‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859] (volume 4)Chapitre 43 sur 111 · BOHÊME · texte numérisé non relu

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avons vues établies dans sa preoiière classification, et que nous étudierons en allant de bas en haut ou en renversant Tordre du tableau.

1" Le grès, ou quadersandstein inférieur proprement dit, est le type le plus constant partout où existe la base de la formation. Dans le nord-est de la Bohême il constitue une masse considérable, commençant près de Raitza, Tyssa et KOoigswald, interrompue çà et là par des éruptions basaltiques et phonolitiques , et s'étendant à travers la partie nord des districts de Leitmeritz, de Bunzian, de Bidscho, jusqu'aux limites orientales de la Bohême. Elle est bordée au nord par le granité de Rumbourg, le grès rouge et la formation houillère de Trautenan, de Nachod, de Braunau, et à Test par les montagnes de la Moravie et du comté de Glatz. Dans les intervalles, cette première assise se rattache aux sables inférieurs de la Saxe, de Lausitz et des environs de Glatz (1 ).

Dans la Bohême centrale ce grès occupe une grande partie des districts de Kaurzim, de Chrudim et de Czaslau jusqu'aux montagnes de transition et aux masses granitiques et schisteuses. Il y a en outre une multitude de lambeaux du même grès entourant la masse principale dont ils ont été séparés par d'innombrables soulèvements basaltiques. On l'observe aussi à l'ouest dans le district de Saatz , à l'est sur les schistes de Nesseiflcck, district de KOniggrâtz. Les lambeaux du sud sont ceux de Wildcnschvrert et de Landskron.

Celte assise inférieure est un grès à ciment argileux, plus ou moins abondant, sans trace de calcaire; il est tantôt blanc, tantôt grisâtre ou jaunâtre , ou bien coloré en jaune et en brun par de l'oxyde de fer. Il est à grain fin ou à gros grains, et, dans les districts de Saafz et de KDniggrâtz, les premières couches sont un conglomérat avec des fragments de quartz et de schiste cristallin des environs. Lorsque l'argile domine, la roche devient schisteuse, se divise en grands fragments irréguliers, et les fissures sont parfois tapissées de baryte sulfatée. L'assise repose çà et là sur une argile sableuse (Weberschan), ou sur une argile noire schisteuse avec une

(t) Outre les cartes géologiques particulières de la Bohême que noua avons citées au commencement de cette section, et celle de la Saxe, par MM. Naumann et Cotta, on peut consulter, pour la distribution générale du planer et du quadersandstein de ce pays, les cartes générales que nous avons souvent mentionnées , telles que celle de M. de Decheu, celle de la monarchie autrichienne, avec la réduction de J. Scheda, etc. On remarquera, toutefois^ que les deux quader* sandsteins y sont toujours compris sous la môme teinte.

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grande quantité de plantes terrestres (Perulz), des bois charbonnés et da minerai de fer brun dans le voisinage du basalte.

Les fossiles sont très irrégulièrement distribués dans cette première assise : ainsi ils manquent dans le conglomérat de la base. Les localités où ils abondent le plus sont: Tyssa, Kreibitz (district de Leitmeritz), Zloseyn (district de Kaurzim), Nesselfleck et Czibak (district de KOniggrâtz), Pankratzet Habichtsteiu (district de Bunzlau). Les espèces les plus constantes et les plus caractéristiques de cet horizon sont:

Dentalium glabrum, Gain., Rostellaria Parkinsoni ^ Mant., R.Heussiy Gein., Natica vulgaris, Reuss, Turritella granulata^ Sow., T, altcrnans ^ Roem., Nerinea longtssima , Reuss, Proto^ cardia Hillana^ Beyr,, Lucina lenticularis ^ Gold., Nucula por^ recta ^ Reuss, Pectuncuius umbonatus, Sow., j^rca glabra, id., Pinna decussata, Gold., Venus Jaùa, So^w.^ GerpiUia solenoides^ Defr., Inoeeramiis concentricus^ Park., 7. myiHoides^lAdini., Pecten versicoslatuSjLBin., P, œquicostatus ^ id., Ostrea macroptcra^ Sow., O. carinata, Lam., Exogyra columba^ Gold., Terebratula a in ta, Lam.

D'après cette liste M. Reuss se croit fondé à regarder cette première assise du quadersandstein inférieur* comme appartenant au grès vert inférieur de l'Angleterre {iower green sand) ; l'analogie, ajoute-t-il, est encore plus évidente si l'on lient compte de quelques autres espèces qui s'y rencontrent moins fréquemment, telles que Trigonia alœformis^ Park. , Catopygus carinatus, Ag. , Avellcma tna^assata, d'Orb., Natica canal iculata , id.; mais la conclusion n'est nullement admissible. £n effet, à l'exception de l'Huître prise pour l'O. macroptera et qui même pourrait bien être l'O. diluviana, aucune des autres espèces ne se retrouve exclusivement dans le quatrième groupe. Le très petit nombre de celles qui pourraient s'y montrer existe encore soit dans le gault, soit dans le grès vert supérieur, tandis que la plupart des espèces de la liste en question appartiennent certainement à ce dernier étage dont plusieurs d'entre elles doivent être même regardées comme très caractéristiques. C'est également à ce niveau que se rapporte le quadersandstein inférieur du reste de l'Allemagne, et ce qui nous reste à dire à ce sujet le prouvera mieux encore. Les fossiles de Tyssa et de Zloseyn ont une certaine analogie avec ceux des filackdowns , circonstance qui, d'après ce que l'on a dit {antè, vol. IV, p. 99, 100), n'infirme en aucune manière l'horizon assigné dans l'ensemble de la formation à l'assise que nous venons de décrire.

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i"" Ati sud-est du district de Saatii, près de Maliiilz , etc. , un autre grès, désigné soUs le ûora dé g^^ès à Èxogyrei, recouvre le précédente H est d'un jaUiie clair ou gris verdâtre, à grâiti plus oU moins fiii, rarement friable, ordinairement t^ès solide, à cïmelit toujours calcàilë, soUtèUt à tenture cristalline, micacé et rempli de gt-aîus verts. 11 se divise en dalles d'épaisseur variable , et sa puissance totale moyenne est de 1 0 â 1 3 mètres. On Tobserve sut divers points, prés de Lobkovvitz, dans les districts de llakonitz, de Ranrzim, etc. Vers le liaut, la roche passe â un calcaire solide, remf^li de fottiles^ et entre autres d'Hippuritefti Ces divers bancs sont en général peu épais, et les fossiles nombreux sont , pour la plupart, ceUfc de l'assise précédente. Les plus constants sont :

Roftôllaria PatAinsonf , Mani., Naticn vtilgar'ts ^ Rètifes, Turritella grafftilntii, So^.,, FéhUsfabrty id., Pecfffi iau'f s, Kils., P.tttu-minutitSt Ùisïni, P. œtfUicostdtiis, Lam. , Lima psendo'cnrdittrh^ Reuss, L. tHUtlicostata, Gein., L. plana^ Roem., /. nspera, Mant., Ostreavesicularis. Latn., O.trapeioidea, Gein.y Exogyra columba^ Gold., E. haliotoidea^ Sow., E.plicata^ Lam., Tcrebratula alittrt, Lam., T. hippopus^ Roem.

Ce grès à Exogyres, que M. Heuss rattache avec raison à la première assise, n'appartient pas plus que Celle-ci au grès vert inférieur oti grou|}e néocomien de Touest de TEurope. La Terebraitda hip-^ popus seule n*à encore été citée que ddns la partie la plus élevée de ce groupe.

3® Le grès vert, qui vient au-dessus à Draomischel, Malnitzet Tuchor2itz, repose ailleurs sur l*âssise n° 1. Il est divisé cU dalles épaisses et assez régulières. Il est h grain fin ou à grain moyeil, plus souvent solide que friable , très rarement calcarifère, mais micacé, renfermant de gros grains de quartz fréquemment colorés, et des grdlns terlli plus oU moins abondants. Les fossiles nombreux sont psirticUlièreUient :

Nauitlaseiegans, Sow,, Ammonites rhotomagensisy Defr. , Pletiro' tomaria secans,d'Arch.f Cardium piistulosum^ Munst., Protocardia Billanaj 6eyr., Lucina le/ttictitaris, Gold., Pcctunculus /ertÈ, Nils., P. brti^irostriSj Sow., Jrta gtabra, id., Panopœtt gtlrgitis, Brdhgn., Perfin ctetatea^ Reuss $ Litna pseudo^catdfutft , Reesa, X. irttdti-* costataj Gein.

Ce grès vert se rattache intimement à la première assise par la fréquence dé certaines espèces [Protocdrdium Biltanutn, Lucina leniiculariStArcaglabra, Limapseudo-cardiumjL, tHulMostàta),

CeftAlilë Pectôncle^ (fi. letis et brevirostriê) femplacènt d'aùll-es espèce^ du Mèthë getifê ott les y répi^êsetitëht. Ld Lima lenticularié y acquiert sdn itidiifubiii dé déYetoppeitiënt. Les poissons [OtodUê appendicnldtUs , Corax heieradon et Plijthodus laiissimus) s'y troutëtlt pôiit là pfeiniêfe Ibis, et il en est de ftieme des Nautiles cl des Atdnioiiites. La Pema cretncm et le Pleurotomaria secan$ s*y montrent etdnsiveinebf et sdnt tfès Répandus.

te qo'Oâ tient de dire felatltement aiit céphalopodes de ce pays est eiacteinent ce qtie notiS airons observé dans le bassin de la Loite cl le sUd-Obest de là FfaHce , dû les couches les plus basses ne ren« ferhielit ni Nautiles, ni Anitndnites. Notis aurons d'ailleurs beaucoup d'antres analogie^ H signàlef entre les localités où il n'etiste <|ue les groupes supérieurs de la foi*niation.

ft* te grés irêrt SUppoUe fféqucmment lé grès dtt planer. C'est la mddilicatiôli ou le fades soiiS lequel le quadèrsandstein inférieur se présente le plus otidinaîrement. Aitisi il Ue manque jamais dans le sud des districts de Leitmerilz, Buiiîlau, bitschow, Saat2, Hakoni(2, Kaursim , ChrUdim, Ciaslau , KOUiggrUtî , etc. , partout où existe la craie. Son épaisseur varie de 0 à 50 mètres. Ses caractères pétrographiques sont constants. C'est un gfès qui se divise en plaques irrégulières , dures , ou peu solides , minOes, jaune clair eu gris bleuâtre, renfermant 10 il 16 p. 100 de carbonate de thaux, et constituant UUe roche sableuse , à grain très Gn avec beaucoup dû mica t)lanc çà et là, des nodules très solides de calcaire cristallin, des rognons de fer sulfuré, des grains verts et quelques grains de quartz.

Dans la moitié sud du district de KoniggCîItz et dans le district voisin la roche prend tin aspect différent; c'est une marUc calcaire, sablonneuse, solide , grise, où les fossiles sont peu nombreux, èxcepté Vlnocefamus mytiioides. M. Reuss, convaincu que les marnes du pittfler qui sont plus btfht dans la Série, représentent le pult, met encore ces eouehêis dans le groupe inférieur. Les (bssiles lés plus répandus sont Klytia Ledchiî^ Reuss, Nautilus simplex, Sow., iV. ëlegar^, id. ^AjnmoûUespefQftiplUê, id. , A, rhotorfitigéfisis, Defr. , Pinm tfectwsdW, Oold. , Abiàula ànomùla^ 8bw. , Ifiocèrdfnui tnytiloideb, Mfl«t;, Pètm dibarittUus, Retlîi», P. DUjûrdini, Roém., Linm pëëUdù-l^tirdium, fléiisâ, L. fnuliitàèfatà, Gèin., Exogyro, coiHtnidi GOld.j l'^èdr'diUltialaia, Latil. , fussilèS ^Ui, s'ils jUstiflenI tfés blëR NI f èlatIMl intlliie de cetlè ttssisé dveb les pfécédcntcs , élolgiKrnt lodlë idée d€ plàtsët m eUseMMe de couches an-dessous dtl géUll^ Sfi rathî K |Aë5 graiid lii^iilbf^ des ^si^^ces que l'auteur

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y connaît se retrouvent dans l'assise la plas basse (n"* 1), mais pour la première fois apparaît le Klytia Leachii, des poissons ctéuoîdes {Beryx Ztppei, Ag) et des cycloides [Halec Stembergii^ id).

5" Les couches à Hippurites, d'abord rattachées par l'auteur au calcaire plcliier, constituent la cinquième assise du quadersandsteia inférieur. Ce sont des grès reposant tantôt sur les schistes micacés, tantôt sur le gneiss, sur les schistes argileux, sur lesdiorites, sur un grès à Exogyres , ou dont le substratum n'est pas encore connu. Ils sont toujours plus ou moins calcarifères, d'un aspect variable, à ciment argileux, peu solides ou durs. Ils sont quelquefois poreux et renferment de gros grains cristallins, puis vers le bas le mica et les grains de quartz dominent On y observe des veines de calcaire spaihique, des fragments de quartz avec tourmaline, des cristaux de baryte dans les fentes, mais rarement du fer sulfuré. Le calcaire à Hippurites forme ordinairement des bancs épais ; il est rareraeut en dalles minces. Les fossiles sont très abondants près de Kutschlin, Hollubitz et surtout à Koriczan où ils ont conservé leur test. Us sont d'ailleurs assez différents sur les divers points où l'on observe cette assise.

Ainsi, à Kutschlin, M. Reuss cite :

Pterocera gigantea^ Reuss, Nalfca nodosa^ Gein.. N, dirltotoma^ id., Cardium altemans, Reuss, Lima œquicostata^ Gein.,jL. asprra^ Mant., Spofiflyiusstriatus» Goid., Ostrca dilttviana, Linn., O.opet" culata^ ReusSy Tcrebratida gallina ^ Brong., T. lathsima^ Sow., Hippurites u/idulatus, Gein., U. Gemiari, id,, H. ellipticus^ id., H. falcatuSy Reuss, H. n. sp.; tandis qu'à Koriczan on rencontre : Patclla campanulata, ^enss,, Rostellaha ParAinsoni^ Mant., Trochus Geinitziit ^eusa^ T, pseudo-hélix ^ id., Turbo Jseierianus^ d'Orh, y Natica vulgan'Sy Reuss., N. notata^ id., Pyramidella carinata^ id., Nerinea longissima, id., ^^rca inclinata, id., Mytilus Galliennei ^ d'Orb., M. eden talus ^ Sow., Perna lanccolatOy Gein., Pecten ncuminatus f id., Lima amygdaloides ^ Reuss, £. plana ^ Roem., L, aspera, Mant., Ostrea trapezoideoy Gein., Exogyra haliotoidea, Sow., Anthophjrllum explanatum^ Roem.

Si , des espèces de cette assise on en déduit 21 qui sont propres au pays, il en reste 19 qui donnent lieu aux remarques suivantes de la part de l'auteur : 8 espèces {Nerinea longissima^ MytHus Gailienneiy Perna lanceolata, Pecten acuminatus^ Limaplana, Exogyra columba, Pecten œquicostatus, Ostrea trapezoidea) ne se sont encore trouvées en Bohême que dans les assises inférieures du quadersandstein ; 1 (Hippurites Saxoniœ ) existe dans le quadersandstcin inférieur ^e la Saxe ; 5 {Lima aspera^ Spondylus stria^

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tus, Ostreadiluviana, Terebratularostrata^Exogyrahalioloidea) ne sont fréquentes que dans le quadersandstein inférieur; rares dans le conglomérat, dont la position est douteuse , elles manquent dans les calcaires supérieurs ; 2 [Terebratula gallina et IcUissima) se montrent seulement dans le calcaire planer inférieur. Ainsi, il n'y aurait que 3 espèces {Rostellaria Parkinsoni, Natica vulgoris et Cidaris vesiculosus) qui, se trouvant dans toute la série, d'après M. ileuss, ne peuvent s'opposer à la réunion du calcaire à Hippu* rites avec les autres assises du quadersandstein inférieur.

L'auteur ne mentionne plus ici le grès du planer qui recouvrait Marna l'assise précédente, et passe tout de suite à la description des marnes piAo'or. du planer, lesquelles, placées au-dessus, formaient, dans sa précédente ^p, Tîs.) classification, la seconde sous-division de l'étage du planer considéré dans son ensemble. On a vu cependant tout à l'heure qu'il admettait encore la présence de ce même grès au-dessus des calcaires à Hippurites. Quoiqu'il en soit, les marnes planer, qui ont des caractères pétrograpbiques constants , forment en Bohême un horizon nettement séparé de l'étage précédent , mais se rattachant, au contraire, au calcaire planer qui les recouvre et auquel elles passent graduellement. On les observe presque partout dans les portions ouest et sud du district de Leitmerilz, soit à la surface du sol, soit en partie masquées par le calcaire planer ou par des dépôts tertiaires ; elles s'étendent ensuite vers le nord aux environs de Gra* bern, de Kreibitz, etc. Dans la partie sud-ouest du district de Saatz elles suivent les bords de l'Ëger ; dans celui de Rakonitz elles se montrent seulement par places, et dans ceux de Bunzlau et de Bidschow elles manquent tout à fait. La puissance de ces marnes qui atteignent jusqu'à 36 mèires est quelquefois réduite à moins de 1 mètre.

Les marnes calcaires et argileuses sont douces au toucher, rarement solides, d'un gris foncé, bleuâtre ou gris jaunâtre, divisées eu dalles minces, quelquefois schistoîdes et se délitant à l'air. Sur quelques points elles sont glauconieuses, sablonneuses et renferment des pyrites de fer, soit en nodules , soit disséminées dans la masse, ainsi que des cristaux de gypse. Les localités où les fossiles à l'état de moules sont le plus abondants sont : Luscbiiz, Priesen, Postclberg et Johnsbach. Les plus répandus, indépendamment des foraminifères et des Gylhérines, sont :

Dentalium médium , Sow., Cerithium trimonilcy Mich., Fasciolarîa Roemeri^ Reuss, Rostellaria Parhinsoni , Mant., R. Reussii , Gein., R, caicarata, Sow., Solarium decemcostatuin, deBucli.,

d'Orb. , Niicnla pcçtiqa(a ^ Spw., iV, j^etnilu/iaris ^ de Buçh ,

J^ producta y Nifs., yircn undulnta^ Reuss, J. sirUttuln, i»|.,

Telifna cnncrntrica , id. , Fenus laminosa , id. , Inocrramus

BnwgaJarii f Maat., /. eoncemtricus ^ Park., I: pianus^ Munal.,

M. Reost avait d'abard rapporté ces mirnas au e^jcairo pllaer, et les avait regardées cooime représeolaBt la eraie iBarneuse grise de l'Angleterre i mais en revenant sur eette opinion, \ la suite do nouvelles études, il fait remarquer qu'on y trouve M espôees de gastéropodes» dont 9â sont très répondues , tandis que le ficaire piSaer ne lui en a oifert que 20 toujours asses rares. Dans les marnes manquent les Ammonites de la section des ligoii et des f^hùioma'* geme, puis les grands Msutiles, les Urnes, les Spondyles. En outre, tous les fopsiles sept de petites dimensions, même les Ammonites , lesquelles appartiennent aux sections des flêssuosi et des fimbriatL l^es formes des autres coquilles se rapprocheraient des ^ypes tertiaires i ce sont les genres Arche, Peetoncle, Troque, Turbo ^ Littorine, Cadran, Fuseau, Natice, etc., dent en trouve à peine quelque représentant dans les calcaires au dessus. Les dents de Squales, fréquentes dans ces derniers, sont rares au contraire dans les marnes, et les polypiers y manquent tout k fait

Des 25 espèces précédentes qui sont les plus répandues, 6 ne sont encore connues qu'en Bohême , ou sont très rares sur les limites voisines de la iaKe $ des i 7 autres , 40 seraient très constantes, suivant M. Reuss, dans le gault de la France et de TAngieterre, y étant communes à ces deux pays et S exclusivement de France. Si l'on ajoute à ces rapports qu'il existe encore d'autres espèces rares dans les marnes pUner, mais fréquentes dans le gault des pays que nous venons de citer et dans l'argile de Speeton {Denialium elliptieum, Troehus Baaleroti, NeutHminœqualiê^ Hœniles rotundns^ H. ai^ tenuaiuf , H. armaiuSf Pholadomya decussaia , Nueula er/aM, Plicatvda peetinoides , Terebratula itriaîula, etc. , et enfin la ressemblance des caractères pétrograpiiiques, on aurait, d'après l'auteur, des preuves suffisantes que ces marnes représentent réellement le gault. Ce que nous avons dit de la localité de \^'aliimâle , près de Pirna (Saxe), indiquerait aussi sur ce point un équivalent du même groupe; dp sorte qqe pour M, IIcljss ).a présence dp jiault dans l'Allemagne centrale ne serait pas douicusc.

On a>nçoitr en eff^t, qu'en rpattpiii lu^ d»prs(^ assucs du qu9dersapd^tein inférieur pu njvcau fi\x quatrii'R^fî groupe (groupe péocomienou du grès vert jnférieuri lowergreen li(md)f\i éiait naturel de regarder les marnes planer qui les recouyr^pt PPP)P)0 représentant )e troisième ; mais noM« verrons que ce rpppracliereent n'a point été admis par les autreâ géologues qui opt aussi étudié ce pays. On pouvait d*ailleurs le repousser en quelque sor^ à priori, puisque |a faune du quadersandstein inférieur ne rappelle ré^ilpment qu'un 4e ces horions complexes de Ip base du second groupe, tel que nogs rivons décrit dans le bassin de la Loire et sur )es pentes opposées de l'ancien golfe crétacé de la Gascogne, en Frfipee et en Espagne.

D'un 9utre côté, nous ferons observer que des i 0 espèces signalées comme constantes dans le gjiult, il n'y en a en réalité que 3 qui appartiennent exclusivement à ce groupe ; les autres se trouvent dai|s lesBIackdowns, localité dont les caractère^ palôontologiqnes sont complexes» et dont on ne peut absolument rien déduire dans la question qui nnus occupe. Pour les antres espèces citées précédemrpeqt, il n'y a eqcore que le Penialium ellipticum, les ffamiies rotundut et atienuaiu8, et la Nuoula ovata qui soient propres au gauit. Le Jrochus Basierofi , la Pholadomya decussaia sont de la craie tuiïeau et de la craie blanche s^ns sileif ; le Nautilus inœqualis est une mauvaise espèce 9nssi de lapraie tuiïeau ; |e ffaoïites armo/ti^ est communaux deuxiérneet troisième étages; U Plicatuia peciinoides se trouveéplement au-dessus et aurdessousduganlt, et la Terebratulastriaiuia est du grès vert supérieur ou bdse du second groupe,

£n résumé, l'opinion de M, Repsi, si l'on suppose qqe les espèces aient été toutes rigourensenient déterminées , ce qui est peutêtre assex difiiciie pour défi moules , ne serait appuyée que ^ur )a présence de 7- ou de 9 espèces 9U plus. Ort ces cbiffreff ne peuvent balancer ceux que donneraient les assises du quadersandstein inférieur, si l'on comparait leurs fossiles avec ceux du groupe si compliqué de la craie tuifeau. L'analogie , dans ce defnier cas , est si frappante, qu'il fsrudrait, pour admettre que le gault existe en Bobême , supposer que la. faune qui Ta précédé diins ce pays est Ifi même que celle qui l'a suivi, surtout dans la partie de l'Europe occidentale où il manque. Ces marnes da pltlner ne semblent doue être autre chose qu'une de ces modiûcations avec lesquelles le second groupe nous a depuis longtemps familiarisés, et pendant le dépôt de laquelle auront persisté dans cette partie de l'Allemagne un petit nombre

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