‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 112 sur 166 · VU · texte numérisé non relu

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qu'ils Mipporteet par places, ils succèdent, au contraire, assez brusquemeut à l'assise n"* 2. Jls couronnent, sur beaucoup de points, les calcaires gris bleuâtre, tels que la partie culminante de la causse de Tessoune, le sommet du Cengle, près de Saint-HIppolyte-ie-Fort, le sommet de Coutach, près de Sauve et celui de la montagne de Pierremale, près d'Anduze. Non loin de Berrias (Ardèche), les calcaires do boisdePalolive,qui se prolongent jusqu'à Saint-Alban, sont coupés par des fentes verticales dirigées N., S. et S.-E., N.-O., qui les divisent en grandes masses cubiques irrégulières, donnant au relief do pays un aspect tout particulier. Ces calcaires passent à des dolomies blanc jaunâtre, assez compactes, à grain fin, sans stratification apparente, constituant des massifs isolés qui couronnent les niontagnes d'une manière pittoresque (causses de Campestre, Blandas et Montdardier, près du Vigan, picd'Angeau, rochers de la Malioe et de la Tude).

Les calcaires gris bleuâtre , compactes , à pâte fine et h cassure couchoîde de la deuxième assise, forment des bancs très r^liers, imiunt un ouvrage de maçonnerie ou de grandes marches d'escalier. Les roches de Pierremale et de Saint- Julien, au milieu desquelles la ville d'Anduze est située, appartiennent à ce niveau. On y obeene des plissements et des contournements remarquables. Près du Yigaa, sur les causses de Montdardier, de Rogues, de Clampestre, et sur la causse Noire, les bancs recouvrent directement les dolomies de l'oolithe inférieure par suite de l'absence des autres assises. A la Palguière, à Naves et au Pouget, ils fournissent des pierres lithographiques estimées. Les fossiles y sont rares. On y cite des Aptyehus, la Jerebratida biplicata (1), le Belemnites hastatus, Blainv., les Ammonites biplex, Sow., polyplocus, Rein., polygyratv»^ id , canaliculatuSy Munst., etc.

Les calcaires marneux alternant avec des marnet grises se délitent et se divisent en boules ou en polyèdres ; ils constituent la troisième assise bien caractérisée aux environs de Saint-Hippolyte* le-Fort, de Durfort, d'Anduze et des Vans. Les fossiles nombreux sont particulièrement : Belemnites hastatus, Blainv. rZT. Sauvanaususj d'Orb. , Nautilus aganiticus, Schloth. , Ammonitet canaliculotus, Munst., A, cristatus, Defr., A, cordatus, Sow., A, guadratus^ id., A, perarmatus, id., A, biplex, id., A Herveyi, id.

(1 ) C'est probablement une autre espèce à deux plis.

GROUPK OOLITHIQUB MOYEN. /^67

Les couches de fer oxydé rouge de Pierremorle et de la Coslede-Coineiras (arrondissement d'Âlais) y sont subordonnées et correspondent^à celles de la Voulie et de Privas (Ardèche). Le gisement de Pierremorte n'est d'ailleurs qu'un amas lenticulaire formé, comme fa dit M. Fournet pour les minerais de TArdèche, par des sources et des vapeurs minérales dont les produits se déposaient autour de leur orifice sans interrompre la sédimentation générale, et dont la concentration diminuait à mesure qu'ils s'étalaient sur de plus grandes surfaces, ou qu'ils se mélangeaient davantage avec les eaux marines. Eu effet, le centre de la plus épaisse des deux couches de Pierreinorie est un peroxyde de fer rouge, agatisé, de 0",50 d'épaisseur, au-dessus et au-dessous duquel le minerai devient schisteux, et se fond peu à peu dans la roche encaissante. Quant au minerai de fer de Saint-Julien de Valgalgues, c'est un immense dyke constituant une montagne assez élevée, et qui est arrivé au jour en perçant le calcaire à Gryphées arquées, et relevant aussi les couches de l'étage d'Oxford. L'apparition de ce dyke, qui daterait de la fin de la période Jurassique, coïncide probablement avec le soulèvement des Cévennes, et M. Dumas suppose que, primitivement à l'état de fer sulfuré, il sera passé ensuite à l'état d'hydrate.

Enfin les marnes gris cendré inférieures^ argileuses, feuilletées, reposent sur le calcaire ii En troques, sur les dolomies qui en dépendent, quelquefois sur le lias et même sur le trias (Conrry et Pierremorte, près Saint-Ambroix). Les fossiles y sont assez répandus, et les Ammonites à l'état de fer hydraté sont particulièrement les Ammonites cristatus, Defr., interrtiptus^ Schloth., et plusieurs espèces nouvelles, avec les Belemnites hastatus, Blainv., e\ Saiwanausus, A'Orh,, des Toxoceras ou Hamites, VApiocri^ ms rotundîts, e\c, (i).

Les feuilles de la Carte géologique du département du Gard, qui comprennent les arrondissements du Yigan , d'Alais et de Nîmes (2), font désirer vivement que M. E. Dumas complète bientôt cette publication remarquable à tant d'égards. La distribution du groupe moyen |)eut y être suivie en quelque sorte pas à pai, et ses relations très compliquées avec les divers terrains, la partie qui €st à l'état de dolomie, ainsi que ses contours ou limites, sont partout indiqués avec l'attention la plus scrupuleuse. L'auteur fait

(4) Voyez aussi, de Malbos, i^R, p. 633. (^) Publiées en 4 844, 1S46 et 1850.

obscnrer que ia superposition du groupe néocomien au deuxième groupe ooliibique est toujours discordante. MparieoMiit Ce demier, qui se prolonge dans le département de l'Ardèche, y TArdèdM. a été le sujet d'assez nombreuses publications à cause des gisements importants de minerai de fèr qu*il renferme et des discussîoK auxquelles leur âge a donné lieu. Les auteurs de la Carte géologique de la France (1) les ont placés à la partie supérieure du lias, et d'autres géologues dans le second groupe oolithiqne.

Parmi ceux-ci, M. Fournet (2) a montré que, d'après Tenserohle des travaux exécutés aux mines de la Voulte, il y avait 16 alternances de minerai de fer oolitbique, de minerai oxydé rouge, feuilleté, et de schistes divers, d'une épaisseur totale de 17",90 près du niante, et présentant en minerai une épaisseur de ll'^fSO. Sninm M. Grfiner (3), le système plonge de 25*> au S.-S.-E. , et le minerai offre une épaisseur fort inégale, s'amincissant dans la profondeur de la mine. 11 est nettement limité au N. par les affleureoients, ï l'E. par une faille qui rejette tout le terrain bien au-dessus de la vallée du Rhône, au S. par un amincissement et un appauvrissement graduels, et à l'O. il disparait complètement. I.es affleurements de la vallée de l'Ouvèze appartiendraient à un amas différent.

L'assise ferrugineuse est divisée eu trois couches par des schistes argilo-calcaires peu épais. La couche moyenne, la plus importante, a de 5 à 6 mètres dans sa plus grande épaisseur, dont 3 de minerai riche ; elle s'amincit et s'appauvrit dans la profondeur. L'inférienr, de 2 mètres à 2'°,50, est un minerai pauvre comme la supérieure qui a la même épaisseur. Ces deux dernières s'amincissent également dans la profondeur. Les minerais de la Youlte appartiennent à quatre variétés : le fer oxydé rouge feuilleté, le fer carbonate^ le minerai agatisé (silico-aluminate de fer) et le minerai oolitbique. Le fer oxydé rouge et le miuerai agatisé sont désignés sous le nom

[h) Dufrénoy, Mém, pour servir à une descript, géoL tie la France^ yoI. 1, p. 221 , 1830. — Burat, Géologie appliquée^ p. 93. — Fauverge, Bull.y V série, vol. IV, p. 764, 1847.

(2) Études sur le terrain jurassique et les minerais de Jer de tArdèche {Ann. des se, phys. et nat, de la Soc, d'agriculture de Zro/ï, vol. VI, p. 26, 1843).

(3) Mém. sur le gisement et la nature de quelques minerais de fer des environs de Privas et de la Voulte {Ann, des mines, 4* sér., vol. XII, p. 347, 1845).— Dufrénoy, Explication^ etc., vol. II, p. 727.

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de minerais riches. Ce gisement, suivant M. Gruner, appartient à Tétage d'Oxford, et il y cite le Belemnites semi^hastatus , les Ammonites hecticus, Duncani et annularts,

M. Dufrénoy (1) donne la coupe suivante du gisement de la Voulte :

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