantent sur tous les tons « la douceur et l'humanité » des nobles, « ces roses et ces lys des champs dont se tapissent et reluisent de toutes parts plaines, collines et vallons (2). » Grâce à Froissart, voilà tout à l'heure cinq siècles que nous pâlissons d'effroi au souvenir de ces cent mille paysans soulevés comme un seul homme, de ces tigres a face humaine qui massacraient les enfants après avoir violé les mères et les sœurs ; voilà cinq siècles que notre sommeil est troublé par le spectre de ce chevalier mis à la broche, et de sa femme forcée de souiller ses lèvres d'une horrible nourriture ; voilà cinq siècles qu'un frisson d'horreur nous saisit à la pensée de l'épouse du régent, de la duchesse d'Orléans et de toutes ces nobles dames courant s'enfermer demi-nues, « en pures leur cotes, » dans la forteresse du marché de Meaux, où viennent les assiéger plus de dix mille jacques, bien décidés à leur faire essuyer les derniers outrages, lorsqu'arrivent si à propos de Prusse les quarante chevaliers anglais du comte de Foix, qui les tuent et les massacrent jusqu'à en être « tannés et lassés, et les font saillir en la rivière de Marne. » (Froissart, I, 375, 378; II, A07.)

Tout cela est admirablement agencé, la mise en scène est parfaite, c'est irréprochable et horriblement beau au point de vue de l'art : seulement tout cela est faux, ce dont on se fût facilement assuré si, avant d'adopter sans réserve la version du chroniqueur de Valenciennes, on l'eût confrontée avec celle du continuateur de Nangis, des chroniques de Saint- Denis, et des historiens de Meaux et du Beauvoisis.

L'erreur saisit Froissart depuis la première ligne de son récit. Il fait commencer « la forcennerie de ces chiens enragés »

(1) « Pour mieux signaler une haine invétérée contre les nobles, et comme pour insulter à la douceur et à l'humanité de la chevalerie, les jacques érigèrent en vertu la férocité la plus brutale et la plus brutale inhumanité. » — De la Corne de Sainte-Palaye, Mèm. de l'Acad. des inscript, t XX, 614.

(8) La Morliére, Maisons illustres de Picardie, S.

en novembre 1357, « assez tôt après la délivrance du roi de Navarre, » tiré de prison dans la nuit du 8 au 9, tandis que la date du soulèvement est parfaitement fixée au dimanche 21 mai 1358, jour de la Fête-Dieu, par des témoignages nombreux et irrécusables.

Le continuateur de Nangis est bien renseigné d'habitude; il puise ses renseignements à toutes les sources, au lieu de se faire, comme Froissart, Fécho docile et complaisant des terreurs et des rancunes des nobles, et ici il prend soin de nous dire que presque tout ce qu'il rapporte, il Ta vu, et qu'il néglige de mentionner ce qu'il n'a pas vu. t II est, dit Secousse qui le compare à Froissart et aux Chroniques de Saint-Denis, le seul qui ait développé bien clairement quel fut le principe de la fureur de ces paysan. s » (Mém, sur Charles le Mauvais, I, 235.)

« Dans l'été de 1358, dit cet historien, les paysans qui habitent autour de Saint-Leu de Cherunt et de Clermont dans le diocèse de Beauvais, voyant les malheurs qui les accablaient de tous côtés, et que leurs seigneurs, loin de les défendre, les opprimaient et leur faisaient encore plus de mal que les ennemis, crurent que les lois de la justice leur permettaient de se soulever contre les nobles de France. »

Il est bien loin de donner à l'insurrection les effrayantes proportions que lui prête Froissart, et sous sa plume, les cent mille jacques du chroniqueur de Valenciennes se réduisent à cinq mille (1), chiffre beaucoup plus probable, si l'on veut

(1) «Et in tantum invaluerant rurales supradicti, quod ultra quinque millia poterant estimari...

» Sed istud negotium monstruosum diu non duravit, quinino sicut a seipso etnonaDeo, nec auctoritate débita ut pula domini superioris dicti rurales hoc inchoaverunt, sed a semet ipsis ; ita totum eorum desiderium cito desiit etfinivit; nam ipsi qui prius ut eis videbalur, quodam zelo jusîitia;, hoc inchoaverant, quia domini sui eos non defendebanl, sed opprimcbant, converterunt se ad opéra villa et nefanda, quia, ut fertur, dominas nobiles suas vili libidine opprimebant, parvulos nobiles, ut diiimus, innocentulos perimebant,

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songer que la révolte fut et demeura toute locale, et que le plat pays avait perdu alors les deux tiers environ de ses habitants. Mais nous verrons tout à l'heure Froissart se livrer à des erreurs de chiffres bien plus étranges.

Le continuateur de Nangis dit bien, et d'une manière affirmative, que les jacques égorgeaient sans pitié les hommes et les enfants, mais on chercherait en vain chez lui le récit de ces raffinements de férocité que rapporte Froissart. Quant aux outrages faits aux nobles dames, il n'en parle que comme d'un on dit, ut fertur, et sans s'y arrêter davantage.

Il est impossible de lire attentivement la narration de cet historien sans s'apercevoir qu'il amnistie complètement Jacques Bonhomme, et qu'il est avec lui contre les nobles. Il nous le montre, s'arrêtant de lui-môme, effrayé de sa hardiesse, épouvanté de son propre crime, et c'est alors que les nobles, profitant de cet abattement soudain, reviennent de leur effroi, incendient les villages, tuent et effondrent au hasard et misérablement dans les champs, dans les vignes, et jusque dans leurs maisons, les innocents avec les coupables.

Consultons maintenant les historiens du Beauvoisis.

Loisel ne mentionne pas même la révolte de 1358, à moins qu'on ne prenne pour la jacquerie l'aventure qu'il raconte de cette héroïque paysanne qui tue d'un coup de couteau le soldat, qui vient de la violer. (Hist. du Beauvoisis, 233.)

Louvet n'en parle qu'en passant, et Ton s'étonne de cette

bona reperla rapiebant, se ipsos et feminas suas rusticanas curiosius vestienles. idcirco quod maie agebant diu durare non poterat. ncc decebat. Unde nobile* boc videntes se paulalive adunaverunl, et sagaci arrnorum cautela ad eos veneruat, et polissime rei Navarre, qui... non credento» aul cogitante* interfeeit. Milites et nobiles... per villas rampestres mu lias discurrenles quarn plures flammis incenderunl, rusticos (am illos quos credebant nocuos fuisse, quam alios per domos, per vineas fodienles, et per agros miserabilittr occidi'bant. De inrcndio prœdiclo lugent Verbria et crux Sancti-Audoeni prope Gompendium, et mu lia; ali* villas rurales campestres, quas non vidi, nec Me note — SpiciL, III, il».

indifférence des écrivains de la localité pour un fait si énorme chez Froissart :

« La guerre appelée la Jacquerie du Beauvoisis, dit-il, qui se faisait contre la noblesse du temps du roi Jean, et en son absence, arriva par le mauvais traitement que le peuple du Beauvoisis recevait de la noblesse (Hist. du Beauvoisis, Ixl) . »

Louvet est donc, comme le continuateur de Nangis, pour les paysans et contre les gentilshommes.

Allons plus loin : ouvrons le Cartulaire de l'Abbaye de Beauvais, et voyons comment cette effroyable tuerie y est racontée (1) :

« A l'époque de la fête du Saint-Sacrement, et à cause d'une sédition cruelle et douloureuse entre le populaire contre les nobles, et aussitôt après entre les nobles contre le populaire, le seigneur abbé quitta le monastère et se réfugia à Beauvais et y séjourna pendant deux années et plus, tant à l'occasion des dits nobles et du populaire, qu'à cause des ennemis du royaume de France, qui aussitôt après cette sédition insensée envahirent le royaume et enlevèrent presque tous les meubles, les chevaux et le bétail du monastère et du pays. Ils brûlèrent l'église et un grand nombre de maisons, ce qui fait que pendant ce temps nul ne resta dans le monastère ni dans ses dépendances. Les moines séjournèrent à Beauvais avec l'abbé durant plus d'une année, vivant à grand'peine, et néanmoins

(3) « A festo sancli Sacramenti, occasione acerbae seditionis et dolorosae înter populares et nobiles, et statim inler nobiles et populares, dominus abbas recessit a monasterio et ivit Beluacum et ibi continue fecit mansionem per duos annos et amplius tam occasione diclorum nobilium et populariurn, quam inimicorura regni Franciœ, qui salis cita post dic'utn furorem seu insaniam praedictum regnum învaserunt et pene omnia mobilia in monasterio et locis omnibus cum equis et animalibus rapuerant ecclesiam et ptures domos combusserunl, ita quod per annum et amplius nullus ex noslris remanebat in dicto monasterio et locis : imo fuerunt per spatium unius lirai et ultra in Beluaco cum dicto D. abbate vivendo tenue et tamen cantantes alla voce anno domini 1358, Joanne régnante, Anglis sœvienlibus, Joanne deChiriaco abbatissante ai) oclodecim annis. o

chantant à haute voix, en 1358, sous le règne de Jean, pendant les excès des Anglais, Jean de Chiriac étant abbé depuis dix-huit ans. i

Ceci a été écrit sur le lieu même des vengeances de Jacques, par un contemporain, et cependant rien, dans ce récit, ne respire la terreur profonde, l'horreur invincible qu'ils eussent dû inspirer s'ils s'étaient livrés aux énormités dont les gratifie l'historien de la féodalité. L'œuvre des paysans s'amoindrit et disparaît, au contraire, entre la réaction impitoyable de la noblesse et l'oppression sanglante des Anglais. Le moine de Beauvais et le moine anonyme qui continua Nangis portent exactement le même jugement sur tous ces faits, et s'il en était besoin, leur opinion serait confirmée encore par une autorité toute-puissante, par celle du dauphinrégent, qui dans ses lettres d'amnistie du 10 août 1358, pour tous les actes commis à l'occasion de la jacquerie, se montre beaucoup plus sévère pour la réaction nobiliaire que pour les paysans révoltés. Suivant ces lettres, les jacques ravagèrent les châteaux, « et qui pis est les gens d'armes, femmes, enfants et autres gens que dedans trouvèrent, occirent et mirent à mort et moult grand foison, » mais elles ne sonnent mot de ces monstruosités que Froissart rapporte, et Secousse (I, 230) insiste avec raison sur ce qu'il y a de significatif dans les termes par lesquels elles débutent, lorsqu'elles représentent les hommes du plat pays s'assemblant d'un mouvement spontané en divers lieux pour délibérer sur les moyens de résister à l'Anglais, et tout d'un coup, et comme d'un commun accord, se jetant sur les nobles, véritable cause de leurs misères et de la honte de la France.

En vain dira-t-on que les jacques n'eussent fait que rendre crime pour crime, et que les horreurs que leur attribue Froissart, ils les supportaient depuis des siècles de la part des nobles et de l'armée. Il faudrait se résigner à faire peser une partie de la responsabilité de ces infamies, si elles avaient été

commises^ sur la bourgeoisie des villes (1), qui en pleine insurreclion contre les nobles dans la plupart des provinces, se mêla activement à la jacquerie pour tenter de la diriger, et même sur quelques gentilshommes, toujours heureux de trouver des éléments de désordre prêts à servir leurs vengeances et leurs haines personnelles. Il est certains crimes qui, par leurs raffinements mêmes, trahissent leur origine et décèlent une main exercée. Les seigneurs et les brigands des grandes compagnies prenaient leur temps lorsqu'ils torturaient les serfs ou les vilains pour leur arracher l'aide de rançon ou la chétive somme laborieusement amassée pour se racheter d'une servitude odieuse. Mais Jacques Bonhomme devait tuer et expédier au plus vite, mais il ne devait pas violer, il ne devait pas perdre son temps à jouer avec la mort, quand le succès de sa terrible besogne exigeait qu'il se hâtât. Les nobles, les bandits des villes, les déserteurs des compagnies, au contraire, avaient, bien plus que lui, la pratique de ces forfaits hideux dont il n'a pu, faute de défenseur, rejeter le fatal héritage.

(1) « En ces assemblées, il y avait le plus de gens de labeur, mais il y avait aussi de riches hommes, bourgeois et autres.» — Grandes chroniquts.de France.

« Malgré les excès et la cruauté des jacques, le parti bourgeois ne pouvait se refuser à profiler d'une telle diversion, et beaucoup de riches hommes se mêlèrent bientôt à la jacquerie pour tâcher de la diriger. » — Henri Martin.

« Beauvais, Sentis, Amiens, Paris et Meaux acceptèrent la jacquerie, soit comme secours, soit comme diversion. Malgré les actes de barbarie des paysans révoltés, presque partout la population urbaine, et principalement la classe pauvre, sympathisait avec eux. » — Aug. Thierry, Essai sur thisL du tiers Hat, I, 60.

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