Argile et grès bleuâtre 0,25 à
8. Assise inférieure exploitée, divisée en trois bancs. Le supé-
rieur est un calcaire spathique passant à la lumachetle, et semblable à celui d'Osmanville; le second est grenu, très dur, sablonneux, sans fossiles, pénétré par des veines de calcaire spathique ; et l'inférieur, qui forme le fond de la carrière, est également spathique, caverneux, et renferme des galets de quartz 4,00
En descendant à Beauté par le chemin de Prétot, les calcaires exploités dans cet étage sont gris ou blancs, en bancs assez régoliers, tantôt sableux, tantôt aussi remplis de calcaire spathique. Nous y avons observé le Pecten valoniensis, des moules de dcM espèces de Cardinia, une Ammonite, une Lime, etc. (1). iMpwtnnent Si, jusqu*à préscut, le groupe du lias n*a pas été signalé au delà la SuHm. de Falaise, le long des nombreux méandres et des anfractuosités qu*a(Tecte le terrain de transition dans le département de TOme, où il limite h Fouest la formaliou jurassique, peut-être de noovelles recherches y feraient-c!les découvrir quelques rudiments des marnes supérieures ? Ainsi, dans le dépaitement de la Sarthe, où les auteurs de la Carie géologique de la France n*onl point marqué de lias proprement dit, ils ont cependant décrit ces mêmes marnes. On a déjà vu qu'elles affleuraient entre le terrain ancien et l'ooliihe inférieure sur le bord méridional de la forêt de Pcrseigne {anlèy p. 299). Au sud-ouest de ce point, entre Sillé et Sablé, le terrain de transition, dit M. Oufrénoy (2), ne sup|)orie pas tonjoars les mêmes assises jurassiques ; le plus ordinairement la série commence par des calcaires de la grande oolithe, mais parfois aussi des couches plus anciennes viennent affleurer, comme à Brûlon. Ce sont alors des marnes sablonneuses et micacées, avec les Ammonites lœviusculuSy depressus, radians, Walcotii {bifrons), les Belemniles poxillosus, bisulcalus, etc. On remarque souvent à ce niveau des sables passant à un grès calcarifère qui borde le terrain de transition de Brûlon à Sillé. Les fossiles y sont nombreux, surtout dans les carrières de PacheseuL
Dans celles du Gibet, sur la route de Conlie à Sillé-Ie-Guillaoïne, ces marnes vieiment affleurer sous les calcaires oolithiques infé-
(4) D'Archiac, Notes inédites^ 4 843.
(2) Explication, etc., vol. II. p. 24 3.
GllOUPE DU LUS. 369
rieurs ; leur épaisseur n*esi que de quelques mètres, et elles recouvrent, à stratificaliou discordante, des schistes satinés siluriens. D'autres lambeaux, en couches toujours horizontales, existent encore le long de la chaîne des Goêvrons (1). Sur la tranche des calcaires carbonifères de Juigné reposent aussi ces marnes, et même des couches qui appartiendraient à un étage plus ancien du lias, comme à Âsnières, où ces dernières supportent les marnes alternant avec des calcaires bleuâtres ou jaunâtres, remplis d'Ammonites bifrons, serpentinus, Hollandrei^ des Bélemnites, etc. Les calcaires blanchâtres, souvent magnésiens, quelquefois oolithiques, de la base du troisième groupe, recouvrent le tout (2). Plus au sud encore, la carrière de THermitage, près de Précigné, offre un calcaire oolithique qui fait également partie du lias, et plus haut, dans la carrière de Paton. on rencontre les fossiles suivants : Astarte Phœdra , d'Orb. , Unicardium Janthe , id. , Lima punctata , Desh., Pecten disciformis, Schûbl., P. prisais, Schloth., Pliçatulaspinosa, Sow., Ostrea irreguiaris, iMunst., TerebrattUa acuta^ Sow., T, lampas, id., 1\ fimbria, id., Spirifer rostratus, de Buch, ActœoTiina cadomensis, d'Orb., Bélemnites niger, List. (3).
M. E. Guéranger (U) a donné une liste des fossiles du premier étage recueillis aux environs d'Asnières, d'Âvoise, de Chevillé, de Poillé, de Brûlon, et de quelques autres localités du département Ce sont en général les espèces les plus caractéristiques de cet horizon. Il indique aussi l'existence d'un étage plus ancien, mais sans mentionner les localités où l'on pourrait l'observer, ni les espèces qu'il renferme, de sorte que c'est un renseignement à peu près nul.
Nous ne connaissons point les motifs qui ont engagé M. Lechâte- Mportemam lier (5) à rapporter au lias supérieur tous les calcaires jurassiques iiain«4it.Loir«. qui, des environs de Doué, s'étendent jusqu'à Montreuil-Belley et au delà, et dont nous avons dû rapporter une partie à l'oolithe inférieure. Sur la Carte géologique du département de Maine-et-
[K] Bull,, 2* série, vol. VII, p. 763, 1850. h) /^.. p. 794,4850.
(4) Essai d*im répertoire paléontologitjuc du département de la Sarthe, p. 4 6, in-8, le Mans, 4 853.
(5) Statistique du département de Mai ne^ct^ Loire ^ 4''* partie, rédigée par M. de Beau regard, p. 472, Angers, 4 842.
Loire (1), exéculée par le même ingénieur avec la colhboraiion de MM. de Montmartin et Cacarrié, une seule teinte indiquée sor la légende comme terrain jurassique, étages inférieurs^ sans autre désignation, comprend aussi le tout.
D'après M. P.-A. Millet (2), le second étage du lias se trouverait à une certaine profondeur au-dessous du sol, sur les rives du Loir, dans les communes d'Huillé et de I^igné, au sud-ouest de Durtal, et Tétage supérieur le recouvrirait dausles mêmes localités, puis à la Rairie au sud-est. L'épaisseur de ce dernier est d'ailleurs très faible, et ne dépasse pas 12 à 15 mètres. Il comprend des calcaires avec silex, des calcaires blanc jaunâtre, des marnes argileuses bleues, etc. Les fossiles qu'on y trouve sont ceux de cet horizon, comme dans la partie sud du département de la Sartbe dont ces affleurements sont la continuation, c'est-à-dire: Pentacrinus vu!garis, Schloth., Terebratula tetraedra, Sow., Pecten acuticosta^ Lam., Lima gigantea, Desh,, Ammonites serpentinus, Schlolh., A. hifronSy Brug., A. comensis, de Buch, A. annalatus, 6ow., A. comucopiœ, Young et Bird, A, Hollandrei, d'Orb., A. corn- . planatus, Bnig. , A. keterophyilus, Sov»r. , Belemnites Nodotianus, d'Orb., B. canaliculatus, Schloth., etc.
Âut environs de Doué, sur la commune des Yerchers, se montrent encore des calcaires et des marnes qui appartiennent peutêtre à cet étage, mais sur celles de Brossay et de Douces, il nous parait évident qu'on a confondu ou méconnu des couches qui appartiennent à l'oolithe inférieure [antè, p. 305). Les fossiles signalés dans ces localités par M. Millet sont d'ailleurs peu nombreux, peu concluants, et la plupart restent h déterminer spécifiquement. Dëparttment ^^"^ ^^^"' ^^J^ iusisté sur le faible développement et sur les benx^rres wractères de l'étage supérieur du lias aux environs de Thouars (partie nord}, fantè, p. 309) ; nous avons précisé ses rapports, d'une part, avec les schistes cristallins qu'il recouvre, de l'autre avec l'oolithe inférieure qui le surmonte, nous n'avons donc point à y revenir, dans cette localité, qu'a ctu)isie, sans motifs suffisants, l'auteur de la Poléontologie française comme offrant le type de cet horizon géologique.
m Une feuille, 4845.
(î) Paléontologie de Mainc-ct^Loire, p. 62 et suivantes, in* 8, Angers, 4 854. — Voyez aussi Cacarrié, Description géologique dit département de Maine-et-Loire^ 4845, ouvrage que nous n'avoM pas eu occasion de consulter.
Le lias n'affleure qu'au fond de quelques Tnllées dans le départe- MptftMDMt ment de la Vienne. Les dolomies qui se montrent dans les Tallées i. vttnM. latérales de Ruffigny, des Roches-Pré-Marie et de Croutelles, contiennent beaucoup de silex noirs, tandis que les bancs les plus hauts se lient aux calcaires à silex de Toolithe inférieure. Du milieu de ceux-ci s'élèvent à Port-Séguin, au sud de Poitiers, dans la vallée du Clain, un massif granitique, le lias, et des couches de dolomies (1). Les roches stratifiées sont presque horizontales. Les calcaires oolithiques bruns et celluleux paraissent avoir été modifiés par le voisinage des roches anciennes. Les silex de l'oolithe inférieure ont pris une teinte plus foncée : quelques-uns sont terreux, et pAssent au quartz ncctiquc. M. Dufrénoy (2) regarde ces dolomies de RuflSgny, des Roches- Pré-Marie et de Port-Séguin, comme une modification des calcaires de l'oolithe inférieure due au voisinage du granité. Le granité de Port-Séguin, situé à égale distance des montagnes de la Vendée et du Limousin, fait présumer que la formation jurassique est peu épaisse sous cette latitude, et que le barrage calcaire qui sépare le bassin du nord de celui du sud s'est moulé dans une dépression du massif granitique situé entre la Vendée et le Limousin.
 Lussac, dans la vallée de la Vienne, et à Montmorillon, dans celle de la Oartempe, on trouve, dit le même géologue (3), des couches plus anciennes que celles de Poitiers. Les premières constituent un calcaire argileux, bleuâtre, avec des Bélemnites et la Gryphœa cymbxum. Plus bas, on observe encore, sur quelques points, un calcaire Jaunâtre avec des Gryphées arquées et G. Maceullochit\ un calcaire jaunâtre dolomitique, très dur par places et ae décomposant facilement dans d'autres, de manière à présenter une structure caverneuse. Dans diverses localités, la dolomie de Lussac repose sur le grès des marnes irisées. A l'ouestde l' Ile-Jourdain, sur la rive gauche de la Vienne, un pointement granitique est entouré de lias comme sur le bord du Clain. Dans les argiles supérieures de Montmorillon, M. Mauduyt (U) a signalé une nouvelle substance minérale, qui est un silicate d'alumine de chaux' et de magnésie
i4) Bull., <" série, vol. XIV, p. 634-638. 4 843. 2J Explication, etc., vol. II, p. 645, 4 848. 3) Jh., p. 834. — iîtt//.. 4" série, vol. XIV, p. 308, 4843. 4) BulL, 2« série, vol. IV, p. 469, 4 846.
coloré eu rose par du cobalt. Elle est peu dore; sa texture est grenue et sa cassure terreuse.
DëpariemMit La plupart des cours d*eau qui descendent du plateau central, rindré. auN.-O., vers la Loire, coupent, à leur sortie des roches cristallines, des roches arénacées du trias, celles du lias et les calcaires da groupe ooliihique inférieur; aussi nous suffira-t-il, pour donner une idée des caractères et des relations du lias dans le département de rindre, de suivre M. Dufrénoy dans ce qu'il a écrit sur ce sojet aui environs de la Châtre, en y ajoutant quelques observations qui nous sont personnelles.
A Ghassignoles, au nord de cette ville, des grès du trias, feld^thiques, à pâte d'halloysite, sont recouverts par un calcaire jaonâUi; en lits minces, moucheté de manganèse, et qui en fait encore partie. Âu-de.ssus vient une série de bancs calcaires, schistoldes, gris jaunâtre, en lits peu épais, qui commencerait le lias, suivant M. Dofrénoy (1). L*un de ees bancs calcaires est une sorte de lomachelle formée par Taccumnlation d*une petite espèce d'Huître fréquente à ce niveau dans le pays. Ce banc est séparé du calcaire ï Gryphées arquées par une assise marneuse assez puissante. Les marnes schisteuses noires renferment des veines de lignite qoi ont donné lieu à des recherches infructueuses, particulièrement à 'Mont-Givray, h une demi-lieue au nord de la Châtre. Le plateau que parcourt la route de Châteauroox est formé de calcaires aiigileux en couches minces, avec Gryphées arquées, des Ammonites, des Nautiles, puis de marnes à Bélemnites constituant une bande assez épaisse qui se prolonge jusqu'au delà de Saint-Chartier, oà rigneray se réunit à l'Indre. Partout elles sont exploitées pour la fabrication des briques, ce qui permet de tracer facilement leur limite, comme aux Grands-Gaillards, à Bouesse, aux Menoox, sur les bords de la Creuse, et au hameau du Pied-de-l'Age.
Les petites carrières ouvertes sur le plateau, au nord de la Châtre, dans les calcaires du lias, nous ont offert des débris de Pentacrines, une Phoiadomyc voisine de la P. truncata, Gold., ^ Pecten priscus, Schlotb. , la Gryphœa obliqua, Sow. , le Bdemnites acuius, Mill.?, et l'^i mmontV^s Brookii, Sow. ; mais l'assise que caractérisent ces fossiles est peu épaisse, comme on le voit en descendant vers la ville , où les couches qui lui snccèdeot,
(4) Explication, etc., vol, II, p. 233, 4 848.
mises bien à découvert des deux côtés de la route, présonient de haut en bas les caractères suivants (1) :