SI 8 CLASSIFICATION DB LA FORMATION CRKTACÉB
Cq qui frappe tout cVabord dans celte classification, ce sont les assises et naôme les étages ot les groupes que Tau leur met en parallèle avec sa marne quader supérieure. On ne comprend pas en efletque Ton puisse réunir la craie blanche à silcx^ la craie tuffeau et la craie chloritée qui constituent ailleurs des unités géologiques si distinctes, pour opposer le tout h cette petite division de la marne quader supérieure de TAliemagne. Comment ensuite placer en regard de la marne quader moyenne la craie blanche inférieure qui est entre la craie à silex et la- craie tuffeau ou craie chloritée , et comment celle-ci peut-elle se trouver h la fois dans les deux divisions ? Peut-être pourrait-on croire que ces dénominations désignent des couches propres à TÂliemagne et snns rapport avec les assises auxquelles elles ont été consacrées dans Touest de TEurope, mais cela n'est pas et aucun géologue allemand ne les a comprises ainsi. On remarquera enfin que les couches à Hippurites sont ici placées dans la marne quader inférieure et non avec le grès quader inférieur, comme Tout fiait M. Renss et M. Ewald.
Dans le Hanovre etlaWestphalie, poursuit M. Geiniiz, les dépôts sont plutôt marneux que calcaires, aussi les mineurs, comme les agriculteurs, ne comprendraient-ils pas Texpression de formation crétacée. Ainsi Tauteur voudrait faire de nouveau dominer une terminologie minéralogique, nullement en rapport avec la science actuelle, les dépôts contemporains pouvant être minéralogiquement très différents. En réalité les motifs invoqués \ Tappoi des changements proposés ne sont pas plus applicables à TAIlemagne qu'ils ne le seraient à tout autre pays où la craie minéralogique proprement dite n*est qu'un accident dans l'ensemble de la formation, ou bien manque tout à fait, comme cela a lieu Ieplusordinairement« Cette observation n'a d'ailleurs point échappé à M. Geinitz lai* même , puisqu'il dit que les dépôts qui sont des grès sur un point peuvent être des calcaires sur un autre et que Ton doit avoir égard en même temps à la position relative des couches, à leurs caractères pétrograpbiqaes et aux fossiles qu'elles renferment. Il ne parah pas non plus regarder comme absolument déterminé le niveau de phisieurs de ces subdivisions ; c'est ainsi qu'une partie de l'étage de Hils et les sables verts d'Essen pourraient être {dus récents qu*on ne l'a cru (p. 82), et surtout les sables de Ratisbonne divisés en trois assises. Il est douteux que le calcaire planer et le planer inférieur y existent. La séparation des marnes quader moyenne et inférieure ne serait poiut pvtoiit tranchée. I^ marné qnader intérieure
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afdit été associée au calcaire plSner , tandis que la marne planer de la Bohême doit être réunie à la marne quader supérieure. Il en serait de même de beaucoup d'antres grè» de la Bohême avec Callianassa qui doivent aussi être placés avec la marne quader supérieure.
Les deux quadersandsteins et les marnes quader qui les séparent, pris ensemble, représenteraient , dans cette classification , la craie blanche et la craie chloritée du nord de la France , mais ces deux étages n*élant que des membres des deux premiers groupes, nous compléterons la pensée de Fauteur en disant que ses divisions représentent probablement en entier ces deux mêmes groupes, dans lesquels on retrouve en Allemagne des sous-divisions, sinon toujours parfaitement d'accord avec nos étages de l'ouest, du moins souvent aussi variées et aussi nombreuses.
Lorsqu*en 1839 M. Geiuiiz publia son premier travail, la relation complète des diverses assises crétacées n'était pas encore bien établie partout; le grès quader supérieur de M. F. -Ad. Roemer n'était pas connu et fut rejeté par M. Giebel ; M. ROminger ne paraît pas non plus avoir compris cette même distinction. En admet* tant les divisions un peu trop multipliées proposées par M. Âd. Roemer, M. Geinitz en reconnaît l'exactitude, sauf cependant l'existence du ganlt qui n'est pas justifiée en Allemagne. Il conserve aussi quelques doutes sur le conglomérat de Hils, et, quant au quadersandslein supérieur, il ne l'a pas assez étudié ponr avoir une opinion bien arrêtée à son égard. Enfin, il critique avec raison , M. Reuss comme M. Ad. Roemer, pour avoir mis le quadersandstein inférieur en parallèle avec le grès vert inférieur d'Angleterre et pour avoir assimilé au gault les marnes du planer de la Bohême.
M. Beyrich (1 ) , qui regarde avec M. Ewald le niveau de VExogyra cioisifiotioa columba comme représentant en Allemagne la base du grès vert su- u.Be^ch. périeur ou du groupe de la craie tuffeau, critique à son tour la classification de M. Geinitz et y substitue la suivante qui nous semble avoir les mêmes inconvénients. Pour lui les couches qui composent nos deux premiers groupes de l'ouest, ou les n** I, Il et III de M. Geinitz, sont groupées , de bas en haut, en quader inférieur^ quader moyen, quader supérieur et quadei' le plus élevé.
(I) Ueber die ZMam/nensetzting nnd Lofferung, etc.: Sur la composition et le gisement de la craie dans les environs d'ilalberstadt, etc. {Zeitschrijt dcr Dcutsch. gcolog/sc/i, Gcscllsch,^ vol. I, p. 288. Berlin. 4849).