‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 4)Chapitre 72 sur 83 · FRANCISCO MENESÈS OSORIO · texte numérisé non relu

FRANCISCO MENESÈS OSORIO

Né à Séville vers 1630, Francisco Menesès Osorio est celui de tous les disciples de Murillo qui a le mieux reproduit le charme de son style, l'éclat et l'harmonie de son coloris. On ne sait presque rien de la vie de cet artiste, qui fut pour Murillo ce que Mazo était dans le même

temps pour Velazquez : un élève préféré devenu plus tard un aide dévoué, indispensable. Passée dans l'ombre de l'atelier, l'existence de ces humbles collaborateurs ne peut plus être aujourd'hui qu'imparfaitement esquissée.

Tout ce que les biographes espagnols ont écrit sur Menesès peut se résumer en quelques lignes : admis de bonne heure aux leçons de Murillo, Menesès concourut assidûment aux séances de l'Académie de dessin établie à Séville à l'instigation et sous la présidence de son maître. Son nom figure, sans lacunes, sur les registres de présence depuis l'année 1666 jusqu'en 1673 ; pendant ce laps, il exerce deux années de suite la charge de maijordomo, et à cette occasion il l'ait hommage à l'Académie d'un tableau de la Conception que ses collègues reçoivent avec enthousiasme et placent dans la salle même des séances.

En 1680, Menesès accompagne Murillo à Cadix pour le seconder dans les travaux que le maître va entreprendre à l'église des Capucins. Murillo commence son grand tableau du Mariage mystique de sainte Catherine, fait une chute en montant un jour sur son échafaudage et se voit contraint d'abandonner ses travaux pour retourner à Séville, où il devait mourir bien peu après. C'est à Menesès qu'incombe alors le périlleux honneur d'achever l'œuvre grandiose laissée ébauchée par le maître. Menesès s'en acquitte à sa gloire, peint divers autres sujets religieux pour les Capucins et la Merced, puis il revient à Séville, où il meurt dans les premières années du dix-huitième siècle.

En dehors des tableaux de Cadix, il serait impossible de déterminer aujourd'hui quelle part a prise Menesès aux autres travaux du maître ; là-dessus encore ses biographes sont muets. C'est à peine même s'ils fournissent quelques laconiques indications sur ceux des ouvrages qui lui appartiennent en propre. Cean Bermudez cite seulement un Prophète Elie réconforté par fange, dans l'église de San Martin à Madrid, et le Saint Philippe de Néri adorant la Vierge, dans la sacristie de la Congrégation à Séville.

On croit que Menesès est l'auteur du grand tableau de Saint Gaétan ouvrant ses bras à l'Enfant-Dieu de l'église de la Merced à Cadix, tableau esquissé par Murillo, qui, dit-on, aurait peint la tête du saint.

Il n'existe au Musée provincial de Séville qu'un seul ouvrage authentique de l'artiste: un Docteur discutant dans un Concile; on lui attribue une Sainte Rose contemplant l'enfant Jésus endormi.

Musée de Séville. — Docteur discutant dans un Concile. • — Sainte Rose (attribué).

Collection Leaniz. — Docteurs et Patriarches adorant le Saint Sacrement. — Sainte Rose (buste). — Sainte Anne instruisant la Vierge.

Ancienne Galerie espagnole du Louvre. — Saint

Ildefonse. — Ce tableau a été vendu 27 à Londres.

Vente Aguado (1843). — Présentation de la Vierge au Temple : 355 fr. — Repos de la sainte Famille : 515 fr. — Christ en croix : 115 fr. — Saint François d'Assise au désert: 350 fr. — Saint Pierre et saint Paul : 510 fr.

Vente Soult (1852). — Vision d'un Saint: 300 fr.

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