‹ Histoire des protestants de Provence, du comtat Venaissin et de la principauté d'Orange (volume 2)Chapitre 67 sur 69 · CORRECTIONS ET ADDITIONS · texte numérisé non relu

CORRECTIONS ET ADDITIONS

P. 160, 1. 17 : NMI, /îsq no V.

P. 179, 1. 4 : Avant seigneur de Biron, ajoute:^ :. Armand de Gontaut.

P. 207, 1.4: Après huguenots, ajoute^ à la ligne : Autrement, Sommerive et Carcès ne furent pas les seuls personnages catholiques de Provence qui se refusèrent à massacrer froidement leurs concitoyens huguenots. Nicolas de Pignans , commandant de la Grosse-Tour de Toulon , à l'entrée de la petite rade , se conduisit plus noblement encore. « Aux premières nouvelles de ce qui venait de se passer à Paris, » dit A. Lardier (i), « il fit en secret et individuellement avertir les protestants qu'ils trouveraient un refuge à la Grosse-Tour, dont l'accès leur serait toujours ouvert, et où ils pourraient demeurer aussi longtemps qu'il y aurait pour eux danger à habiter la ville. Ignorant le nombre de ceux qui pourraient profiter de cette invitation , il les fit engager en même temps à se munir de vivres. En conséquence, environ vingt familles protestantes se rendirent à la Grosse-Tour avant l'arrivée des ordres qui avaient été donnés par la Cour, à toutes les localités . pour le massacre des dissidents. Il est douteux même que ces ordres aient été envoyés à Toulon, car il ne s'y passa rien qui puisse le faire soupçonner, et ceux des protestants que des raisons particulières, ou plus de confiance que leurs coreligionnaires, portèrent à ne pas quitter la ville n'y reçurent aucune injure. » Les soldats de la garnison, tous catholiques, furent bien loin d'imiter la belle conduite de leur chef. Ils firent u entendre quelques murmures en apprenant les dispositions prises par leur commandant , et surtout en voyant leur exécution. Un d'eux , le lendemain de l'arrivée des réfugiés à la forteresse , insulta grossièrement une jeune femme. Le mari prit sa défense. Quelques soldats d'une part , quelques protestants de l'autre, se mêlèrent à la querelle , qui commençait à prendre un caractère de gravité alarmant, lorsque le commandant intervint et la fit cesser. Mais elle n'en devait pas moins avoir une fâcheuse issue. Quelques instants après que le calme eut été rétabli , le soldat qui avait provoqué cette rixe rencontra, sur l'esplanade de la Tour, le protestant dont il avait insulté la femme et, sans provocation, sans lui adresser un mot ,

(i) Histoire de l'île S'^-Marguerite , du château-fort de Tarascon, du fort Lamalgue et du fort S^-Nicolas; Marseille, 1845, in-8«' (cité dans le Bulletin de la Société, etc., t. XXXIII, p. 429-4J2).

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