‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 63 sur 100 · DES BAUX MINÉRALES ET THBRMALES · texte numérisé non relu

DES BAUX MINÉRALES ET THBRMALES

M. Niel de 76-R. et Boblaye de 60 à 70° C. seulement. M. Tripier (4) a fait connaître en outre que les eaux d'Harnmam-Breda et d'Hammam-Mascoutin (ou Hammes-Kontin) renfermaient de l'arsenic découverte confirmée depuis par MM, Ossian Henry et Chevalior, M. Renou (2) cite encore, parmi les nombreuses sources thor- “males de l'Algérie, celles de l'Adisa à 40 kilomètres au sud-est de Ja Gallé, Elles sont fort abondantes et leur température est très élevée, A l'est de la même ville ; sur la frontière de la province de WFunis, se trouvent des eaux vitrioliques dont la température est de 80/3 88e. 11 fant encore mentionner les eaux chaudes de la Chi, au sud-ouest de la Calle, celles de Hamman-Melouen , au sud d'Alger, enfin celles qui se voient à 1,500 mètres d'Oran, sur la roule de Mers-el-Kbir, et qui, contenant des chlorures de sodium “ete magnésium, ont une température de 40°.

On doit à M. Rochet d'Héricourt, qui a fait deux voyages en Abyssinie , dans le pays d'Adel et le royaume de Choa , l'indicativn des sources thermales très nombreuses de Toujoussa dans le “Choz: Leur température varie de 50° à celle de l'eau bouillante. A Fine-Fini, 20 lieues à l'ouest d'Ankobar, l'eau qui s'élève par grands jets , comme dans les geysers d'Islande , à une température le 80°. (3).

MR. W. Townsend à communiqué à l'Association britannique , | ‘en 1843 (4), ses observations sur Les sources thermales des envi-

… ons du cap de Bonne-Espérance , sources dont la température est

d'environ 40° et qui déposent une grande quantité de manganèse,

| D'après M: Noeggerath, cette substance serait un hydrate d'oxyde | de manganèse (5). M. Fréd. Krauss (6) a sigualé, plus à l'est, des “sources minérales froides et d'autres qui sont thermales. Les pre-

| mières sont temporaires ou pérennales, Les eaux chaudes se trou- | ent toutes au pied de In chaîne du Grooten-Zwart-Berge, entre | Breode et le Camtoos, où elles sourdent du grès bigarré qui recou-

rl dourn. de chimie médie, vol. VL, 2 sér,, p. 278. 4840, — , vol. E, 3° sér., p. 413, 4845. — Comp. rende; vol, XXHI, p- 682. 4846.

Ann. des mines, 4° sér., vol. IV, p. 534, Compt, rend., vol. XIE, p. 732. 1841.

A peur, Meet. brit. Assoc. at Cork, \843.— L'Institut, 1 844.

b Arch. f, miner. de Karstem , vol, XVI, p. 587. 1844. (6) eu. Jahrb., 4843, p. 160-164,

Afrique orisuiale,

Afilque méritivnile,

DES EAUX MINÉRALES KT THERNALES. 469 ceux qui ont été signalés pour les eaux minérales et thermales de. l'Europe,

M. W.-W. Mather (1) a décrit les sources intérmittentes de Etui Chäteaugay qui sortent d'un sable blanc et sont assez abondantes ‘* "°*-*ekpour faire tourner un moulin. Elles coulent depuis le mois d'avril jusqu'au mois de septembre, puis s'arrêtent complétement ct régu- Jirément chaque année , de septembre à avril, L'eau est froide et il s'en dégage des bulles d'azote.

Les sources salées de l'État de New-York, dit M. L, Beck (2), S'étendent du comté d'Otségo à ceux d'Orléans et de Genesce, sur une longueur dé 470 milles de l'E. à l'O, et sur une largeur de 8 du N. au S.; mais ce n'est que sur le bord du lac Onondaga que les exploitations ont lieu en grand. Jusqu'à présent on n'y a point “trouvé d'iode, mais tous les autres éléments existent dans l'eau de mer, quoiqu'en proportions un peu différentes. Des moules de forme cobique, observés dans certains bancs de roches salifères, avaient fait penser à M. Eaton que la salure de ces mêmes bancs et des eaux qui les traversent résultait de la dissolution du sel cristallisé dans l'origine ; mais la présence d’une petite quantité de muriate de sonde pouvait, en cristallisant, sufire pour produire cet effet sur les substances sédimentaires environnantes, et M. Beck croit que c'est “la dissolution d'un banc de sel gemme qui produit la sa- Jure des eaux que l'on extrait actuellement.

— Dés cavités où enfoncements se manifestent à là surface du sol, dans le voisinage des salines. On les nomme sink holes, comme en Angleterre dans le Cheshire et le Worcestershire, Ils paraisseut résulter de vides produits dans les couches salifères par la dissolution du sel qu’elles renferment. D'après M. Rogers [3], les eaux salées auraient ramené de petits cristaux de sel qui prouveraient l'existence de cette substance en roche,

"Autour du lac Onondaga, les quatre puits dé Salina, de Syraeuse, de Geddes et de Liverpool fournissent des eaux salées. En 1829, les États-Unis produisaient 3,804,229 boisseaux de sel ,

(1) First annnal repore, etc. Premier rapport annuel du 4° diswriot géol.; p. 422, in-8. Albany 1837.

(2) Serre of New-York, ete. Communication du gouverneur dans du 20 février 4838 ; rapport de M. Beck, p.43, — Voyez aussi la Mindratogie de l'Étr de New-York, par Je mème, in-4 ,

FR (3) Aeport of Virginie , 1836.

1 ss

Varyiné.

oniranie,

Virginie.

470 DESCRIPTION GÉOGRAPRIQUE

sur lesquels les sources d'Onondaga avaient fourni 1,294,220 boisseaux. En 1835, ces dernières ont donné 2,222,694 boisseaux, et en supposant que la production ait été la même dans les autres États, les salines des bords de l'Onondaga fourniraient encore à elles seules plus du quart de la production totale des autres États réunir, Gelui de New-York renferme en outre des eaux acidols minérales, sulfureuses, fort abondantes, et des sources qui déposest du carbonate de chaux.

Des sources minérales et thermales sont indiquées, per MM. J. Ducatel et J.-H. Alexander (1), comme très nombreuses daos la quatrième division géologique de l’État de Maryland.

A Pittsbourg, un forage, poussé à travers le terrain bouiller ja qu'à 188 mètres pour la recherche du sel, a douné lieu à ue fontaine intermittente décrite par M. E.-G. Edrington (2). Touts les trois seunaines, l'eau s'élance à 40 ou 12 mètres de hauteur, atec un grand dégagement de gaz inflammable, à l'accumulation doguel le phénomène est probablement dû. Celui-ci ne paraît différer des puits de Kissingen , dont nous avons parlé plus baut (anté, p. 462), que par le terrain traversé et la nature du gaz qui se dégage.

M. W.-B. Rogers, dans son Mémoire sur la relation des sources thermales de La Virginie avec Les axes anticlinaux etles failles(s), a d'abord rappelé qu'en Europe, Whitehurst, dans sa théorie de la terre, Stift, d'après l'examen des sources du duché de Nassau, Hoffmann , d'après celles de Pyrmont, MM. Conybeare et Bwckland, d'après celles de Bristol, MM. Lyell et Murchison, d'après celles d'Aix, et M. J.-D, Forbes, d'après celles des Pyrénées, avaient établi le rapport des sources thermales avec les dislocations du sol. Gardner, dans son Traité des sources minérales et thermales, M. Daubeny, dans le grand travail que nous avons analysé ci-dessot, enfin M. G. Bischof, ont également reconnu cette même connexios.

Aux États-Unis, continue M. Rogers , les sources therauls

(1) Report on a projected geol. surv., ete. Rapport sar un prit d'exploration géol. et topogr. de l'Etat de Maryland (4mer. Jour. vol. XXVIL, p. 4. 4834

(2) 4mer. Journ., avril 4848. — Bibl. univ. de Genève, vol. LE p.170. 4846

(3) On the connexion, etc. (Transact. Assoc. amer. Geol., is-4. Philadelphie, 4843). — Third ann. Meet. Assoc, amer. Geol.,tk. Troisième réunion annuelle des géologues américains (#mer. Jour vol, LU, p. 484. 4842)

DES EAUX MINÉMALES ET THERMALES. 47 nombreuses el ont une température moins élevée qu'en

des Apalaches, il y a absence presque com

> nées ou volcaniques, Les quatre ou cinq localités D déiiraléas 'ouf oocatt rppert'avec-les tn daaue “el sont éloignées des sources thermales connues. Ces n'occuperaient pas une surface de plus de 40 M. Rogers ponse-t-il que la température des eaux intéélevée seulement sur quelques points ; mais dans indistinctement, et que si les eaux ne sourdent axes, c'est uniquement parce que sur ces lignes mécaniques favorisent l'accès de l'eau et de l'air dans

Arkansas,

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