Le duc de Guise
PIÈGES ET DOCL.MEMS. 563
escrites à la Reine en faveur de M'"" de Pons, je le? aurois tait chercher pour les envoyer à V. A.; car certainement rien du monde ne vaut cela ; et, à moins de les avoir vues, on ne peut pas croire qu'un homme portant litre de duc ait été capable de les avoir escrites, quand môme ce seroit le grand fauconnier de Fmnce ou son cousin Pa;^an ^.
Je ne doute pas que M. le Cardinal n"ait rendu compte à V. A. des bruits qui causent la disgrâce de M. d'Avaux; mais peut-eslre n'aura-t-elle pas su les propres mois qu'il a respondus à M. de Mesmes lorsqu'il luy a parlé en faveur de son frère, qui sont qu'à sa considération seule il ne le laisoil point mettre à la Bastille et luy permettoit de se lenir dans une de ses maisons, demeurant très persuadé et très assuré que ledit s"' d'Avaux n'estoit pas moins son ennemi que M. de Beaufort.
Le portier de Ma Jemoiselle a ordre de ne laisser entrer personne pour la voir que ses domestiques. On dit que c'est pour avoir écoulé les propositions de Saujon-, lequel, joint au bourgmestre de Fumes, sur la moustache de tous les souverains et ministres de l'Europe et sans leur en faire part, avoit résolu de la marier à l'archiduc Léopold.
On assure que la landgrave de Hesie est d'accord de tous les articles de son traité, et que ies suèdes sont proches de conclure le leur.
M. Le Tellier ne voulut point signer avant-hier les lettres d'état de M. de Guitaut, disant qu'il falloit attendre, ce qui a alarmé ledit commandeur, parceque son temps expire le huitième de ce mois; mais je les lui présenteray demain et je ne fais nulle difficulté qu'il ne les signe, car il me l'a promis posilivemenl et je sais bien qu'il en a reçu l'ordre de M. le Cardinal.
1. Le comte Biaise-François de Pagaa, mathémalicien et astronome, l'homme le plus or^'aeilleux de son temps, né en 1603, mort en 16 J5; cousin du duc de Luynss, grand iauconnier de France.