Cont, Cels., VI
aigle; le cinquième, celle d'une ourse; le sixième, celle d'un chien, et le septième celle d'un âne avec le nom de Thaphabaoth ou d'Onoël Mis disent aussi qu'il y a des hommes qui se convertissent en démons de ce genre, les uns en lions, les autres en taureaux, en dragons, en aigles, en ours ou en chiens. Ils ont aussi sur ce tableau la figure carrée et les portes du paradis^.
Ils accumulent encore quantité de choses les unes sur les autres, discours de prophètes, cercles sur cercles, écoulements d'Église terrestre et de circoncision, vertu qui émane d'une vierge Prunicos, âme vivante, ciel qui pour vivre doit être tué, terre égorgée par l'épée, hommes qui ne vivront que s'ils ont été massacrés, mort qui doit cesser dans le monde par la mort du péché, nouvelle descente par des lieux étroits, portes qui s'ouvrent toutes seules. Partout ils mêlent le bois de la vie, la résurrection de la chair par le bois; ce qui vient, je pense, de ce que leur maître a été attaché à une croix et qu'il était charpentier de profession. S'il eût été précipité d'un rocher ou jeté dans quelque gouffre ou pendu avec une corde, ou s'il eût été de son état, cordonnier, tailleur de pierres ou serrurier ; on nous mettrait au-dessus des deux : le rocher de la vie, ou le gouffre de la résurrection, ou la corde de l'immortalité, la pierre de la béatitude, le fer de la charité ou le cuir de la sainteté. Quelle vieille n'aurait honte de conter de pareilles balivernes pour endormir un enfant 3?
Ils s'avisent encore — et ce n'est pas là leur moindre