PLANTES D'AGRÉMENT
Seneçon élégant, — Seneçon laineux, — Doronic du Caucase, — Immortelle blanche, — Immortelle jaune, — Chrysanthème des Indes, — Gail-
lardie peinte, — Petit OEillet d'Inde, — Rose d'Inde, — Cosmos bipenné, — — Soleil, — Coréopsis, — Calliopsis, — Zinnia élégant, — Dahlia, — Verge d’or, — Reine-Marguerite, — Célestine, — Lobélie cardinale, — Lobélie éclatante, — Campanule carillon, — Miroir de Vénus, — Trachélie bleue, — Scabieuse fleur de veuve, — Centranthe rouge, — Viorne aubier, — Chèvrefeuille des jardins, — Chèvrefeuille du Japon, — Chèvrefeuille des Baléares, — Chèvrefeuille étrusque, — Chèvrefeuille de Tartarie, — Diervilla du Japon, — Leycesteria élégant, — Symphorine à petites fleurs, à grappes, — Laurier-rose, — Pervenche, — Périploca grec, — Asclepias à ouate, — Asclepias incarnat, — Liseron tricolore, écarlate, — Quamoclit pourpre, — Phlox paniculé, — Phlox de Drummond, — Collomie grandiflore, — Gilia tricolore, — Polémoine bleue, — Cobéa grimpant, — Némo-
phile remarquable, — Némophile tachée, — Héliotrope d'Europe, du Pérou, — Buglose d'Italie, — Myosotis des marais, — Bourrache officinale, — Cynoglosse printanière, — Morelle à œuf, — Lyciet vulgaire, —
Datura fastueux, — Datura odoriférant, — Nicotiane tabac, — Nicotiane rustique, à feuilles étroites, — Pétunia odorant, violet, — Nierembergia filiforme, — Cestreau élégant, — Cestreau à baies noires, — Salpiglossis pourpre, — Schizanthe penné, — Calcéolaire à feuilles entières, — Muflier, -—— Paulonia impérial, — Collinsia bicolore, — Penstémon campanulé, — Penstémon à fleurs de digitale, — Mimule ponctué, — Mimule musqué, — Digitale pourprée,— Véronique remarquable, — Véronique à feuilles de saule, — Véronique de Virginie, — Achimène grandiflore, — Bignonia à vrilles, — Bignonia de Virginie, — Bignonia catalpa, — Carmantine à nervures, — Carmentine adhatoda (Noyer des Indes), — Acanthe, — Thunbergia ailé, — Physostégie de Virginie, — Phlomis ligneuse, — Léonotis queue de lion, — Verveine veinée, — Verveine gentille, — Verveine à bouquets, — Lantana à feuilles de mélisse, — Gattilier commun, — Dentelaire du Cap, — Statice arborescente, — Primevère de la Chine, — Primevère officinale, — Priinevère auricule, — Giroselle de Mead, — Cyclame d'Europe, de Perse, — Houx commun, — Houx des Baléares, — Houx à larges feuilles, — Houx à feuilles de laurier, — Frêne à fleurs, — Forsythie à feuillage sombre, — Lilas, — Troëne commun, — Troëne du Japon, — Kionanthe de Virginie, — Jasmins, — Symplocos écarlate, — Épacride longiflore, — Épacride élégante, — Épacride purpurescente, — Sprengélie incarnate, — Kalmias, — Rhododendrons, — Azalées, — Bruyères, — Leucothoé, — Clethra à feuilles d’aune, — Pittospore de Chine, — Fusain, — Cissus, — Céanothus, — Phylica bruyère, — Didisque azurée, — Astrantia, — Aralie, — Cornouiller, — Aucuba du Japon, — Seringat, — Deutzia grêle, — Saxifrage à feuilles épaisses, — Saxifrage ligulée, — Hortensia, — Crassule lactée, — Rochea à feuilles en faux, — Cotylédon orbiculaire, — Echeveria écarlate, — F1coïdes, — Mamillaire à longs mamelons, — Mélocactus commun, — Echiuocactus d'Otto, — Cierge du Pérou, — Cierge magnifique, — Opuntia figue d'Inde, — Groseillier à fleurs rouges, — Groseillier à fleurs jaunes, — Passiflore bleue, — OEnothères, — Clarkia, — Fuchsia, — Gaura, — Lagerstrôme, — Cuphea, — Tristania à feuilles de laurier-rose, — Melaleuca à feuilles de millepertuis, — Callistémon lancéolé, — Leptospore à trois loges, — Leptospore thé, — Myrte, — Grenadier, — Kimonanthe odoriférant, — Cognassier commun, — Cognassier du Japon, — Cognassier de Chine, — Poirier remarquable, — Sorbier terminal, — Sorbier alisier, — Sorbier des oiseleurs, — Sorbier domestique, — Cotoneaster commun, —
Cotoneaster buisson ardent, — Eryobotrya du Japon, — Aubépine commune, — Aubépine azérolier, — Rosier églantier, — Rosier à cent feuilles, -— Corète du Japon, — Spirées, — Sensitive, — Casse du Maryland, — Févier à trois épines, — Févier de la Chine, — Gainier commun, — Virgilia à bois jaune, — Sophora du Japon, — Haricot d'Espagne, — Glycine de la Chine, — Érythrine crête de coq, — Gesse odorante, — Baguenaudier d'Ethiopie, — Baguenaudier, — Robinier faux-acacia, — Faux ébénier, — Genèêt d'Espagne, — Sumac des teinturiers, — Melia azedarach, — Érable sycomore, — Érable platanoïde, — Negundo à feuilles de frêne, — Marronnier commun, — Marronnier à fleurs rouges, — Pavia jaune, — Pavia rouge, — Savonnier de la Chine, — Camelia du Japon, — Tilleul, Ketmie vésiculeuse, — Ketmie de Svrie, — Ketmie rose de la Chine, — Lavatère en arbre, — Pelargonium à feuilles zonées, — Pelargonium tachant, — Pelargonium odorant, — Impatiente n’y touchez pas, — Capucine à grandes fleurs, — Lin commun, — Lin grandiflore, — Fraxinelle blanche, — Ailante glanduleux (Vernis du Japon), — Berberis, — Mahonia à feuilles de houx, — Magnolia à grandes fleurs, — Magnolia Yulan, — Tulipier de Virginie, — Clématite odorante, — Anémone des jardins, — Hépatique à trois lobes, — Renoncule âcre (Bouton-d'or), — Ellébore noir, — Ellébore fétide, — Nigelle de Damas, — Ancolie, — Dauphinelle d'Ajax, — Dauphinelle d'Orient, — Dauphinelle grandiflore, — Aconit napel, — Pivoine mou-tan, — Pivoine officinale, — Pavots du Levant, — Pavots à bractées, — Diélytre remarquable, — Julienne des dames, — Giroflée violier, — Giroflée annuelle (quarantaine), — Alysson des rochers (corbeille d'or), — Ibéride toujours verte (corbeille d'argent), — Réséda odorant, — Violette odorante, — Pensée, — OEillet barbu, — OEillet girofle, — Lychnis coquelourde, — Lychnis de Chalcédoine, — Pourpier à grandes fleurs, —
Amarante à queue, — Amarante tricolore, — Nyctage faux-jalap. — Nyctage longiflore. — Renouée d'Orient, — Calebasse commune, — Begonias, — Ricin commun, — Orme champêtre, — Micocoulier de Provence, —
Figuier commun, — Platane commun, — Saule blanc, — Saule jaune, — Saule pleureur, — Saule marceau, — Peuplier blanc, — Peuplier tremble, — Peuplier pyramidal, — Peuplier noir, — Noyer, — Châtaignier, — Hètre, — Chêne, — Coudrier, — Charme, — Bouleau, — Aune, — If, — Cyprès, — Thuya, —Sapin commun, — Sapin pectiné, — Mélèze, — Cèdre, — Pin sylvestre, — Pin laricio, — Pin du lord, — Balisier, — Narcisse, — Faux Narcisse, — Narcisse des poètes, — Narcisse jonquille, — Tubéreuse des jardins, — Glaieuls, — Iris d'Allemagne, — Iris de Florence, — Iris de marais, — Tulipes, — Fritilaire impériale, — Lis blanc, — Lis superbe, — Lis turban, — Lis martagon, — Yuca superbe, — Hémérocalle jaune, — Éphémère de Virginie, — Roseau à quenouille (Canne de Provence), — Roseau à balais, — Gynerium argenté, — Butome en ombelle.
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Nous avons rapidement parcouru les familles naturelles dont il importe le plus de connaître les espèces utiles. Mais il est un élément dont nous n’avons pu parler encore dans aucun de nos chapitres précédents : nous voulons parler de l’âge des végétaux. |
L'âge des végétaux est important à connaître et à apprécier au point de vue du caractère qu'ils impriment au paysage. Il existe, sous ce rapport, de véritables monuments d’antiquité naturelle. Les peuples ont toujours accordé à ces patriarches du règne végétal une importance extrême, exagérée sans nul doute, au point de vue de la science, mais qui nous engage à énumérer rapidement ici les exemples les plus connus de ces espèces de monstruosités vivantes. Nous allons doncnous arrêter un instant sur les arbres géants, sur ces monuments végétaux qui font l’étonnement et l'admiration vulgaire.
Le Tilleul paraît être l’arbre d'Europe qui est susceptible d'atteindre la plus grande longévité et les plus grandes dimensions en diamètre. On! cite en Allemagne, dans le royaume de Wurtemberg, le célèbre Tilleul de Neustadt. Le couronnement de cet arbre décrit une circonférence de 133 mètres; ses branches sont soutenues par 106 colonnes de pierre. Les deux colonnes du devant portent les armoiries du duc Christophe de Wurtemberg, à la date de 1558. Sur plusieurs autres colonnes se lisent les noms de ceux qui les ont fait élever. Le Tilleul de Neustadt se divise à son sommet en deux grosses branches : l’une atteint une longueur de 35 mètres, l’autre fut brisée par
le vent en 1774.
Dans le château de Nuremberg, en Bavière, est un autre
Tilleul qui a, dit-on, sept cents ans d'existence, car on fait remonter sa plantation à l’impératrice Cunégonde. Autour de ce Tilleul, objet de la vénération des Allemands, on a placé les quatre statues emblématiques de la Bavière, de la Souabe, de Wurtemberg et du Tyrol.
Le Tilleul le plus âgé, ou du moins celui dont on connaît la date avec le plus de précision, est celui qui fut planté en 1476, dans la ville de Fribourg, en Suisse, pour célébrer la victoire de Morat. Cet arbre (fig. 425) a une circonférence de 5 mètres.
Près de Fribourg, dansle village de Villars-en-Moing, est un autre Tilleul qui, selon la tradition, était déjà célèbre en 1476 par sa grosseur et sa vétusté, car des tanneurs, profitant de la confusion de la bataille de Morat, le mutilèrent, pour en avoir l'écorce. Cet arbre, dont l’âge précis est difficile à fixer, a maintenant une circonférence de 12 mètres et une hauteur de 24. Il se divise, à 3 mètres de hauteur, en deux grandes masses, subdivisées elles-mêmes en cinq autres, toutes touffues et bien saines.
On voit près de Saintes, dans Le département de la Charente- Inférieure, un des plus grands chênes de l'Europe. Il possède, sur une hauteur de 20 mètres, un diamètre de 9 mètres à sa base. Dans la partie détruite de ce tronc gigantesque, se trouve ménagée une chambre de 3 mètres de haut sur 3 ou 4 de large, dont les parois sont tapissées de Lichens et de Fougères. On estime l’âge de ce géant entre 1800 et 2000 ans.
Le fameux Châtaignier du mont Etna (fig. 427), dit en Sicile Castagno di Cento Cavalli (Châtaignier des Cent Chevaux), a 2 mètres de circonférence.
Jean Houel à donné, comme il suit, l’histoire et les dimensions de cet arbre gigantesque :
« Nous partimes d’Aci-Reale pour aller voir le châtaignier qu’on appelle des Cent-Chevaux... Nous passâmes par Saint-Alfio et Piraino, où les arbres sont communs, et où l’on trouve de superbes futaies de châtaigniers,. Ils viennent très bien dans cette partie de l’Etna, et on les y cullive avec soin; on en fabrique des cercles de tonneaux, dont on fait un commerce assez considérable... La nuit n'étant pas encore venue, nous allämes voir d’abord le fameux Châtaignier objet de notre voyage. Sa grosseur est si fort au-dessus de celle des autres arbres, qu'on ne peut exprimer la sensation qu'on éprouve en le voyant. Après l'avoir bien examiné, je commençai à le dessiner... Je continuai le lendemain à la même heure et je le finis totalement d’après nature, selon ma coutume. La représentation
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que j'en donne est un portrait fidèle. J'en ai fait le plan, afin de démontrer la possibilité qu’un arbre ait cent soixante pieds de circonférence. Je me fis raconter l'histoire de cet arbre par les savants du hameau.
« Cet arbre s'appelle Chätaignier des Cent-Chevaux, à cause de la vaste étendue de son ombrage. Ils me dirent que Jeanne d'Aragon, allant d’'Espagne à Naples, s’arrêta en Sicile, et vint visiter l’'Etna, accompagnée de toute la noblesse de Catane; elle était à cheval, ainsi que toute sa suite. Un orage survint; elle se mit sous cet arbre, dont le vaste feuillage suffit pour mettre à couvert de la pluie cette reine et tous ses cavaliers. C’est de cette mémorable aventure, ajoutent-ils, que l'arbre a pris le nom de châtaignier des Cent-Chevaux; mais les savants qui ne sont point de ce hameau prétendent que jamais aucune Jeanne d'Aragon n’a visité l'Etna, et ils sont persuadés que cette histoire n’est qu’une fable populaire.
« Cet arbre si vanté et d’un diamètre si considérable est entièrement creux, car le Châtaignier est comme le Saule : il subsiste par son écorce; il perd, en vieillissant, ses parties intérieures, et ne s’en couronne pas moins de verdure. La cavité de celui-ci étant immense, des gens du pays y ont construit une maison où est un four pour sécher des châlaignes, des noisettes, des amandes et autres fruits que l’on veut conserver; c'est un usage général en Sicile. Souvent, quand ils ont besoin de bois, ils prennent une hache et ils en coupent à l’arbre même qui entoure leur maison; aussi ce châtaignier est dans un grand état de destruction.
« Quelques personnes ont cru que cette masse était formée de plusieurs Châtaigniers qui, pressés les uns contre les autres, et ne conservant plus que leur écorce, n’en paraissent qu’un seul à des yeux inattentifs. Ils se sont trompés, et c’est pour dissiper cette erreur que j'en ai tracé le plan géométral. Toutes les parties mutilées par les ans et la main des hommes m'ont paru appartenir à un seul et même tronc; je l'ai mesuré avec la plus grande exactitude, et je lui ai trouvé cent soixante pieds de circonférence!. »
On a dit souvent, comme le rappelle Houel, que ce Châtaignier monstrueux résulte de la soudure de plusieurs arbres, nés d’une ancienne souche, qui leur serait commune. Le soin avec lequel Jean Houel a décrit cet arbre, et l'inspection de la figure qu'il en a donnée, détruisent cette objection. Ce qui confirme encore l'opinion de Houel, c’est que ce voyageur ajoute qu'il existe dans les environs de l’Etna plusieurs autres Châtaigniers, très beaux et très droits, qui ont 12 mètres de diamètre, et qu'un de ces arbres a jusqu'à 25 mètres de tour.
Quel âge peut avoir le Chätaignier de l’Etna? C'est ce qu’il est bien difficile de savoir. Si l’on suppose que, chaque année, ses couches concentriques se soient accrues d’une ligne en épais-
1. Voyage aux îles de Sicile, de Malte et de Lipari, vol. II, page 79, pl. 114.
seur, cet arbre vénérable aurait de trois mille six cents à quatre mille ans d’existence. |
À Neuve-Celle, sur le lac de Genève, il existe une autre es pèce de Châtaignier de dimensions gigantesques. #3
Les Noyers jouissent d’une grande longévité, et peuvent 14 teindre un énorme développement sur tous les confins de la mer Noire et de la mer Méditerranée. Près de Balaklava, en Crimée, un Noyer porte annuellement plus de cent mille noix, que cinq familles se partagent.
M. de Candolle, dans sa Physiologie végétale !, parle d’une table de Noyer qui a été vue par l'architecte Scammozzi, à Saint-Nicolas, en Lorraine. Faite d’un seul morceau de Noyer, cette table avait 8 mètres de largeur, sur une longueur convenable. En 1472, l’empereur Frédéric III donna un repas magnifique sur ce monstrueux bloc végétal. D’après de Candolle, le Noyer qui avait fourni cette table aurait eu au moins neuf cents ans. |
Le Platane est un des plus grands arbres des climats tempérés. Pline raconte qu'il existait de son temps, en Lycie, un Pla- (ane célèbre. Le tronc creux de cet arbre formait une sorte de grotte, de 27 mètres de tour. Sa cime branchue ressemblait à une petite forêt : les branches qui la composaient couvraient de leur ombre une étendue de terrain immense. L'intérieur de l’excavation du tronc était tapissé de mousse, ce qui le faisait ressembler davantage encore à une grotte naturelle. Licinius Mucianus, gouverneur de la Lycie, donna dans cette grotte un festin à dix-huit convives.
Pline cite un autre Platane que l’empereur Caligula trouva aux environs de Vélitres. Ses branches étaient disposées de manière à former une grotte de verdure, dans laquelle ce prince dina avec quinze personnes. Bien qu'il occupât à lui seul une partie de l'arbre, les convives étaient tous fort à l’aise, et les esclaves pouvaient faire très convenablement leur service.
A Caphyes, dans l’Arcadie, huit cents ans après la guerre de Troie, on montrait un vieux Platane, qui portait le nom de Ménélas : on prétendait que ce prince l’avait planté lui-même avant de partir pour le siège de Troie. On attribuait aussi à