‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 1 sur 100 · UE DU VIEUX GOLOMDIER · texte numérisé non relu

UE DU VIEUX GOLOMDIER

w INTRODUCTION.

la faculté. 11 nous a, de plus, autorisé à faire paraître ce liv sous ses auspices, en même temps que sous ceux de la Socié géologique de France, et le seul désir que nous ayons à expr mer ici, c'est qu'aux yeux du lecteur ce double et puissa patronage soit suffisamment justifi:

« C'est un service à rendre aux hommes , a dit Geoffroy St-E » laire, que de s'arrêter de temps en temps au milieu du mot » vement qui les entraîne dans la voie d'un progrès incessan » pour en venir calculer l'influence ; car c'est indiquer les trac » de la route scientifique, c'est apprécier la valeur des âges « » la civilisation, que de chercher à rendre compte, dans de ce » taines époques, de notre avoir intellectuel, au fur et à mesw » qu'ilest nettement acquis au domaine de l'esprit humain (1).

Ces paroles, que l'illustreacadémicien prononçait en analysa les œuvres de Goëthe, qui jeta aussi dans les sciences naturell les pensées philosophiques les plus ingénieuses, peuvent mier qu'aucune autre faire connaître le but que nous nous somm efforcé d'atteindre. Le laps de douze années que comprend not travail permet de le regarder, non seulement comme représe tant douze résumés annuels , mais encore comme un jalon pla en quelque sorte dans l'histoire générale de la géologie, et e deçà comme au-delà duquel il sera facile de coordonner pl tard le passé avec l'avenir; c'est une phase de la science q nous paraît devoir influer beaucoup sur sa destinée, et do nous avons essayé d'esquisser les principaux traits.

Mais la rapidité du mouvement imprimé aujourd'hui à tout les études, le désir bien naturel de voir éclaircir ce qu'il ÿ encore de vague et d'incertain autour de nous, l'empresseme avec lequel on accueille ce qui semble nouveau ; enfin les préc cupations de la vie, qui, se multipliant sans cesse, font redo ter la lecture des longs ouvrages à cause du temps qu'il faut consacrer, sont des circonstances peu favorables au succès nôtre. Si en effet le nombre des nouvelles publications est

(4) Comptes rendus hebdomadaires de l'Académie des srienet vol. 11, p. 564. 4836.

“ INTRODCCTION.

L'entendement hanain. dit Bacon {1° , en vertu de son essence Propre, ext porté aus abstractions . et nous ajouterons à cette remarque du grand fondateur de la méthode scientifique, que la tendance vers les spéculations a dominé plus longtemps la géologie que les autres sciences, soit parce qu'elle offrait un plus vaste champ a l'imagination de ceux qui s’en occupaient dans le cabinet, soit parce que le mode d'observation suivi dans l'étude des phénomènes naturels était précisément l'inverse de celui qu'il eût fallu adopter.

On fait avancer la géologie de deux manières : en étendaut les recherches a des contrées éloignées et sur les divers points du globe, ou bien en scrutant plus profondément ce qui a d été exploré, en l'étudiant sous de nouvelles faces et en déduisant de cet examen des résultats qui avaient échappé à des observations moins attentives. Nous appellerons l’une la géologie de surface ou géographique, l'autre la géologie profonde. Pour la première, il ne faut que des yeux; pour la seconde, il faut une grande sagacité, peut-être même du génie. Or, cette dernière est évidemment la base de l'autre ; c’est elle qui découvre les voies nouvelles de la science et en pose les règles ; la géologie géographique ne fait ensuite que poursuivre les unes et appliquer les autres. Jusqu'à ce que cette distinction eût été reconnue, beaucoup d'hommes instruits avaient parcouru, le marteau à la main, et avec une persévérance digne d'un meilleur succès, de grandes portions de continents , sans avoir pu déchiffrer le premier mot de la théorie de la terre.

Une autre idée fausse, qui concourait à retarder l'émancipation de la géologie, était de croire trouver dans les montagnes l'explication de la formation des couches terrestres. On ne s’apercevait pas que l'on prenait la question par son côté le plus difficile, que l'on essayait en vain de comprendre la règle par l'exception. On allait se heurter sans cesse contre les grandes chaînes, contre les Alpes, les Pyrénées, le Harz, etc., et loin de trouver dans ces rides du globe l'explication de l' de la succession de ses dépôts, on n’y rencontrait que désordre

(+) Novum organum , liv. 1.

vu TS.

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M. Alesandre de Humboidt , qui avait esquissé à grands traits #4 ave une admirable précision les principaux caractères géolopique de l'Amérique centrale et les avait mis en parallèle ave: eux de l'ancien monde, fut dignement continué dans

x INTRODUCTION.

reusement constaté par leur superposition. Cette répartition des fossiles, soumise à certaines règles assez générales que l'on ne tarda pas non plus à reconnaitre et auxquelles vient se rattacher le grand nom de Cuvier, servit ensuite à préciser les rapports de dépôts éloignés dont les relations ne pouvaient être déterminées directement.

Mais on exagéra bientôt ce principe d'induction si précieux et si fécond, et, en voulant classer en quelque sorte, d priori, les couches par leurs fossiles et non les fossiles par les couches, on est tombé dans un cercle vicieux qui ne tendrait à rien moins, s'il pouvait être admis, qu'à renverser le principe le plus fondamental de la science, celui-là même qui avait introduit l'étude des fossiles dans la géologie pratique.

La paléontologie est encore trop jeune pour que l'on puisse en regarder les lois et les théories comme définitivement assises (1), a dit récemment et avec beaucoup de raison un zoologiste qui a fait preuve de connaissances aussi variées que profondes. Cependant cette manière superficielle et rapide de classer les couches, quoique fausse à quelques égards et incertaine à d'autres, comme nous le ferons voir, n’en a pas moins apporté une foule de matériaux qui seront mis en œuvre par quelque grand architecte futur; car nous sommes loin de penser qu'il n’y ait plus qu'à appliquer au reste du globe les quelques principes déduits des parties le mieux connues de sa surface. Ces dernières même, nous n'en doutons pas, offrent encore un champ fort étendu aux recherches et aux spéculations philosophiques de ceux qui nous succéderont. « La géologie, suivant les ex- » pressions aussi justes qu'élégantes de M. Élie de Beaumont (2), » est une science très peu développée par rapport à ce qu'elle » doit devenir un jour. C'est une science en construction, dont on » ne pourrait même encore indiquer le plan complet que d’une » manière conjecturale; mais on peut suivre les contours des » constructions inachevées, voir les pierres d’attente qu'elles

(4) Pictet, Traité élémentaire de paléontologie, vol. IV, p. 339. (2) Leçons de géologie pratique, vol. 1, p. 33. 4846.

at ETRLOCCNES.

nous le prions de recevoir ici l'expression de notre profonde gratitude. Quelques autres personnes Does ont aussi promis leur collaboration, et nous accueilierons togiours avec plaisir les renseignements qu'elles nous trarsmettront.. tout en faisant connaître que c'est à elles que nous en sommes redevable.

Malgré nos recherches, nous ne doutons pas qu'un certain nombre d'omissions ne puissent être facilement reconnues ; mais si l'on songe à la difficulté de se procurer toutes les publications qui paraissent, non seulement dans des pays fort éloignés el avec lesquels les communications sont rares ou irrégulières, mais encore dans beaucoup de villes d'Europe et même de France qui n'ont que peu ou print de relations scientifiques au dehors, on nous pardonnera. nous l'espérons . ces lacunes ont à fait involontaire.

Nous devons encore prévenir un autre reproche qui pourrait nous être adressé , celui de n'avoir donné aucun développement à l'examen de certains ouvrages. qui par leur titre semblent embrasser et résoudre les questions les plus importantes et les ples difficiles. Dans ces livres. souvent écrits avec élégance, la lumière se répand sur les sujets les plus obscurs: on croirait que les limites de la science sont atteintes et qu'il ne reste plus rien à faire qu'a se reposer avec leurs auteurs. Mais on voit bientôt que tout l'échafaudage qui produit cette illusion est basé sur une appréciation superficielle et incomplète d'une multitude de faits d'ordres différents, non comparables entre eux, puisés çà et la daris divers traités et entassés péle-méle, pour appuyer une idée préconçue ou déjà plus ou moins ancienne. Eu outre, lorsque les auteurs se trouvent embarrassés par quelques objections insurmontables, par quelques inconciliables avec leurs hypothèses, ils s'écartent du véritable domaine de la science , s'engagent dans une autre voie, et appellent à leur aide les vues et l'autorité de la Providence, ou bien le texte des livres saints, tantôt pour suppléer à l'insufisance de leur raisonnement, tantôt pour y puiser de nouveaux arguments. Un conçoit que l'analyse de ces sortes d'ouvrages, d'ailleurs assez nombreux . et la réfutation de tout ce qu'ils renferment de liasardé, auraient occupé beaucoup de place dans notre travail,

x INTRODUCTION.

ment l'intention de faciliter les recherches aux personnes qui écrivent, mais encore le désir d'offrir à celles qui se bornent à lire un ensemble d'observations qu'elles pussent parcourir avec quelque intérêt et sans une attention trop pénible. Cependant, à ce dernier égard, peut-être ne devons-nous pas nous flatter d'avoir atteint notre but, la nécessité de renfermer le plus de choses dans le moins de mots possible nous obligeant à une concision trop souvent inséparable de la sécheresse. Enfin nous nous sommes attaché à placer chaque série de faits et d'idées dans l'ordre qui est le plug en rapport avec la nature, et qui est en même temps celui avec lequel on est le plus famili risé, puisqu'il est suivi dans les cours et dans la plupart des traités.

Cet ordre constitue la classification ou l'application de la méthode, et la manière de l’exprimer est la terminologie ou la nomenclature. En géologie, la méthode a pour base le temps et non l'espace , comme dans la géographie, ou bien des différences et des ressemblances, comme dans les autres branches de l'histoire maturelle, et c'est l'ordre dans lequel les phénomènes se sont succédé à la surface de notre planète qui la constitue réellement.

La durée relative et les résultats de ces phénomènes ont partagé le temps qui s'est écoulé depuis l'origine de la terre en un certain nombre d'époques ou de périodes marquées chacune par des caractères propres, qui ont servi à établir les premières grandes divisions de la science. Ici déjà nous apercevons deux modes inverses de procéder à l'exposition des faits. En écrivant l'histoire de la terre, on peut commencer, comme pour celle des peuples, par son époque la plus reculée, et parcourir ensuite toutes les phases par lesquelles elle a passé jusqu'à nos jours. Cette marche est sans doute la plus logique; cependant la série des faits qui se sont manifestés à la surface du globe étant infiniment plus compliquée que les révolutions d'un empire, et embrassant un laps de temps hors de toute comparaison avec l'existence des nations les plus anciennes, on a regardé l'étude des phénomènes actuels comme la meilleure introduction pour l'intelligence de ceux qui ont eu lieu à des époques plus ou moins éloignées.

x INTRODECTION.

Ces deux classes correspondent à celles que M. de Humboldt « désignées sous le nom de roches erogènes et endogènes, et chacune d'elles pourrait être l'objet d'une étude séparée; mais comme les produits de l'intérieur n'ont pas eu lieu seulement à une des époques dont nous avons parlé et qu'ils se sont manifestés , au contraire , dans chacune d'elles concurremment avec les dépôts sédimentaires , leur description , autant que nos connaissances le permettent, suivra donc celle de ces mêmes dépôts dont la chronologie est plus directement établie.

La terminologie ou la nomenclature d'une science n'est pas, comme on pourrait le croire, une simple question de mots sans importance, et ce qui le prouve, c'est que les hommes les plus éminents en ont toujours fait l'objet d’une étude spéciale. En effet , elle doit être l'expression de la méthode , de la classification rationnelle, et indiquer, en outre, l'état plus ou moins philosophique ou le degré de perfection auquel la science est parvenue. On se ferait cependant une fausse idée du point où est arrivée celle qui nous occupe, si l'on jugeait de sa méthode par sa terminologie; car l’une peut ètre regardée comme généralement adoptée et assise sur des fondements assez solides, tandis que l’autre ne nous présente encore qu'un langage vague, confus, incohérent, souvent même barbare. La nécessité où nous sommes, pour le cours de cet ouvrage, de faire un choïs parmi les mots de toutes sortes qui encombrent les traités os les travaux particuliers nous oblige à entrer ici dans quelque détails pour justifier celui auquel nous nous sommes arrêté.

La nomenclature géologique comprend deux parties distinctes: l’une est la dénomination des diverses espèces de roches qui entrent dans la composition de l'écorce terrestre , en tant qu'elles sont considérées en elles-mêmes et par rapport à leurs éléments minéralogiques constituants; l'antre est la dénomina-

certaine manière les éléments solides qu'elle tient cn suspension. Dans les roches ignées, au contraire, ce sont les éléments constituants mêmes qui ont été à l'état de fluidité ignée. C'est donc seulement l'eau à l'état liquide ou à l'état solide ou de glace qui peut leur être comptrée et qui peut être désignée, comme nous le ferons nous-même, sous le nom de roche aqueuse.

INTRODUCTION. x

Les lois de l'analogie nous serviront donc à remonter dans la = mevession des âges de la terre, et à jeter quelque lumière sur Is causes dont les effets seuls peuvent tomber sous notre examen. Ainsi nous procéderons en renversant l'ordre des temps. Mais comme il y a une autre partie à la fois théorique, spéculative et Ÿ apérimentale de la science qui se rattache également à l’origine damhéroïde et aux phénomènes actuels, il nous paraît aussi esvenable de placer, avant l'histoire réelle de ses révolutions, æiques mots de cosmogonie et de géogénie , puis la physique & globe, la géographie physique et ce qui s'y rapporte le plus drctement.

# Les phénomènes géologiques, considérés relativement à leur srigine, se partagent en deux classes : les uns se sont produits + à la surface de l'écorce solide de la terre, les autres ont eu leur + sure à l'intérieur. Les premiers ont donné lieu aux dépôts sédimentaires , résultats de causes mécaniques, chimiques, ou de … forces organiques que nous pouvons apprécier ; les seconds ont rejeté au dehors des masses ignées ou fondues, liquides ou même gæuses, venant de profondeurs que nous ne pouvons qu'impar- Aitement juger, et dont l'état résulte de causes à peine soupçonses encore. L'écorce minérale du globe formée par le concours &ces deux modes d'action se compose donc aussi de deux dmes principales de roches correspondant à chacun de ces amdes : les unes, sédimentaires ou accumulées sous les eaux, | wojours stratifiées ou en couches, et caractérisées , en général, || par la présence de débris organiques ; les autres ignées, le plus œrdinairement massives et dépourvues de toute trace de la vie(1).

{41 Quelques auteurs so sont servis des expressions de roches equruves où de formations aqueuses, pour désigner les roches sédimenaires. ce qui leur a fait dire qu'il n'y avait pas de distinction réelle entre elles et les roches ignées, l'eau devant être regardée comme une roche à l'état de fluidité ignée , et qui ne diffère des autres que parce que a point de fusion est à zéro au lieu de se trouver à plusieurs centaines & degrés au-dessus; mais il y a ici une double erreur : l'une, c'est que le mot aqueur ne veut pas dire formé dans les eaux , mais bien gui renferme de l'eau; et l'autre, que l'eau n'est point partie essenuellement constituante des roches sédimentaires ; elle n'est qu'un in-

mécanique, un milieu soumis à des lois qui disposent d'une

ax INTRODUCTION.

gulier, le mot roche pourra remplacer le mot étage. Comme il sera pris alors dans un sens minéralogique, le nom spécifique de la roche elle-même ou de la roche dominante pourra lui être substitué , soit seul , soit en y ajoutant l'adjectif ou le substantif qui caractérise la sous-division. Nous dirons donc calcaire nés cmnien ou étage néocomien, étage de Kimmeridge , argile ou roche de Kümmeridge, étage de Portland, gris et calcaire de Portland, etc. Mais nous éviterons de dire le néocumien, le portlandies, Le kimmeridgien, et autres locutions vicieuses qui constituent des tours elliptiques aussi forcés que si l'on disait le parisien pou le calcaire grossier de Paris, Le tourangeau pour le falun à la Touraine, etc. Ces observations ne s'appliquent d'ailleun qu'aux roches de sédiment, dont les associations ont reçu des noms consacrés depuis longtemps ; car les roches ignées ou cristallines seront toujours désignées par leur nom spécifique.

En résumé, dans cette nomenclature, l'écorce minérale du globe comprend deux classes de roches : les roches sédimentaire etles roches ignées ou pyrngènes. Les roches de sédiment se divisent en six terrains, qui sont les terrains moderne, diluvien ou quaternaire, tertiaire, secondaire, intermédiaire ou de transition, & primaire. Chaque terrain ou époque se subdivise en formations, systèmes ou périodes, les formations en groupes, et ceux-ci en étages (1). Enfin l'étage a pour sous-divisions les assises, Les couche ou nappes, les bancs ou strates et les lits. Les roches ignées soit aussi classées d'après leur âge, connu ou présumé, et leurs car tères minéralogiques. Elles seront désignées d'ailleurs, comme nous venons de le dire, par leur nom spécifique et indépendarment de leur ancienneté. Notre point de départ est donc encore, à très peu près, l'ancienne nomenclature de Werner, telle qu'elles été modifiée et mise au niveau des connaissances actuelles par les

(1) Quelques auteurs divisont les étages en groupes, ce qui nos parait former un contre-sens évident; car le mot cage ne renferme aucune idée collective ou de pluralité, tandis que lo mot groupe exprime , au contraire, la réunion de plusieurs unités dont la ‘valeur doit aussi être détorminée.

xx INTRODUCTION,

section, et qui n'ont point été mentionnées dans le courant du texte ni dans les notes placées au bas des pages, sont réunies, à la fin de ce chapitre ou de cette section, sous le titre d’Appendice bibliographique. Cette disposition, jointe à la table analytique des matières placée à la fin de chaque volume et à la table des auteurs qui terminera le quatrième, permettra toujours, un sujet étant donné, de trouver de suite toutes les publications qui s'yrapportent, ou bien, un nom d'auteur étant donné, d'arriver à connaître non seulement les ouvrages qu'il a écrits, mais encore les opinions qu'il a émises, les observations qu'il a faites sur telle ou telle matière, sur tel ou tel pays, etc. Quant à une table des lieux cités, c'eût été faire en quelque sorte un abrégé de dictionnaire géographique, et nous avons dù y renoncer.

Si la nomenclature propre de la géologie est peu régulière, l'orthographe des mots scientifiques, même les plus usités, est bien loin aussi d'être uniforme et généralement adoptée. Ainsi, parmi les auteurs qui font le plus autorité dans la science , les uns écrivent oxygène, oryde, quarts, nickel, oolithe , aérolithe, ete., les autres ozigène, ozide, quarz , nikel , oolite, aérodite, ete. Pour nous, nous avons suivi l'orthographe adopté dans le Dictionnaire de l'Académie française (édition de 1835) et dans le Complément de ce dictionnaire, publié en 1842, orthographe qui a presque toujours l'avantage de moins s'éloigner de l'étymologie propre des mots, que celle qui lui a été substituée, souvent dans le seul but de la simplifier (1).

Quant à l'orthographe des noms géographiques, la confusion et le manque d'uniformité sont encore plus frappants, chaque voyageur et chaque géographe ayant, pour ainsi dire, la sienne. Parmi toutes les variantes, nous avons particulièrement adopté

(4) Nous on excepterons toutefois le mot ssrate qui, soit qu'il dérire de stratum (neutre) ou de stratus (masculin), ne peut être convensblement rendu en français qu'avec ce dernier genre ; autrement il faudrait le considérer comme le féminin du participe de sterno, et il ne pourrait alors être employé seul. Les géologues anglais, qui paraissent avoir les premiers employé ce mot, l'ont d'ailleurs compris ainsi, puisqu'ils écrivent sératum au singulior et sératu au pluriel.

xx ANTRUDUCTIUR,

Réduction des mesures anglaises en mesures françaises métriques.

Pouce (+; du yard) 0,02839064 Pied (1 du yard , 44 du pied de roi). 0,304794 Yard (3 pieds, 4? du mètre environ). 0.914383 Fathom (2 yards, 13 de la toise environ). 4,828766 Mille de 69 ! au degré (1760 yards, 825 toises 1)... . . ... 1609,3149 Mille géographique ou nautique. 1851,85 Yard carré... 0:836097 pes Acre (4840 vards carrés). . . . .. . . 0.404674 cal Gallon. ......... EE o,06477 34,0913 Aer Livre (poids de Troy). 0.373095 Livre {avoir du poids). . . . 0,453814

Quintal (112 livres). . . ....... 30,78246 Tonne (20 quintaux). . 1045,649

Réduction des mesures russes en mesures métriques.

Los see de . 0:0035399 Pouce... ............... 0.025300 Med ne haas eur unn OSMD Archine ou aune. . LATE 0,7444667 Sagène ou toise. . |... . . | 2434

Le Verste (500 sagènen) de 104 au degré. . 1,067

sa Dessiatine (2400 sagènes carrées } ... 4,09294944

ne Vedro. . . ........ 123 Kruska. 1,83

Lee Berkovetz.… .......... 163,806960 Poud. . . . 16,380696 Livre. 0,509517

Zolotnik.. . . ........ ne 0.0042658 Pulse ie de MERS 0-00004$435

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