‹ Histoire des plantes (volume 4)Chapitre 47 sur 64 · Lichen d'iBlBQde (Celrai · texte numérisé non relu

Lichen d'iBlBQde (Celrai

iCIslamlt (Cetraria htaiidica) (Hg. 389) est un médicament adoucissant, employé contre dlfTérentes afTections de la poilrne; la

Il Ch^ns.Sllcta palmoaaria>

grande quantité de fécule qu'il contient le rend comestible, La Pulmonaire du Chêne (Slicta puîmonaria) {fig. 390) sert, en Sibé-

DiplizsdbïCoOglC

klk FAMILLES NATURELLES.

rie, de succédané au Houblon, pour la préparation de la bière. Le Cladonia rangiferïna est un pâturage excellent dans les parties les plus septentrionales de l'Europe, pour les rennes, qui savent le découvrir sous la neige.

La Parelle ou VOrseilk d'Auvergne et VOrseilU d'herbe sont employées dans la teinture.

Une espèce extrêmement curipuse de ces Cryptogames, c'est le iecanor3Mcutoira.Ce Lichen se rencontre fréquemment dans les montagnes les plus arides du désert de Tartarie; on en trouve d'abondantes quantités dans les déserts des Kirguises, au sud de la rivière Jaik. Il semble tomber du ciel, comme une sorte de manne miraculeuse : les hommes et les bëtes s'en nourrissent. Ce qu'il y a de remarquable, c'est qu'il se présente sous la forme de petits globules, dont la grosseur varie de celle d'une tête d'épingle à celle d'une noisette, et qui sont toujours libres et ne tiennent à aucun corps. Il résulte de là que ces Lichens se développant très-rapidement, ont dû végéter et s'accroître, tout en prenant leur nourriture au sein de l'air, pendant que les vents le? transportaient d'un lieu à l'autre. Les grumeaux légers qui constituent ces Lichens, sont, en efTet, souvent transportés par l'air à de grandes distances. La manne qui servit à nourrir dans le désert les Hébreux fugitifs, n'était autre chose qu'une espèce de ces Lichens comestibles et à croissance rapide, que les vents avaient apportée et jetée devant leurs pas.

Ces chutes de prétendue manne ne sont pas très-rares de nos jours*.

Quelle est l'organisation intime des Lichens?

Ce cryptogame, quand il est complet, se compose d'un appareil nutritif ou végétatif, désigné sous le nom de thaUe, et d'un double appareil reproducteur.

l'ambasude ollomane, Fahri-Bey, nous écrivait, ï 1i

• L'annie dernière, tnx enTironi de KoUhii (Aiia Xïnmrc), i 11 iniM d'oD on(» M*- Ibn, It) graÏEies ci-incluKi unt loroMts en gnndi qninUlê du ciel, avec pluie Inllailt. Camme la diieiie j regodl dtpoli ([gelqDa lampi, lee habiunli >R proBlèrent poor en Mn du pain. En parant ce [ait, qui ne peat manquer de vaut inléreuer, 1 votre eannaiwuee. Ja laas prie de vouloir bien le* analyur, el me dira votre avie sur ce eujtl, •

1.09 graines joînles à la leiire de TtioDorable diplomate ottoman o'itaient autre choie que le Lich^eotneitib'.e, ceLreanora «cMlënta dont il vient d'ttre quBilion.

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LIGHKNS. 415

Le thalle, qui est parfois imperceptible, peut atteindre jusqu'à 1 0 mètres de longueur. Il est aussi variable par ses formes extérieures que par sa structure. Les couleurs qu'il présente le plus communément, sont : le blanc, le gris, le jaunâtre, le citron, l'orangé, le verdâtre, le brun ou le noirâtre. Ouant à sa forme, il peut être foliacé, comme dans les Parmelia; fruttculeux, comme dans les Usnea; crustacé, comme dans les Squamaria ; hypopbléode ou caché sous l'épiderme des arbres ou entre les fibres du bois, comme dans les Yerrucaria, Xylographa, etc.

Pour donner une idée de la structure anatomique du thalle, il nous suffira de mentionner le plus commun de nos Lichens, le Parmelia parielina, chez lequel ce thalle n'a pas plus d'un dixième millimètre d'épaisseur.

Si mince qu'il soit, cet organe présente quatre régions trèsdistinctes. A sa partie supérieure est une couche de cellules épaisses intimement soudées, et qui est colorée en jaune à sa surface seulement : à la face inférieure du thalle est une autre couche cellulaire, blanche, semblable à la première. Entre ces deui épidermes sont emprisonnés ; I" des grains verts , connus sous le nom de gonidies, et formant une couche dite gonidiale 8* une sorte de moelle, formée d'éléments filamenteux, Idchement entrecroisés ou feutrés, qui est la couche médullaire, et qui renferme de l'air dans ses mailles.

Si du système végétatif ou nourricier nous passons au système reproducteur, nous verrons qu'il se compose d'un appareil de fructification ou femelle, et d'un appareil fécondant ou mâle. Le premier est représenté par les apothécies, le second par les spermogonies.

Les apothécies, ou les fruits des Lichens, se développent à la face supérieure du ihalle, ou sur celle qui est tournée vers la lumière. Les apothécies ressemblent k de petites coupes ou à des disques, ou à de petits noyaux noirs, bruns, jaunes, roses, rouges et quelquefois saupoudrés d'une poussière blanche ou glauque. I^ur grandeur est extrêmement variable. Les plus petites ont an dixième de millimètre environ, tandis que les plus grandes atteignent quelquefois la largeur d'un pouce.

Les spermogonies constituent, en général, des appareils fort petits, arrondis ou oblongs, logés quelquefois dans des tuber-

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cules particuliers, mais plus souvent encore iinmei^;és dans les couches supertîcielles du thalle.

Plusieurs raisons engagent à croire que les tpermogoniei sont les organes mâles des Lichens. D'abord elles se montrent Um~ jours pour ainsi dire parallèlement avec les fruits, ou simultanément sur le même individu, et d'autres fois seulement sur des individus stériles; de sorte que, dans ces derniers cas, les apotkicies et les sp:rmogonies d'une même espèce se développent sur des individus difTérents. La ténuité des corpuscules contenus dans les spermogonUs, leur nombre immense relativement à celui des spores , leur solidité, leur forme, leur égalité de grandeur, leur manque de toute faculté germinative, sont autant de circonstances qui portent à leur attribuer le rôle d'agents fécondateurs analogues aux anthérozoïdes des autres crypfogames. Cependant elles ne présentent pas d'organe de loco ■ motion.

Les Mousses, dont nn ne connaît pas aujourd'hui moins de dix mille espèces, sont d'humbles plantes qui ont uoe certaiiii' part dans la physionomie d'un paysage. Les arbres, les murs, les rochers, les ruines, etc., prennent un aspect riant ou pittoresque sous leur couverture de Mousse, aux couleurs variées.

Nos Phaseum croissent dans les allées sablonneuses des bois, des jardins, etc. Ils sont si petits qu'ils atteignent parfois à peine 2 ou 3 millimètres de hauteur.

Les Hypnum, qui recouvrent souvent le bord des ruisseaux, dans les lieux ombragés, qui, souvent, forment des petits llols de verdure au pied des Saules et des Peupliers, ou s'attachent au tronc de ces arbres, sont de robustes organismes végétaux qui ne pourrissent point. Aussi tait-on usage de cette derrière Mousse pour calfeutrer les barques; on s'en sert même pour entourer des conduites d'eau. Placées entre les planches ou entre les pierres, ces touffes végétales remplissent exactement tous les vides, et, par suite de leur élasticité, ne permettent aucune issue ik l'eau.

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