‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 74 sur 166 · Marne bleue · texte numérisé non relu

Marne bleue

f 0. Calcaire jaunftlre, divisé en l>ancs de On.iO, «t alternant

I avec des lits de marne bleue de môme épaisseur

Oifind-day. . . J (Kellowoyroclt) 1,00

I H. Ar|;ile bleue ou brune, compacte, renfermant, ft divers niveaux, des lits de marne endurcie, très solides et très minces 19/19

Le calcareous-grit supérieur ne paraît pas être représenté dans cette coupe, et l'assise assimilée au Kelloviray-rock se trouve vers le haut de l'étage, au lieu d^étre à la base. I)ans la butte de Saint-

1) De Caumont, ioc. a't,, p. 434.

l) Expticadon, été., toi. II, p. 187.

3) De Caotoont, he. cit., p. I3f, atlas, pi. 5. — Ùufrértoy, loc. cit., p. 490.

Maciou, près de Mesidon, aa sud de la route de Lisienx à Caen, cette dernière esl beaucoup plus déYeloppée. M.S.*P. Pratl(l], qui n'admet pas quQ Pétage de Purbeck et celui de Portiand existent dans cette partie de la France, ne pense pas non plus que le sousétagje de I^elloway y soit représenté.

 partir de Temboucbure de l'Orne, où il sort de dessous les calcaires du groupe inférieur (forest-marble ou grande oolilhe), roxford-clay constitue le sol de la vallée d'Auge, sur une largeur d'environ 3 lieues, et jse prolonge dans le département de l'Orne en décrivant quelques sinuosités. On l'observe également dans la vallée de la Touques, entre la meret Usieux. A 1/2 lieue à l'ouest de Ponl-l'Évêque, il nous a présenté la Gryphœa gigantea, VOstrea palmetta^ des Térébratules, des Bélemnites, la Serpula conformis, Gold., etc. (2). A l'ouest, il recouvre la grande oolithe* depuis Hérouvilletie, non loin de l'embouchure de l'Orne, jusqu'à Norey, au sud 9 sur la limite du département de ce nom. Il s'enfonce à l'est sous le coral-rag et le grès vert depuis les falaises de Benzefal jusqu'à Montpinçon, aussi sur la limite méridionale du département. Son niveau est partout plus élevé que celui des plaines de la grande oolilhe, et son maximum d'épaisseur ne semble pas dépasser 100 mètres. Par la disparition complète du coral-rag, le Rimmerldge-clay se distingue très difficilement de l'Oxford-clay, et M. de Caumont pense (p. 293) que cette disposition peut exister dans la vallée de la Vie, entre Saint- Jnlien-le-Faucon et Viinootiers, entre Dives et Repentigny, entre Villers-sur-mer et Ponll'Évêque, etc. Quant à l'inclinaison générale vers l'Ë., elle est extrêmement faible.

De même que le coral-rag, l'argile d'Oxford du département du Calvados, surtout dans le voisinage de la côte, est très riche en débris organiques, et l'on peut s'étonner que des localités rendues aussi classiques par les descriptions stratigraphiques qn'on en a données, par la facilité de leur étude et la netteté des relations géologiques, n'aient pas encore été l'objet de monographies paléontologiques analc^ues à celles que nous avons mentionnées de l'autre côté de la Manche. Ce desideratum se fait d'ailleurs également sentir pour les autres groupes jurassiques non moins riches que

(1) Proceed. geol. Soc, of London^ vol. II, p. 647, 4834.

(2) D'Archiac, Mém. Soc, géoL de France, %^ série, vol. Il, p. 95. 4Si6.

GROUPE OOLITHtQUE MOTEN. 213

cdoi-cL Noas ne citerons pas tous les fossiles qae M. de Caumont signalait il y a déjà trente ans, alors qu'il imprimait à son pays natal une impulsion vers les sciences géologiques, qui paraît avoir cessé depuis, car cette liste renferme des espèces qu'on serait aajonrd*bui fort étonné de .trouver dans ces couches, et d*lautres dont la présence nous a paru plus que douteuse; aussi nous ImrneroDs-nons à signaler celles que nous y avons observées nous-même. Nous exprimerons ici le désir que la répartition des cspècies dans les diverses assises, depuis la partie supérieure des falaises jusqu'à la base, soit l'objet d'un travail spécial, et tout à fait digne d'intérêt, aûu de séparer la faune du calcareous-grit de celles de l'argile de Dives et des couches rapportées à tort ou à raison au Relloway-rock.

Les restes de végétaux ne sont pas rares dans les argiles d'Oxford. U Bourienne (1) a trouvé des fruits de conifères déjà observés et décrits par M. Deslongchamps sous le nom de Pinus mlcata. Le fer sulfuré, très répandu partout, a souvent remplacé le test calcaire de coquilles, particulièrement des Ammonites, ou bien il a moulé les coquilles, ou encore enveloppé d'une couche brillante leur test spathifié. Enûn, la chaux sulfatée laminaire a été observée |)ar i\]. Morière (2) dans une boule de fer hydroxydé radié épigène.

Parmi les débris d'animaux fossiles, nous citerons tes suivants, que nous avons recueillis au-dessous du coral-rag, dans les falaises entre Di\cs et Yillers-sur-mer (3) :

Bolectypus depressus, Ag,?. complètement à l'état de fer sulfuré, Pholadomya exalta ta, Ag., Latraria grcgaria, Roem., X. sinnosaj id., Astarte iurûfa^ Pbill., Fcnus? suevîca ? Mûnst., Gold., Cytherea deltoidea, Gold., Cyprina dimorpha, d'Orb.?, C. cytlte^ rea, id. , Jrca UmbatOy Go\d. (4), J. indét. /Niicala Poiiux,d*Orb.? , iV. Cailiope an Cœçilia , id.?, iV. très voisine de la N. Hammeri, Defr.. peut-être la N, Eurita. d'Orb.?, N. HclUca, d'Orb.?, iV. très voisine de la N. subovalis, Gold., Trigonia clavcUata^ Park. ,

(1) Mém, Soc. Linn, de Normandie, vol. VIII, p. xxxix, 1849.

(2) Ihid., p. xuvetSIS, 1849.

(3^ D'Archiac, Notes inédites, 4834.

(4) Quoique cette espèce soit citée dans le lias, sa forme est tellement bien caractérisée que nous n'hésitons pas à y rapporter les échantillons que nous avons trouvés dans les argiles de Dives. Il y 8) d'ailleurs, d'autres formes qui rapprophent les faunes de ces deux périodes éloignées ; deux des Nucules que nous citons ici sont dans ce cas.

8U NORD l>% LÀ fRAHCB.

T, eioHffata, Sow., 7'. Meriani^ Ag.î (1), Mytilus itnbncaius (Mo^ 4ioUi^ Sow.), Àificula imequivalvi^i, Sow., GemUin siiiçHa^ Desl., Pernn mjrtiloides, Lam., £//wfl r/^/V/fl, Desh., L, probo.scidea^^vi.^ Pccten Jîbrosus ^ id., Gryphœn dilatata^ id., G. nana^ id., Ostrca Marshiiy id., O. gregarca, id., O. indét., Phill., pi. 5, fig. 4 2, forme del'O. acuminatOy Sow., O. voisine de l'O. inenoi(hs^ Gold., Tei-tfbratula varions^ Schloth., T. impressa ^ de Buch (in Davidson» pL 4, fig. 9 et 4 0), Turbo Meriani^ Gold.. Trochus, iadét., Pleurotoma" ria fitigrana^ Desl., P. Buchiana^ d'Orb., Belcmnites hastatus^ Blainv., B. Puzosianus^ d'Orb., Ammonites athlctu^ PbilL, A, Bakeriêgy Sow.t, À. biplex^ id., A, cfinaUculaiits , Munst. (jeune, d'Orb., pl. 4 99, fig. 4), À. cordatHs^ Sow., A. Dancani, id., A. gem^ matus^ Phill. [A. Pollux^ Rein., A. spinosus, Sow., jeune renflé). A, Goiiat/ius, à'Orb.^ ou Suthcrlandiœ^ Murch.?, A, Stu/içrlandicCy id. (d'Orb., pi. 4 77, fig. 2), A. Lamberti, Sow., A, Mariœ, d'Orb., A. Toucasianus^ id.

H. -T. de la Bêche y cite aussi des débris d*Ichthyosaqres, de plésiosaures, de Crocodiles, et M. Bourienne y a recueilli un pois- 9QQ rapporté d'abord au genre Dapedius, mais qui serait peut-être le Pachycormus macropomus, Ag.

Dëparienent Eu remontant le plan incliné qui, de Taie du Merleraultr s'abaisse rorae. ^" N.-E., on voit la »one jurassique, très large sur la côte, se rétrécir de plus en plus au sud de Falaise, resserrée par le terrain de transition qui S'avance vers l'Ë. et les dépôts crétacés qui s'étendent vers ro. Si, dans cette direction, nous avons perdu de vue le groupe supérieur, les groupes moyen et inférieur persistent, an contraire, pour passer ensemble sur le versant opposé du même axe. Le coral-rag et le calcareous-grit inférieur forment la base du plateau qui sépare les vallées de la Vie et de la Touques, entre Yimoutiers et Gacé. Autour du premier de ces boui^ régnent des grès très ferrugineux, en bancs réguliers qui supportent les calcaires blancs oolithiques, recouverts à leur tour par la série crétacée (2).

Nous avons fait voir que sur les flancs des collines des environs de Gacé, la série des couches était encore la même, et que les

(4) Nous rapportons à cette espèce, imparfaitement décrite et figurée, un échantillon complet des Vaches-noires, qi^i g «n rapproche plus que de toute autre, et que nous ne trouvons oité nulU part,

(2) D'Archiac, Mém, Soc. géoi, de France^ 2* série, vol. H, p, 92, et pi. 3, fig. 5, 4 846. — Voyez aussi Blavier, Éttuie géologique sur le déparlement de l* Orne y p. 64, in-8, avec carte, Alençon, 4 842. — Dufrénoy, Explication^ etc., vol. Il, p. 206, 4|48.

GBOUri OOUTHIQUB MOYEN. «diS

sables ferrugineux occupaient le fond de la vallée. En sortant de la fille par la route de Bernay, les i<ables verts argileux de la craie (aniè, vol. lY, p. ^46) recouvrent uu calcaire niarueux bianc^ un peu jaunâtre, brécholde, plus ou moins cohipacte on oolitbiqud, avec Pkoladomya parcicosta, Ag. , Lutrarta ou Atnphidesmn decurtatum, Phill., Pecten vaganSy Gold., Bronn (non Sow.), lerebralula insignis, Scbubl., 7'. globata, Sow.jHoleclypusdepressm, Ag.?. Au sud de Gacé, sur la route de Nouant, les sables ferrugineux sous-jacents renferment des bancsde grès subordonnés, bruns, remplis de coquilles brisées, parmi lesquelles domine une Avicule très voisine de VA. braamburiensis, Phill. Au-dessus viennent des grès tendres, très chargés d'oxyde de fer hydraté, puis des rognons polymorphes, spongiformes, recouverts par une argile grise.

Sur le plateau élevé du Merlerault, dit M. Dufrénoy (1), la grande oolithe est surmontée partout de bancs épais d'argîle compacte, bleu foncé, appartenante rargiled'Oxford, A la butte de Champ- Haut, cette assise peut avoir 50 mètres d'épaisseur, et renferme la Gryphœa dilatata. Au-dessus est un calcaire sableux passant à une lumachelle, et qui couronne les hauteurs de Brullemail et de Champ-Haut, point situé sur Taxe du iMerlerajult, à une altitude de 321 mètres, et le plus élevé qu'atteigne la formation jurassique dans tout l'ouest de la France (2). Cette lumachelle passe insensiblement an grès calcarifère très ferrugineux que nous venons de n>entionner sous le coral-rag des environs de Gacé, d'Orgère.^, de Vi^ moutîers, etc., et qui représente le calcarous-grit inférieur.

Au nord-est de Mortagne, en suivant la route de Paris, le coralrag nous a présenté la série suivante (2) :

4. Calcaire blanc, compacte, irrégulièrement fissile et en pJa- m. quelles 3,00

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