‹ Histoire des persécutions de l'église;Chapitre 260 sur 286 · Vit. Àpou., VII, 4r · texte numérisé non relu

Vit. Àpou., VII, 4r

.^^2. « Jen^ai pas sacriflé, je ne sacriQcipas, dit Apollonius;: Je QOtrjHnpe; pas mes mains dans le sang, pas même dans le sang répandu sur les autels. 9 — Vit. Apoll., VIll, 5, 3. Vit.ApoU., Vni, 5.

mon corps '. » Il ajouta que, quelques heures auparavant, il était à Rome devant le tribunal. « Vous pouvez voir dans ce voyage l'intervention d'un Dieu. — Ce Dieu, répond Démétrius, je le vois partout présent à vos actes et à vos discours. »

Ils entrèrent à la ville, dans la maison de Démétrius. Apollonius se lava les pieds, engagea ses amis à prendre leur repas, et se jeta pour lui sur un lit, où il reposa avec un calme extraordinaire.

Le lendemain, Apollonius et Damis prirent congé de Démétrius, ce dernier lui recommandant d'avoir confiance. Ils touchèrent en Sicile, et débarquèrent en Grèce, à l'embouchure de TAlphée. Lorsque le bruit se répandit qu'Apollonius, qu'on avait cru mort, était vivant, toute la Grèce se précipita pour le voir, Tes uns pour renouveler leur provision de sagesse, les autres pour ne pas encourir le reproche de ne l'avoir point entendu. Peu s'en fallut que les Grecs ne fussent disposés à l'adorer. Ce qui semblait le plus divin en cet homme c'est que de si grandes choses ne lui eussent pas inspiré le moindre orgueil ^.

Il resta quarante jours à Olympie : puis il résolut de descendre à Lébadée et de faire visite à Trophonius. Il se présenta devant l'antre, mais les prêtres le repoussèrent comme magicien. Ce jour-là il parla philosophie près de la fontaine Myrcina. Le soir venu, il enleva quatre des barreaux qui fermaientl'entrée de la caverne, et s'enfonça sous terre. 11 en sortit le septième jour, remportant la réponse de l'oracle à la question qu'il lui avait faite : quelle est la plus belle et la plus pure phi-

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