‹ Histoire des plantes (volume 5)Chapitre 56 sur 106 · LILIACÉES · texte numérisé non relu

LILIACÉES

répondent aux trois sillons extérieurs profonds. Ce sont trois feuilles carpellaires soudées entre elles par leurs bords conti-

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Fig. 286. Le Lis.

gus. Des ovules nombreux s’insèrent, en deux séries, à l'angle central des loges. Le style, épais au sommet, est couronné

d’un stigmate à trois lobes. Le fruit mûr forme une capsule qui s'ouvre, non par décollement des cloisons, mais par le milieu du dos de chaque loge, c’est-à-dire par déhiscence loculicide. La graine présente un embryon droit dans l’axe d’un albumen charnu.

Le Lis est une plante vivace, à tige bulbeuse. Ce bulbe est écailleux (fig. 287 ), à feuilles inférieures lancéolées, les supérieures linéaires, les dernières ovales lancéolées. Ses fleurs forment une grappe blanche.

Cette plante a donné son nom à la belle et nombreuse famille des Liliacées, qe abonde surlout dans les régions tempérées

et subtropicales de l'ancien continent.

Parmi les plantes intéressantes de cette famille, nous citerons les Aloès, qui croissent dans les régions chaudes de l'Océan, l’Ail, l'Oignon, la Civette, la Scille, l'Échalote, le Poireau, l'Asperge ; parmi les Liliacées cultivées pour l'ornement des jardins, les Tulipes, les Früillaires, les Jacinthes, les Hèmerocalles, etc.

Nous croyons devoir mentionner ici l’un des représentants les plusextraordinaires de la famille des Liliacées, le Dra-

\ cæna, ou Dragonnier de l'Inde orientale et des Canaries, si remarquable par son port, son vaste développement et le grand âge qu'il peut atteindre. Tous les voyageurs vont admirer à Ténériffe un Dragonnier gigantesque, qui, selon la légende, était adoré des Guanches, peuple primitif de l’île de Ténériffe. C'est peut-être le plus vieux de tous les végétaux connus. Nous reviendrons dans une autre partie de ce volume sur le Dragonnier d'Orotawa.

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Fig. 287. Bulbe de Lis.

IRIDÉES 257

IRIDÉES.

Dans l’/ris (fig. 288) l’enveloppe extérieure de la fleur, ou le

Fig. 288. Iris germanica.

calice, est composée de trois pièces richement colorées, étalées | 17

en dehors. Les pétales, alternes avec les sépales, se recourbent vers le sommet de la fleur. Ces six divisions, qui étaient libres dans la jeune plante et disposées sur deux rangs, se réunissent plus tard, et forment un périanthe en apparence unique, et fait en forme de tube à la base. Si l’on abaisse les divisions externes de la fleur, on aperçoit trois étamines à filets larges et aplatis, à anthères allongées, bifurquées en forme de fer de flèche, s’ouvrant en avant par deux sillons longitudinaux, remplies de volumineux grains de pollen. Ces étamines, d'abord complétement indépendantes du périanthe, sont, à l’état adulte, unies à cet organe. Le pistil se compose d’un ovaire infère surmonté d’un style, soudé par la base avec le tube du périanthe, et terminé par trois lames pétaloïdes stigmatiferes. L'ovaire présente trois loges, qui renferment des ovules nombreux anatropes, disposés sur deux séries, à l’angle interne de chaque loge. Le fruit est capsulaire et s'ouvre en trois panneaux portant une cloison sur leur milieu. Les graines, horizontales et aplaties, offrent un embryon droit, placé dans l’axe d'un albumen charnu.

Nos Jris ont un rhizome horizontal, rameux, charnu, trèsépais, une tige simple ou rameuse; des feuilles la plupart en fascicules radicaux, pliées longitudinalement et soudées dans presque toute leur longueur par les deux moitiés de leur face interne, la nervure moyenne correspondant au bord extérieur; les feuilles caulinaires sont alternes et engainantes. Une sorte de grappe composée réunit les fleurs, qui sont d’un grand volume et exhalent une odeur agréable.

La brillante famille des Iridées habite surtout les régions tempérées extratropicales. Parmi les espèces intéressantes qui la constituent, nous citerons : l’Jris d'Allemagne, que nous venons d'analyser ; — l’/ris de Florence, dont le rhizome, doué d’une odeur de violette très-prononcée, est d’un grand usage dans la parfumerie ; — le Safran cultivé, espèce indigène, dont les stigmates en forme de crête contiennent une huile volatile trèsodorante, unie à un principe amer : on les emploie en médecine et dans la teinture; — les Glaïeuls, à fleur bilabiée, la plupart originaires de l’Afrique australe; — la Tigridie queue de Paon, dont les fleurs sont remarquables par leur grandeur, l'originalité de leur forme et la vivacité de leurs couleurs ; — les Jria, etc.

ORCHIDÉES

ORCHIDÉES

Nous représentons comme type de la famille des Orchidées la

plante, très-répandue dans les campagnes du nord de la France, qui porte le nom vulgaire de Pentecôte, et le nom scientifique d’Orchis maculata,ou Orchis tache (fig. 289).

Les enveloppes de la fleur de l’Orchis laché se composent de six pièces pétaloïdes, disposées sur deux rangs et alternes entre elles (fig. 290). Des trois extérieures il y en a deux latérales un peu étalées ; celle du milieu est recourbée en avant, de manière à former une sorte de Casque avec deux des divisions du verticille interne, qui sont semblables. La troisième division a, au contraire, une forme

Fig. 289. Orchis maculata.

toute particulière : elle s’étale en dehors comme un large tablier

pendant, et se prolonge en bas en un éperon creux : c’est le labelle de la fleur. La corolle est donc essentiellement irrégulière.

Lorsque les six pièces de l'enveloppe florale ont été enlevées, on a devant les yeux une colonne centrale qui offre en avant deux loges, dont les ouvertures longitudinales regardent le tablier. Au-dessous, on observe un godet à peu près carré, luisant et visqueux. Si avec une aiguille on entr’ouvre les loges dont il vient d’être question, on verra qu’il y a dans chacune d'elles un corps pyriforme, dont la partie supérieure, renflée, se compose de petites massules anguleuses, reliées entre elles par une sorte de réseau élastique et dont la partie inférieure s’allonge en une sorte de pédicule. Ces deux pédiculess'enchâssent par leur base dans les compartiments contigus d'une petite pochette.

Si l’on abaisse l’un des corps pyriformes vers le godet, il y adhère avec force, et l'on peutaiséments'assurerquele phénomènese produit spontanément dans la nature, et que les massules polliniques émettent, sur

Fig. 290. Fleur de l'Orchis maculata. cette surface visqueuse, des tubes très-fins qui ne tardent pas à pénétrer dans l'épaisseur de son tissu. Ce godet est donc un stigmate, ces corps pyriformes sont donc des masses polliniques, et les deux loges qui les renferment constituent une anthère. Ainsi, dans cette curieuse fleur, le style et l’androcée sont réunis pour former la colonne centrale, et il n’y a qu’une étamine.

Au-dessous du point d'insertion des divisions florales, la colonne se continue en une sorte de queue verdâtre, parcourue par six côtes longitudinales et tordue sur elle-même. C'est l’ovaire qui, comme on le voit, est infère. Cet ovaire offre une seule loge et renferme un très-grand nombre d’ovules extrêmement petits, . insérés sur trois placentas appliqués à la paroi interne de l'ovaire. Le fruit est capsulaire et s'ouvre en trois valves qui portent les

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placentas sur leur milieu, pendant que les nervures médianes restenten place, réunies par leur base ainsi que par leursommet.

Examinons enfin les organes de végétation de la même plante.

Sa partie souterraine présente deux griffes inégales (fig. 291), dont l’une est ridée, flasque, et paraît épuisée de sucs, et dont l'autre est plus blanche, plus volumineuse, plus ferme. La première, en effet, a servi au développement de la tige aérienne actuelle qui se termine par une grappe de fleurs, tandis que l’autre doit fournir au développe- :

ment, qui se fera l’année prochaine, d’un jeune bourgeon feuillu.Ces deux griffes, en forme de palmes,sont des racines nutritives. Sur le haut de ces racines on peut même apercevoir encore un troisième petit bourgeon, qui ne se développera que deux ans après. Chez d'autres espèces indigènes, la racine, au lieu d’être palmée, est ovoide.

Ces deux sortes de productions radiculaires sont toujours accompagnées Fig. 291. Racine d'Orchis maculata. de racines ordinaires, cylindriques, dont l’absorption est la fonction principale. Les feuilles de l’Orchis maculata sont engainantes, s’échelonnent en spirale sur la tige; leur limbe, lancéolé, est ordinairement semé de taches noires.

L'étude que nous venons de faire d’une des Orchidées que l’on rencontre le plus fréquemment dans le nord de la France, ne saurait donner une idée suffisante des formes remarquables que nous offre ce magnifique groupe de plantes, ornement des forêts tropicales. Beaucoup d’Orchidées tropicales sont épiphytes, mais non parasites, c'est-à-dire qu’elles croissent, sans y puiser leur nourriture, dans les fentes des arbres, dans les angles des rameaux, pour s’y dresser ou s'y suspendre avec grâce. Leurs

fleurs disposées en épi, en grappe, en corymbe, de petite ou de grande taille, sont souvent décorées des couleurs les plus riches et les plus variées, et répandent parfois un suave parfum; elles offrent toujours un aspect original. Certaines Orchidées ressemblent à une mouche, d’autres à une araignée; celles-ci à un papillon, celles-là à un homme qui serait pendu par la tête. La diversité de leur taille, de leur port, de leurs fleurs, leur étrange beauté, font de ce groupe naturel de plantes un des ornements les plus recherchés de nos serres.

Au point de vue pratique, les substances utiles que l’homme retire de cette famille sont le Salep et la Vanille.

Le Salep est une fécule fournie par les racines tubéreuses des Orchis et des Ophrys, qui en contiennent une abondante quantité, et un autre principe analogue à la gomme. Quant à la Vanille, c’est le fruit d'un arbre exotique, dont l'espèce est encore indécise.

«a Le genre Vanilla, dit M. Duchartre, est encore aujourd’hui l’un des plus mal connus parmi tous ceux qui composent le règne végétal. L'incertitude est Lelle à son égard, qu’on ne sait à quelle espèce botanique attribuer les fruits préparés que le commerce nous apporte d'Amérique et surtout du Mexique. Un fait est cependant acquis aujourd’hui, c’est que les capsules du Vanilla planifolia, convenablement préparées, sont aussi riches en parfum que les meilleures de celles que le commerce nous apporte du Mexique. Or, comme cette espèce croit naturellement dans les parties de l'Amérique qui fournissent ce précieux produit, il est fort probable, sinon tout à fait certain, qu’une bonne portion de celui-ci provient de cette espèce aujourd’hui la mieux connue de toutes. »

Les Palmiers se placent au premier rang des espèces végétales, autant par la beauté majestueuse et l’élégance de leur port, que par les services qu’ils rendent aux habitants des régions tropicales, auxquels ils fournissent tout à la fois le pain, l'huile et le vin.

Nous étudierons le Dattier comme type de ce groupe de végétaux.

Ce bel arbre (fig. 292), que l’on a désigné, avec raison, sous le

Fig. 292. Le Dattier.

nom de Prince du règne végétal, élève jusqu’à 25 ou 30 mètres son

stipe droit et colomnaire. Il est couronné par une ample touffe de quarante à cinquante feuilles, dont la longueur peut atteindre 3 et 4 mètres, et qui présentent des folioles linéaires, lancéolées, roides, en forme de glaive, disposées comme les barbes d’une plume. De l’aisselle des feuilles naissent des spathes coriaces, d’une seule pièce, qui s'ouvrent d’un seul côté, pour donner passage à de longues panicules rameuses, connues sous le nom de régimes, et qui portent de petites fleurs qui sont mâles ou femelles. Notons bien que les spathes de fleurs mâles et les spathes de fleurs femelles appartiennent à des individus différents, car le Dattier est un arbre dioique. Personne n'ignore que pour faire produire des fruits à cet arbre on a recours à la fécondation artificielle des fleurs femelles au moyen des fleurs mâles. Cette opération a été mise en pratique en Orient dès les temps les plus reculés.

La fleur mâle du Daitier présente un petit calice à sépales très-courts, une corolle à trois pétales beaucoup plus grands, et six étamines, munies de longues anthères linéaires, dont les deux loges s'ouvrent en dedans par deux fentes longitudinales.

La fleur femelle présente en dedans d’une double enveloppe florale dont chaque verticille est formé de trois pièces, trois pistils distincts, surmontés chacun d’un stigmate en forme de crochet. De ces trois pistils un seul se développe, mèrit, et devient une baie ovoïde allongée, à épiderme mince, d’un rouge jaunâtre, à pulpe solide un peu visqueuse, à endocarpe représenté par une mince pellicule enveloppant le noyau, qui est la graine mème. Cette graine est cylindrique, amincie à ses deux extrémités, profondément sillonnée d’un côté sur toute sa longueur et offrant de l’autre, en son milieu, une petite empreinte circulaire, véritable opercule, destiné à tomber au moment de la germination pour laisser sortir la radicule de l'embryon, comme nous l'avons montré au chapitre de la Germination, à propos du Balisier. Cet opercule correspond en effet à une petite fossette dans laquelle cet embryon est placé de manière que son grand axe (si l'on peut parler de grand axe pour une si petite chose) est perpendiculaire à la surface de la graine. Celle-ci est du reste presque entièrement constituée, comme on le voit dans

la figure 293, qui montre une coupe de la graine de Dattier, par un albumen dur, corné et dont les cellules, à parois trèsépaisses, sont gorgées de matières albuminoïdes et de matières grasses. |

Le Dattier, propre à l’Arabie et au nord de l'Afrique, est l'arbre par excellence des oasis, celui qui doit, selon le langage imagé des Orientaux, plonger son pied dans l'eau et sa tête dans le feu du ciel. On le plante comme arbre d'ornement, en Corse, en Sardaigne, dans le nord de l'Italie, aux îles Ioniennes et dans la Grèce septentrionale. Mais dans ces contrées il ne mürit pas, ou ne mûrit qu’incomplétement.

Le tronc du Daitier fournit par incision un liquide sucré, nommé lait de Palmier, qui, après avoir subi la fermentation, prend une saveur vineuse. Distillé, te liquide fournit un alcool de très-bon goût. Le stipe du même Fig. 293. arbre procure aux indigènes leur combustible Sr du Dattier. et leur bois de construction. Ses feuilles sont employées pour la couverture des maisons, et les nègres confectionnent avec ses folioles des paniers, des nattes, des chapeaux, etc.

Le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de présenter l’histoire des diverses espèces de Palmiers, si nombreuses et si intéressantes au triple point de vue de leur structure, de leur beauté, de leur utilité. Nous nous bornerons à signaler quelques espèces remarquables entre toutes par leurs formes.

Le Cocotier (Cocos nucifera) habite toute la zone torride et se plaît au voisinage des mers. Il s’élève à la hauteur de 30 mètres, et se couronne d’un chapiteau de feuilles pennées, c'est-à-dire en forme de plume, longues de 6 mètres. Son fruit est une drupe, grosse comme la tête d’un homme, à mésocarpe fibreux, à endocarpe osseux. La graine est presque entièrement formée d’un albumen à chairblanche et ferme à l’intérieur; le centre de cet albumen est occupé par une liqueur claire, agréable, rafraichissante, une sorte de lait végétal. On retire du Cocotier une huile fixe qui sert à l'éclairage et à la préparation des aliments.

Toutes les autres parties du Cocotier sont utiles à l’honame, soit pour le vêtir, soit pour l’abriter.

Nous emprunterons à un ouvrage moderne le récit, allégorique ou réel, qui va suivre, et qui donne, sous une forme assez piquante, une idée du parti infiniment varié que les habitants des contrées chaudes de l'Amérique tirent du Cocotier et de ses produits :

« Un voyageur parcouraïit ces pays situés sous un ciel brûlant, où la fraicheur et l'ombre sont si rares, et où l’on ne trouve qu’à des distances considérables quelque habitation où l’on puisse goûter un repos que la fatigue de la route rend si nécessaire. Accablé et haletant, ce pauvre voyageur aperçoit une cabane entourée de quelques arbres au tronc droit, élevé et surmonté d’un gros bouquet de feuilles très-grandes, dont les unes relevées et les autres pendantes avaient un aspect élégant et agréable. Rien d’ailleurs, autour de cette cabane, n’annonçait un terrain cultivé. A cette vue qui ranime ses espérances, le voyageur rassemble ses forces épuisées, et bientôt il est reçu sous ce toit hospitalier. Son hôte lui offre d’abord une boisson aigrelette, qui le désaltère et le rafraichit. Lorsque l'étranger eut pris quelque repos, l’Indien l’invita à partager son repas; il servit divers mets contenus dans une vaisselle brune, luisante et polie; i] servit aussi du vin d’une saveur extrêmement agréable. Vers la fin du repas, il offrit à son hôte des confitures succulentes, et lui fit goûter d’une fort bonne eau-de-vie. Le voyageur étonné demanda à l’Indien qui, dans tt pays désert, lui fournissait toutes ces choses. — « Mes Cocotiers, lui répondit-il. L'eau que je vous ai offerte à votre arrivée est tirée du fruit avant qu’il soit mûr, et il y a quelquefois des noix qui en contiennent trois ou quatre livres. Cette amande d’un si bon goût est le fruit dans sa malurité ; ce lait, que vous trouvez si agréable, est tiré de cette amande ; ce chou si délicat est le sommet d’un cocotier ; mais on ne se donne pas souvent ce régal, parce que le cocotier dont on a ainsi coupé le chou meurt bientôt après. Ce vin dont vous êtes si content est aussi fourni par le cocotier; 0n fait pour cela des incisions aux jeunes tiges des fleurs", il en découle une liqueur blanche, qu’on recueille dans des vases, et qui est connue sous le nom de vin de palmier. Exposée au soleil, elle s’aigrit et donne du vinaigre. Par la distillation, on en obtient celte bonne eau-de-vie que vous avez goûtée. Ce même suc m'a encore fourni le sucre pour ces confitures que j'ai faites avec l’amande. Enfin toute cette vaisselle et ces ustensiles qui nous servent à table ont été faits avec la coque des noix de cocos. Ce n'est pas tout : mon habitation elle-même je la dois tout entière à ces arbres précieux ;leur bois a servi à construire ma cabane, leurs feuilles sèches et, tressées en forment le toit; arrangées en parasol, elles me garantissent du soleil dans mes promenades : ces vêtements qui me couvrent sont tissus avec les filaments de ces feuilles ; ces nattes qui me servent à tant d'usages

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