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t90 NORD DB LA FRANCI.
id., Modtola plicaia, id., Gen^Uiia Hartmann!. Gold.?, Limn gibbosa^ Sow., Z. Hector, d'Orb.» L, proboscidea, Sow., /.. semicircuiarisy Gold., /.. tennis triaCa^ id., Z, transversa [Pla^iosto/nA, id., Lam.), Pectvn barba tus ^ Sow., P. tcxtorius^ Schlolh., Gold. (le P. viroulifcrus^ Phill., est sans doute le môme), P, indét., Toisin du P. vimineits, Sow., O.urea sublobata, Desh. [Gryphœa Bêd" mani, Lyc), Terebraté^ Buckmani^ Dav., T. ghbaia, Sow., Z. impressa ^ de Buch, T. perovaliSy Sow., T'» obovata^ id., T. /?//catella, id. , 7"., id.,var.,' 7". ringens, Sow., T. .simpiex^ Buckm.?, T. spbceroidalis, Sow., T. spinosa, id., 7*. tctraerira, Sow., tar.?, an T. bnjociana. d'Orb.?
Gastéropodes j Naticn bajocensix, dOrb., Melania scalarr/ormis, Didêl. (Ceritbiam^ id., d'Orb.)« M. lineata^ Sow. {C/iemniiuay id., d'Orb.), J/. proceruy Desl. [Clwmnitzia^ id.,d'Orb.), TV^r^o, indél., Trochotoma njfînis^ Desl. {Ditremaria^ id., d'Orb.), Pleurotomam j4gatha^ d'Orb., P. amœna, id., P. armatn^ Gold., P. araneosa^ De»!., P* Athnlia, d'Orb., P. circumsulcata^ id., P. cn/fofW«i, Desh., P. grannlataj Desl.. P. mutabilisy id. (P. brssinns^ d'Orb.), P. «w- ««/^, Desl., P. Palœmon^ d'Orb., P. ProtaiSy Desl., P. scalaris, id., P. subconoidca^ d'Orb., P. subelon^atay id., Plcurotoma? Pterocera atractoides^ Desl. (moule du moins très voisin).
Céphalopodes: Belcmnites bessinus^ d'Orb., -fi. £lainvilieiyy(Ati, S. gigantais^ Schlolh., Nautiltis dansas^ d'Orb., iV. lùteatus^Soy»., M,ohcstis, id., Ancjloceras annulatus^ d'Orb. [Harnitesy id.,Desh.), Ammonites Blagdcni, Sow., A, Braikenridgiiy id., A. BrongniaW^ id., A, contractas, id. (espèce distincte de VA, Humpbriesianns]^ j4, cyrioides, d'Orb., A. discas, Sow., A, Garrantianusy d'Orb., A. Gervillii^ Sow., A. Herveyi^ Sow., Ziet. [non d'Orb.), A, Hump/triesianusj Sow., A. linguijcrusy d'Orb., A. Martinsii^ id. (<). A,AIurc/iisonœ, Sow.?, A, ooH t/jf cas, d'Orb. , A, Parkinsoni^ Sow., A, stcllarisy Sow. (2), A, subrndiatus^ id., ^. Truelli y d Orh.^ A>, nov. sp. voisine des A, annulatus et commuais^ Sow.
$• lout^uge. Dftfis M .Vo^e sur des bancs intermédiaires placés entre Voolitke inférieureet le lias supérie^ir du Calvados (3), M. Deslongchami»
(4) Paléontologie jrançaise^ p. 384 et 632. Celte espèce, nommée d'abord A. bajocensis par M. d'Orbigny, est écrite Martiufii sur la planche 4 25 de la Paléontologie française ; et à la page 383, on a écrit planche 2Î5 au lieu de 4 25. Dans le Prodrome de paléonl. stratigr.,\o\. I, p. 264, et à la table, vol. III, p. 8, on trouve encore Martiusii au lieu de Martinsii. Est-ce au botaniste français ou au botaniste allemand que cette espèce est dédiée?
(5) Quoique cette espèce n'ait encore été citée que dans le liaS) nous n^hésitons pas à y rapporter un échantillon provenant des bancs calcaires gris jaunâtre, marno-sableux, sans oolithes, ou coQcbe à Terebratnla pcropalis des Mou tiers.
(3) Mém, Soc, Linn, de Normandie, toi. VIII, p. Mivii, 4849.
GRODPI OOUTHIQUB INFÉRIEUR. 291
ii'»3raDt indiqué ni les localités où il les avait observés, ni donné de coupes propres à faire saisir lenrs relations, ni désigné les espèces fossiles qa*ils renferment, et dont un certain nombre, non men^ tionnés spécifiquement, se trouveraient à la fois au-dessus et audessous, on concevra que nous n*avons rien à déduire de ce document. Lors d'une excursion que fit la Société Linnéenne aux Moutiers en 184S (1), on constata la présence d'une couche d'argile ferrugineuse, brun jaunâtre, avec des oolithes brunes, reposant sur le banc sableux ou oolithe ferrugineuse si riche en fossiles. Les corps organisés sont les mêmes dans les deux couches, mais ceux de l'argile sont changés en quartz, et ceux du banc oolithique eu calcaire spathiqnc et très empâtés dans' la roche. À Curcy et à Qnaine, où manque le calcaire à oolithes ferrugineuses, l'argile repose sur le lias, et aux Moutiers, il y aurait encore les bancs intermédiaires dont il vient d'être question, mais dont les caractères précis nous sont inconnus.
Sur la rive droite de la Drôme, dans la carrière de Subie, près de Baveux, an-dessus des couches calcaires et argileuses avec Ammo^ lûtes Infrons, communié, etc., qui appartiennent au premier étage du lias, M. H. Harlé (2) a signalé des bancs tout à fait diflérents, oolithiques, ferrugineux, et caractérisés par les Ammonites opalinus, Rein, {primordialis, Schloth.), radians^ id. , comensis, de Buch, variabilis, d'Orb., la Terebratularingens, Sow. Le Belemnttes iripartitus, Schloth., qui s'y montre encore, ne se continue pas plus haut; le Belemnitcs abbreviatus, Mill. , commence à s'y montrer et le B, longesulcatus, Voitz y est rare. Cette assise, placée par l'auteur dans les marnes du lias, a 2 mètres d'épaisseur.
Au-dessus, et composant le quatrième sous-étage des marnes du lias de M. Harlé, viennent des calcaires gris, assez durs, quelquefois sableux, mélangés de marne grise et de lits de silex vers le haol. On y trouve : Ammonites concavus, Sow., Belemnitcs unicanaliculatus, Hart., Z^. abbreviatus, Mill., Tei^bratula perovalis^ Sow., r. globata, id., Modiola piicatiliSj Lima heteromorpha, Pecten barbatus, Sow., P. personatus, Gold,; pais, dans un lit marneux de la partie supérieure, le Belemnites giganteus, Schloth. , les Ammonites Murchisonœ^ Sow., Sowerbyi, Mill., etc. Cetie assise a 7 mètres d'épaisseur, et c'est au^essus que se trouve Ja
(h) lbid,y p. LXii.
(2) Aperçu de la constitution géologique du tiêpariement du Cal' ««^0^ (annuaire de ce déparlement pour 4853].
292 NOiD DE LA FBilNCI.
cooche ï oolithes ferrugineuses si fossilifère, et regardée pendant longtemps comme constituant à elle seule tout Tétage, tandis qu'elle n*en forme, en réalité, que fun des termes les plus élevés. Les carrièresde Baron etde Groisilles onontrent bien l'assise, à Ammonites primordialis, et les couches i Ammonites Murchisonœ eiSowerbtfiBt voient particulièrement à Feuguerolles, à Vieux, au nord d'Équay, à Fontaine-Étoupefour , Si Vaux-sur-Seule et à Saint-Yigor, près Bayeox. Sur ce dernier point un autre géologue (1) a fait voir aussi qœ, suivant la carrière que Ton examine, on obtient des résuluts assex différents. Tantôt i'oolitbe ferrugineuse avec Ammonites Parkênsom\ A, HumphriesianuSy etc., se trouve au contact du lias supérieur caractérisé par les Ammonites bifrons et serpentinm^ tanifit il s'intercale entre ces deux horizons une marne blanche, peu épaisse, avec Terebratulaperovalis^ T. Phillipsii, Belemnites curtus, etc. On sait que dans la falaise de Sainte-Honorine les bancs d'oolithe ferrugineuse, de 0'",20 d'épaisseur, recouvrent un calcaire roux de O'^^iO, tuberculeux, avec des cailloux roulés, et au-dessous sont les argiles bleuâtres avec des Ammonites et des Bélemnites do lias supérieur. De son côté, M. Triger (2) pense que Toolithe ferrugineuse du Calvados n*est qu'une partie, très importante, sans doute, de Toolitbe inférieure, mais n'est point la base de cet étage. ^ Au-dessous on trouve encore, dans les collines des Gotteswokis do | Gloucestershire, une assise caractérisée par la Modiola plicata, la , j Pholadomya fidicula, des Pleuromyes, etc. Les observations qoe | nous venons de rapporter prouvent, en effet, que, de ce côté do détroit comme de l'autre, la couche d'oolithe ferrugineuse fossilifère n'est qu'une faible partie de cet étage, et ce que nous verrons tout à l'heure dans le département de la Manche nous aidera è compléter le parallélisme des dépôts de la Normandie et de l'ouest de l'Angleterre, de même qu'à fixer la ligne de démarcation qoc nous adopterons entre I'oolitbe inférieure et le lias. PtettfMtoUsi». Outre les mémoires que nous avons déjà cités dans le cours de la description, M. £. Deslongchamps a encore publié divers travaux intéressants sur la paléontologie de la formation jurassique du Calvados. Nous eussions cependant préféré, à des monographies de genres ou zoologiques, des monographies stratigraphiques ou des étodes de fossiles considérés dans chaque assise, celles-là étant toojoors
(4) Hébert, Bull., «• série, vol. XII. p. 79, 4854. (î) Ibid., p. 78. -^Ibid., p. 723, 4 855.
GRUUPX OOUTHIQUE INFÂRlEUa. 213
fort incomplèles puisqu'elles n'embrassent que les espèces d'une surface très limitée. Sous les noms de Tevdopm Agamzii, Bunelli et Caumonii, l'autenr a décrit des restes de céphalopodes foisins des Calmars (1). Plus tard il a proposé le genre Irochotoma (2) pour des coquilles voisines des Pleurolomaires, et qui, au lieu d'une échancrure au bord droit, ont, sur la partie saillante des tours, uoe ouverture étroite, allongée, complètement fermée en avant et en arrière. Sur 6 espèces qu'il décrit, M. Deslongchamps en cite 1 du lias supérieur, 1 de l'oolithe inférieure des Moutiers, 1 du calcaire de Caen, et 1 de la pierre blanche de Langrune. Une suite de mémoires sur les gastéropodes de cette même formation comprend les monographies des genres Patelle, Ombrelle, Calyptrée, Fissurelle, Émarginule, Dentale (3), la famille des Néritacées (4), les genres Turritelle, Ranelle, Fuseau, Ptérocère, Rostelbire, Nérinée, Gérite et Mélanie. Plus récemment, l'auteur a traité des Ampullaires (5) et donné un travail fort étendu sur les Pleurotomaires (6), dont 54 espèces et 6U variétés sont décrites et figurées, n y a ajouté un supplément sur les Ombrelles fossiles (7), on autre sur les Bulles et les Tornatelles, et un troisième sur les Cônes.
Au nord-ouest des points dont nous venons de parler, dans ^^■•Jj"*"* le département de la Manche, à l'embouchure de la Tante, au- >•"•"«•"•• tour dn village de Sainte-Marie-du-Mont, M. Hébert (8) a fait connaître des couches avec Ammonites insignis^ concavus eipri' mordialis, représentant l'assise des environs de Baveux, qui renierroe ks mêmes fossiles. Elles sont recouvertes par un grès et des marnes ferrugineuses qui n'ont point offert de débris organiques, et elles reposent sur les marnes supérieures du lias avec Ammo^ nites bifrùns, radians et serpentinus. L'auteur a expliqué les relations de ces couches les plus basses de Sainte-Marie-du-Mont avec celles des environs de Bayeux, dans un diagramme assez semblable à cehii qu'avait donné M. de Caumont pour rendre compte des
(4) Mém. Soc. L/nn. de Normandie ^ vol. V, p. 68, 4835. i) /6/i/.,vol. Vil, p. 99, 4842.
i^fV/.,p. 44 4.
Jbid., vol. VIII, p. xxiu, 4849.
Ibid., ibid.y p. 4, avec 48 planches, 4849. 7) Ibid.,p. 460, 464, 463.
(8) BulL^ 2« série, vol. XII, p. 80, 4 854.
29h NORD DE LA FRANOS.
rapports aux mômes niveaux de la grande oolithe, de l'ooUibe inférieure et du lias (1).
Ces faits, quoique peu nombreux encore, sont cependant pré' deux, parce qu'ils nous servent de jalons pour relier entre eux des dépôts jusqu'à présent isolés, dont les vraies relations n'avaient pu être bien saisies, et que par cette raison on avait réunis tantôt à an groupe, tantôt à un antre. Si l'on se rappelle la complexité de l'étage inférieur du troisième groupe dans le Gloucestersbire, et sa composition dans le Somersetsbire, le Wiitshire et le DorselBhire« on verra que, sous l'horizon des couches à pisoiithes on oolithes ferrugineuses des Cotteswolds, de Dundry et de firidport» horinm qui correspond ceriainemeut à notre couche oolithique ferrugineuse, également très fossilifère du Calvados, on trouve, avant d'atteindre les marnes supérieures du lias caractérisées par VAnh monites bifrons, une série de couches calcaires et de marnes, constituant avec les sables un sous-étage caractérisé lui-même par une faune particulière dans laquelle dominent également les Ammonites que nous venons de mentionner dans la même position relative sur les côtes de Normandie*
Il y a donc lieu d'établir aussi, de ce côté du détroit, un second * sous-étage que nous pourrons suivre vers l'Ë., en deçà comme au
delà du Rhin. On verra d'ailleurs, et nous insisterons sur ce peint, que cette division n'a pas une continuité ni un rapport tels avec les marnes supérieures du lias qu'on doive l'y rattacher plutôt qu*à l'oolithe inférieure, comme nous imhis sommes décidé à le bm après avoir comparé tous les éléments connus de la question. Dépari«ment Do l'arrondissement de Falaise où le groupe oolithique inférieor rorae. ^t resserré et découpé par les affleurements en lanières des schistes de transition, très allongés au S.-E., il pénètre dans rarrondisitwent d'Argentan, et y constitue une zone assez large qui, des eavi^ rons de Pont-Valaio au sud de Falaise, se dirige droit au S.*£. par Argentan, Écouché, Séez et Ëssey.' Cette zone tourne au S.-0. vers Alençon, et de là au S.-S.-O., à travers le département delà Sarthe, toujours comprise entre le groupe oolithique moyen d'uoe part, et le terrain de transition de l'autre.
Dans toute cette étendue, la composition du groupe eat asKZ uniforme. L'horizon du calcaire de Caen ou de Stonesfield parait y
[h) Atlas de V Essai sur la topographie géo^rtçs^iquç du département du dàlvados, pi. 3, Caen, 4828.
GROUPI OÛLITHIQUS INFÀiUUR. 20S
dominer et coDttitocr, dit M. Dofrénoy (1), des piainef d'une richesee remarquable, et lorsque les calcaires plus éiefés de la grande oolithe commencent à se montrer, ils forment des collines asiei alloDgées, à pentes douces, d*où le nom de eali^oire de$ plaine» donné au premier, et de calcaires des collines donné aui seconds.
• La ville d'Argentan est située au miiica même des calcaires do la plaine de Caeu dont les couches, d'une régularité remarquable, ont acquis op grand développement. Le grain oolitbique y est plus prononcé que dans les carrières de Gaen, et le calcaire moins terreux y présente une grande solidité. Â Saint-Martin-des*Champs, la grande ooliihe (calcaire à polypiers) recouvre immédiatement les précé* dents, et présente, comme aux carrières de Banville (CaUados). deux assises distinctes : Tune, de calcaire tendre formé d'une mul* (itude de coquilles brisées, de petits madrépores et d'oolithes, se désagrège et passe à l'état de sable ; l'autre, de pierre dure, est composée d'un calcaire cristallin spalhique et d'une grande quantité d'articulations de crinoîdes. Plus à Test, autour du llcrlerault, on voit encore les mêmes couches affleurer, mais elles ne tardent pas à être recouvertes de tous les côtés par des bancs épais d'une argile oompacie, Ueu foncé, appartenant à l'Oxford-clay. »
Sous U désignation de terrain d'etrkose, BI. Blavier (2) met à la base dee dépôts secondaires des roches de caractères très variables, et qui occupent un espace assez circonscrit au nord-ouest d'Aleoçon où elles reposent sur le granité. Ce sont tantôt un quartz compacte, jaspoîde, jaune, rouge ou noir, quelquefois carié, plus ou noios ocreux, celluleux ou scoriacé ; tantôt une roche confusément cristalline avec de la baryte sulfatée, ou bien encore un grès micacé à graine de quartz fin et à pâte siliceuse, ou enfin une roche oolitbique calcarifère. Cette dernière est stratifiée et renferme des fossiles changés en baryte sulfatée, ce qui ne s'observe jamais dans la variété compacte. Elle renferme aussi du kaolin, de la galène et du manginèse oxydé. Parmi ces roclies, que l'auteur sembie disposé à rapporter au lias, il en est quelques-unes auxquelles il attribue
{h) £jBpUcfftion, etc., vol. H, p. 205.
(2) Études géologiques sur le département de l'Orne^ p. 40, in-8, avec carte, Alençon, 4 842. — Voyez aussi BulL, 4 '«série, vol. VI H, p. 329 et 355, 4837. — Dufrépoy, Ej;(jlicatton^ etc., vol. If, p. 307,
296 KOiD DE IL FRANCE.
ooe origioc ignée* telles sont celles qui, compicles et non slrnifiées, forment une arête dirigée du S.-E. au N.-O., tandis que ks grès à Pentacrioes et les autres roches straiiGées sontsédimenlaires. Ces dernières s'observent à Tétat de grès gris, siliceux, fernigineoz, et de sables rougeàtres bien caractérisés par leurs fossiles en baryte sulfatée» des mouches de manganèse et de galène, sur la droite de la route, à 2 kilomètres au nord-ouest d'Alençon, avant de descendre au pou t de Fresne (1).
M. Blavier distingue ensuite dans les couches jurassiques très variables des environs de cette ville la grande oolithe et Vootithe inférieure. La première comprend des calcaires compactes, des calcaires marneux, une assise argileuse avec lignite et deà calcaires à Nérinées; la seconde, des calcaires baryiifères, des calcaires à grains de quartz et d'épaisses couches de sable, série dans laquelle il n*y a probablement que les représentants du fuUer's-earth et des calcaires de Stonesfield. La plaine de Séez offre les mêmes roches avec les mêmes caractères ; au-dessus, comme aux environs d'Argentan, un calcaire spathique et oolithique, rapporté aussi au calcaire à polypiers du Calvados, serait pour nous le véritable représentant de la grande oolithe. Entre Mortrée et Montmerrei, ce dernier renferme une grande quantité de polypiers et repose sur le terrain de transition. M. Buddand (2) regarde les calcaires compactes à polypiers, observés dans la plaine d'Alençon, comme ayant leurs analogues dans l'oolithede Baih (grande oolithe) et les argiles bleues avec les calcaires marneux qui sont dessus comme parallèles à l'argile de Bradford et au combrash.
Dans les carrières d'Écouché et de Bazoches, les bancs oolithiques renferment de nombreux fossiles, et vers HaUonville, on trouve au-dessous un calcaire gris bleuâtre, rempli de Bélemnites, et un second calcaire également bleuâtre avec des débris de crinoides, que M. Blavier incline à rapprocher du lias, mais une étude plus attentive des fossiles de ces localités nous semble nécessaire pour qu'on puisse prononcer sur ces rapports. Les couches sablonneuses de l'oolithe inférieure ont offert des bois à odeur de truffe. Ainsi le groupe oolithique inférieur du Calvados se montre encore ici avec des caractères généraux comparables et sensiblement les mêmes. On doit en excepter cependant les parties les plus basses qui, en
D*Archiac, Noies inéiUiea^ 4834.
Bull., 4'« série, vol, VIII, p. 349, 4 837.
GRO0P£ OOUTHlQUfi INFERIEUR. 297
Tabeence du lias, reposant directement sur le terrain de transition ou sur le granité, commencent à y prendre ces caractères particuliers que nous retrouverons constamment dans les mêmes circonstances de gisement.
Nous placerons ici quelques vues générales que Puillon-BoUaye (1) avait développées précédemment devant la Société géologique de France, lors de sa réunion extraordinaire à Alençon au mois de septembre 1837, et dont nous avons déjà reproduit quelques parties (2). Les divers groupes jurassiques et crétacés, dit ce savant, forment une série de bandes à peu près parallèles, s'appuyant sur la r^on ancienne de l'ouest, et s*imbriquant successivement vers l'est comme les tuiles d'un toit. Chaque groupe atteint ainsi à peu près le même niveau, et les inégalités actuelles résultent du plus ou moins de résistance que chaque roche a opposée aux causes de destruction, et de mouvements partiels du sol. Le trait le plus saillant des effets de dénodation est la dépression irrégulière qui s'étend de l'embouchure de la Dive, par la vallée d'Auge (Calvados), en remontant vers le Merlerault, puis dans les cantonsde Mesle (Orne), de Saint-Côme et de Beanmont (Sarthe). Les dénudations sont de plusieurs époques, et l'une d'elles a séparé, d'une manière très prononcée, les dépôts jurassiques des dépôts crétacés.
Pour rendre ensuite sensibles les changements dus aux mouve* ments du sol, Boblaye prend comme horizon géognostique une couche d^argile sans fcfsiles qu'il rapporte an Bradford-day, mais qui nous paraît être subordonnée à la grande oolithe si, comme il le dit, elle est surmontée d'un système de marne dont les fossiles sont ceux de la grande oolithe telle que nous Tavons caractérisée dans le Calvados. Elle repose sur des calcaires oolithiques sableux qui font partie du même sous-étage, ou qui appartiennent déjà à cehn de Stonesfield (calcaire de Caen). Celte couche d'argile du départeooent de l'Orne ne semble pas d'un autre côté pouvoir représenter celle que le même géologue lui compare à l'embouchure de la Dive, et qui est au-dessus de ces couches fossilifères de cal* Caire à polypiers (grande oolithe), ce que M. Buckland, ainsi qu'on vient de le dire, avait également reconnu aux en? irons d' Alençon.
(1) Bull,, h^ série, vol. VIH, p. 345, pi. 8, fig. 3, 4837.
(2) Àntè, vol. IV, p 373, pi. 4, 4854. — D'Archiac, Mém. ^c. géoL de France, 2* série, vol. Il, p. 406, pi. 3, fig. 5,
20S MOftD DU Ik FEâMCI.
Mai? t comme en réalité les deux couches argtkuses, si elles aool différentes, sont sans doute très rapprochées, la conclusion de BoUaye, sur le relèvement des assises jurassiques, depuis U côte jusqu'à Taxe du Merlerault, comme sur leur abaissement au S. è partir de ce même axe, n*en est pas moins exacte.
La couche argileuse qu'il considère s'élève au nord d'Argentan, k 115 mètres d'alcicude, et atteint 210 mètres au pied du coteau é9 Louvigny (canton de Courtomer), d'où divergent les vallées d« rOme, de la Dive, de la Touques, de la Rille et de la Sarthe. Cetlfi o^ûicidenc^, rapprochant l'époque de l'élévation du sol de celle du creusement des vallées, les placerait l'une et l'autre à la fin de la seconde période tertiaire. A partir de ce point, on peut suivre au 8. l'abaissement successif des dépôts jurassiques. A Séex, la même couche est à 190 mètres, au nord d'Aleaçon à 150, et au sud de la môme ville à 145. Si une faille a porté à une altitude de 225 mètres les calcaires de Stonesfiekl, de Vilaine*la-Carelle, aussitôt après l'abaissement générai Recommence. Aux sources minérales de h Georgette, l'argile n'est plus qu'à 95 meures, et, à une profondeur de 7S mètres, le sondage entrepris au Mans n'en avait pas atleiBC la limite inférieure.
Les failles et la large flexion des couches secondaires se trouvent précisément dans la région où viennent se rencontrer les axes de soulèvement O.-N.-O., E.-S.-E., qui régnent dans le Calvados et dans l'Orne, et les axes N.-E., S.-O., des. montagnes qui sépanmc la Mayenne de la Sarthe. Aussi hemble*t-il que les anciennes frac* tares ont exercé une certaine influence sur les mouvements plus récents qui ont affecté ce pays.
Si la faiUé inctinaisoii des couches permettait d'admettre qu'elles ont été déposées ainsi, il serait d'un autre côté facile de prouver <]n'elle n'est point naturelle, car il faudrait supposer que les fos^ siles qui les caractérisent, et qui sont surtout des espèces littorales, ont pu vivre dans le même temps sous des profondeurs d'eau qui différaient de 900 mètres. Enfin, un dernier argument que no«s •Tons dit valoir aussi pour les dépôts crétacés qui ont participé aux mômes dérangemenu (antè, vol. IV, p. ^7), c'est que les couches oolithiques atteignant 32 1 mètres d'altitude au signal de Ghamp^Haut, et 310 sur le plateau de Brullemail et d'Échauffour, si l'en jui^t du niveau de la mer jurassique par ces élévations, k Bralagne e| tovt le bocage de la Normandie, sauf quelques arêtes de grès, eussent été sous les eaux, et les vallées du centre de la
GaOUPB OOl^lTBIQUB INFÉRIEUH. 399.
Breiigue, coraoïe le pUteiu de la Mayennei eo eusseot certaine^, méat consenré des tracesi
Au sud d*Alençon, autour de Saint-Pater, ou observe de bas en Département haut: l** les sables de Toolithe infédenre ; 2** un calcaire à grosses u sarihe. oolithes; Z" un calcaire compacte avec des Nérinées, beaucoup d'Astrées spatbiques, et qui est fort coostant dans tout le pays ; 4* un calcaire à cassure un peu lamellaire, plus ou moins ooliibique, rempli de Peutaerines ; S"" uu calcaire à oolithes miliairesi ici peu développé, mais offrant vers Test des bancs considérables! et qui représenterait la grande oolithe (1). Près de la ferme de Malèfre» des argiles bleuâtres représenteraient aussi le cornbrisb, suivant M. Buckland (2). J^ butte de Cbaumlton, située sur le bord méridional de la forêt de Perseigne, montre de bas en haut t 1» des sables et des grès alternant sur une épaisseur de 40 mètresi et ayant, vers la partie supérieure, un banc de grès à grain fin avec des moules de Nérinées, de Piagiostomes» de Peignes, etc.; 2*" un calcaire compacte avec des Nérinées et des polypiers spatbiques signalés dans la coupe précédente ; â'' un calcaire à grosses oolithes rempli de Pentacrines; U"" un calcaire exploité comme pierre de taille.
La coupe suivante de cette môme localité, donnée par M. Hébert (3), nous paraît plus complète ; elle montre de haut en bas, en groupant les couches d'après notre dassificalion :
Étage ( 1. Calcaire friable, à oolithes niiliaires.
4t k iniUe «ulithe. ( S. Baaef toUdM, eompvctet, exploUé* â VUaiM-lft^reUe (4).
i5. Calcaire compacte perce de trous de Pholades, et caractérise par de grosses ChmnniUim, 4. Calcaire sableux, très fossilifère, avec des rognons de grès. S. Banc rempli de Lima stmicircmtmrii^ GoU., L, hetrro* morpha, Desh., etc.
S, Sable avec fossiles, entre antres VOstma gmUoimtm^ I