‹ Histoire des princes de Condé pendant les 16e et 17e sièclesChapitre 131 sur 131 · DEUXIÈME DU NOM, TROISIÈME PRINCE DE CONDÉ, NÉ LE 1" SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DU NOM, TROISIÈME PRINCE DE CONDÉ, NÉ LE 1" SEPTEMBRE

C HAPITRE PREMIER (1569 à 1588). — Deux enfants de seize et dix-sept ans, le prince de Béarn et le nouveau prince de Condé, Henri Ier, sont élus chefs des protestants (mars 1569); leur situation et leurs rapports. — « Les pages de l'amiral. » Ils combattent pour la première fois à la journée d'Arnay-le-Duc (juin 1570). — Attitude de Condé pendant la paix; confiance que lui témoigne l'amiral; ferveur de ses convictions religieuses. — Son mariage avec Marie de Clèves (juillet 1572). — Mort de Jeanne d'Albret et mariage du roi de Navarre. — Condé à la cour ; son courage et sa fermeté lors de la Saint-Barthélémy (août 1572) ; il n'abjure qu'au mois d'octobre. — Siège de la Rochelle (1573) ; les deux Bourbons forcés d'y assister. — Attitude différente de Navarre et de Condé; griefs et tristesse de ce dernier; le duc d'Anjou et Marie de Clèves. — Nouveau parti

du duc d'Alençon ou des « mécontents » ; il se rapproche des Montmorency et des Bourbons ou « nouveaux ». — Paix (juillet 1573); Condè est nommé inopinément gouverneur de Picardie, et se rend à Amiens. — Conspiration découverte au moment d'éclater (mars 1574) ; arrestation et noble attitude de Navarre; fuite de Condé; il gagne Strasbourg. — Prise d'armes des mécontents et des protestants; Condé est proclamé leur chef (juillet 1574). — Il commence assez tard ses opérations, et y réussit assez mal. Cinquième édit de paix (mai 1576). — Nouveaux griefs de Condé, frustré des avantages que lui assurait le traité de paix. — Défiance des protestants envers Navarre; leurs sympathies pour Condé. — Marie de Clèves était morte en l'absence de son époux (octobre 1574). — Établissement de Condé à la Rochelle et dans l'Ouest; il sert de prétexte à l'organisation de la Ligue. Irritation générale. — États de Blois. Négociations officielles et secrètes. — Nouvelle guerre; mauvais succès de Condé; divisions des partis; paix inattendue (septembre 1577). — Refroidissement des deux cousins; Catherine veut les séparer complètement. Condé surprend la Fère (novembre 1579). — « Guerre des amoureux; » elle force Condé à fuir. 11 demande des secours dans les Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne; son traité avec le Palatin. — Il est forcé de subir la paix de Fleix (novembre 1580); ses relations avec Navarre et avec les protestants exaltés. — Situation de la France, des Bourbons et des partis après la mort du duc d'Anjou (1584); le Roi, contre son gré, se livre à la Ligue par le traité de Nemours et l'édit de juillet (1585). — Mesures prises par Navarre pour soutenir la lutte; sa fidélité aux intérêts nationaux; modération de son langage. — Brutum fulmen. Commencement des hostilités (septembre 1585); succès de Condé en Saintonge. — Désastreuse entreprise d'Angers; fuite de Condé à Guernesey. — Son retour en Saintonge. — Son mariageavec Charlotte de laTrémouille (mars 1586). —Les partis extrêmes également mécontents du Roi et du roi de Navarre. — Armistice (août 1586); négociations infructueuses. — Formation de trois nouvelles armées royales ; espérances de Henri III. — Opérations insignifiantes de Joyeuse en Poitou; il quitte son armée (août 1587); Navarre et Condé reprennent la campagne. — Navarre marche su>- la Loire pour rallier son cousin le comte de Soissons; le prince de Conti va chercher l'armée d'Allemagne. — Joyeuse, renforcé, marche vers Libourne, où l'attend Matignon. — Après avoir rallié son armée»

Navarre marche parallèlement à Joyeuse, et ic devance à Coutras (19 octobre); résolution de donner bataille. — Dans la nuit, Joyeuse (sept mille hommes) marche sur Coutras ; l'armée protestante (cinq mille cinq cents hommes) prend une bonne position. — Bataille de Coutras (20 octobre); canonnade; succès peu important de l'armée royale. — Harangue de Navarre ; il renforce sa gauche. — Combat décisif du centre ; déroute de l'armée royale. — Rencontre de Condé et de Saint-Luc. — Séparation de l'armée. Projets de Condé; il se retire malade à Saint-Jean-d'Angely; sa mort (5 mars 1588). — Soupçons d'empoisonnement; le page Belcastel et le contrôleur Brillaud; poursuites dirigées contre la princesse, qui reste sept ans détenue. — Sentiments de Henri IV pour son cousin. Jugement sur ce prince. . . Page 85

CIIAPITBE II (1588 à 1610). — Coup d'œil sur les principaux événements qui suivirent la mort du second prince de Condé. — Jonction de Henri III et du roi de Navarre. — Siège de Paris. Mort de Henri III (août 1589). — Premiers actes de Henri IV. — Sa marche sur la Normandie. — Il s'établit à Dieppe. Position d'Arqués ; beaux combats livrés pour la défendre (septembre 1589).

— Le I\oi est renforcé; Mayenne se retire. Le Roi reparait sous les murs le Paris. — Marche habile sur Tours. Progrès des affaires du Roi. — Efforts des ligueurs et de leurs alliés. Bataille d'Ivry (14 mars 1590). — Blocus de Paris, levé par le duc de Parme (septembre 1590). — Difficultés de la situation du Roi ; il fait face à tout. Siège de Rouen, commencé en décembre 1591, et levé par le duc de Parme en avril 1592. — Retour offensif du Roi; belle retraite du duc de Parme; sa mort. — Tiers parti. États de la ligue. Abjuration de Henri IV (juillet 1593). — Entrée du roi à Paris (mars 159i). — Soumission de Lyon et de Rouen ; guerre sur les frontières; combat de Fontaine-Française (juin 1595).

— A Dijon, le connétaMe remet au Boi un placet en faveur de la princesse de Condé.

Naissance du troisième prince de Condé, Henri II de Bourbon, le 1er septembre 1588, à Saint-Jean-d'Angely. Longue détention de sa mère; animosité de sa famille. — De Thon obtient du Boi qu'il reconnaisse le jeune prince et le fasse élever dans la religion catholique. — La princesse de Condé est mise en liberté sous caution (juillet 1595). — Le marquis de Pisani, nommé gouverneur du jeune prince, l'amène à Saint-Germain, où il est déclaré héritier

du trône (novembre 1595).— Éducation du jeune prince : d'Haucourt, sous-gouverneur; Lefèvre, précepteur. — Acquittement et abjuration de la princesse de Condé (1596). Son caractère; sa lutte avec Pisani; fâcheuse influence sur l'éducation de son fils. — Éloges publics donnés au jeune prince : le cardinal de Florence; l'avocat général Dollé ; Grotius. — Doutes persistants sur la naissance de Condé; état do l'opinion ; incidents. — Divorce et second mariage de Henri IV. — Changement de la situation du jeune prince.— Mort de Pisani (octobre 1599) ; il est remplacé par Belin. — L'éducation de Condé s'achève assez tristement; son caractère; ses dispositions; sa vie à la cour. — Présentation de Charlotte- Marguerite de Montmorency. Effet produit par sa beauté. Henri IV rompt le mariage projeté entre elle et Bassompierre. — Le prince de Condé fiancé à M1Ie de Montmorency (décembre 1608); marié le 17 mai 1609. La passion du Roi éclate. Altercations entre lui et Condé. Ce dernier se retire à Valéry avec sa femme. — Malherbe chante les amours du Boi. — Après une apparition à la cour, Condé retourne à Valéry, d'où il se rend à Muret. Incidents de son séjour en Picardie. Mandé à la cour, il y vient seul; le Roi veut le « démarier. » Intervention de de Thou et du secrétaire Virey. — Emportement du Roi. Condé part, annonçant son prochain retour avec la princesse (25 novembre 1609). — Le Roi est informé que Monsieur le Prince emmène sa femme en Flandre (29 novembre). Mesures aussitôt prises pour arrêter le fugitif. — Condé arrive à Landrecies (30 novembre). Il y est rejoint par les agents du Roi. Embarras des magistrats. — Après quelque hésitation, les archiducs autorisent la princesse à se rendre à Bruxelles; mais Condé doit quitter les Pays-Bas, et se rend à Cologne, où il arrive le 8 décembre. — Démarches de Praslain et de Virey. La princesse mise en sûreté à Bruxelles dans le palais d'Orange. — Suite des mesures prises par Henri IV. Sentiment des ministres espagnols, et notamment de Spinola. — Condé, appelé à Bruxelles, y arrive le 21 décembre. — Tristesse de la princesse; ses rapports avec son mari. Dispositions et démarches de sa famille. Intrigues du roi. Négociations infructueuses pour ménager un accommodement entre lui et Condé, qui se livre davantage aux Espagnols. Ambassade du marquis de Cœuvres (janvier 1610); démarches directes et indirectes du Roi pour émouvoir et intimider la cour de Bruxelles. — Mission secrète du marquis; il doit enlever la princesse. —Virey découvre les projets de Cœuvres, et s'entend avec Spinola pour les déjouer.

Alerte de la nuit du 13 au 14 février 1610. — Sommation en forme adressée à Condé par l'ambassadeur de France. — Condé se décide à quitter Bruxelles. Il confie sa femme aux archiducs, part déguisé le 21 février, et arrive à Milan le 31 mars. Attitude prise par l'Espagne vis-à-vis de ce prince et de Henri IV. — Le connétable réclame sa fille. Mission de Preaulx. Réponse des archiducs. — Requête de la princesse pour sa mise en liberté. Nouvelles démarches du Roi auprès des archiducs. On croyait qu'il les appuierait par une démonstration militaire. — Nouveaux vers de Malherbe. Malgré les assertions contraires, la passion du Roi est plus démonstrative que profonde. — Véritable but des armements de Henri IV. Sa politique; alliances et ressources qu'il s'est préparées. — Il fait demander aux archiducs le passage par le Luxembourg pour son armée. — La cour de Bruxelles offre de renvoyer la princesse de Condé. Vains efforts pour arrêter Henri IV. — Bullion, ambassadeur de France à Turin, est chargé de surveiller Condé, qui habitait Milan. — Démarches faites auprès de Condé pour le décider à se rendre à Rome. Il renonce à ce projet sur la nouvelle de l'entrée des Français en Lombardie. — Il apprend la mort de Henri IV (mai 1610), quitte Milan, et arrive à Bruxelles le 18 juin. — 11 se soumet à la Régente, refuse de voir sa femme et arrive à Paris le 16 juillet 1610 Page 186

riÈCES ET DOCUMENTS INEDITS.

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