‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 8 sur 166 · IRLANDE · texte numérisé non relu

IRLANDE

Mères dans d'autres parties du pays, démontra qu'elles reposaient sarune sorte de greenstone ou roche augitique à gros grain, formant la base du promontoire, et que leur épaisseur ne dépassait pas 1",20à 1",50. Elles plongentb TE.-N.-E., comme la roche ignée .de la péninsule, et au S.-S.-Ë. sur les Iles Skerries. Elles alternent d'ailleurs a?ec les trapps ou diorites, ainsi qu'on l'avait déjà établi. On a va également {anlè, vol. IV, p. 7) les relation^ des nappes basaltiques avec les couches crétacées de ce pays, qu'elles recouvrent fréquemment, et il en est de même par rapport aux rudiments du lias dont nous parlons et à ceux de Magilligan.

M. Portlock(l) a colorié, comme appartenant au lias, des argiles et des schistes argileux de la partie de la péninsule de Porlrush qui joint le continent, puis une bande étroite qui, plus à l'ouest, accompagnée d'une zone non moins étroite de craie et de grès vert, circonscrit, à partir de la côte jusqu'à une assez griinde distance au sud, le plateau trappéen de Dunboc. Cette couche de lias, quoique très peu épaisse, paraît contenir des portions calcaires subordonnées également fossilifères. Le même géologue fait remarquer qu'on peut tracer entre le lias et le trapp un passage graduel de la roche intacte k celle qui est complètement altérée. Sur les îles Skerries, les couches métamorphisées ou siliceuses du sud sont semi-cristallines , semblables à celles du milieu du promontoire et passent à une roche augitique très cristalline. L'épaisseur de ces schistes endurcis varie de 1 mètre à i°\50 sur les divers points de la presqu'île. Des fissures, qui traversent les bancs, les divisent en fragments anguleux ou colomnaires, dont une portion est à l'état de schiste endurci, et l'autre cristalline. Ailleurs, les veines qui ont rempli les fentes ont occasionné un métamorphisme particulier ; la roche est en dehors noire, unie, avec l'aspect d'une pierre lydienne, tandis qu'à ritttérieur ou dans la cassure elle est parfaitement cristalline et grenue.

Les fossiles qui ont fait réunir les roches altérées aux schistes calcaires de Baliintoy sont difiTiciles à déterminer. Les plus

geol. Soc. of Dublin, vol. I, \ 834). — Voyez aussi : Griffith, Addrcss to the geol. Soc, etc., févr. 4 835. — Rep, Btit, Assoc, at Dublin^ 4 835 (Londres, 4 836), p. 56 des Notices. — A général map of Ircland, — Boxié, Essai géologique sur l'Ecosse^ p. 379, in-8, Paris. (4) Report on tlie geology of Londondcrry, etc., p. 97, in-8, avec carte^ coupes et planches de fossiles, Dublin, 4 843.

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nombreux sont des Ammouiies {A. trUermedius, doy. sp., et Mac* donnelli, id.) qui se rencontrent aussi dans les argiles schisteuses tendres.

(P. 118.) L*auteur énumère les corps organisés des couches qu'il rapporte au lias; mais, comme ils ne sont pas suffisamment distingués de ceux qu'il a observés dans la craie et qu*il signale en ooéme temps, nous citerons, d*après son tableau général, les espèces suivantes provenant surtout de Larne, BallymagUn, Ballycarton, fiallintoy, Portrush, Craig, Gortmore, Wliite-Park, Glinarm, Tikmacrevan, Carncastle et Duncrum.

Pentacrinites basaltiformis^ Mill., Modioia compressa, Gold., AJ, Billana, Sow., 3L minima^ id., M, scalprum, ïà., Pinna cuneata, PhilL , P, Bartmanni, Ziet., Avicula inœquivalvis^ Sow., Jnoceramus cinctus, Gold., Pecten sublœvis, Phill., P, siubulatus^ Munst., P. textiliSf id., P. textorius, Scbloth., P. valoniemis^ Defr., P. vimineus, Sow., Lima altemans, Rcem., L, antiquata^ Sow., L, cardiifoîTnis, id., L, duplicata, id., L.giganiea, Desh., L, Hermanni, Vollz, L. peclinoides, Sow., L. proboscidea, id., L. punctata^ id., Plicatula spinosa? id., Ostrea acuminata, id., Gryphœa cymbium, Lam., G. arcuata, id., G. dilalata, Sow., G. Maccullochii, id., Astarte elegans, id., A. tetragona, Morr., Cardiumstriatultan, id., C. truncatum, id., CardiniaLisieri, Ag., C. concinna, id., C\ crassiusctda, id., C. hybrida, id., C. imbricata, id., C. ovalis, id., Terebratula obovaia, Sow., T. omithoce^ phala^ id. , Ammonites armatuSy id., A. Conybeari, id. , A. elegans^ '\d.,AJohnstoni^d.,AJœviusculus,'\d.,A.L(miberti^ïd-,A.rmdticostatus, id.. A, planorbis, id., A. bisulcatus, Brug., A. /lastatus^ Young et Bird, A. radians. Hein., etc.

De même que nous l'avons vu pour les dépôts crétacés, ou trouve réuni dans cette couche, d*à peine 1 mètre d'épaisseur et malgré la prédominance des formes du lias, un certain nombre d'espèces qui appartiennent à des groupes jurassiques plus récents (p. 139). JLa localisation de plusieurs d'entre elles annoncerait d'ailleurs ici des divisions plus nombreuses qu'on ne devait s'y attendre, vu la faible puissance des sédiments. Quant aux espèces crétacées qui semblent y être associées, la note (p. 1^0) permet de penser qu'il y a eu un mélange accidentel ou un remaniement lors des derniers dépôts secondaires.

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§ s. Scosfe et îles voisines.

Les dépôts secondaires des Hébrides ont été particulièrement iies Héinridat. étodiés par Maccnltoch (1), et plus tard par M. A. Boue (2). Les îles de Sky, de Scalpa, de Pabba, de Rasay, d'£gg, de Mock, la partie méridionale de celle de Mull, quelques points des côtes occidentales des districts de Morven et d'Airduaraurcban et les bords de la baie de Greinord, dans le nord de TÉcosse, ont été Tobjet de descriptions assez détaillées, mais qui avaient besoin d'être reprises au point de vue de la science actuelle. Ces dépôts, rapportés au lias, ont été divisés en trois grandes assises dont la plus basse, qui s*étend ordinairement sur Tancien grès rouge, est presque entièrement composée de calcaires avec Grypbées ; la seconde comprend des grès calcarifères blanchâtres, et la plus élevée des calcaires et des ai^iles schisteuses renfermant des fossiles qui semblent peu différer de ceux de la première (Rélemnites, Ammonites , Térébratules, Huîtres, Peignes, etc.).

Sir Roderick Murchison (3) a observé k Beal, près de Portree, iiedesky. dans nie de Sky, un conglomérat calcaire et fossilifère assez semblable à certaines parties du cornbrash et du forest-marble d'Angleterre. A Holm, il vit un grès avec empreintes végétales s'élever à une grande hauteur au-dessus du calcaire. Peu après, le mên^ savant et M. Sedgwick (/i) rapportèrent au groupe wealdien des blocs de calcaire lacustre qu'ils avaient trouvés sur la côte de Loch Staffin, située à l'extrémité occidentale de la péninsule de Trotternish, mais leur gisement originaire ne fut pas alors déterminé. Plus récemment, Ed. Forbes (5), dont la science et les nombreux amis déplorent la perte si prématurée, a donné une coupe fort intéres^-

(4 ) Carte des lies Hébrides, avec coupes, 4 8S0. — Carte de Tlle de Sky (Transact. geol. Soc, of London^ vol. III, pi. K ; — lb,j vol. IV, partie 2; — 76., 2* sér., vol. I, p. 60). — A description of the western Islands of Scotland, etc., ^ vol. in-8°, avec atlas, Londres, 4 84 9. — Quart. Journ, of sc,^ vol. X et XIX. — D*Oeynhausen, Arch» jiir Miner, de Karsten, vol. I, pi. 4.

^2) £ssai géologique sur l'Ecosse^ p. 204 , in-8*', Paris.

(3j Transact. geol. Soc. of London^ 2* sér., vol. II, p. 20.

(4) Ibid.y p. 293, — Supplementary remarks, etc. Remarques sopplémeutaires sur la série des couches oolithiques et les roches qui leur sont associées dans les comtés de Sutherland et de Ross, et dans les lies Hébrides (Soc. géol. de Londres, 4 827).

(5j Quart. Journ, gcaU Soc. of London^ vol VII, p. 4 04, 4854,

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