IV
ttêêi de •easdaliaer let fiiliUt. J«au FUchait, tyodic de Francfort, nott
•B i58i, fut le premier qui les recueillit) Wolf lee a rcproduitee (T. i,
p 55e ; t> a, p. 9091 Lect. mem, ). Cet figures leiaerat voir d«a sAÎaaaui occu<
ptfa de diff^reatet foBctâona sacerdotales* Les figures du pilier du côté du
choeur représentaient l'enterrement d'un personnage remarquable, le nmtrtl,
ajmbole allégorique de la pspautd au quatorsiime siècle. Un cura, qui ouvrait
la marche» tenait d'une main un bénitier et de Tantre un goupillon. Il êiJti
auivi d'un loap qui portait la croisi d'un lion ayant entre ses pattes un cierge
alluma. Un cochon et un boue venaient ensuite, portant aur un brancard ua
renard mort. Entre let jambes des porteurs paraissait une chienne qui tirait
le cochon par la queue.
Sur l'autre pilier du côltf du portail, se trouvait un autel ; deasua était db calice découvert, un cerf debout pariialait c4lébr«r la messe. Derri^e le cerf, un àne à longues oreilles chantait l'évangile dans un livre qu'un chat tenait devant Ini, appuyé sur son front comme sur un pupitre. Schad pente que ces sculptures sont de l'an 1 998 } cette conjecture est vraisemblable.
(i) Parmi les architectes lea plus célëbrea du douai^me siècle, on cite «a Italie, Bonanno, Guillaume, Marchione; en France, Robert de Lutarchcc, Pierre de Montercau. ^- Dans le treiiiéme siècle, Robert de Coucy, Hugues Libergier, un Margaritone, un Amolfo, et surtout un Bruneleschi, qui osa, U premier, faire revivre lea formée de l'architecture antique dans l'église de Sânta-Maria-del>Fiore, i Florence. Il ouvrit la carrière que Le Bramante «t Michel -Aege ont parcourue avec tant de snccéa.
(3) r.MM. de Saint-Quintin , le Prévost, Chfttesubriand , Hallam, E«<}ui. ros , l'abbé Lebœuf, de La Htie, de Julimont, Schweighauser, Riehomme , d« Roujoux et surtout M. de Gaumont. — D'après lea indications précises de c« dernier antiquaire , on peut classer ainai les principaux styles d'architecture qui ont régné du cinquième au seitième siècle. Architectvkb ROMÀkb. — Primordiale ; depuiale cinquième siècle.
Secondaire : depuia la fin du dixième aiècle. Tertiaire ou de tranaition : du onttème audouaième aiècle.
AXCSXTJICTURB OOIVÀLS. — Primitive : treiaihme siècle.
Secondaire t quatoraième eiècle»
Tertiaire t quinaième et la première Boitiéda seisième siècle.
(4) r. Vasari, Félibien, de Roujoux, etc.
(5) F' Laborde , Essai sur U musique ; de Roujoux » Tabbé Leboauf, Magnin , etc.
(6) r. Tourtolle.
(7) y, SpNBgel et Muratori.
(9) V* Gilbert! Anglici : Compêmiium meibciiue, etc.
(9) V. Pierre d'Alkaao : Coneitiator differentium»
(io> K. Karth-SpreBgel.
(11) F'.BtOTÎvt, Rayomld, etc.
(la) y, Facciolati , PorUl , etc.
(i3) ri KartlnSprengel, CalimBi«, Tonrtelle, Moralori, etc., etc.
(14)^. P^tnim de Cresceatiis. On peut voir d'âpre cet auteur dn qnatorai^oie «iècle que 1 agriculture françaiae de cette époque différait peu de l'itgricuUttre italienne.
(i5) F*. Alberti Magui t Opéra de generaiioneet corruoUone.
(16) K- ht» RouUnux de Pabbajrt dû Long-Champs ^ les Ordotuiances de Charles VI^ de Charles Fil, etc.
(17) Noue ne parlerous pas ici dee ëpouvaatables catastrophes qui dësolèreet la Chine et tonte l'Asie pendant le qnatornième siècle. L'Europe en offre asses à «lie seule pour ne pas en chercher ailleurs :
« C'est entre t34a et i344 ^I^^ ^^ tremblements de terre violents annoncèrent k rBgjpte et à la Syrie les désastres qui devaient suivre , et la peste éclata avec une telle furie qu'elle moissonna au Caire journellement de du à quinae oûlle personnes, nombre qu'une violente peste locale y moissonne habitaellement pendant toute sa durée. On raconte que vingt-deux mille habitants moururent à Gaaa d^ns 1 cspsce de six semaines, ainsi que presque toua les aaimauz.
« Ce que l'iiistoire rapporte de cette époque de l^le de Chypre surpasse dana aon résumé tragique tout ce que llmaginalion a jamais pu rêver. Cette île, avaatageuaement située sur la route du cummerce de llnde à Coastanti- DOple , à Venise , à Gênes et à Marseille , et d'ailleurs riche par la nature de son sal et de ses productions , se trouvait alors dans un état extrêmement florissant | mais les communications qu'elle entretenait avec l'Egypte venaient d*y introduire la peste , qui d'kbord attaqua lea maitren mahométans. Dans la crainte que leurs esclaves ne profitassent de la circonstance pour se révolter et se rendre maitrea de Tîle , les premiers laBaginèrent de lea mettre ï mort. Mais cette cruelle précaution ne profita à personne ; car une catastrophe terrible devait bientôt anéantir presque tous les êtres %ivaata. Un tremblement de terre vint ébranler les TondemenU de l'ile , et fut accompagné d'un ouragan si affreux qn« rien ne lui résista. La mer ae briaa contre les rochers , entraîna avec elles les vaisseaux qui se trouvaient dana les ports , et presque aucun de ceux qui les montaient ne put échapper à la aaort.
« Un vent pestilentiel s'était élevé peu avant le tremblement de terre et avait répandu detmiaasnes mortela ; d'aCCreusea convulsioaa saisissaient les nulades, qui périssaient presque aussitôt ; ceux qui essayaient psr la fuite d'échapper à ce fléau trouvaient la arart sous leurs pas, et étaient ensevelis daos les sbfmes
que 11 l«rre mouvante creuiait autour d'eui. L'île uipar«v>nt si riaote ne Tut bientôt plut qu'un affreux d<f«ert.
« SpaDgeobergdil|d'iprè« les chroniques : Il y avait au^isi beaucoup d<* saulerelies que Tourag^n avait jtlées d^ns la mer et que les vagues renvoyèrrot mortes sur le rivag*», d'uù résulta uoe od«*ur qui coi'ioriipil r«ir. On vit de {lui du cûl«i de Torieut ua brouillard extraordinaire qui s'ëteudit eosaite ver* le nord et sembla aller s« poser sur les eûtes de la Grèce.
« Comme nous l'aroos dil plus baut , on av^il bien aperçu plusieurs symptômes alarmants dans quelques contrées de l'Europe; mais en général on y vivait encore sans sppi éheosion de plus grands maux. Les environs du Rhin et quelques contrées de la France avaient été visités, en i34vy pac des inondalims extraordinaires, qu'i était impossible d'attribuer seulement aux pluies, car oa avait TU dans beaucoup d'endruiis et même sur les cimes des montagnes, jtiilir des sources dont on u'avait j4mais i*uparavani entendu parler, et quelques lieux ordinairement très secs s'étaieni trouvés submergée sans qu'on pût savoir d'vu l'eau était venue.
« En i3'|5| Tordre def aaisons parut cbaogé; les grosses pluies , les inondations, le manque de récultes, furent universels , et cesfléanx épargnèrent très feu de pays ; tous les bisloriens en sont d'arcord. Les suites en furent bteclôt très sensibles , surtout en Italie , oii une pluie continuelle, durant quatre mois I avait gâté les semences. On fut obligé de distribuer du pain aux pauvres, notamment à Florence, où on établit de grandes boulangeries qui confectionnaient journellcmeat 94f000 rations de ta onces. Muratori dit qu'il y eut dans les années i346 et 1347 ^^^ cherté extraordinaire de vivres par tonte la chrrtieoté I que beaucoup de gens mouraient de faim , et qu'en général il y eut uce grande mortalité p<mr tout le monde.
«Ce ne fut cependant qu'en l'année i3^8 qu'éclatèrent violemment en Enrop<* It» signes de la grande révolution souterraine qui avait annoncé son existence d'une manière si effrayante en Chine. Le aS janvier de cette année, un tremblement de terre sans exemple dans son étendue ébranla la Grèce , l'Italie et les contrées voisines. Naples , Rome, Pise , Bologne , Padone , Venise et bearcoap d'autres villes en souffrirent considérablement; des villages entiers fuient epsevelis. Selon le témoignage de Jean Yallini, célèbre historien , et d'autres contemporains de cette époque ^ des maisona, des églises, des bourgs n'écroulèrent totalement. Trente communes et toutes les églises furent renverêées de fond en comble en Caiinthie, et on retira plus de mille victimes de dessous les décombres. La ville capitale, Yillach, fut complètement détruite, et fort peu d'habitants survécurentt Vitoduran, dans sa chronique, assure qu'après le tremblement on t|>onva la surface du sol changée. Beaucoup de villages ne se rencontrèrent plus , et des montagnes s'étaient remuées de leur pUce. On lit dans les oeuvres de Pétrarque ose mention de cet affreux ébranle-
menl qui s'éteaditjufqne àn§ le* enviroDs ie Bâle ; et la ftéUtt iu Deeameron noD* donne une bien terrible id^e de la peaf e de Florence.
« Oa peut ait^ment l'imaginer la conatemation âe$ popnlafioDt même dana Ica localiu'a où l'on n'iVtfit point ou aenlrment peu aouffcrt du phr'aomëoe. Dana beaucnup de lient la terreur ae répandit ^ la vue de m^téorea qoi parurent dana 1<? ciel. Oaaperçot, le so décembre iS^S t au lever du «oleil , à Avignon , où lo pap« avait alora aa rëaidencei une colonne de feu qui a'arréta pendant une heure entière au^deaaua du palaia papal ( Vil lani). Un grand globe Iumin«ut aVtait m<;atr^ an moia d'août de la même ann^e , au coucher du aoleil, aa«d«'tatia de Paria , et aVtait dialiogué ^ au dire de Cuill. de PiaDgia, de toutca lea apparitiona aembiablca par une (ri;a loogue durre.
« Dcpuia 1348, Ira tremble mecla de lerre te lUccéclèrroteD Europe jusqu'i-n t36o, comme ila a'^t^iient ancc^d^ en Chtne jutqaVn i346; rt ai l«'ur< (fi<lf n'ont paa frappé comme là des centaîoes de lit uea k la fui» de macièrn ï lea faire dtaparallre de la aui face du aol , néanmoina ila ^^raolfereot , r omme noua l'avooa àé'jk ditf tonlca lea aurficea rn Italie, en Allemagne, eo Pwlwgne , en Angleterre f en Danemark, et plut au nord jusque ri r» ie. [>6\e,
Nuut Iroavona dana Méseray «qu'un trrmblenienf de tetrenttivfrael,meam« « CD France et aux paya aeptentrionaux , renvertoit les viltet tout entières , dif* « raeinoit lea arbre* et lea muntagoM et rempliasoit lea rampagnea d'^hyomrs »{ ■ profoada qu'il aeoiblott qie l'enfer eût voulu engloutir lo gfnre humain. »
m On eut de partout dca nouvelles très itflligcantea , dit IVIuratori. La famine et la peate régnaient par tout le monde, et parlicutiSircmi'nt parmi la infidèles; on dit qu'il mourut en Barbarie huit peraonnea sur dix , et beaucoup de paya furent abandonnée. Frapali et d'autrea endroit* reatènnt entièrement déscit* en Sicile»
«Si noua anivona cette révolution telîurgique juaque ver* le p6te du nord, ncua apprenona que lea habitante de l'Ialande et du Groenland ne furent point protège* par lesglaeea de leur climat, de l'ennemi dévaatateur qui a'etait empara du globe en venant du aud-eatde l'orient. 11 poussa jnaqn'au sept^ntiioo , et le Danemark et la Norvrtfge furent tellement occupée de leurs maux , qne même la navigation habituelle avec le Groenland en fut interrompue ; mata ce qui e*t surtout fort remarquable, c'cat que, db* cette époque dea montitgntt de glace* s'attachèrent et s'amoncelbrentanr le* c6te* orientale* du Groenland, que depuis lora anctin mortel, étranger an pay*» n's plua visitées. (Forf.ief, Grceland, afif/7. — Pontan , i2er. Dnn* Hist-)
Iiaia«ons leaglacea du nord et rétrogradona jusque anr le* rivages fertiles du Bosphore. Là régnait slor* l'empereur Csntacusëbe, qui est anasi connu comma avuur, et qui laissa à^* notices circonslaneiées sur Iss évënements , les maux * t les maladies qui affligèrent son paya ; êQû propre filf AodroBicus en fut u>f de* com!>reuses vie limes.
« L'empereur Caaf acaiène , selon U chronique univeraelle bjuntiBe, npporle que le peste viat k Coostentinople du peys des Scythes byperboréens , par coa> sêqnent du nord de la Mer-Noire, et tl est toujours fort digne dercnurqae que le mal qui avait pouM^ jusqu'alors sa route d*urtcnt en occident, en chan> gea une fwis qu'il ^tait arriva en Tauride et sur les bords de la mer car au lieu de pousser de suite pins loin au nordooucst et d'attaquer la Ki la Pologne et l'Allemagne, il se rabattit au sud et gagna Coaalantinople etl'£urope méridi<male au ccmmencement de 1 348. Les royaumes du nord n'en furent visités que près de deux ans plus tard , en novembre x349> ^^ ^ Russie en i35i.
(18) V. Xénophon ; Des moyens d'augmenter le revenu de CAttique.
(19) Platon : Traité des lois,
(ao) Aristote Ini-méme proclame ce principe, et de plus il le donne comme une institution de droit naturel :
« Les animaux , dit-il , se divisent en mâles et femelles. Le mâle est plus parfait ; il commande. La femelle est moins accomplie ; elle obéit. Or, il y a dans l'espèce humaine des individus aussi inférieurs aux autres que le corps l'est à l'âme ou que la béte l'est à Thomme ; ce sont ces êtres propres aux seuls travaux du corps et qui sont incapables de faire rien de plus parfait. Ces individus sont destinés par la nature à l'esclavage , parce qu'il n'y a rien de meilleur pour eux que d'obéir... £xiste-t-il donc, après tout, une si grande différence entre l'esclave et la bêle ? Leurs services se ressemblent. C'est par le corps seul qn^ nous sont utiles. Concluons donc de ces principes que la nature crée des hommes pour la liberté et d'autres pour l'esclavage , qu'il est utile et qu'il estjvjCeque l'esclave obéisse. »
(ai) Les Romains de l'empire avaient des droits de douanes, les dioaes, l'octroi , et une foule de taxes passagères parmi lesquelles nous ne citerons qnc celle sur les usines, inventée par Yespasien. (a a) Blanqni aiaé, ITtjr^. de VEcon, polit, (a3) V. le même auteur.
(a 4) y. Ueeren, Essai sur Vlnfi. des Croisades, (a5) V. Blanqui , Hist. de l'Econ. polit.
. (a6) Après s'être long- temps servi du sucre brut, on est parvenu à le rafiaer. Diverses circonstances politiques ont naguère forcé les Français à chercher les moyens d'en fabriquer eux-mêmes , et nos savants ont su en tirer de la bel • terave, du raisin, de la châtaigne, du tilleul, de l'amidon et de plusieurs antres substances ; mais le sucre de betterave est le seul connu dans le commerce. (a^) V, Michaud , Hist. des Croisades.
(a8) f^. les Ordonnances des rois de France , VHist. d'AngleUrre d'Argentré : Hist. de Bretagne , Walier-Scolt , Arthur Beugnot : les Juifs d*Occident j etc., etc. V. aussi le chap. IX de ce volume.
preacripCâoMi die
IX; r<
reada «■ «S97, t—ti— le
velles; eafia Louis Xl¥ , par mam è4j ^
mille oAees p*r»ritf et cUb'it
corporatKMU »e rtif iiHf t. plai fsmu^ àce ^'«U«b
il B* reste pm^ae ries ^ Is luate psssèr qm les
prêseateat ^os ^'aee
ctDtiles.
de ces dousées.
(33) Oa asswe ^«e la fuMée ^ U h^yvT^ T 'i T^gri flr ladies coatagiettsn ; les A^^bis 4a aaïas le peasesl. Le fséi <{ae rosageea est dcresB ^fmtt il à LcaJres , (« a va aapanvaat ra^ageiiaat la ville. -^ Depais Vtrvmîitiem «a «amarra trêes méridi<males de l*£arope, plasftears
oarriers des komllères et des catrrpôts de ^«asur x'eiiiatf f atleiats far cette cmell* «mladie.
(34) La rsTolatioade a^S^ s'est ùiL aeatir i— at daas les f m:
dos
X*9» iiomt de roi et de v»1ct /uientdes contrtitci avee lei idëes r^puLIicâinet. Cf« DOOM eurent leeorlde ceui des tiinUda calendrier. Voici le curieax arréU qui fol imprima ic«U« «Fpvque sur l'enveloppe de tout les jeux de cartes r
« Lf • quttre ëUmcnu remplacent le« quatre roit ; les quatre sateuns , les quatre d4iufs ; Ira quatre cultivateurs, If s quatre valets ; les tierces, quatrièmes ou quintes maj^iures se prononceront toujours par l'ns : mais l'un dira lierre, qnatriëoae ou q»inle d'tfléments, eu do avisons ou d« cultivateurs ) otces mêmes 6guri'SaHronr, dans tout autre j«u , la même valeur que les figures ci-devant; comme au btel^n, l'on dira brrho dVUments, de saisons ou de cttUivnteurt... »
(^5) ffist. des Français des dii>ers états, tome a, p. 43 & ia4*
(3G; Chateaubriand : Etudes histon(lues,
(37) Vers le militu du mois de décerabiv 1S77 y Charles IV , empereur dee Romains , vint reodre visite i son cousin Charles V de Fraoeoi qu'il avait prê« venu de ion arrivde. 11 fut rrçu avec pompe et courUistc. Parmi les fêtes quo lui donna le roi, on cite surtout le repas que noue rsppelons dana le teste ; en voici quelques détails :
« La salle du palais fut tfndua en courtines «t parëe de tapis de knute lice % irosges ; ces draperies e'iaient disposées do telle sorte que les statues en pcrre des rois de Fiance, plscévs dana des niches autour delà salle, s'uA fraient aux rrgirds des convives et paraissaient surveiller celte fcte royale. On avait dressii cinq buffels. Le premier, au coin de la salle , ^tail garni de vaisselle d'or et de grands flacons d'argent émaillës. Le second, qui se trouvait prës du sit'ge des requêtes , était couvert de pots et de vaisselle blanche. Sur les trois sutres on avait placé des vins de toute espèce et de la vtisselle. Le roi s'assit dans le milieu du front de la table, l'empereur avait sa droite, le roi des Rumaius sa gauche. Un ciel de drap d'or bordé de vel&urs sut armes de Frsnce couvrait ces trois nobles personnages. Psr-dessus ce dais on en avait attaché un second de houascs de drap d'or. Après le roi des Romains, à une assea grande distance, venaient les évêques do Paris, de Basuvaii. Soua un autre dtiis , entre la table de marbre efla chambre du parlement, prirent place le duc de Saxe, le Dauphin, le duc do Berry, le duc de Bourgogne, le fils du roi de Mavarre, le duc de Bar et le chancelier de l'empereur, quin'é* tait pas évéque. Le duc de^ourbon, le comte d'Eu , le sire de Gouci, le comte d'ilarcourt, se tenaient debout autour du Dauplùo. Un ciel couleur paille, de velours et de drap d'or, était tendu au-dessus de cette table.
« Les autres ducs et piinces msngcaîent en belle et bonne ordonnance ï la suite du Dauphin.
« Le roi avait ordonné de servir quatre assivttos de quarante paires de mets : toutefois, craij^nant quo la longueur du repas n'incommodât davantage Tempertur déjà très souffrant , il fil ô ter une assiette, «t on ne dressa sur la table que
troii aitielte* do quarante paires de me(t j on fit présent à l'empereur de la quatrième aasietle.
« Puur égayer le fealia et divertir la majeattf impériale, suivant la coutume «le l'époque ) on avait préparé deux entremets. Je laisse le chroniqueur raconter lui-même ces ingénieux intermèdes : « L'histoire et Tordonnance des entremets fut comment Godefroy de Bouillon conquit la sainte cité de Jérusalem , et fit le roi faire à propos celte histoire pour ce qu'il lui sembloit que devant plus grands en chrétienté ne pouvait-on ramentevoir, ne donner exemple de plut notable fait. A l'nn des bouts de la salle étuit une nef très bien façonnée, en forme de navire de mer, garnie de voiles et de mâts, devant, derrière, et de tous autres habillemools et ordonnances qui apparlienncnt à nef pour aller sur mpr, et était ai joliment peinte et habillée, cl très richement plaisamment, et dedans étuit garnie de gens, par semblance, armés bien joliment, et éloient leurs cottes d'armes et leurs écus et bannières ès-armes de France que Godefroy de Bouillon purtoit,*et ju^ques à douze étoienl comme dit est, armés des armeadcs Dolabies clievaliers qui furent à la dicte conquête de Jérusalem avec le dit Godefroy de Bouillon, et étoit au-devant sur le bout de la dicte nef Pierre THermite, en l'ordonnance et manière , et au plus près qu'il se pouvoit faire f selon ce que l'histoire raconte , et fut la dicte nef mise hors et gens qui couvertement étaient dedans et fut menée très légèrement par le côté séoestre du dict palais et légèrement tournée, qu'il sembloit que ce fust une nef flottant sur l'eau^ et ainsi fut amenée jusques au grand dais audit côté de l'autre part qui fut le côté dextre de la dite salle , et après ce fut mis hors de la dicte place du côté où la dicte nef étoit partie.
« Le sccoud entremet f»it à la f^çon et semblance de la cité de Jérusaleo) et y étoit le temple, ainsi comme les Sarrasins ont de coutume où ils crient leur loi. Là, y avoit un homme vêtu d'un habit de sarrasin très proprement, et qui en langue arabique crioit la loi, en la manière que font les Sarrasins, et étoit la dicte tour si haute que celui qui éloit dessus joignoit bien près les trefs (tenttplafond) de la dicte salle, et le bas, tout autour de la cité , où il y avoit forme de créneaux et de tours étoit garni do Sarrasins armés à leur manière , et bannières et pannoos, et ordonnés à combattre pour défendre la cité.
« Ainsi fut amenée à force de gens qui étoient dedans si couverts que Ton ne les pouvoit voir jusque devant le grand dais à la dextre partie. Et lors se mireot Jes deux entremets l'un contre l'autre et descendirent ceux de la dicte nef, et par belle et bonne ordonnance vinrent donner assaut à la cité et longuement l'assaillirent , et y eut bon ébatlement de ceux qui montoient k l'assaut à échelles, qui en étoient ravallés et abattus à terre , et finalement montèrent ceux de la nef et conquirent la dicte cité et jeloient hors ceux qui étoient en habit de sarrasin , en mettant sus les bannières de Godefroy de Bouillon et des autres. »
m Et mieux plus proprement fut fait et vu que ea écrit ne se peut mettre ;
»t quasd 1« diet UattemeDt fut parfait , les eotremfU forent rammës toatratim ea Ifurf places premièrea. ■
■ Cette fête fut en tons pointa digne du roi qni la donnait et de l'hôte à qoi elle i^tait offerte ; et au rapport des h^ranltti huit cents chevaliers , sani cenpler les aairra g^na , prirent part à oe featin. »
(3S) Alex. Monteil : Hist. des Français des diveri états.
(39) V, Le Dante , Moratori , Hailara , etc.
(40) r. Nuller , Ph. Chasies, etc.
^^'*^^^^*^vv*A/»^^'^v%/m.%v» o»%»%%-w%^/t/^%/t/%«fc/v%<»%^w%w* ^^^%A/%>%J%f%fv\/%,'v\/%é^^