CHAPITRE PREMIER
LE MOUVEMENT DES IDÉES CHBÉTIENNES A.U DEUXIÈME SIÈCLE ET LES DISSENTIMENTS INTÉRIEURS
Ijécessîté pour le christianisme de constituer son dogme. — Désarroi des esprits entre les religions populaires qui s'émîettent et s'effémiuent et l6s divergences des philosophes. — L'élaboration du dogme chrétien, mêlée à la polémique antipaïenne des Docteurs, est œuvre d'initiative individuelle, non le résultat d'une promulgation faite d'autorité et d'un seul coup. •— La conscience générale, juge unique, au commencement, de la valeur des enseignements. — De l'hérésie et de la tradition. — Besoins et tendances diverses du génie gréco-oriental et du génie romain dans l'Église. — La germination des systèmes gnostiqnes. — Traits généraux de ces systèmes, éléments dont ils se composent. — Prétention des nouveaux docteurs à unir en une synthèse définitive les phîlosophies et les religions et à donner la formule suprême de la vérité religieuse. — Rapports de la gnose avec le judaïsme et le christianisme. — Efforts des docteurs gnostiques pour absorber le christianisme. — Luttes au sein des Églises. — Résistance passive du bon sens et de la conscience pratique des fidèles. — Excommunica» tion de Yalentin, de Cerdon et de Marcion. — Sectes judaïsantes, Ébionites^ Nazaréens, Elkésaïtes. — La foi au merveilleux, aux prophéties et aux révélations. — Influences féminines. — Le Montanisme. — Progrès de la hiérarchie ecclésiastique 1