N° IV
LISTE DES ÉTUDIANTS PROVENÇAUX IMMATRICULÉS A L'ACADÉMIE DE GENÈVE (i).
1559. Joannes Mutonus Grassensis.
» Anthonius Romanus Aquensis.
» Robertus de Begua Massiliensis.
1564. avril. Albertus Bremundus Grassanus.
1565. 10 décembre. Pierre Candolle, de Marseille.
» 15 décembre. Jehan Pascal, de la ville d'Auriol.
1566. Cal. nov. GasparôMense Dignensis.
» 27 octobre. Antonius Mauritius Thoardensis. » » Bertrand Salvafort Mosteronensis.
1567. Anthonius Ricaudus Provincialis.
» Wilhenus Provincialis.
1576. 11 juin. Joanes Casanovanus Aquensis.
1584. Joanes Davius Provincialis jurisp. stud.
» Abel Barerius Aquensis theol. stud.
1619. 18 octobre. Jacobus Recendus Provincialis.
1622. décembre. Mathias Lynen Aquensis.
» Paulus Gaudemar Provincialis.
1626. 6 Cal. nov. P. Lacolleta Manuescensis.
» » E. Gaudemar Manuescensis.
1634. Martelly Aquensis antea ordinis Minimorum.
165 1. Andréas Chionus Manuescensis.
1652. Theophilus Porgetus Valtensis.
» Johannes Boerius Merindolensis.
1654. 3 mai. Salomon Pogel Cadenetensis datum Genevae.
1 66 1 . 7 septembre. Carolus Mauricius Aquariensis. » 26 mai. Cyrus Chionus Manuescensis.
1662. 4 juillet. Bartholomaeus Bernardus Lucensis S. S. theol.
stud.
1663. 26 novembre. Heleo Gaudemarus Manuescensis. 1606. 5 février. Mathaeus Mathyus Manuescensis.
» » Petrus Gaudemarus Provincialis Regiensis.
Pridiè cal. Augusti. Charolus Mathyus Manuescensis.
(1) Le livre du recteur, etc.
1668. 16 juin. Vincentius Bonardus Crassiacensis.
1678. 13 juin. Joannes Monestier Lauromarinensis.
1680. 7 février. Josias de Villanova Manuescensis.
1691. Antonius Mauricius Aquariensis.
1692. Joannes Gassaudus Forcalquerensis.
1694. Franciscus d'Esparron Manosquensis.
» Thomas Mauricius Aquariensis.
1702. 23 mars. Samuel Colombus.
1722. 5 février. Joseph Lefort, de Permis, étudiant en théologie.
1729. 16 mai. Petrus Goudet Massiliensis.
1739. 26 mai. Jacobus Seimandy Massiliensis.
1 741 . mai. Laurencius Franciscus Tarteron.
1747. 30 mai. Ludovicus Seimandy Massiliensis.
1764. 27 mai. Joseph Hugues Massiliensis.
N° V (page 160).
Cantique sur le siège des infidèles et séditieux de Provence, devant la ville de Sisteron : où est manifestée l'assistance et grande bonté de Dieu, lequel maudit et rejette les oeuvres des meschans, et benist les faits de ses serviteurs et enfans : Sur le chant du pseaume 101, etc. (Lyon, 1562, in-8<> (réimpression dans les Poésies huguenotes du seizième siècle, publiées par C. Schmidt, Strasbourg, in-12).
1 . Tous les malins du pays de Provence, Bandez s'estoyent faisant une alliance, D'exterminer les vrais enfans de Dieu,
En chascun lieu.
2. Mais le Seigneur, seul vainqueur des alarmes. A détesté de telles gens les armes,
Et desdaignant leurs pernicieux faits, Les a deffaits.
3. Dy, ennemy, qui nous cuydais deffaire, A quoi tient-il que tu n'as peu parfaire Ce que brassois au profond de ton cœur.
Par grand fureur ;
Que t'a servy ton camp plain de bravades. Ton fier parler, tes hautes canonades ? Que vaux-tu mieux d'avoir tant molesté Nostre cité ?
Qu'as avancé par brèche basse et large, Nous cuidant tous de ton espée et targe. Anéantir sans reserver quelqu'un.
Non jusqu'à un ?
Certes, il faut que confesses sans feinte. Que nostre Dieu de sa montagne sainte.
Après avoir nostre fait débattu, A combattu.
C'est luy qui a défendu sa querelle.
Et qui tousjours combattra pour icelle ; C est luy qui tient les siens par sa bonté. En seureté.
C'est luy qui a renversé ton emprise Et ton dessein, sans qu'ayes sur nous prise. C'est luy qui tTa devant nous arresté.
Puis rebouté.
C'est luy qui fait que tu t'enfuis de honte. Et qui ton cœur caut et superbe domte. Et qui fera qu'en desespoir mourras Et périras.
Et nous ainsi délivrez de ta rage.
Aurons Dieu en tout temps et tout aage, Et chanterons de luy la grande bonté Et loyauté.