‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 3)Chapitre 85 sur 100 · GÉNÉRALITÉS SUR LES YOLCANS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR LES YOLCANS

l'Océan Pacifique, l'Océan Indien et l'Adautique , sont composées soit de-roches volcaniques, soit de récifs de coraux, et cette dispo= sition n'est que l'extension de cette loi et l'effet des mêmes causes soit chimiques, soit mécaniques, qui fant que la grande majorité des volcans actuellement brülants sont ou des îles, uu dans le voisinage ide la mer, tandis que les chaînes intérieures continentales en ren ferment très peu.

. Dans les archipels volcaniques, les îles sont généralement arrangées suivant des lignes simples, doubles ou triples, et souvent légèrement courbes. Elles se trouvent fréquemment aussi sur des séries de ligues qui se coupent à angle droit, mais la distinction des woleans centraux et des volcans en ligne, proposée par M, de Buch, Me paraît pas cxacte à M. Darwin. 1} y a, suivant ce dernier, des chaînes plus où moins longues; mais il ny a pas, À proprement parler, de volcans centraux, beaucoup d'îles volcaniques, éparses en petits groupes, étant en rapport, par leur proximité et leur diree- Aion , avec les fissures d'éruption des continents voisins, relation que M. de Buch considère comme caractéristique des volcans en chaîne, M. Ch. Deville (1) à émis une manière de voir analogue à celle de M. Darwin, lorsqu'il a défini un volcan central , un point singulier qui, sur une faille volcanique donnée, établit une comsminication permanente entre L'intérieur du globe et l'atmosphère. … L'énorme accumulation de lave et le grand nombre de cratères que l'on observe dans les îles volcaniques , comparés à l'existence d'un ou deux foyers seulement encore en activité dans chaque ar-

ehipel, doivent faire attribuer à une bien haute antiquité tous ces groupes d'Îles d'une origine cependant comparativement si récente ; Mais on ne peut pas supposer que, dans le plus grand nombre des cas, toute la masse de chacune d'elles ait été élevée, par des déis successives, au niveau où nous la voyons aujourd'hui ; les ykes qui la traversent en tous seus démontrent qu'elle a été soudevée et fendillée.

= Dans son ouvrage sur les Îles de coraux (anté, p. 878), M. Darwin avait déjà fait voir qu'il existait une certaine connexion entre es éruptions volcaniques et les soulèvements contemporains en masse; et, dans le même archipel, les éruptions ont eu lieu pendant la période actuelle sur plusieurs lignes de fissures parallèles

sur le tremblement de terré de la Guadeloupe,

GÉNÉRALITÉS SUR LES VOLCANS. #8t

des courants de lave, des ponces et des matières salines (4). Le Péchan est à 510 lienes de la mer Glaciale, à 504 des bouches de l'Indus et du Gange, à 452 de la mer Caspienne, et à 340 de la mer d’Aral. Il est aussi éloigné de 70 et 58 lieues des lacs Balkhache et d'Issikoul, Le voléan de Tourfan se trouve également à 188 176 lieues de ces derniers lacs, On doit remarquer en outre n'y a de volcans actifs précisément que dans la chaîne la plus ‘centrale des quatre qui traversent l'Asie de l'E. à l'O., et que l'Himalaya, qui se rapproche à 120 lieues de l'Océan Indien, n'en offre de traces.

22 Quant à l'opinion qu'il n'y avait pas de véritables volcans en activité dans l'Asie centrale, parce qu'il existe de la houille, et que son embrasement pouvait donner lieu à des incendies momen- Wanés, ce n'est en réalité qu'une supposition émise pour soutenir une hypothèse, supposition qui doit céder devant des faits dont J'authenticité ne peut pas être légèrement révoquée en doute. ” M. de Buch (2) a fait remarquer que toutes les îles de la mer du Sud, depuis le méridien de la Nouvelle-Zélande, « au lieu de s présenter la forme ronde et élevée des montagnes coniques , combinées avec d'autres îles moins élevées, et formant avec elles » divers groupes isolés les uns des autres , les îles un peu plus loin » à l'O. paraissent étroites et allongées comme des chaînes de monwtagnes, el elles se trouvent toutes si exactement dirigées suivant une même ligne, quoique un peu recourbée, qu'on ne peut se s'dispénser de les réunir et de les considérer comme les diverses -» parties d'un tout unique. Ainsi il est évident que la Nouvelle- -… Zélande, la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides , les îles » Salomon et de la Louisiade, jusqu'à la Nouvelle-Guinée , et cetie » Île immense elle-même ; jusqu'aux îles Moluques , appartientient -u à la ième chaîne; et ces relations de toutes ces Îles deviennent "s surtout plus frappantes quand on remarque que la courbe formée » par celte chaîné reproduit presque exactement, sur un très Jong w espace, la configuration de la côte de la Nouvelle-Galles du Sud. » A cete différence de forme avec les autres îles de la mer du'Sud viennent s'ajouter les caractères des roches et des formations , qui me s'en distinguent pas moins. Ainsi ce sont des roches primaires, : 1

(4) Loëtre de M. de Rémusat à M, Cordier (4un, des mines;

vol. Ÿ, p. 137).

{2) Pescripr. phys. des fes Canarirs ; trad, française , p. 408.9

surface de la terre , on voit, comme le montre la planche 29 de d'Aïlas de M. de Hauslab, qu'ils forment deux grandes courbes dont June, suivant les bords de l'océan Pacifique, court dans le sens des méridiens , tandis que l'autre se dirige dans le sens des parallèles; d'où résultent deux cercles qui se coupent à angle droit. 11 y a en oütre, daus chaque espace intermédiaire, des volcans centraux, els que les îles Sandwich, l'Islande avec les iles Féroë et l'île Jean-Mayen , l'Ascension , les volcans de la mer Rouge, etc. (1).

$ 11. Origine des voleans, :

Sir 3, Herschel (2), tout en admettant une haute température centrale, pense, comme M. Gh, Lyell, que le repos ordinaire de la surface de la terre aceuse une frappante inertie à l'intérieur, N'ayant plus à s'occuper alors de l'invasion d'un courant circulant , où d'injections accidentelles de matières fondues et liquides, l'ilustre “astronome conçoit que le phénomène des volcans peut s'expliquer “comme il suit:

+ L'équilibre de température ct de pression étant supposé dans le lobe, les couches isothermes près du centre seront sphériques , mais vers la surface elles se conformeront peu à peu à la configuratiou de la partie solide, soit du fond des mers, soit du sol émergé

L "des continents, Si l'on admet alors que, sous le fond concave de

“quelque grand Océan , les lignes d'égale température soient paral- Mes à sa concavité, lorsque celle-ci viendra à être remplie par le “dépôt des sédiments qu'apportent les rivières, le fond , d'abord "concave, deviendra horizontal on même convexe , et l'équilibre de "température sera immédiatement troublé parce que la forme d'une “cotiche de température dépend de la surface limite du solide su- "dessus, celte forme étant une des fonctions arbitraires qui entrent “dans son équation différentielle particulière. La température par conséquent commencera à changer de bas en haut , et les couches “isothermes changeront graduellement leur forme de concaves "qu'elles étaient pour devenir horizontales et même convexes,

Yon aussi ; Bull. 2° sér,, vol. IV, p. 152, 4846. — 1. L. : stribution raphique et les es dés Hs: la distribution géograph les phénomènes de aie (Sa: des géo. ct natur. américains, \844),

( Le pb pe # à vol. IX, p. 97. i

coup de cas eu contradiction avec l'observation dirécté des faits. M. L. Pilla, à la suite de la comparaison qu'il avait établie entre des trois volcans brûlants d'Italie (1), a cru trouver la cause des wolcans en général dans l'action de l’eau sur les substances minéäles de l'intérieur, laquelle détermine la décomposition de ce même fluide et l'élévation de la température. L'oxydation des mé- “aux des alcalis devra produire, dit-il, des effets semblables à ceux que nous offrent les volcans. Il y aura ainsi : 4° décomposition d'une portion de l'eau , d'où résulteront l'oxydation et la fusion du silicium et des métaux alcalins et terreux ; 2° combinaison d'une | rpartie du gaz hydrogène avec le chlore des chlorures, et formation d'acide muriatique; 3° dégagement de l'autre partie du gaz “hydrogène; 4° une portion d'eau , non décomposée, changée en vapeur et une partie du chlorure de sodium qu'elle contient en- “raïiée et sublimée ; 5° enfin, dilatation et soulèvement. En re- mouvelant ainsi une partie. de l'hypothèse chimique de Davy, - M. Pilla pense que les volcans ont un foyer commun et qu'ils ne sonten quelque sorte que les soupiraux ou les cheminées d'une di fournaise intérieure. Cette dernière manière de voir, peu avec l'hypothèse chimique elle-même, est, comme nous Mé verrons, contredite par un grand nombre de faits,

Le même géologue est revenu sur ce sujet dans un discours promoncé au congrès de Lucques en 1843, discours dans lequel il s'est - attaché de nouveau à expliquer les phénomènes chimiques qui doient $e manifester à l'intérieur, lors du contact de l'eau de la mer avec les matières incandescentes. 11 y aurait alors production d'acide hydrocblorique libre qui s'enfamme au contact de l'air. M: Pilla rapporte à ce sujet que, lors de l'éruption de l'Etna , au mois de décembre 1843, la pluie qui tomba à Catane était chargée

d'acide hydrochlorique versé par le volcan dans l'atmosphère,

… M. G. Bischof, dont nous avons eu plusieurs fois occasion de citer les travaux remarquables de physique et de chimie appliqués à l'histoire du globe et à son état actnel, s'est également occupé des questions qui se rattachent aux volcans et aux treinblements de terre (2). Après avoir examiné les diverses explications ou théories

M} Attidell' Accad. given. di Cataniu,vo\, XIX, p.89. 1837. On the natural history of Poleanos and Éarthquakes, Sur ire naturelle des volcans ct des tremblements de ferre (Ædiab. mes phil. Journ., vol. XXVL, n° 5, janv. 4839. — 4er. Journ.. vol. XXXVI, p. 230. 1839)

ORIGINE DES VOLCANS, 589 que les grandes éruptions n’out lieu qu'à de longs intervalles, et que l'activité des volcans est en raison inverse de leur élévation et dela grandeur de leur masse, Le plus petit de tous, Stromboli, est Presque Loujours en activité, Les éruptions du Vésuve sont moins fréquentes que celles de Stromboli, mais elles le sont davantage que ‘celles de l'Etna et du pic de Ténériffe. Ainsi, pendant Le repos de ce

nier, de 1706 à 1798 , soixante éruptions eurent lieu au Vésue,

Sur les sommets élevés des Andes, au Cotopaxi, au Tunguragua , des éruptions se manifestent à peine une fois dans un siècle, Les grands courants de lave , tels que ceux qui sortent de l'Etna et du Mésuve, ne coulent jamais da cratère lui-même, et la quantité de matière fondue qui s'échappe est ordinairement inverse de la haunour des fissures par lesquelles elle sort; mais les éruptions latésales de ces deux volcans se terminent toujours par des cendres qui s'échappent du cratère principal.

… M. Bischof explique ensuite la manière dont il conçoit que l'eau arrive, par des crevasses du sol, à la surface de la matière incan- - descente et fondue. de l'intérieur , ainsi que les elets qui se pro-

duisent sur celte surface lors du passage de l'eau à l'état de vapeur, “el enfin les circonstances qui peuvent faire cesser complétement les phénomènes par l'obstruction des conduits. Conmne l'écorce terresire lend constamment à s'épaissir, par l'addition de nouvelles

= couches contre sa paroi interne, sa rupture devient d'autant plus difficile que ces soudures successives sont plus anciennes, et il est … peu probable que les volcans éteints viennent jamais à se rouvrir. = On pourrait ajouter encore en faveur de l'hypothèse de M. Bis- . chof, que l'augmentation de la croûte rend aussi plus rare et plus difficile la communication de la mer avec l'intérieur; et qu'en remontant dans les périodes géologiques, on Lrouve les phénomènes ignés, plus on moins analogues à ceux qui ont lieu aujourd'hui, d'autant plus nombreux que l'écorce terrestre était plus mince, et . qu'alors la communication du dehors au dedans était plus directe et plus facile.

Dans les volcans très élevés ; comme l'Etna , les parois des conduits de la lave ne résistent pas toujours à la pression des matières fondues,, et ilse produit des fissures constamment dans la direction de l'axe du volcan,

Après avoir fait remarquer les différences qui existent daus les Jaxes d'un même volcan ou de volcans voisins les uns des autres, l'auteur ajoute que si l'activité d'un volcan vient à cesser, les con-

face en contact avec la vapeur acquerra graduellement sa température, et la vapeur cessant de se condenser atteindra son maximam de tension.

On comprend d'après cela que des masses fondues puissent être Gevées par la vapeur dans un espace de temps assez court, tandis que les masses solides seront soulevées très lentement par le même agent. Cet effet se continuera même encore après que l'action de la vapeur aura cessé, et ce sera alors le résultat d'une expansion produite par le calorique dégagé de la vapeur pendant s condensation, résaltat que M. Bischof applique aux mouvements du sol de la Scandinavie et sur lesquels nous reviendrons dans le chapitre V.

M. Daubeny a combattu l'hypothèse qui attribue à la chaleur interne le jeu des volcans et des sources thermales (1), et il admet que ces phénomènes résaltent d'actions chimiques produites par l'in troduction de l'eau et de l'air atmosphérique jusqu'à des corps capables de s'emparer de l'oxygène de l'un et de l'autre. 11 s'est attaché à faire voir : 4° que la masse de matières ( alcalis, terres et oxydes métalliques ) qui se trouvent ordinairement dans la lave et dans des proportions semblables devrait, dans l'opinion contraire, avoir une pesanteur spécifique plus grande qu'on ne l'observe en effet ; 2° que la base de silice ou celle d'alumine, combinée soit avec l'hydrogène , soit avec un alcali, entrerait en combastion à la chaleur rouge et prendrait part à l'action chimique qui se manifeste dans les volcans; 3° que de la longue continuité du phénomène on peut induire que les substances qui entretiennent la combustion sont précisément telles qu'elles formeraient, avec l'oxygène, un produit fixe, dépourvu d'eau et de principe inflammable, ce qui s'accorderait avec les conditions de la théorie qu'il défend.

M. Bischof à réuni de nouveaax arguments à l'appui de son opinion (2). opposée à celle de M. Daubeny, qui y a répondu de son côté (3) ; mais nous n'entrerons point dans cette discussion , et il nous suffit de montrer que l’une et l'autre hypothèse admet, comme cause déterminante du phénomène , mais à des titres très

É Edinb. new phil. Magaz., vol. XXX, p. 44. 1841.

(3) Edinb. mew phil. Jour ril 4839.— 4mer. Journ. vol. XX VII, p. 78. 1839.

Encyclopedia metropolitana, part. 40°.

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Eoûn, dans une troisième communication sur ce sujet (4), l'auteur, après avoir recufié quelques chiffres de ses précédents mé moires, présente diverses observations sur les circonstances qui peuvent faire cesser les phénomènes volcaniques, telles que l'obstruetion des canaux de communication, comme nous avons vu quel. Bischof l'avait aussi indiqué, et d'où il avait déduit le même résultat, c'est-à-dire l'extinction des volcans anciens de l'Auvergne el du Vivarais, ete, Des considérations semblables portent à admettre le rétablissement des canaux obstrués, et par conséquent le renouvellement des éruptions après un temps plus ou moins long.

Une des idées les plus heureuses de cette dernière note de M, Augelot nous paraît être celle par laquelle il explique pourquoi les roches ignées sont d'autant plus vacuolaires, celluleuses et scoriacées qu'elles sont plus récentes, et il fait voir comment l'introduction de l'eau de la surface, à laquelle il attribue cet effet, n'a pas pu se produire anciennement.

Pour que cetté introduction soit possible, dit-il, il faut que la crevasse où le canal par lequel l’eau doit passer ne soit pas obstrué à son orifice par une colonne ascendante de matières minérales liquides, surgissant par suite de la pression de l'enveloppe: it faut surtout que l'écorce du globe ait acquis une épaisseur suMisante pour que la colonne d'eau descendante puisse, par sa hauteur, produire une pression capable de détruire la force élastique de la va peur développée au contact des matières ignées. Or, celte épaisseur de l'écorce du globe n'a pu être atteinte qu'après une longue suite de siècles, ou plotôt d'âges géologiques ; et c’est peut-être de ce mument que datent les nouveaux phénomènes, les éruptions voleauiques proprement dites , et la production des scories. L'épaisseur de l'écorce s’accroissant graduellement, la pression produite par Ja colonne d'eau est devenue de plus en plus considérable, eb par suite a pu faire entrer en dissolution dans les matières minérales liquides une plus grande quantité de vapeur d'eau , ce qui a produit un ac croissement dans le nombre, mais surtout dans la grandeur des effets volcaniques.

Une troisième hypothèse sur l'origine des volcans se déduit, comme on saît, du refroidissement du globe, dont, lamasse venant à se contracter, l'écorce solide qui pèse sur le noyau liquide déter-

(1) Zi, vol, XIV, p. 43, 49. 1843.

L, 3 ANFUSUIRES DES VOLCANS.

mine accidentellement l'ascension de petites parties de ce liquide dans les crevasses du sol ou dans les cheminées qu'elles déterminent, réalisant en quelque sorte l'idée que nous donne du Pyriphlégéton le prince des philosophes grecs. Aussi M. le marquis de Roys (1), en rappelant que le refroidissement de la terre est très près de a limite, trouve dans les éruptions volcaniques une preuve que celle limite n’est pas atteinte ; et, de son côté, M. Angelot (2) fait voir que cette hypothèse n'embrasse pas la généralité des résultats, et que l'on ne comprend pas pourquoi tous les volcans ne feraient pas éruption au même moment , ou bien pourquoi ceux qui sont moins élevés se reposent pendant que la lave s'épanche par un orifice situé à une plus grande hauteur. Mais, à cet égard , il ne faut pas perdre de vue que la quantité de lave produite par l'éruption la plus considérable est infiniment petite relativement à la masse liquide toule; ainsi M. Cordier a démontré que, répartie à la surface de la terre, elle ne formerait pas une couche de 1/500 de millimètre d'épaisseur, et qu'une contraction de l'écorce solide, qui réduirait son rayon de 4 millimètre, suffirait pour produire 500 éruptions des plus = lentes. Or la pression exercée par la croûle recouvrante peut être comparativement si faible , eu égard au périmètre de la sphère, que l'effet se trouve atténué à une très petite distance du point où à aura été produit.

Une autre hypothèse invoque l’action et l'expansion des vapeurset des gaz contenus dans les laves à l'intérieur du globe, et qui tendent à se dégager et à les entraîner dans leur mouvement ascendant, de la même manière que les liquides renfermant des gaz comprimés sont entrainés avec rapidité hors du vase qui les contient, lorsque à pression cesse ou diminue. Enfin on à vu (anté, p. 29) que M. W. Hopkins avait déduit de sa théorie du refroidissement de la terre, qu'il n’y avait point de communication entre les orifices volcaniques et la surface du noyau fluide interne. La matière fondue des volcans doit se trouver, suivant lui, dans des espèces de réservoirs ou ls souterrains, mais elle ne constitue pas un véritable océan.

$ 12. Infusoires des volcans.

… Les découvertes de M. Ehrenberg viennent d'établir un lien, resé jusqu'alors inaperçu, entre les produits des phénomènes igoés et

4) Bull. vol. XI, p. 249. 4842.

2) Jbid., p. 185.

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