ILS 0B CUBA
Cisaalidad, ei|)loité à trois lieues de la Havane, se présente sous la forme d*uii véritable filon; on n'y remarque ni couches régulières , ni traces de restes organiques, animaux ou végétaux. Il semble que la substance ait rempli, de bas en haut, une fente dans une roche argiloîde qui aurait suivi l'arrivée des eupiiotides et des serpentines des environs. La houille est légère, d'un noir intense, à cassure brillante, et l'on observe , à la surface de ses plans de joints, des an* néaux réguliers, de diverses grandeurs , lisses , et qui simulent les empreintes que ferait un cachet sur de la cire noire. Ce combustible ne contient pas de pyiites et donne un coke léger. Il est sans doute en rapport avec le pétrole ou bitume, si généralement répandu dans les roches ignées du pays , et qui sort des serpentines de Guabacoa à deux lieues de ce point. Un autre gisement analogue existe entre >latansaset la Havane, à 6 lieues du précôdent.
M. H. Galeotti (1), qui s'est occu))é davantage des relations géognostiqties de ce charbon, décrit, aux environs de San- Francisco de Paula^ des calcaires gris ou jaunes, sub- compactes, avec du sable et de l'argile , et passant à un grès calcarifère. A une certaine distance, l'argile tend à prédominer ell a roche passe à une marne. Ces couches, dirigées N.-N.-E. , S-S. -O. , plongent de 20^ à TO.-N.-O. et ne renferment point de fossiles. Le bitume liquide suinte de tous les bancs calcaires du district, soit par les plans de joints de la stralificatioD, soit par des fissures, et c'est précisément dans ces strates que s'exploite, à San-Miguel, la houille dont nous venons de parler. Son épaisseur est de 1 mètre à l^^ûS, et ejle est remplie de fragments de marnes et de calcaires, semblables aux roches encaissantes. Aucune émanation de gaz ne s'est manifestée dans les travaux. Le bitume y est très abondant, et semblable à celui qui sinfîltredans les calcaires madréporiques de la côte. L'exploitation avah alors atteint une profondeur de 50 mètres, et le combustible, peu propre aux usages domestiques , ne pouvait être employé , pour d'autres , que mélangé avec de la houille étrangère. Suivant M. Galeotti, qui lui assigne des caractères assez différents de ceux qu'indiquaient ViM. Taylor et Clemson , ce gisement ne consisterait qu'en uâ dépôt argileux, sableux et calcaire, à travers lequel se sei*ait infiltrée une grande quantité de bitume , se déposant comme dans un
(<) Jperçu géognostique des environs de la Havane [Biiii. de VJcad, r. de Bruxelles, vol. VllI, n^ 6, avec ciirtes).
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fond de lac semblable à celui de l'île de la Trinité (oo/é, vol. I, p. /il 9).
Le bitume, très répanda d*ailleurs dans Tile, parait être en relation avec des soulèvements et des épanchemenis de serpentiiia,de même qu*avec les dislocations récentes qui ont affecté les calcaires madréporiques du littoral, encore en voie de formation. Les calcaires et les grès de San -Francisco de Paula seraient, d'après l'aotcor, de Tépoque tertiaire ou de la période crétacée supérieure; car ils 8*appuient, dit-il, sur d'antres roches de même nature que l'on peut rapporter à la formation oolithique. Ce que nous avons vn sur le continent an nord de Cuba , puis à l'est dans le Mexique, cl ceqoe nous verrons au sud, dans le Venezuela et la Nouvelle Grenade , nous porte cependant h les regarder encore comme quelque membre pea caractérisé de la craie. Ces roches jaunâtres, d'un aspect jurassique, continue l'auteur, composent toute la partie occidenlnlc de l'Ile, formant des montagnes arrondies assez élevées, ou des buttes tronqua à leur sommet. A 15 lieues à l'est-sud-est de la capitale,^ces cal* caires renferment des minerais de cuivre, et deviennent assez compactes pour fournir des pierres lithographiques et de§ marbres de teintes peu prononcées.
Quant aux roches magnésiennes décrites par M. de llumboidt, leur âge est également incertain. Dans les carrières de Régla , où elles commencent à se montrer, on voit aussi une serpentine d'un vert jaunâtre avec diallage métalloïde et des veinules d'asbeste. A Guanabacoa, la même roche renferme beaucoup de quartz hyalio gris, quelquefois scoriacé. Dans ces collines, des amas assez considérables dequarizcalcédonieux mamelonné, semblent annoncer l'existence de gros Glons de ce minéral dans les serpentines résiooides compactes. Les roches magnésiennes qui entourent les serpeuiiue» n'ont point de stratification distincte. Elles constituent des masses divisées en grands rhomboèdres irréguliers, et se réduisent facilement en une terre argileuse. Ces collines s'élèvent de 60 5 80 mètres au-dessus de la mer. Près de l'exploitation de San-Uiguel, la roche, trèscalcédonieuse, renferme des globules limpides d'yalite, du talc, de l'asbeste et des veinules ferrugineuses.
Enfin des documents plus récents dus h M. Oaslales (1), sur le charbon deSan-iMigucI ou de Casualidad, dilTèrcnl notablement en*
(1) Coal mines in Cuha : Mines de bouille de Cuba [Diarîo delà Hahann, 7 août 1841; — Âmrr. Jomn., vol. Xf.îl, p. 388; 48i«;.