‹ Histoire des Picea qui se rencontrent dans les limites du Canada [microforme]Chapitre 2 sur 7 · QUÉBEC AUX FRAIS DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

QUÉBEC AUX FRAIS DE L'AUTEUR

PICEA, Link.

Feuilles persistantes, solitaires, entourant régulièrement les branches et les rameaux, tétragones, raides, marquées, sur les deux faces, de lignes blanches, résultant de l’arrangement en séries linéaires de nombreux stomates ; fleurs mâles vers le sommet des rameaux de l’année ; cônes terminaux ou axillaires sur les rameaux, penchés ou inclinés vers la terre, persistants ; graines se détachant, avec le temps, de la base de l’aile membraneuse, dépourvues de canaux résinifères. Bois presque blanc, sans distinction d’aubier et de bois parfait ; conduits résinifères dans le bois; cellules des rayons médulluires sans grandes ponctuations ; groupe de cellules cubiques lignifiées dans l'écorce la plus âgée.

PICEA ALBA, Link.

Picea alba, Link in Linnea XV, 519.

Abies alba, Michaux, Flor. Bor. Amer. II, 207; Michaux fils, Arbres forestiers, I, 133, pl. 12.

Pinus alba, Aiton, Hort. Kew. 2e éd. V, 318.

Lambert, Pin. 1ère éd. 39, pl. 26.

Vulg. Epinette blanche.

White Spruce. Single Spruce.

nt réguragones, » lignes h séries iles vers s termichés ou s se déle memes. Bois t de bois is; celes poncignifiées

II, 207 ; , pl. 12.

Le Picea alba est une des essences les plus répandues en Ganada. Get arbre s'étend de l’est à l’ouest et du sud au nord, en suivant la ligne du Saguenay, remontant la rivière Mistassini jusqu'à sa source, Sous cette latitude, il diminue de grandeur, ct finit par disparaître entière ment au-dessus des Cascades (Michaux mss.)—On le voit reparaître dans le territoire de la baie d'Hudson, où, d'après Richardson, il atteint de grandes dimensions, et constitue la plus importante essence forestière de ces régions septentrionales.

Le P. alba est un arbre de première grandeur. Dans les localités les plus favorables à son développement, il atteint ordinairement 70 à 80 pieds d’élévation, sur 25 pouces de diamètre à la base. On cite des P. alba, trouvés dans le Saguenay, qui avaient 130 à 440 pieds de hauteur, Les gros troncs vont en s’amincissant vers la cime d'une manière à peu près insensible. La tige est droite ; ses branches s'étendent horizontalement et sont disposées ou pyramide régulière, Sa cime est longue ct étroitement pyramidale ; ces circonstances assurent à cet arbre un port très-caractéristique. Dans les endroits exposés aux vents, c’est un arbre rabougri, et l’on pourrait mème dire rampant ; ce que l'on remarque dans l'ile d’Anticosti. Dans cette localité, au sommet des falaises ct sur les pointes de l’île, ces arbres, ayant à peine à pieds de hauteur, forment une espèce de haie naturelle, de 10 à 20 pieds de long, qui oppose une barrière infranchissable ; cependant, dans l’intérieur de l'ile, l'arbre reprend sa physionomie ordinaire,

SR ES Eee

ee Dee pond meme —

e: ee Em

Re pme

Î Fi h À

te

Son écorce est blanchâtre sur les rameaux ; cependant, sur les vieux troncs, elle présente un tissu subéreux d'un brun ferrugineux et un rhytidome écailleux, gerçuré en tout sens, qui se détache en plaques d'un gris blanchâtre. Quelques auteurs ont pensé que son nom spécifique et son appellation vulgaire pouvaient venir de la coloration de son écorce.

Feuilles de 6-10 lignes de longueur, et de ? de ligne en largeur, ordinairement recourbées, présentant peu de stomates sur les deux faces, à sommet aigu, mais beaucoup moins que dans la feuille du P. Menziesii ; section de la feuille quadrangulaire, présentant deux canaux résinifères à diamètre plus grand que ceux de la feuille du P. nigra. Les feuilles du P. alba sont beaucoup plus robustes que celles du P. nigra, mais leur grandeur varie beaucoup, mème sur le même individu ; il en est ainsi de la forme qui est aussi très-variable. Chatons mälesovoïdes, non pédicellés, ayant environ 6 lignes de longueur, anthères longues de 1 ligne ; fleurs femelles en chatons cylindriques, d’un rouge violacé, longues de 10 lignes. Cônces cylindriques, de couleur rousse, de 1-2} pouces de longucur, nombreux, disséminés à l'extrémité des rameaux et à l’aisselle des feuilles ; écailles minces, longues de 6 lignes, rhomboïdales, entières, légèrement échancrées au sommet ; graine brune, petite, longue d'une ligne, à aile ovale, d'un jaune très-clair, trois fois plus longue qu'elle ; embryon 6-8 cotylédonné.

Cet arbre fleurit vers la fin de mai sous la latitude de Québec, ct fructifie à l'automne de l’année mème de la

ndant, x d’un ‘uré en ichâtre.

e et son nde son

de ligne t peu de is beau- : section canaux la feuille oup plus eur varie t ainsi de sovoides, eur, an ons cylins. CÔôncs s de lonrameaux ques de 6 ncrées au ne, à aile equ'elle;

atitude de ème de la

ES

floraison; la dissémination se fait au printemps suivant ; une chaleur peu considérable suffit pour faire sieurs les écailles des cônes. La graine met ordinairement 20 jours à germer. Douze jours après cette époque, le jeune plant se dégage de ses enveloppes, et paraît avec ses feuilles cotylédonaires, qui sont exactement semblables aux autres feuilles. Ce n'est qu’au bout de 2 ou 3 mois que le jeune plant laisse apercevoir sa plumule,

| Le bois du P. alba présente des zônes annuelles distinctes ; il est très-blanc, compacte et plus dur que celui

Fig. À. Coupe longitudinale tangentiell i

P. alba : c. cellules li gentielle à travers les bois du sr ice gneuscs ; m. ra A h tions (gross. 500 fois). yons médullaires ; p. ponetuà

Fig. B. Coupe longitudinale i PA , pratiquée parallèlement à un rayon médullaire ; r. rayons médullaires ; t. ponctuations (gross. 500 fois).

Page 1