‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 11 sur 100 · COMPOSITION · texte numérisé non relu

COMPOSITION

alu àla séance d'ouverture des cours de l'Académie de Neschâtel un Essai sur la composition et la constitution de l'atmo-

sphère (4).

APRENDICE.

De la température et des climats àctuels par rapport aux périodes

. antérieures.

La difficulté de placer convenablement plus tard ce qui a &té écrit sur les climats actuels, considérés relativement à ce qui a en lieu, soit dans les temps historiques, soit dans les périodes géoogiques en général, nous a déterminé à en traiter dès à présent et sous forme d'Appendice aux phénomènes de thermologie et de météorologie dont nous venons de nous occuper. Ce sera, en quelque sorte, une excursion momentanée dans le domaine de l'histoire.

M. Arago (2) a démontré, d'une manière aussi simple qu'ingénieuse, que la température moyenne de la Palestine ne paraissait pas avoir changé sensiblement depuis le temps de Moïse , c'est-3dire depuis 3300 ans. 11 a fait voir aussi que pour que la vigne pât être cultivée avec succès , et pour que , dans le même pays, le fruit du dattier vint à mâtrir et à être mgngeable, ainsi que cela a lieu en Palestine , la température moyenne devait se trouver entre 21 et 22, ce qui est encore en effet la température moyenne de Jérusalem.

M. Arago énumère ensuite une longue série d’hivers remarquables par leur basse température, qui pronvent que notre climat n'est pas devenu plus rigoureux, et que d'autres parties de l'Europe n'étaient ni plus froides ni plus chaudes qu'elles ne le sont aujourd'hui. Le climat de Rome en particulier était sensiblement le même; mais ce qui est digne de remarque, c'est que, comme le prouvent les observations thermoméffiques faites à la fin du xvi: siècle et qui ont pu être ramenées aux graduations actuelles, le déboisement des montagnes opéré depuis environ soixante ans n'a produit, en Toscane, contre l'opinion générale, aucune diminution appréciable de température : il y a plus; c'est que, comme le fait voir M. Arago, d'après les recherches de M. Libri, la Toscane aurait aujourd'hui

4) In-8. Neuchatel, 1845.

À) Annuaire du Bureau des longitudes pour 1834. Pa p. 204.

DE L'ATNOSPHIÈRE. né

mètre de profondeur, pouvait être,

par exemple, de 4 de degré, et si l'excès de la température de la surface ne dépassait pas |. de degré , cette quantité serait trop petite pour rendre compte directement de la différence des climats actuels; aussi le savant géologue que nous venons de citer attribue-t il celle différence à des effets accessoires que pouvait entraîner une angmen< tation dela température des lieux profonds plus rapide alors qu'aujourd'hui: c'était d'abord l'absence des glaces polaires dans les périodes

pa pe ‘la température moins basse et moins eaux de la mer. Celle-ci devait se couvrir de brouillards

fois plus vite qu'aujourd'hui

males, et dès que le soleil s'éloignait dé l'horizon du pôle, le sol devait aussi se couvrir de brouillards qüi détruisant le rayonnement nôcturné et le rayonnement hivernal, tempérait encore le froid des nuits et des hivers sans rien changer à la chaleur des étés ; de sorte que la température moyenne de l'année était alors plus uniforme et plus équatoriale. Ces circonstances jointes à l'action des mers plus chaudes produisaient aux pôles une anomalie positive, diamôtralement opposée à l'anomalie négative actuelle, par suite de la per-

es glaces.

ii des considérations précédentes , M. de Beaumont (1) à

relation qui existe entre l'épaisseur que les glaces perpétuelles peuvent acquérir dans un lieu donné et l'accroissement de température des lieux profonds. Il établit d'abord que si l'action du soleil agissait seule sur la température de la surface, et que cette action ne suffit pas, jointe à celle de l'atmosphère , pour faire dis- ‘paraître toute la neige qui tombe annuellement , la couche de glace résultant de cette neige s'accroîtrait presque indéfiniment, Puis il remarque que l'accroissement de +; dé degré par mètre de profon-

| dur n'est pas le même sur Loutes les verticales, et que l'on connaît

la quantité de chaleur émise par la surface pendant une année pour foudre ane épaisseur de glace déterminée, de même que le petit excès dû à la chaleur intérieure et qui diminue encore d'une certaïne quantité lorsque la surface est couverte de glace. Enfin il arrive, par l'application de diverses formules, à trouver que les glaces permanentes qui couvrent une partie du globe peuvent servir

(1) "Sôe phflomatique de Paris, VA juin 1836. — L'Inetiout, id.

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