DU MISSISSIPI BT DU TENNESSEE
craie ; puis 11 repoussa le prétendu mélauge de fossiles des deux formations {antèt vol. II, p. lO/iO et suivantes).
M. David Cristy (1) a remarqué que la nappe d'eau qui alimente les puits artésiens des États d'Alabama et du Mississipi suit un plan incliné qui, partant de la |>ointe sud-ouest du Kentucky, passe par Savannah (Tennessee), Tuscalôosa et Centerviile (Alabama), pour s'étendre ensuite par la Floride jusqu'au golfe du Mexique. La couche aquifère est un sable meuble avec des bancs de grès subordonnés. Elle est recouverte d'une marne {rotten limestoné) , dont l'épaisseur varie de 90 à 240 mètres, et qui renferme de nombreux fossiles crétacés. De Ponlotoc à Starkville (Mississipi), et lorsqu'on se dirige ensuite vers Pickensville (Alabama) (p. 28), on observe les dépôts argileux tendres , avec quelques lits subordonnés plus solir des , mais qui se désagrègent facilement à la surface. Les fossiles y sont assez répandus et bien conservés. L'épaisseur de cette assise varie de 90 à 213 mètres. Au-dessous est un puissant dépôt de sable verdâtre, tout à fait meuble par places ; c'est le grand réservoir des puits artésiens dont nous venons de parler , et l'auteur donne d'intéressants détails sur la profondeur à laquelle les divers puits ont atteint la nappe d'eau. La partie supérieure de l'assise argileuse étant facilement détruite, puis enlevée par les agents atmosphériques , les portions les plus solides qu'elle renfermait restent à la surface du sol , et forment de petits monticules isolés. Les dépôts secondaires et tertiaires de ce pays ont été profondément ravinés et dénudés , et les bassins des rivières sont antérieurs aux dépôts quaternaires qui en recouvrent indifféremment les éminences ou les dépressions aussi bien que les pentes des collines. M. Cristy a constaté l'existence de la partie supérieure de la craie dans beaucoup de localités et jusque dans le comté de Wilcox. C'est sa décomposition superficielle qui produit des terres arables , d'une extrême fertilité, le sol des prairies les plus estimées , et les meilleures plantations de coton qui soient connues.
Les divers travaux que nous venons d'énumérer, quoique assez satisfaisants , ne pouvaient cependant suppléer à une étude spéciale et complète de ce pays, étude qui a été faite depuis, avec beaucoup de soin, par M, Tuomey (2) , et dont nous exposerons les principaux résultats.
1 J Letiers on Geology, p. 4 4. In-8, Rossville , «848. [î) First biennal report on the geoiogy oj Alabama^ p. H 6, In-8, avec carte et coupes. Tuscalôosa, \ 850.
502 ÉTATS d'alabama,
Les sédiments crélacés, dit le savant géologue américaîii , sont, par suite de leurs caractères meubles, difficiles h séparer des couches {>lus anciennes comme des plus récentes, et leurs limites sont également difficiles à tracer sur une carte avec une certaine exactitude. Ib forment une large bande dirigée E. , 0. , se prolongeant , d'une part, k l'Ë. dans la Géorgie, au delà de Chaltahoochee, et de Tautre, au N.-O., dans les États du iMississipi et du Tennessee. Ils occupent les surfaces connues soûs le nom de région de prairies^ dans les comtés de Pickens, Sumter, Greene, Lowudes, Marengo, Dallas et Wilcox. Les assises les plus basses sont des graviers , des argiles et des sables , avec quelques fossiles. Le calcaire argileux tendre {rotten limes(one) vient au dessus. Le long de la limite septentrionale est une région montueuse qui s*otcnd parallèlement h cette même limite.
Le terrain houiller, à découvert dans le lit du Warrior et dans ceux de ses affluents, à Tuscaloosa, plonge au S. sous les strates crétacés, composés de sable meuble, de gravier, de limon et de lits d*une argile foncée très épaisse. La coupe de la vallée à Finch*s Ferry montre la superposition aux argiles foncées de ces sables, avec des bois silicifiés , des débris dH Ammonites delaivarensis^ des dents de Lamna^ etc. Ces assises inférieures peuvent êti*e observées partout au nord de la zone calcaire. Les bancs calcaires de Montgomery recouvrent un sable jaune où Ton trouve dos Ammonites, des dents de Ptyçhodus Mortoni^ etc. La relation des strates ne se voit bien d'ailleurs que sur le bord des rivières. Ainsi, la coupe de la falaise de Choctaw montre de haut en bas: