‹ Histoire des progrès de la géologie de 1834 à [1859]Chapitre 84 sur 166 · Calcaire compacte très dur, peu fossilifère · texte numérisé non relu

Calcaire compacte très dur, peu fossilifère

Une argile jaune qui sépare les bancs calcaires, et qui renferme anssi de nombreux fossiles, dégage, lorsqu'on l'exploite, une trè§ forte odeur ammoniacale.

C'est de cette carrière que proviennent la plupart des fossiles dtés par l'auteur, et dont un très grand nombre qe sont encore ni décrits ni figurés ; nous mentionnerons parmi ceux qui soqt con*

[\) Paléontologie de Maine-et-Loire y p. 1\ , in-8, Angers, \ 854. — Lecbâtelier, dans la Statistique du département de Maine -^et^ Loire, 4'" partie, rédigée par M. de Beauregard, in-8, p. 472, Angers, 4842.

Dtaz,-SèTr«f»

Parti* Boni.

nus : Holectypus concavus. Des., Triyonia costata, Park., Nucula nucleus, Desl., Lima proboscidea^ Sow., IWebratula pliccUeUa^ id. , T. sphœroidaiis, îd. , T, perovalis, îd. , T. emarginata^ ML , Pleurotomaria omata, Oefr., Trockus duplicaha^ Sow., Neri^ topsis bajocenêis, d*Orb., Natica bajocensiê^ id., Chemniizta turris^ id., C procera^ id.. Ammonites Murchiwnœ^ Sow., A, Gervilliit id., A. Blagdeni.ïd.^ A. Humpriesianus^ id., i4. Parkinsoni^ id., ^4. subradiatus, id.

Au pont de Taison, dit M. Dufrénoy (1), près de la jonction de l'Argenton et du Thouet, on trouve, ï partir des schistes micacés ou de bas en haut :

/ 1 . Poudingue avec des galets de quartz et de schiste

: reliés par un ciment calcaire, et renfermant des

I Bélemnites et des Ammonites.

1*' étage 1 2. Poudingue à éléments moins volumineux, à pRte

du / calcaire avec Ammonites iliscus^ J, Parkinsont,

lias. 1 yf, radians^ A. Slokesi^ A. atintUntus et P ce te a

J œquiualvis, fossiles qui, à une seule exception près,

< appartiennent au lias supérieur ; il y a, en outre,

\ beaucoup de Bélemnites.

/3. Calcaire gris terreux avec des ooli thés ferrugineuses et la Gry'phœa giganiea, Oolithe 1 4. Calcaire gris compacte exploité, inférieure.] 5. Calcaire compacte, blanc, terreux, se montrant uo peu plus loin, au Vergé, et renfermant deux bancs de silex noir avec des Ammonites.

Entre le Thouet et la Dive, ce dernier est plus ou moins siliceux. Souvent tendre, tachant, rempli d'Ammonites. Près de Toorteoay, il ressemble à la pierre de Gaen. Sur les bords de la Dive, particulièrement à la Motte-Bourbon, M. F. Dujardin (2) a signalé uil calcaire oolithique ferrugineux, rempli de fossiles qu'il compare à ceux des Moutiers (Calvados). A Montreuil-Bellay, on exploite un calcaire gris jaunâtre avec des silex, et semblable à celui de Brossay, près de Doué, mais probablement supérieur.

Le troisième groupe oolithique, très développé dans le département des Deux-Sèvres, y occupe deux zones assez distinctes : Tune, très resserrée à l'ouest, fait suite aux localités dont nous venons de parler ; elle s'étend droit au S., comprise entre la rive gauche de

iî!

Expiication j etc,,yo\, II, p. 225.

Aîê/ii. Soc. géof, de franee, 1" série, vol. II, p. 24 4, 4837.

GROUPB OOLITQIQUB INFÉRIEUR. 309

la Dive et l'affleurement da lias, à partir de Saint-Martin» pour se prolonger dans le département de la Vienne, et appartenant ainsi an bassin artificiel dn nord. L'autre, au sud, traverse tout le département de t'E. à ro., depuis les limites de ceux delà Charente et de la Vienne jusqu'à la côte de l'Océan, et appartient au bassin du sud (1). Nous n'avons à nous occuper ici que de la première de ces zones.

Les environs de Tbouars nous ont offert l'oolithe inférieure recouvrant un rudiment du premier étage du lias que supporte le gneiss sur lequel est bâtie la ville (2). Ce dernier est noirâtre ou verdâtre, à grain assez fin, traversé par des veines de quartz laiteux. Le promontoire qui porte le château et la rive opposée do Thouet sont formés par une roche amphibolique noire ou vert foncé, à grain très fin, très fragile, excessivement dure, se brisant en petits fragments polyédriques irrégoliers. Le calcaire qui constitue le plateau de Saint-Jean s'étend par-dessus et se prolonge au S. Les carrières du four à chaux sont ouvertes dans un calcaire blanc jaunâtre, renfermant plusieurs lits de silex. Les fossiles y sont peu répandus. Nous y avons observé un Nautile {N. clausus^ d'Orb., an lineatuêy Sow.?). A 500 mètres de ce point, sur la route de Bressuire, les calcaires exploités pour moellons sont marneux, à cassure terreuse, à structure bréchoîde, avec des rognons de silex blanchâtres diversiformes. Ils ressemblent aux bancs employés pour la fabrication de la chaux hydraulique de Doué. La Terebratula cynocephala, Rich., y est assez commune, avec la T. globata, Sow. , la Trigonia lineolata, Ag. , une Arche voisine de VA. elongata, Sow., et une Lucine subsémilunaire qui rappelle la L. lyrata, Phill.

A 1 kilomètre de Saint-Jean, sur la gauche de la route de Parthenay, on voit le sol de la plaine se relever assez sensiblement, et les carrières ouvertes dans des couches supérieures aux précédentes montrent :

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