CHAPITRE CINQUIÈME
(i) Voj. X« S€m. jépolog.f t. Y. —Le paganiime NJetaii Je« hommet dus rigBor^nce ca ouvrant la porte à toutes les erreurs } le mahomëlisme eu a fait autant plus tard» eo frrmaDt teute issue à la Téritë) le christianisme seol ordonne cette soumission éclairée qui tient le milieu entre le pyrrhonisme et la crédulité. (BACON.)
(i) La aocitfttf temporelle est perfectible» parce qu'elle a sa racine dans une société plus parfaite, parce que, par cette société, elle eat mise en rapport aree Ja source de toute perfeclion, avec Dieu. Le progrès social, c'est le mouvement par lequel la société temporelle s'efforce de s'élever à la hauteur de la pensée diyinei d'où elle est sortie j c'est le travail par lequel elle cherche à réaliser dans ses inslitutionsi dsns §99 lois, dans toutes les formes changeantes de son existence fini«, au degré ou 1» chose est possihlf , le type que lui représentent les notions de juelice infinie sur lesquelles sa baae eat posée « le progrès social c'est la gravitation naturelle par laquelle ces êtres collectifs que l'on nomme p«nplca doivent teadroi ainsi que tons les êtres libres, émanés de Dieu, à se rapprocher de Dieu*
P^ous voyons, en même temps^ à quelles conditions s'accomplit le progris ; la part de Dieu et la part de Tiiomme dans le mouvement du monde social.
Car la vie de la société temporelle se développe en dehors de la société spirituelle, et par l'action libre de l'homme; mais, premièrement, le principe de celte vie ne vient paa de l'homme, mais de Dieu ; ce principe, ce sont ces primitives croyances, placées su-dessus dos entreprises de la raison humaine, parce qu'elles ont leur source dans la révélation; ainsi, au milieu des mobiles révolutions qui modifient, qui transforment d'dgeen &ge, rdconoroie et le plan extérieur de la société, il eat une chose qui doit demeurer immobile, c'est la base sacrée qui a été posée par la main de Dieu, et que la main de l'homme ne peut ébranler aans que tout l'édifice s'écroule.
Secondement, non seulement le progrès véritable ne brise point l'unité dî» vine qui constitue la société, mais il sort de son unité comme le fruit de son germe. Car, m tout droit émanant de Dieu, » ainsi que Rousseau lui-même le recoanait, « la justice des hommes ayant aa racine dana la justice ordinairement révélée, » comme Cîcéron le proclamait au milieu des siècles patecs, il est évi*
âtni qn« 1« dêfeloppemwt de U cocirflë temporelle ne peut être eati« cbofe* qae le dêf eloppement det principee diviee qu'elle a reçut de U tocMl* ^intaeile, que reppUcation de cet principee eux beeoins que menUeeteat Ice p^ riodee «acceeeif et de son existence ; en sorte que les peuples qui, détourttaet les yeux de la laonière que la rëv^lation f^it luire devant eux^ demande»! à li raison seule de l'homme U route du progrès, ne peuvent qae a'égnmr et «e perdre dans d'inévital>les abîmes.
Gela postfy ai nous nous transportons au point de d/part de la race honaaine, lorsque, apr^s la chute, la miatfricorde de Dieu recueille les débris dm monde primitif, que voyone-noue?
Une «Bovre qui commence» la réparation dn monde, plus merveilleone q«e la création ; l'amour infini qui renoue à fespërance d'un Rédempteur le Ken de la double tociëté du temps et de l'éternité, brisé par le péché ; qui rctaliUt, qui rehauste en Jésot- Christ tout ce qui est tombé en Adam.
Mail ce dettein qui doit remplir tons les temps, D«eu ne nous en montre q«* l'ébanche, à 1 origine des ailles $ nous n'apercevons encore que len pierre d'attente de l'édifice surnaturel, dont le aacrifice du Fils de Dieu doit poser ua jour la base dans les profondeurs de la mort, et élever le faUe paqu'aoka ban* tcura de l'éternité.
Si nous considéront la société de l^homme avec Dieu dans ces premicra commencemente, et que nous la comparions avec le plan immortel, réaUatf au Calvaire, nous la trouverons imparfaite sens un double rapport s
Premièrement, Dieu n'avait soulevé qu'un coin du voile qui couvrait l'ordre surnaturel dans lequel l'humanité devait être introduite par la parole de Jésua- Christ; la révélation qui éclaira le monde naiasant n'était à l'admirable la* miëre de l'Evangile, que ce que les premières et incertainee lueurs qui bUa* chissent l'horiaon, encore à moitié enveloppé dans les ombres de la nuit, «ont aux splendeurs du soleil après qu'il est monté au plus haut point du ciel.
Secondement, les premiera rudimente de la loi céleste, manifeatéa sur le berceau du genre humain, ne furent point confiés, comme la loi complète, promulguée sur le Calvaire, à une autorité extérieure, universelle, assistée de Dieu ; excepté cbea la nation juive, point de tribunal, dans les teaaps andeas^ investi du droit de résoudre les doutes de la conscience ; nul autre {touTotr dans l'ordre religieux, que le pouvoir du père de famille, chargé de transmettre à sa postérité lea enseignements qu'il a reçus de ses ancêtres ; point d'autre source de la vérité et de la justice que la source de la tradition dômes* tique, ai facile è altérer et à corrompre.
De cette double imperfection de la société religieuse réiultait, nécessairement, l'imperfection de la société temporelle.
Cette conséquence découle de tout ce qui a été dit sur le lien intime qui nait les deux sociétés..
Cette conieqaence deviendra d'ailleuri un fait senaible pour nous, lorsque le moment aéra venu d'tftudier Tœavre divine de la réparation ; loraque, de la parole de celai qui d'un mot créa l'univers, noua verrona aortir un monde nouveau; loraque le cercle dea deatinëea temporellea de l'homme aéra élargi «ur le Calvaire en même tampa que le cercle de êen étemellea deatinëea; et que toalea choaea seront renouvelëea par le Sauveur, sur la terre tomme dana le ciel ; lorsque TÉgliae à qui a ëté confié le dépôt dea vérite'f céleatea , noua apparaîtra comme un phare immortel , pl&cé par la main de Dieu , aur un rocher inaccesaible'aux nuages, et d où a*echappe une lumière croiaaante qui indique à l'humanilë comme aux hommes la route du double progrès par lequel elle doit avancer peu à peu , à travera les ëcueils du temps , vera le port de Fétcrnitë. (L'abbé de SALIKis. ).
(3) Fojr, le meurtre de Th. Beckct, daaa le résumé de l'histoire d'Aogleterre; la longue querelle des Guelfes et des Gibelins, dans l'histoire d'Allemagne, et on peut consulter, pour avoir deadétaila circonalanciés et pleins d'intérêt, l'Histoire ecclésiastique de Fleury, celle de Beraut-Bercaatel, et mie;ux encore Guillaume de Tyr, Bernard, Baron, Duchesnc, Zonare, Ducange, Baluze, Durand de Maillane, Raynaldi, Dupuy, Heial , d'Argentré, la Bibliothèque ecclésiastique^ etc., etc.
(4) Le concile général de Latran, termina réellement la querelle des investitures en iia3. Rome avait triomphé en arrachant à Henri Y la partie de la juridiction spirituelle long-tempa administrée par ses ancêtres, et qu'il avait juré lui-même de conserver avec la puiasance impériale.
'(5) Montalembert, d'après Hurter, Bayneldus, Raumer, etc.
(6) Fox.Giannone, Yelly, Hallam et Muratort. Il par«it, au dire de ce dernier, que le pape Bonifiée profita de cette solennité pour remplir le trésor pontifical ! « Papa innumerabilem pecuniam ab iisdem recepit\ quia die et nocte duo clerici stabant ad altare sancti Pauli, tenentes in eorum manibus rastellos, rasleliantes pecuniam infmitam, .• » ( MURÀTORI, Annales» )
(7) Baluze, Bercaatel, Gibbon.
(8) Clément Y fil, dit Baluae, tout de suite une promotion de dix cardinaux ; neuf Français et un Anglaia.
(9) Desmicliels.
(10) Voy. l'abbé de S^àt y tX. Les Lettres de Pétrarque. ,
(11) Voy» Muratori, le père Ducerceau, Fl«ury, Baluze, Ducange, Hallam, Gibbotti etc. ^
Noua joindrons ici, comme dana nos deux première volumes, la nomenclature des papes de cea trois siècles.
Douzième Ji'èc/e. •— G elase II, Calixte II, Honorius II, Innocent II, Géleslin II,. Luce II, Eugène III, Anastase lY, Adrien lY, Alexandre III, Luce III, Urbain UI, Grégoire YIII, Clément III. Célestin III, Innocent III.
Treisiime sihcle. «— Hovoriof III, Grégoire IX, CëJctlia IV, loooceot IV, AUs«Bdre IV, Urbain IV, Clament IV, Grtfgoir* X, Innoceat V, Adrien V, Jean XXI, Micolaa III, Martin IV, Honoriiu IV, Nicolas IV, CélMtU Y, Bonifaca VIII.
Quaiof%ièmê siMe. » BeaoU XI, CUoimt V, Je«B XXII, B«noU XII» Unocent VI, CUmcnt VI, Urbain V, Grégoire XI, Urbain VI, CUment VII, Boniface IX, B^noH XIII.