‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e siècles (volume 2)Chapitre 121 sur 236 · février 1649. A. B · texte numérisé non relu

février 1649. A. B

2. Le comte d'Onate est chargé par le duc de Guise d'offrir au roi catholique la place de Guise en échange de sa liberté (Dépêche du 1:2 février. A. B). — Le 27 février, de Matines, la duchesse de Guise, « née très liumble sujette de S. M. catholique. » demandait qu'on ne relâchât pas « son mary avant qu'il n'eust pourvu aux assurances qu^en justice je puis et dois exiger de lui ». (A. B.). Cette duchesse était la fille du comte de Grimberghe, Honorée de Glimes-Berghe, comtesse douairière de Boussu. Guise l'avait épousée à Bruxelles en 1641, l'emmena en Hollande, où il l'abandonna après avoir gaspillé sa dot, vendu ses pierreries et engagé son douaire jusqu'à oO,000 florins et plus. Puis il poursuivit à Rome devant « ceulx: de la Rote » l'annulation de son mariage, sans y réussir. (Note remise à l'archiduc; A. B )

3. Geoffroy, marquis de Laigues, célèbre dans les fastes de la galanterie et dans les annales du duel, mais avec une réputation contestée ii tous les points de vue, — capitaine des

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nage i)Ius considérable, et dont le voyage à Valenciennes au mois de février fit grand elïet '.

Le cabinet de Madrid ne s'en tenait pas aux exigences diplomatiques ou aux intrigues avec les rebelles et se préparait à une vigoureuse action militaire. Largement assisté d'argent, Léopuld a pu accomplir le rêve de ^lazarin, enrôler sous la bannière du roi catholique nombre de chefs, de soldats que la paix de Munster laissait sans emploi, troupes licenciées de Bavière, régiments de cavalerie congédiés ; le duc Ulricli de ^^"urtemberg amène quatre mille chevaux, Lamboy ses vieilles bandes; les contingents annoncés par Rebolledo, par les ducs d'Amalfi et de Neubourg montaient à une vingtaine de mille hommes -.

Dès le 16 mars, l'archiduc est à Cambrai, poussant des partis vers Paris, cherchant à ranimer l'ardeur des insurgés; mais c'est du côté de la Flandre maritime ciu'il compte profiter de notre désarroi ; cest aux places dégarnies qu'il en veut. Saint-Venant, sur la Lys, el l'importante forteresse

gardes du duc d'Orléans, servait comme maréchal de bataille en 1646, lorsqu'à la suite d'une querelle de jeu avec Roquelaure il fut très durement traité par le duc d"Anguien. Il mourut en 1674.

i. Dépêche du 10 avril 1G49. A. B.

2. Dépèches des 19 novembre IG48. ^2 juin et 27 septembre 1649. A. B.

de Gnocke, qui tenait tant au cœur de Condé, sont enlevés à la fois (25 avril) ; Ypres est attaqué (11 avril), et, comme M. le Prince l'avait prévu, « il arriva cette fois à M. de Paluau le même accident qu'à Gourtrai ^ » : la place fut prise tandis que le gouverneur guerroyait au dehors ; mais le lieutenant-de-roi, Beaujeu, ne se laissa pas surprendre et prolongea durant un mois sa très honorable défense -. On avait des craintes sérieuses pour Dunkerque : là comme ailleurs, les Suisses, mal payés, refusaient le service et mettaient bas les armes. La cour de France Cependant Ics trouoes retenues autour de Paris,

à Compiègne.

L'armée et quc Ic traité de Rueil rend disponibles, sont

demande Condé.

dirigées vers la frontière ; d'autres s'avancent appelées d'Allemagne. Quand enfin le détail de la paix et des arrangements particuliers est réglé, la cour suit le mouvement et quitte Saint- Germain le 29 avril; M. le Prince l'accompagne. Lors d'un court séjour à Paris, il a été assez mal accueilli, des femmes surtout; le peuple ne connaît que le bras qui a frappé, voit en lui l'auteur des maux infligés par le blocus. Après une halte à Ghantilly, le Roi, la Régente, les princes et les ministres s'établissent à Gompiègne (Il mai). Est-ce Gondé qui va recevoir la patente de com-

i. Voir p. 198.

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