‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 79 sur 166 · L. Afçassiz, Tableau général dex poissons · texte numérisé non relu

L. Afçassiz, Tableau général dex poissons

Jossilcs

. în-4,

Neu-

Mém, Soc, Linn. de Normandie^

vol.

Ib,, p. 59.

/^., vol. VI, p. 220,4838.

Ib., vol. VIII, p. XXXIII, 4 849.

Ib.^ p. xxxnr.

1b. ^ p. xxxviii.

GROUPE OOLtTHlQOB INFÉRIEUR. 385

digona, cardium [orbicularis et furcata, Sow.) et coarctata^ y étalent extrêmement constantes. D'un autre côté, nous avons rappeJé que déjà M. deCaumont avait été frappé de la ressemblance de la faune des calcaires schisteux de Stonesfield avec celle da calcaire de la plaine de Caen. Mais à Fépoque où ce savant écrivait la conclusion naturelle qu'il eût pu déduire de celte remarque ne pouvait naître dans sa pensée, puisqu'on regardait alors ces calcaires schisteux comme au-dessus de la grande oolithe, soit avant, soit après le forest-marble. Actuellement qu'ils sont reconnus occuper la base de cette grande oolithe, dans TOxfordshire et le Gloocestershire, les relations naturelles des dépôts correspondants sur les côtes de France se trouvent établies par la concordance des fossiles de la grande oolithe d'Angleterre proprement dite avec ceux des calcaire^ i polypiers du Calvados, comme par l'analogie delà faune des calcaires de Stonesfield avec celle des calcaires de la plaine de Caen. Enfin les marnes argileuses grises et jaunes que nous avons vues recouvrir le calcaire à polypiers sur la côte de Lion et les territoires d'Hermanville et de CoUeville, ou le calcaire argileux de la coupe de M. Deslongcbamps, représenteraient le Bradford-clay. Dans ce qui va suivre, nous substituerons donc la terminologie ordinaire à celle des géologues du pays, qui n'est plus motivée. Récemment, à la vérité, plusieurs paléontologistes, entre autres M. J. Haime dans son mémoire sur les bryozoaires, et M. Deslongchamps dans plusieurs publications, avaient désigné le calcaire à polypiers sous le nom de grande oolithe, mais ils ne paraissent pas y avoir attaché un sens géologique absolu; au moins ne s'expriment-ils pas d'une manière explicite à cet égard.

Il résulte également de cette conclusion que l'hiatus que l'on croyait dû à l'absence du Bradford-clay vient, au contraire, de la suppression probable du forest-marble et du cornbrash, à moins qu'on ne veuille voir des rudiments de ces étages dans la couche décrite sous le nom de pierre blanche et les calcaires argileux qui sont au-dessus.

Les rapprochements indiqués précédemment sont encore conformes aux caractères stratigraphiques et orographiques qu'on a depuis longtemps remarqués à la jonction assez obscure de l'Oxfordclay et des calcaires sous-jacents. La succession des deux groupes n'a pas offert, dans la région qui nous occupe, cette netteté ni cette continuité parfaite, sur laquelle nous avons insisté dans les comtés du centre de l'Angleterre où la série est le plus complète.

tM Notn DS Li riiifci.

FaUer^i earth U partie de la cdte de U lieaes d^étendue, qui sépare Saint-GâuH «m ill^ Meu de Langrone, et qui est occupée par des tables modernes, ttjpgfh Port«D*?BeMiii). duit, daiis la série géolc^ique apparente du CaUados, ud hktis asseï semblable à celui de i)ives à Ouistréham ; mais, d'après ce qsc BOUS avons rapporté de Topinion de M. de Caumont, il est asseï difficile de se rendre compte du passage oà il dit : « Les mêcnei » couches qui, dans les arrondissements de Caen et de Falane,

• fournissent ces belles pierres de taille blanches que nous appekmf

• calcaire de Caen, se transforment en calcaire marnenx et ea 9 marnes bleues entre la Seule et la Vire, au nord-ouest du dépar- » tement, et constituent un banc argileux, épais d*eafiron 100 pieds

• (Port-eti-Bessin, Aromancbes, Sainte-Honorine, etc.). Je doonel

• ce dépôt le nom d'argile de Pori-en-Bessin. La position ea » deviendra facile à saisir si l'on jette un coup d'oeil sur la vue que i»j'ai figurée des falaises comprises entre Vierville et Aronai* *ches(l). » L'argile de Fort-en- Bessin, qui est bleue, parfois jaunâtre comme celle de Dives, renferme souvent aussi des basa subordonnés de calcaire marneux de même teinte, quelqueldis Qolithiques, ressemblant aux bancs qui, dans les falaises des Vachesnoires, ont été rapportés au Kelloway-rock.

Qui ne croirait, d'après le texte précédent reproduit à la page 176 du même livre, qu'il s'agit d'une modification locale des caractèns pétrographiques du calcaire de Caen, d'un passage latéral d'une roche calcaire blanche à une roche bleuâtre plus ou moins argileuse ? Cependant il n'en est pas ainsi ; les vues de la planche 4 de l'atlas auxquelles l'auteur renvoie , comme les coupes de la planche 5, montrent partout une superposition et une séparatioo très nettes des deux systèmes de couches le long des falaises, depuis Saint-Côme-de-Fresnay jusqu'au delà de Sainte-Honorine. De plus, M, de Caumont ajoute (p. 167) : » Il serait possible qu'elle (l'argile » de Port-eu-Bessiu) représentât, au moins en partie, le fuiler's « earth des Anglais qui est à peu près dans la même relation A géologique avec les systèmes voisins, la grande oolithe et l'oolidie » inférieure. » Or ce calcaire de Caen, dont l'argile de Porl-cn- Bessin serait une transformation latérale d'après le texte précité, est non-seulement compris dans la carte sous la même teinte que le forest-marble et la grande oolithe de l'auteur, mais encore est

{^) Esxui »ur la topographie géognosiigiie du département du Cahados^^. 4 03, et pi. 4 de l'adas, 4 828.

OROUPB OOLITVIQUB UtFâRlBUR. $$1

décrit p»r lui comme représeiilant positivement cette dernière. On ne peut pas argaer non plus de ce que*, dans la coupe de Saint*Côme^ (le-Fresnay, où Fargile de Port-en-Bessin commence à se montrer le long de la côte pour se continuer avec une grande épaisseur jusqn*^ Saint-Pierre où elle disparait sous la mer, elle repré^nte Tétat argileux du calcaire de Caen, car la modification latérale n*y existe pas plus qu'ailleurs. Enfin ce qui nous confirme dans cette manière de voir qu*il n'y a point de passage, mais bien une superposition directe, c'est que dans la coupe de la planche 5, la teinte jaune qui représente le forest^marble et la grande oolilhe^ et par conséquent le calcaire de Caen, règne constamment au-dessus de la teinte de bistre de l'argile de Port-en-Bessin depuis Saint-Côme jusqu'au delà de Saint-Pierre. Dans les vues de la planche k et sur la carte, les mêmes étages sont représentés par des teintes différentes, le ibrest-marble et la grande oolithe étant en vert et l'argile en jaune, mais les super[)06itions ne sont pas moins bien indiquées. Nous r^rdous par conséquent cet étage de Port-en-Bessin comme réellement distinct des précédents et immédiatement sous-jacent.

M . Dufrénoy (i ) admet aussi que l'argile de Port-en-Bessin correspond au fuller's eartb, et en reproduisant le dessin des falaises de Port-en-Bessin à Vierville donné par M. de (^aumont, il l'accompagne de la coupe suivante :

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