‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 112 sur 239 · Scène fumilière, 4,506 fr., le Concert comique, 481 fr · texte numérisé non relu

Scène fumilière, 4,506 fr., le Concert comique, 481 fr

Venre M. ÉrarD, 1832 : la Noce de Village, 4,901 fr. — les Plaisirs de la Kermesse, 1,880 fr.

VENTE Duc DE BERRY, 1837 : les Noces de Cana, 13,500 fr. Ce tableau a fait partie de la collection célèbre de Van Leyden

il faisait les délices de la veuve douairière, à qui, chaque jour, il était présenté comme un spécifique puissant contre les idées de tritesse, d’ennui et de fin prochaine.

VENTE Hénris, 18/41 : l'Indisposition, 5,600 fr.,— la Noce 2,800 fr.

VENTE COMTE PERREGAUX, 1841 : la Servante au corsage rouge, 9,950 fr.

VENTE PAUL PERRIER de Berry, 16,501 fr.

VENTE VASSEROT, 1845 :

1843 : les Noces de Cana, du dut

la Résistance, — l'Oiseau perdu. Tableaux faisant pendant, vendus ensemble 2,250 fr.

1845 : Féle des Seigneurs, 6,700 fr.

VENTE CARDINAL FESCn,

VENTE MEFFRE Rome, 1845 : la Joyeuse Colla-

tion, 8,200 fr. — La Sieste, 12,054 fr. — Il semble que la

ition de ce dernier tableau soit un défi porté à Terburg, à

Gérard Dow ou à Metsu, à raison du précieux fini et de la beauté du pinceau.

VENTE Monxy, 1865 : le Contrat, 5,000 fr.

VENTE Sax Doxaro, 1868: Moïse frappant le rocher décrit dans Smith sous le n° 38.12,900 fr. adjugé à M. Hulot, de la Monnaie.

VenrTe DELEssERT, 1869 : l'Intérieur d'une Cuisine. — la Saint-Nicolas.

Les dessins de Jean Stcen sont, comme ses peintures remplis de verve et d'esprit. Nous en avons vu un ravissant de treize figures, au nombre desquelles est un petit garçon qui bat du tambour devant la porte d’une maison,

Jean Steen a signé la plupart de ses tableaux comme

ci-dessous.

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fr ; f° DT Z Obs, © néétieuts el Quvetnes

JEAN LE DUCQ

NÉ EN 1636. — monT EN 1695

Les historiens de l'art hollandais, qui ont quelquefois raconté avec tant de détails la biographie de peintres insignifiants, ne nous ont donné sur Jean Le Ducq que des renseignements incomplets et contradictoires. Ge spirituel artiste eût mérité d'être étudié de plus près, car son pinceau est plein de délicatesse et de fermeté; les figures de soldats qu'il groupe dans ses corps de garde ont de la tournure, du caractère et de la vie, et, lorsqu'il s'est essayé dans la gravure, Le Ducq à montré qu'il était parfaitement organisé pour y réussir. Mais les écrivains qui nous servent de guide ont souvent manqué d'attention ou de critique; ils paraissent avoir confondu avec Jean Le Ducq un peintre qui porta le même nom et vécut à

la même époque; en outre, notre artiste a presque toujours

igé de signer et de dater ses œuvres, du moins ses

Jeintures; si bien ‘que la notice que nous avons à faire [

aujourd'hui est toute hérissée d'obstacles et de broussailles, el que nous ne saurions répondre de suivre le bon chemin.

Jean le Dueq — et ce point-là n'est pas discuté — est né à la Haye en 1636. On a supposé qu'il était le

fils d'un certain Jacob Duc ou Duck, qui, dès 1626, travaillait à Utrecht, el qui vivait encore en 1664, ainsi qu'on le sait par la date d'une gravure qui porte ses initiales. Mais la recherche de la paternité, douteuse toujours, l'est ici plus qu'à l'ordinaire, puisqu'à l'époque où Jean Le Ducq prenait naissance à La Haye, le peintre Jacob demeurait encore à Utrecht. D'ailleurs, les fils ont assez l'habitude de porter le nom de leur père, etici les noms sont différents !. Nous n'avons douce aucune donnée certaine sur la famille de Jean Le Ducq.

En ce qui concerne son maitre, les affirmations des biographes pourraient aussi être diseutées. On veut en effet que ce soit Paul Potter qui ait appris à peindre à Jean Le Ducq. Or, le rapprochement de ces

deux noms jette quelque inquiétude dans l'esprit, car les deux artistes ne se r

emblent, ni par le style de

leurs productions, ni par le choix de sujets qu'ils traitent de préférence. Mais, cette réserve faite, rien ne

s'oppose à ce que Le Ducq ait été l'élève de Paul Potter. Le talent s'éveillait de bonne heure dans ces heureuses intelligences qui ont fait la gloire de l'art hollandais. À quatorze ou quinze ans, le jeune Le Ducq

a pu connaitre le grand peintre d'animaux, qui demeurait alors à La Haye; toutelois, les relations du maitre

et de l'élève durent s'interrompre presque aussitôt, puisque, dès 4652, Paul Potter allait fixer sa résidence à

Amsterdam, où, deux aus après, il devait mourir. ,

Cette circonstance expliquerait comment Jean Le Ducq, perdant son maitre à l'heure où son talent commençait à peine à se former, adopta une manière différente et sut se faire une personnalité distincte. Il n'est pas impossible que, pendant la première partie de sa vie, il ait peint des animaux. Les biographes, qui exagèrent toujours, surtout lorsqu'ils ne sont pas sûrs de leur fait, vont jusqu'à dire qu'ilimita si bien Paul l'otter, que les plus fins connaisseurs se laissaient prendre à ces pastiches si adroitement réussis. Nous n'oserions être aussi aflirmatif, ear c'est, pour la critique nouvelle, une grosse question que celle de savoir si le peintre des scènes familières et des intérieurs de corps de garde est le même que celui auquel certains

catalogues attribuent des pi ges peuplés de vaches, de moutons ou de taureaux *. La manière de ce maitre,

qui se serait appelé Due ou Le Duck, paraît différer beaucoup de celle de notre peintre. Sommes-nous en

pr ce de deux artistes, ou d'un seul? Personne ne le sœt encore, el nous laissons aux chercheurs de

l'avenir le soin d'éclaireir ce point obscur.

Mais si Jean Le Ducq n'a pas fait d'animaux en qualité de peintre, il en a du moins gravé quelques-

uns à l'eau-{orte, et ici nous nous retrouvons sur un lerrain plus solide. Ces pièces, qui pour la plupart

représentent des chiens, portent, avec la date 1661, la signature du maitre, et elles ne lui ont jamais été

contestée, quoiqu'elles soulèvent aussi quelques doutes, il faut le dire *. Ce sont des gravures vigoureuses,

1 On connait de Jacob Duc d'Utrecht, trois petites eaux-fortes représentant les Rois qui vont saluer le Christ. L'une de ces pièces est signée 1. Duc.

2 A Darmstadt, où on l'appelle Le Duck, on voit de sa main un Bœuf, une vache et des moutons dans un paysage. À. Duc seruitaussi l'auteur d'un paysage avec diversanimaux (musée de Montpellier ,etd'untableau du même genre,quialigurédans Ja vente Sollier, en 1781. Quant au tableau qui estinscrit dans le catalogue du musée de Vienne, sous le nom de A. Due, c'est évidemment un tableau denotre Jean Le Ducq, puisqu'il représente à peu près lamèmescèneque le tableau du Louvre, intitulé les Muraudeurs. L'on y voit aussi une femme éplorée se Jeter aux pieds du chef des bandits, et la composition est assez

analogue pour qu'on puisse la considérer comme une variante de Jean Le Dueq, parfaitement original, de notre musée.

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