‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 37 sur 100 · PRODUITS ORGANIQUES ANIMAUX · texte numérisé non relu

PRODUITS ORGANIQUES ANIMAUX

Les débris constituent la marne. Cette dernière est blanche et friable lorsqu'elle est sèche , onctueuse et plastique lorsqu'elle est humide. Ge procédé de la nature, dit M. Mather, peut s'observer particulièrement dans le lac de Peat-mart , à & milles au nord de Kinderhook. Son fond se relève graduellement par la décomposition de myriades de coquilles, et il avait autrefois une surface double de celle que les eaux occupent encore aujourd'hui. Les Unio, les Anodontes , les Lymnées , les Physes et les Planorbes , sont les coquilles qui contribuent particulièrement à la formation de la marne, employée comme un amendement très précieux pour l'agriculture, où elle remplace le plâtre. Le comté d'Onondago renferme aussi des dépôts coquilliers de ce genre, en voie de formation, et dans lesquels on pourrait recucillir des milliers de tonnes de coquilles décolorées (1).

Si l’on ajoute à ces faits , qui se présentent d'ailleurs sur bien d'autres points des États-Unis de l'Amérique du Nord, la prodigieuse variété de formes, les dimensions remarquables et l'incroyable multiplicité des individus que nous offre le genre Uno en particulier, dans les rivières de cette partie du globe, et surtout dans l'Ohio, on sera porté à se demander quelle est la cause de cette fécondité tout exceptionnelle de la nature, et quelles sont les circonstances environnantes qui peuvent y contribuer, Est-ce dans la

des eaux, dans leur plus ou moins de profondeur, dans leur rapidité ou dans leur régime qu'il faut la chercher? Est-ce dans la nature du sol sur lequel elles coulent , dans la température ambiante ou dans la végétation aquatique que l'on peut espérer la trouver? Nous appelons sur ce sujet intéressant de géographie animale l'attention des naturalistes à portée de l'étudier.

» Si les coquilles fluviatiles et terrestres, par le peu d'épaisseur de ; If Fate

leur test, ne forment que dans quelques circonstances Partiodtières ” des dépôts au fond des rivières et des lacs, des animaux infiniment plus petits ; et qui échappent même à notre vue, ne laissent pas que

d'occasionner, par leur multiplication extraordinaire, des effets dont nous dévons tenir compte à l'époque actuelle, de même que dans celles qui l'ont précédée. L'importance que cette étude a prise rééemment est due surtout à M. Ebrenberg , qui , par suite de ses voyages et des communications qui lui ont Eté faites, a pu étudier les développements de la vie microscopique sur beaucoup

{1) Greenough, Discours annuel ( Procreid, geol, Soc. uf London, vol. 11, p. 157).

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de points du globe. Ses découvertes ont commencé par des déphs ua peu antérieurs à notre époque , mais il n'a pas tardé à les étendre au sol, pour ainsi dire, encore vivant, sur lequel repose la ville de Berlin , et eusuite au-delà.

La tourbe argileuse, à 7 mètres environ au-dessous da pavé de capitale de la Prusse, est remplie d'infusoires parfaitement en ve. Cette couche se trouve à 2,60 au-dessous de la Sprée (4). On: trouvé dans cette même tourbe des Gallionelles jusqu’à 20 mètre de profondeur ; les cellules en étaient remplies d'œufs verts, et ces animaux n'étaient ainsi en contact avec l'oxygène de l'air que par l'intermédiaire de l'eau qui humecte la tourbe. Les Navicules s00terraines offrent quelquefois des mouvements spontanés , mais pes lents que ceux des Navicules de la surface du sol. Le plus grd nombre des formes de la couche soute: ne se rencontre ai près de Berlin, ni dans la mer Baltique , mais on les retrouve pris de Plieger, parmi les couches d'infusoires fossiles qui altersest avec des lignites et des strates de grès. Les aiguilles si cardbristiques des éponges marines, et qui abondent aussi dans cat tourbe , paraîtraient indiquer, pour ce dépôt singulier, une origire pélagique ; mais d’un autre côté, l'état vivant des infusoires me permet pas de le placer ailleurs que dans la période moderne.

31. Ebrenberg (2) signale, dans le pays de Lunebourg, une coche de débris d'infusoires dont beaucuup sont encore vivants, et qu n'a pas moins de 14 mètres d'épaisseur ; mais elle paraît être pot un produit de source qu'un produit réellement lacustre ou furitile. Dans l’espace d’un siècle , il se serait déposé à Wiswnar, avec k schlam (3), 64,800 mètres cubes de corps organisés microscopique siliceux, ou 648 mètres par an (4). Dans les ensablements de Pile, il se sépare annuellement des eaux courantes de 7,200 à 44,400 mètres cubes de ces mêmes corps microscopiques, et dans siècle, de 720,000 à 1,440,000 mètres cubes,

Te

5 Comp. rend, vol. XII, p. 897. 4864.

Acad. de Berlin, oct, 1842.— L'Institut, 30 mars 4843. Bibl. univ. de Genéve, vol. LV, p. 387. 4843.

3) Vase, boue des ports et de l'embouchure des rivières.

4) Ebrenberg, Observations sur le rôle important de l'organint microscopique dans l'envasement des ports de Wismar et de Pilles, ainsi que dans la formation du schlam , qui se dépose dans le lt de l'Elbe, à Cunhaven, etsur la présence de phénomènes identigs dans la formation du terrain du Nil, à Dongola en Nabie, et ds le Delta, en Egypte (Acad. de Berlin, 45 mars 4844. — L'Intit, 19 aont et 21 oct. 1844). $

dr Le diese age

ET BANCS DE SABLE. 431 se trouve ainsi doublement favorisée, La proportion du carbonate de chaux étant toujours considérable, où peut présumer que c'est à.son action plutôt qu'à celle des sels déliquescents que la tangue doit ses propriétés lorsqu'elle est répandue sur des terres froides dont Je sous-sol est formé de schistes, M, Marchal attribue l'origine du carbonate de chaux à des détritns de coquilles, les rivières qui coulent dans la baie ne traversant pas de couches calcaires, Nous ferons remarquer à cet égard que les coquilles ne sont pas plus abondantes dans ces parages qu'ailleurs; elles le sont même beaucoup moins que sur une inbnité de points où le sable de la plage n'offre pas les propriétés qui le rendent si précieux sur toute la côte occidentale du Cotentin ; il est donc probable qu'il existe une autre Cr celle indiquée par l'auteur,

ie de Beaumont (1), à la sagacité duquel les moindres r6— sultats, mème négatifs ; n'échappent pas, 2 fort bien observé que cette plage sablonneuse de la baie de Saint-Michel n'était pas bordée de dunes, ce qui paraissait tenir à certaines propriétés partieulières du sable qui la compose. Celui-ci est assez ferme quand il est au-dessus de l'eau , et très mobile, au contraire, dès qu'il est baigné par la mer. ILen est de même de la plagedu Grand-Vey, près d'Isigny, Comme le sable des dunes n'est pas susceptible d'étre employé pour amender les terres , on voit, dit M. Élie de Beaumont, que la sangue doit présenter une différence essentielle

sa composition.

M, T, A. Catullo (2) a décrit une roche grisâtre, plus on moins arénacée , composée de sable fin agglutiné par on ciment argiloferrugineux et nommé caranto marina. Elle constitue une couche de quelques mètres d'épaisseur, recouvrant les calcaires des bas fonds, et elle renferme les coquilles actuelles du littoral ; encore ornées de leurs couleurs, ainsi que des morceaux de fer travaillé, Les éléments de cette roche sont apportés par les rivières qui des= cendeut des Alpes, et sa solidification à lieu comme on l'observe sur beaucoup d'autres plages,

Le même savant rappelle ensuite qu'il y a un courant qui remonte parallèlement à la côte, depuis la partie orientale de-Corfou jusqu'à

Lagon le énlgie pratique val. p.800: A845.

{s) Tattile vopra la ctiursione, ic. Traité sûr 1s constitation

géognoatico-physique, etc., des provinces rt in-8, Padoue,

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