‹ Histoire des protestants du Dauphiné aux XVIe, XVIIe et XVIIIe sièclesChapitre 91 sur 96 · BIOGRAPHIE SUCCINCTE DES PASTEURS · texte numérisé non relu

BIOGRAPHIE SUCCINCTE DES PASTEURS

Abraham (Jean). Pasteur à Valdrôme de 1600- 1606, à Saillans de 1606-1617, à Beaumont de 1617-1622.

Abrard (Jacques). Pasteur à Gap en i58o.

Achard (Abraham). Pasteur à Poyols de 1669 à 1660, à Aouste en 1664, à Salles en 1682*, dé la même famille sans doute qu'Antoine Achard, pasteur à Berlin. (Voy. Hââg, La France protestante , à ce nom.)

Adrien (Pierre), natif d'Avignon, pasteur à Chabeuil en 1672, réfugié à Genève à la Saint- Barthélémy et reçu habitant de cette ville le 6 octobre 1578.

Agard (Pierre), de Tourette-lès-Vence, ancien moine , étudiant à Genève, puis ministre à Fayence en Provence, se réfugia à Genève après la Saint-Barthélémy et s'y fit recevoir bourgeois. Pasteur à Filly en Savoie en i573, puis à Yvoire , il revint en Dauphiné et fut pasteur de Romans, en résidence à La Jonchère, de 1584 à 1604. Déchargé du saint ministère à cette dernière date, il mourut peu après, le 3o août 1604. Il était marié à Jeannette Cresp, d'une famille genevoise, originaire de Grasse en Provence. Sur la dispute théologique qu'il eut avec le Jésuite Bouclier, voy. notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 9 et 10.

Agard (David), fils du précédent. Reçu au saint ministère en 1604. Pasteur à Châteaudouble de 1604-1608 (prêté

pour 3 mois à Crest en 1606), à Romans de 1609- 16 10, à Beaurepaire et Roybon dei6ii-i6i5,à Valence et Soyon de 161 5-1626. Emprisonné pendant qu'il était à Crest, le synode de Saint-Marcellin de 1606 prit sa défense. « La compagnie, disent ses actes, jugeant l'affaire de M. Agard, accusé de crime de lèse-majesté sans aucun fondement, importante au général des églises , a jugé nécessaire qu'elle soit embrassée par lesdites églises de cette province, et, à ces fins, a député M. Chamier à Paris pour s'en aller en cour présenter à Sa Majesté nos griefs et plaintes, avec nos très-humbles réquisitions et remontrances. »

Aiguille [d'). Pasteur à Valence en i56i .

Albeau (Lancelot d*). Pasteur à Valence en 1590. Voyez vol. I, p. 39.

Alexandre. Pasteur à Grenoble en i568.

Alexis (Gervais). Entretenu à l'académie de Die par le colloque du Diois en 161 1 et reçu au saint ministère en 16 12. Pasteur à Briançon de 161 2- 161 8, à Rosans de 1618-1622, à Livron de 1629 à 1641. Il fut persécuté par révêque de Valence en i63o (Voy. plus haut, p. 71) et eut une dispute religieuse avec Fallot, curé de Livron. (Voyez notre Notice sur les disputes religieuses en Dauphiné, p. 46 et 47.) Des documents, qui nous sont parvenus d'une manière tardive, nous apprennent qu'Alexis, à la suite des plaintes de l'évêque de Valence, se vit interdire, par un arrêt du conseil d'état de l'année i63i , ses prédications à Loriol, adjointe à Livron à cette époque, à peine de 5oo livres d'amende.

Anastase (Thomas). Pasteur à Roure et Villaret de i6o3- 1607, à Oulx de 1607- 1616, année de sa mort.

André (Osée). Pasteur chapelain de l'armée genevoise dans sa guerre contre le duc de Savoie en 1 589 ; pasteur à Cartigny, canton de Genève, en 1607, à La Mure de 1610- 1623; traducteur de l'ouvrage suivant : Le catholique ré-

— Syi —

formé. C'est-à-dire, Une exposition, et déclaration de certains points, desquels les Églises Réformées sont en différent avec ceux de l'Église Romaine, Composé par M. GuiL Perkins docteur Anglois , etc. Lyon, 1617, 665 p. in-32.

André. Pasteur à Saint- Antoine en Viennois en 1 56o.

Appais (Pierre). Né à Die et étudiant à Tacadémie de Genève en 1596. Pasteur à Quint vers 1600, à Die de 1601- 1608, à Châtillon de 1609- 1626, à Pontaix de i63o- 1634. Il a été le premier recteur de Tacadémie de Die et fut persécuté par le clergé en 1634. (Voy. plus haut, p. 73.) Pour le reste, voyez notre Notice sur les imprimeurs de V académie de Die, p. 18.

Appia (Barthélémy). Pasteur à Mean de 1612-1616.

Archer (Jean). Élève de l'académie de Genève en 1676. Pasteur à Guillestre en 1684 (résidant à Vars).

Armet (L). Pasteur à Montjoux en 1668.

-4rnai/rf (Daniel). Pasteur à Château-Dauphin en 1660, à Arnayon en 1 661, au Poët-Laval en 1670, à Vol vent en i683. « M. Daniel Arnaud, dit la Liste nominative des pasteurs, pasteur à Volvent, âgé de cinquante ans, a été aussi contraint de sortir de France (en i683) parce qu'ayant aussi prêché dans un lieu interdit, il est exclu de l'amnistie. Il a sa femme et une jeune fille, qui ne lui sont point à charge. »

Arnoux. Pasteur à Besse en 1660. .

Athénis {ou Ménis). Nom fort incertain du pasteur de Vinsobres en 1660.

Aunet. Pasteur à Clelles en i67oetàCourtheson en i685. Emprisonné à cette dernière date, avec les pasteurs d'Orange, au château de Pierre-Scize, à Lyon, il reprit ses fonctions en 1687 et les continua jusqu'en 1703, époque où Louis XIV s'empara de la principauté d'Orange.

Aj'min (Jean), natif de Sisteron en Provence. D'abord chirurgien à Die, il embrassa le saint ministère et étudiait

la théologie â racadémie de cette ville en 16 18. Il fut reçu au saint ministère Tannée suivante. Pasteur à Briançon de 1619-1623, â Saint- Paul-trois-Châteaux de 1626-1630, à Die de 1630-1642-, il avait été prêté à* Lyon en i638 et à Saint-Jean-d'Hérans en 1640; passé en Provence et pasteur à Manosque en 1643, à Gap en 1669 comme aide du pasteur Cherler. Retiré à Nîmes, il prêta de nouveau son ministère à Lyon en 1662 et 166 3. Aymin avait un caractère difficile et inconstant. Il eut des affaires d^intérêt avec Péglise de Die, où il causa « de grands troubles » et quUI dut quitter. Les synodes nationaux de Charenton i63i, Alençon 1637, Charenton 1645, Loudun 1659 s'occupèrent de lui. Sur les deux livres composés par Aymin , voyez notre Notice sur les imprimeurs de V académie de Die, p. 19 et 21 ; et sur la dispute théologique qu'il eut avec les Jésuites Morin et Chaurand en 1669, voyez notre Notice sur les controv. relig. en Dauphiné, p. 5i.

Bâchasse. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Bachelet (Pierre). Pasteur à Allan en 1626.

Bacuet (Paul). Reçu au saint ministère en 1617. Pasteur à Besse de 161 7- 1626, à Divonne (Ain) en 1626; puis professeur de philosophie à Genève en i632 ; pasteur à Genève en 1641 , à Lyon en 1 653 , à Grenoble en 1654. Pour le reste, voyez Haag, à ce nom.

Baille. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Bailli (Jacques). Pasteur à Embrun en 1637. Baille et Bailli pourraient bien n'être qu'un seul et même personnage.

Balcet (Jean), natif de Pragela. Élève en philosophie à l'académie de Die en 16 10 et reçu au saint ministère en 161 5. Pasteur à Chorges de 1615-1617, ^ Pragela de 1617-1622.

Sur rhistoire de sa déposition par le synode provincial, voyez plus haut, p. i66 et 167, et sur ses disputes théologiques avec le pasteur Pastor, en 1634 et 1 656, voyez notre Notice sur les controv. relig. en Dauphiné, p. 42 et 43. Balcet était un esprit fort délié.

Bandol (Jean-Jacques), natif de Veynes. Pasteur et professeur de philosophie à Die de 1674- 1 683. Reçu bourgeois de Genève le 19 mai 17 1 1 . Pour le reste, voy. notre Histoire de Vacad. de Die, p. 94.

Barbier (Louis). Pasteur à Die en 1587, à Saillans en i6o3, à Pontaix en 1604. Déchargé du saint ministère à cette dernière date, à cause de son grand âge ou de ses infirmités. Il mourut peu après.

Barbier (Jacques). Peut-être le frère du précédent. Pasteur au Monestier-de-Clermont en 1693, à Crest en 1694, à Veynes en 1596, à Gap de 1599- 161 3, ^ Saint-Marcellin de 1614-1626.

Bofbier (Josué). Fils de Louis Barbier, natif de Pontcharra, d'après Guy Allard (Bibliothèque du Dauphiné). Entretenu en 1600 à Tacadémie de Die, aux frais de la province. Pasteur à Quint de i6o3-i6o6, à Saint-Marcellin de 1606-1612, à Livron de i6i3-i6i5. Apostat à cette dernière date et déposé par le synode national de Vitré de 1617. Pour le reste, voyez Haag et Ad. Rochas, à ce nom, et notre Notice sur les controv. relig. en Dauphiné, p. 56.

Barnet (Jean). Pasteur à La Mure en 1626.

Barruell Pasteur à Montjoux en 1576. Il avait été demandé à Genève par M. de Montjoux.

Baussan (Damien). Pasteur à Montélimar en i568.

Beaussenc (Esprit). Pasteur à Courtheson de 1595 à 1 697, année de sa mort. C'était un ancien avocat général au parlement d'Orange.

Beauvays (Nicolas). D'abord pasteur à La Sagne, canton de Neuchâtel, puis à Chatonay, dans le Viennois, en i562.

Bec (Daniel). Reçu au saint ministère en i623. Pasteur à Freissînières en 1626, à Arvieux en i63o, à Moiines en

Bec (J.). Peut-être le fils du précédent. Pasteur à Bezaudun et Les Tonils en 1666, à Beaufort en 1669, derechef en 1675, à Saint-Marcellin en i685. Réfugié en Hollande le 24 avril 1686.

Bergeac {Loy s). Pasteur à Montélimar en 1567. II avait été envoyé par la vénérable compagnie des pasteurs de Genève.

Bermen (Guillaume). Pasteur à Die i56i-i562.

Bernard [S>dL\omoTi). Natif de Nyons et élève de l'académie de Genève en i652. Pasteur sufFragant du pasteur Murât, à Nyons, dei656-i658,à Abrièsen i66o,àDieulefitde 1668- 1675, à Vinsobres vers 1680, époque où il se réfugia en Suisse, à la suite d'une affaire que lui suscitèrent les Récollets de Nyons. Voy. plus haut, p. 102.

Bernard (Jacques). Fils du précédent. Né à Nyons le 1" sept. i658. Reçu au saint ministère en 1679. Pasteur à Venterol en 1679, à Vinsobres en i683. Sur sa fuite à cette dernière date, voy. plus haut, p. i3o. « M. Jacques Bernard , lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, ministre de Vinsobres , âgé de 26 ans, est excepté de l'amnistie pour avoir prêché dans des lieux interdits; ce qui l'a obligé de sortir du royaume. Il n'est pas marié. » Pour le reste, voyez Haag, Rochas et le Bulletin historique, t. v, p. 76 et suiv.

Bise (Pierre). Pasteur à La Côte-Saint- André en i56i.

Blanc (Pierre). Pasteur à Montjoux en i56i.

Blanc ( Etienne). Elève en philosophie de l'académie de Die en 16 10 et reçu au saint ministère en 16 14. Pasteur à Château - Dauphin de 1614- 1616, à Oulx de 1616-1617, professeur de théologie à l'académie de Die en 1617. Pour

le reste , voyez Haag , qui écrit à tort Le Blanc, et notre Histoire de l'académie de Die, p. 56, 57.

Blanc (Pierre). Proposant, natif « de Saint- Paul-trois- Châteaux , dit la Liste nominative des pasteurs, étudiant en théologie, âgé de 22 ans, a été aussi contraint de quitter le royaume (i583) parce qu'il a proposé dans des lieux interdits et qu'il est aussi exclu de Taninistie ».

Blanchard (Jean). Natif du Dauphiné et élève de Tacadémie de Genève. Pasteur à Gap de 1 562-1 565, à Roybon avant 1596, à Beauvoir en 1596. Mort en 1598. Le notaire Eustache Piedmont, zélé catholique, raconte ainsi la fin de Blanchard : « Au commencement du mois de juin 1698 M.' Blanchard, ministre prêchant la secte calvinienne, demeurant à Beauvoir en Royans, ayant été malade d'une longue maladie, enfin tombé en une fièvre chaude et frénésie, d'où il mourut. Le jour de sa mort, étant exhorté par M."^ de Verdun de reconnaître son Dieu, dit : Mademoiselle, je suis damné et tous ceux qui croiront en la parole que je leur aiprêchée. Mademoiselle, amendez- vous. — Elle lui répliqua : M. Blanchard, la fièvre vous contraint à tenir un tel langage. — Ah! Mademoiselle, pardonnez-moi : je suis damné d'avoir ainsi abusé tant de pauvres âmes par ma fausse doctrine , ma peine en sera plus griève , et si vous ne pensez en vous, Mademoiselle, et tous les autres que j'ai ainsi séduits; car si vous ne vous reconnaissez, vous serez damnés comme moi. Elle et tous ceux de son parti en furent aucunement scandalisés; mais, pour couvrir cette hérésie, ils se figuraient que la frénésie ou rêverie le faisait ainsi parler et demeurèrent obstinés. »

Blanchon (Jean). Pasteur à Vinsobres de i663-i666.

Bonnet (Jean). Pasteur à Arvieux 1 609-1 61 3, au Vercors 1613-1617, à Ancelle-Orcières 1619-1630, à Tallard 1637, à Saint-Dizier-La Charce 1642, au Bourg- d'Oisans i656-

Bonniot (Pierre dé). Reçu au saint ministère en 161 0. Pasteur dans le Vercors de 16 10- 161 3, à Rosans de 16 1 3- 1618 , année de sa mort.

Bonrepos (Alexandre de). Pasteur à Fénestreiles en 1662.

Bontoux (Claude). Natif du Champsaur. Élève à Tacadéniie de Genève en i65o. Pasteur à Tréminis en 1660, à Ancelle en 1673 , à Saint- Bonnet de 1678- 1684.

Boquin (Abraham). Pasteur à Saint- Marcellin de 1602i6o5, à L'Albenc de 1606-1626. Sur les explications solennelles que ce pasteur eut avec son église, voyez plus haut,

Borrel (Séverin). Pasteur à Romans en 1662.

Bûrrel. Pasteur à Montjoux en 1567.

Borrel (Jacques). Élève de l'académie de Genève eh 1 63 5. Pasteur à Clelles en 1640, à Mens 1648- 1660, à Châteauneuf-de-Mazenc 1684. Réfugié à Lausanne en 1686.

Bournan. Pasteur à Château-Queyras en 1684. Sa veuve était entretenue dans un hôpital de la Suisse en 1699 et avait à cette époque 80 ans.

Boumat. Pasteur à Vesc en 1660, 4 Marignac en 1684.

Boule (Gabriel). Moine jacobin de Marseille, qui abjura le catholicisme à Orange et fut recommandé par le pasteur Maurice, de cette ville, au synode d'Embrun en 161 o. Pasteur à Orange de 1622-1623, à Vinsobres de 1626-1637. Pendant qu'il était dans cette dernière église il eut une dispute religieuse très-vive avec Gabriel Martin, abbé de Clausonne. Voyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné , p. 41 et 42. Il retourna au catholicisme à l'instigation de Joseph-Marie de Suarez, évêque de Vaison, et publia un Essay de l'histoire générale des protestants. Distinguée par nations, qui lui valut le titre de conseiller et d'historiographe du roi. La 2* édition , que nous avons sous les yeux, est de Paris, 1647, in- 12, 24 pages non chiffrées et 209. Boule fut déposé par le synode national de Cha-

— *^77 — ' renton de 1644. Pour le reste, voyez Haag , Rochas, au mot Martin Gabriel, et notre Notice citée ci-dessus, p. 58.

Bourcet (Michel). Pasteur à Usseaux 1660- 1662 et condamné au bannissement vers ce temps par le parlement de Grenoble pour avoir fait travailler un jour de fête. (Voyez plus haut, p. 154). Il exerçait déjà le ministère en 1648.

Bournu. Pasteur à Château -Dauphin en 1669.

Boustier (Charles). Pasteur en Dauphiné en 1648, à Veynes en 167 1. Sur les informations prises contre lui par le parlement de Grenoble en 1670, voyez plus haut, p. 346.

Boustier {Fiditicpis). Peut-être le fils du précédent. Natif du Briançonnais. Pasteur à Saillans en 1670. « A fait, dit Guy AWard ( Bibliothèque du Dauphiné), un livre d^étymologies des mots français dérivés de l'hébreu, où il fait voir le rapport de notre langue avec la langue hébraïque. Il est encore vivant (1680). »

Bouteroue (Denis de). Reçu au saint ministère en 1607. Pasteur à Grenoble de 1607 -1640. Sa femme, Marguerite Nivard, se maria en secondes noces, en lôSg, avec Gabriel Eynard, capitaine au régiment de Sully. Il composa, vers 1620 , une Histoire des persécutions des églises réformées de Saluées, que les pasteurs Perrin et Conel furent chargés d'examiner par le synode de Briançon de 1620. En 1623 il harangua Louis de Bourbon, comte de Soissons, à son arrivée à Grenoble. Son discours parut sous ce titre : Harangue a Monseigneur le comte de Soissons, a son arrivée a Grenoble, faite par Denys Bouteroue, au nom de ceux qui font prof ession de la Religion reformée en ladite ville. Prononcée le 7. novembre 1623. Jouxte la copie. Imprimé à Grenoble, m.dc.xxxiii, in-8°, 8 pages. Quatre ans plus tard il fit imprimer La Réponse des bons anges des voix angeliques aux mauvais, où il avançait « que l'église romaine approuve le parricide des rois chrétiens ». A sa requête et à ceUe de Richard Coxen , son imprimeur, le parlement dé-

fendit au procureur général de « procéder ailleurs que devant la cour » à raison de ce livre , mais ne condamna pas moins celui-ci à être <c publiquement lacéré sur la place du Palai? par Pexécuteur de la haute justice et ensuite jeté au feu ». Tous ceux qui en avaient des exemplaires ou qui savaient que d'autres personnes en étaient dépositaires , étaient obligés par Tarrêt du parlement « de les remettre et de les déclarer au greffe de la cour » . Bouteroue soutint diverses disputes à Grenoble avec des docteurs catholiques. On en trouvera la mention dans notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 3o, 87, Sg. Pour ce qui est de l'arrestation lancée contre Bouteroue en 164P, voyez p. y 5'. Sur le reste de sa biographie , consultez Haag.

Bouvat {Pierrt). Pasteur à Arvieux en 1637.

Bouvier (Daniel). Reçu au saint ministère en 1617. Pasteur à Corps en 161 7, à Barraux en 1620, derechef à Corps de j 626-1630.

Bouvier (Jacques). Peut-être le frère du précédent. Reçu au saint ministère en 1617. Pasteur à Sainte-Euphémie de 1617-1622, à Condorcet en 1626, à Saint-Paul-trois-Châteaux en 1637.

Brunier. Pasteur à Orange en 1672.

Bruslé (Pierre). Pasteur à Valence en 1 5 59. Voyez vol. I, page 38.

Burlamachi (Noble Fabrice). Né le 7 mai 1626 à Genève, d'une famille originaire de Lucques , et prêté à Grenoble en i655 par la vénérable compagnie des pasteurs de cette ville. Il resta à Grenoble jusqu'en i665 au moins et publia un Sermon fait aujourdejusne célébré par les églises réformées de Daufiné le 3, jour de Décembre 1662 sur l'Apocalypsè, Chap. m, V. i, 2,3, etc. Genève, 1664, in-12. Il avait épousé en premières noces (25 mars 1659) Françoise Buisson-Calandrini , tille de Jean , syndic de Genève, et en secondes noces (i*'" décembre 1670) Suzanne de Saussure- Burlamachi, fille d'Élie, sieur de Morrons.

Cabanas (Claude dé). Pasteur à Montélimar en i566.

Caille (André). Né à Bargemon en Provence. Pasteur à Lyon en 1672, réfugié à Genève le 25 mai 1673, pasteur à Montélimar en iSgS, à Grenoble en 1696, mort dans les premières années du XVI P siècle. Sur sa dispute théologique avec Tolosany, abbé de Saint- Antoine , à Saint- Marcellin en 1698, voyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 10. Pour le reste, voy. Haag. Il y avait un pasteur du nom d'Antoine Caille à Lyon en 1572, 1579, 1600 et 1601; il appartenait sans doute à la même famille.

Cante (Jean- Antoine). Pasteur à Mens en 1593 , à Serres de 1596 -1602, à Montélimar de 1602- 1608, à Usseaux en 1608 , à Beaumont de 1 609- 1 6 1 2 (Valence n'avait pas voulu TaccepterÀ son départ de Montélimar), à Molines de 161 3- 1614, à Usseaux derechef en 1622.

Carie. Pasteur en Dauphiné aux approches de la révocation de redit de Nantes, alors qu'il apostasia et fut pensionné par le roi.

Caroli (Georges), de Berne. Pasteur à Orange en i56o.

Casaubon (Arnaud). Originaire de Gascogne et réfugié à Genève sous le règne d'Henri II, entre les années 1647 ^^ 1559, il rentra en France après l'édit de janvier i562 et fut nommé pasteur à Crest. Mais, comme cet édit permettait les assemblées seulement hors des villes, il se fixa à Eurre , à une lieue de Crest. Parti pour la troisième guerre de religion^ en 1 568 , comme aumônier des troupes dauphinoises , il ne revint àXrest qu'à la paix, en 1670 (édit de Saint-Germain) . A l'époque de la Saint- Barthélémy (1672) il erra dans les bois. C'est le récit de Haag. Rochas ajoute que, de Téglise de Crest, Casaubon passa à l'église de Bourdeaux, vers 1677

(édit de Poitiers), selon toute vraisemblance. Il y mourut avant Tan 1600, et Téglise de Crest devait encore à sa veuve en 1601 une certaine somme des états de son mari. Celle-ci vivait à Bourdeaux en i6o3, dans une maison que lui avait achetée son fils, Tillustre Isaac Casaubon, et qu^elle ne voulut jamais quitter, malgré les instances de ce dernier, qui fit exprès le voyage de Genève pour emmener sa mère. — Pour ce qui est d' Isaac Casaubon, Chorier ' et Guy AUard ^ le font naître à Bourdeaux en Dauphiné, et Expilly ^ à Eurre , près Crest. Comme ce dernier était contemporain du savant philologue, il semble que son témoignage doit remporter. Cependant Casaubon dit lui-même dans une lettre : « Je naquis Tan iSSg, 8 février, dans Genève, où mes bons père et mère s'étaient retirés de Gascogne, ayant failli d'être brûlés à Bordeaux. » — Pour le reste, voyez Haag et Rochas.

Chabrand (M.*"). Pasteur à Die en 167 5.

Chabrand. Pasteur à Vesc en 1644, à Manas et Saou en

Chabrier (Daniel). Né à Ourches. Élève de Tacadémie de Genève en 1661. Frère de Moïse Chabrier, de Combovin, compromis dans l'affaire du combat de Bourdeaux. (Voyez plus haut, p. 122.) Pasteur au Poët-Célard en i683 et réfugié en Hollande en 1686. « M. Daniel Chabrier, lit-on dans la I^iste nominative des pasteurs, âgé de quarante ans, ayant prêché en plusieurs lieux interdits , et étant par conséquent excepté de l'amnistie, a été obligé de sortir du royaume (i683). Il a sa femme et deux jeunes enfants. »

(1) HUt, génér, du Dauph,, p. 65.

(2) La biblioth, du Dauph,

(3) Poèmes y Grenoble, 16 14. — « Eurre qui fut ton bers » (berceau). Élégie sur la mort de Casaubon.

Chalier (Jacob). Né dans l'Embrunais, de la même femille sans doute que P. Chalier, pasteur à Seyne en Provence de i6o3-i637. Reçu au saint ministère en 1618. Pasteur à Château- Dauphin en 1618, à Abriès en 1626. Se convertit au catholicisme peu après , dans le moment où il allait être déposé. Il était « infecté d^arminianisme et de plusieurs erreurs monstrueuses , qu'il a tâché de répandre secrètement » , disent les actes du synode national de Charenton de i63i, qui le déposa. Le roi lui fît une pension de 600 livres. Il vivait encore en 1675. Pour le reste, \Boyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, page 57.

Chaillet (David). Né à Neuchâtel. Pasteur dans le Vien nois en i562, à Lyon en août i565 (époque où il revint en Suisse), puis à Corcelles, Colombier et Neuchâtel, où il mourut en iSgi, à Page de 52 ans. C'était un homme fort distingué, qui appartenait à une ancienne famille. Il laissa quelques ouvrages de théologie. Pour le reste , voyez Haag.

Chaillet (Pierre), frère du précédent, sans doute. Pasteur dans le Viennois en 1 562.

Chamforan (Joseph). Pasteur à Mean 16 16-16 19.

Charnier (Adrien I). Docteur en droit et banquier à Avignon. Pasteur à Romans i56o-i56i, en Provence ou dans les contrées voisines pendant 7 années, à Nîmes en 1672, au Pouzin, à Privas, à Nîmes de nouveau, à Saint-Ambroix en 1574 , à Montélimar en 1587, à Crest en 1693, à Montélimar derechef en 1595. Nous ignorons Tannée de sa mort; mais il vécut pjus de cent ans , au dire de Léger, rhis|orien des Vaudois. Pour le reste, voyez Haag, Rochas et Ch. Read, Daniel Charnier, Paris, i858, in-8'*.

Chantier (Daniel I), fils du précédent , né au château d u Mont, près Moras en Dauphiné', en i565. Pasteur aux

(i) Il y a deux Monts : l'un dans le canton du Grand-Serre (Drdme), Tautre dans le canton de Crémieu (Isère). Nous opinons pour le premier,

Vans (Ardèche), à Aubenas jusqu^en 1 687, à Montélimar en i5g3 et jusqu^en 161 2, alors qu^il passa à Montauban^ où il mourut en 162 1. C'est l'illustre Charnier. Pour le reste, voyez Haag, Rochas et Ch. Read, ouvr. cité.

Charnier (Adrien II), fils du précédent, reçu au saint ministère en 1614, après avoir été entretenu à Pacadémie de Die aux frais du colloque du Valentinois. Pasteur à Manas et Saou de 1614-1616, à Livron en 1616, à Montélimar de 161 7-1 671, année de sa mort. ÏPour le reste, voyez Haag, Rochas etCh. Read, ouvr. cité.

Charnier (Daniel II), fils du précédent, né en 1628. Pasteur à Pierregourde en Vivarais en 1654, à Beaumont de 1655-1671, à Montélimar de 1671-1676, année de sa mort. Sur sa dispute théologique avec Gilles Le Féron en i658, voyez notre Notice sur les controv. relig. en Dauph., p. 5o.

Charnier (Daniel III), fils du précédent, par conséquent arrière-petit-fils du grand Chamier. Né à Beaumont en 1661, élève de l'académie de Genève en 1677, précepteur en 1682 chez M. Alexandre de Bardonnenche, ancien conseiller à la chambre de Tédit de Grenoble; au château d'AUex, dans le Valentinois, en i685 (il n'était pas encore consacré au saint ministère) ; réfugié en Hollande en 1 686-, consacré à Neuchâtel en 1 689 ; pasteur du refuge en Angleterre en 1691 , mort en 1698. C'était le cousin germain de l'avocat Chamier, roué vif à Montélimar, à la suite du combat de Bourdeaux. Voyez plus haut, page i23.

Chapon (Claude), natif de Luc-en-Diois. Elève de l'académie de Genève en i65o, pasteur à Sain te- Euphémie entre i655 et 1660, à Rosans en 1660.

qui était le plus rapproché de Romans. Près de ce Moras se trouve le Heu de Manthe, qui pourrait bien être la véritable lecture de Mont.

Charlet (Paul). Pasteur au Buis en i685.

Chastet. Pasteur à Taulignan (résidant à Salles) en...., au Poët-Laval en 1660.

Cherler (Samuel), appelé souvent Caries , né à Réthel en Lorraine (et non à Baie). Étudiant en théologie à Tacadémie do Die en 161 1. Reçu au saint ministère en 1618. Pasteur au Monestier-de-Qermont de 1618-1622, à Gap de 1622- 1660; mort en 1662. « L'église de Gap, dit Charronnet*, édifiée de la doctrine et des moeurs de son ancien pasteur, qui avait exercé son ministère en cette ville pendant si longtemps (trente-six ans) et laissait une nombreuse famille avec peu de biens, voulut témoigner de sa bonne volonté à son égard et accorda à sa veuve une somme de trois cents livres une fois payées. ^)

Cherler (Jacques), fils du précédent et né à Gap. Élève de Tacadémie de Die en i65i. Pasteur à Montbrun de 1660- 1679. Il était en 1694 chapelain du marquis de Ruvigny, ancien député général des églises en cour.

Chérubin (Jean). Pasteur à Beaurièresen i626,àSaillans en i6t3o, à Beaufort en 1637, à Orpierre 1646-1653, à Pontaix 1660- 1664.

Chevalier. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Chion (Élie). Élève de l'académie de Genève en i653. Pasteur à Saint-Marcellin i65^-i66o , à Gap de 1660-1677, année de sa mort. Pendant qu'il était à Saint-Marcellin il fut accusé d'avoir parlé irrévérencieusement de l'église romaine dans un sermon et traduit devant la chambre de l'édit de Grenoble, qui rendit le 29 novembre 1657 un jugement de partage. Quatre juges opinèrent pour que l'on informât contre le pasteur et quatre pour que l'on se bornât à le citer devant la cour, et que là on l'invitât à se contenir dans ses

(1) Les guerres de religion, etc., p. 333.

prédications et à s^abstenir de « convices )». Le conseil du roi, suivant Tusage, évoqua Tafifaire le 17 janvier i658; mais nous ne connaissons pas son jugement.

Chion (Charles). Pasteur à Livron de i658-i662, prêté à Lyon à cette dernière date, au Pont-en-Royans en 1668.

Chion (Cyrus), frère du précédent. Pasteur à Montbrun . en 1668, à Kosans en 1672, au Pont-en-Royans en 1682. En i68g il se joignit à Texpédition du pasteur et colonel Arnaud , qui ramenait les Vaudois dans leur patrie.

Chion (Jordan). Pasteur à Orange de 1671-1685. Emprisonné à cette dernière date avec ses collègues , Gondran et Petit, au château de Pierre-Scize, à Lyon. Il reprit son poste le 26 novembre 1697 et mourut le 26 mai 1698, âgé de 55 ans.

Chion (Jacques), fils du précédent, selon toute probabilité. Né le 3o mai 1675. Pasteur à Orange de 1 698-1703. A cette dernière date, où le prince de Conti, appuyé par Louis XIV, se saisit d'Orange, Chion fut député en Hollande pour faire des collectes en faveur des Orangeais , qui quittèrent en masse leur patrie à cette époque.

Chiron (Théodore). Pasteur à Montélimar de 1679-1684. Sur son bannissement par le parlement de Grenoble, voyez plus haut, page i32. Réfugié à Lausanne en 1688, où il faisait partie d'un comité destiné à s'occuper du sort des réfugiés français. Pour le reste, voyez Haag, en évitant de confondre , comme le fait cet auteur, Théodore Chiron avec Etienne Chiron , maître d'histoire et de géographie et catéchiste à Genève, chez qui furent élevés les trois fils du célèbre Paul Rabaut.

Cholier (Isaac). Étudiant à l'académie de Die en 1618, reçu en 1622, pasteur à Serres en 1622 par intérim, à Venterol de 1622-1626, à Montbrun en i63o, à Sainte- Euphémie en 1637, ^ La Motte-Chalancon en 1649. « A fait

La Divinité des Écritures, » dit Guy Allard (Biblioth. du Dauph.).

Cholier (Isaac). Vraisemblablement le fils du précédent, marié à Jeanne de Buin. Pasteur à Serres en 1676. Voyez la lettre sympathique que lui écrivit à cette date le célèbre pasteur Claude, dans le Bullet. de la Soc. de Vhist. du prot. franc., t. vn, p. 21.

Claris. Pasteur en Dauphiné aux approches de la révocation de redit' de Nantes ^ alors qu'il abjura le protestantisme.

Clément (Samuel). Pasteur à Arvicux en 1607, à Roure et Villaret de 1608- 1637.

Clément (David). Né en 1645, dans le Valcluson, de la même famille sans doute que le précédent. Elève de l'académie de Genève en i663, pasteur à Pragela vers 1675. Réfugié dans la Hesse à la révocation de Tédit de Nantes. Pour le reste, voyez Haag.

Coignac (Joachim de). Pasteur à Grenoble en 1564.

Coing (Siméon). Pasteur à Besse de 1630-1648. Quoiqu'il occupât un poste des plus modestes, il n'en était pas moins un homme de mérite, car il fut nommé député des églises du Dauphiné au synode national de Charenton en 1644.

Colignon (Abraham de) . Natif de Die , élève de première

à l'académie de cette ville en 16 10 et reçu au saint ministère

en 16 17. Pasteur à Chorges dei6i7-i6i9, dans le Vercors de 1619-1620, à Gap en 1620 (par intérim), à Barraux en 1626, à Mens en 1628. Pour le reste, voyez Haag.

Colomba (Honoré de). Pasteur à Montélimar en 1576.

Combe {de). Pasteur à Saint- Paul-trois-Châteaux en i56o.

Conel (Jean). Reçu au saint ministère en 16 14. Pasteur à Donzère de 1614-1617, à Embrun de 1617-1630. Il eut l'honneur de représenter les églises du Dauphiné au synode national de Castres de 1626.

Convenant (Jean de). Pasteur à Orange de lyoo-iyoS. A cette dernière date, où le prince de Conti, appuyé par Louis XIV, se saisit d'Orange , de Convenant fut député en Angleterre pour faire des collectes en faveur des protestants d'Orange, qui quittèrent en masse leur pays à cette époque. En 1709 il est pasteur d'une église française à Berlin, puis fut mis à la tête du poste de Maëstricht, où il mourut en

Gordetl (Jean). Reçu au saint ministère en 1610. Pasteur

*à Condorcet de 1611-1622, à Montbrun en 1626, à Nyons

en i63o, à Vesc de i633-i634, à Bezaudun de i634-i635,

à Châteauneuf-de-Mazenc en 1637, à Venterol en.... Dépose

par le synode national d^Loudun de 1659.

Corrige (André). Pasteur à Condorcet en i683. Réfugié à cette date à Genève, puis à Neuchâtel en 1684 (février), enfin en Hollande en 1686 (24 avril). « M. André Corrège, ministre de Condorcet , lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de vingt-six ans, ayant aussi prêché dans un lieu interdit, est par conséquent excepté de l'amnistie; ce qui l'a obligé de sortir du royaume. Il n'est pas marié. »

Cosse t. Pasteur à Saint-Paul-trois-Châteaux en 1569.

Cotte. Pasteur à Chaumont en 16 18.

Couteau (P.). Pasteur dans le Dauphiné en 1648.

Crégut (Antoine). Pasteur à Montélimar de i637-i65i, époque où il fut nommé professeur de théologie à l'académie de Die. Pour le reste, voyez notre Hist. de l'acad. de Die, p. 8i-83.

Crespe (Jacques). Natif d'Aymargues en Languedoc, ancien catholique, qui avait abjuré son ancienne foi au S3'node d'Embrun de 16 10. Pasteur à Crest en 161 1. Apostat dès 1612 et déposé par le synode national de Privas, réuni cette même année. L'évêque de Valence le nomma son aumônier. Pour le reste, voyez notre Notice sur les controv, relig, en Dauph,, p. 55, 56.

Crespin (Valéri). Pasteur à Grignan en i562.

Cresson (Benjamin). Originaire de Bourgogne. Aumônier de Lesdiguières et pasteur à Grenoble en iSgô. Mort dans les premières années du XVI P siècle. Sur sa dispute théologique avec le Jésuite Coton en iSgg, voyez notre Notice sur les controv. relig. en Dauph., p. i3. Pour le reste, voyez Haag. En 1 60 1 il y avait un pasteur du nom de Cresson à Lyon*. S'agit-il ou non du même pasteur, qui aurait été prêté à Lyon ? C'est ce que nous ne saurions dire.

Cuchet (Jean). Pasteur à Loriol de 1604- 161 2, à Châteaudouble de 1 612 -1648. Il était docteur en théologie et avait épousé Gabrielle de Serres , fille du célèbre pasteur et historien Jean de Serres. Sur la dispute théologique qu'il eut avec Gilles Le Féron en 1 648, voyez notre Notice sur les controv, relig, en Dauph., p. 49.

Cure (Qaude). Né à Montjoux , pasteur en Dauphiné en 1572 et réfugié à Genève à la Saint- Barthélémy. Il fut reçu habitant de cette ville le 5 novembre de la même année.

Cu\in (Gabriel). Prêté à Grenoble en i6o5 par la vénérable compagnie dès pasteurs de Genève. Pour le reste, voyez la notice sur Grenoble , page 287.

Darces (Claude). Pasteur à Domène en i562.

Dauphin (Clément). Cordelier de Rouen, qui abjura au synode de Grenoble de 1602 et , sur la recommandation du célèbre Chamier, fut reçu la même année au saint ministère. Pasteur à Manas et Saou de 1602-1604, à La Motte-Chalancon de 1608-16 1 3. Déposé par le synode de Die en i6i3.

David (Auguste).. Pasteur à Pontaix en iSgo. Mort entre i6oo et 1630.

Delamer (Gaspard). Pasteur à Châtillon en i562.

(i) Liste des pasteurs de Lyon, dans le Bulîet. de la Soc. de Vhist. du prot, franc,, t. xii, p. 484.

Delon. Pasteur à Fénestrelles en 1662. C'était le gendre de Samuel Cherler, pasteur à Gap.

Denis (Matthieu). Pasteur à Die de i58o-i58i, à Laragne en 1601, au Pont-en-Royans de 1604-1606.

Dragon de Choméane (Noble Jean). Né à Crest et entretenu à Tacadémie de Die en i6o5 par le colloque du Valentinois. Régent de première à la même académie de 1608- 161 1. Pasteur à Crest de i6ii-i6i3, à Saint-Paul-trois- Châteaux de 161 3-1622, à Courtheson en 1626. Pour le reste, voyez notre Histoire de Vacad. de Die, p. 49-50. Drag07î de Choméane. Frère cadet du précédent et entretenu en 161 3 à l'académie de Die par le colloque du Diois. Reçu au saint ministère tn 1617. Pasteur à Manas et Saou en 1617.

Dugas. Pastebr à Nyons en 1698, à Sainte-Euphémie

(résidant à Saint-Sauveur) de i6oo-i6o3. Mort avant 1608.

Z)wmarc/ré (Jacques). Pasteur à Beaumont de 1646- 1648,

à Montélimar de i65o-i68o, à Dieulefit de i68o-i683.

Réfugié en 1684 à Vevey en Suisse, où il mourut.

Dumarché (Pierre). De la même famille sans doute, peutêtre le fils du précédent. Nous ne savons où il exerçait son ministère. La Liste nominative des pasteurs à^ i683 dit de lui : « M. Pierre Dumarché, pasteur, âgé de trente- cinq ans, pour avoir prêché dans un lieu où l'exercice est interdit, est excepté de l'amnistie; ce qui l'a obligé de sortir du royaume. Il n'est pas marié. »

Dumont. Pasteur à Manas et Saou en 1601 et menacé par le synode de Nyons réuni la même année d'être déposé s'il persistait dans son projet d'épouser Marie Gautier, dont la réputation n'était pas intacte.

Du Piotay (David). Natif de Lyon et élève de l'académie de Genève vers i586. Pasteur à Lyon en 1601, à Moutier (canton de Neuchâtel)en 1602. Rappelé en i6o3 par l'église de Lyon , qui l'avait entretenu sans doute à l'académie de

Genève et venait de le céder à Téglise de Pont-de-Veyle (Ain), il voulut quitter Moutier; mais la classe des pasteurs de Neuchâtel lui ayant refusé son congé , une commission arbitrale, composée de pasteurs de Genève, Berne et Lausanne, lui rendit sa liberté et le recommanda à Téglise de Lyon (26 nov. i6o3). Pasteur à Gex de 1604- 1607, à Gap de 1614- 1624. Il fut chargé par le synode d'Embrun de 161 8 de tenir copie pour la province du Dauphiné des actes des synodes nationaux. Il avait déjà présenté un travail de cette sorte au synode national de Saint-Maixent de 1609, qui ne jugea pas à propos d'en distribuer des copies, tout en louant le zèle et Taffection de Fauteur, « à cause des inconvénients et des conséquences qui en pourraient naître ». Il Texhorta en conséquence à garder ce travail pour son usage personnel. Ce recueil est conservé à la bibliothèque publique de Genève. Du Piotay avait de beaux dons pour la chaire. Pour le reste, voyez Haag.

Du jPio/<y^ (Daniel). Fils.du précédent. Pasteur à Chorges de 1620-1622, à Molines en 1626. Il adressa au synode national de Castres de 1626 une compilation des canons des synodes nationaux et de la discipline ecclésiastique. La vénérable compagnie, ayant fait examiner son travail par des commissaires, le remercia et « ordonna qu'il serait averti par lettres des défauts que lesdits commissaires avaient remarqués dans son livre , afin qu'il pût les corriger et qu'il fût d'un meilleur usage pour nos églises ». Le travail de du Piotay paraît n'avoir été qu'une reproduction complétée de . celui de son père.

Du Plessts (Jacques). Pasteur à Vienne en i566.

Du Puy (Paul). Natif de Château-Queyras. Reçu au saint ministère en 1617. Pasteur à Arvieux et Château- Queyras en 1617, à AUan en 1620, à Arvieux et Château- Queyras derechef en 1624. Déposé par le synode national de Castres de 1626. Il vivait encore en 1676 et touchait une

pension du roi de 400 livres. Après son abjuration il publia, de concert avec Jean Garcin , également apostat , Topuscule suivant, qui est fort rare : Déclaration des sieurs Jean Garcin et Paul Dupuy, Dauphinois , jadis ministres de la Religion prétendue reformée, et maintenant convertis à la Foy Catholique Apostolique Romaine. Au Roy; Paris, 1625 ^\bo pages petit inrS*.

Durand^ (Barthélémy). Pasteur à Beaurepaire de 1600- 1610, àMolines de 1610-1611, àClelles en 1612, à Serres de 1612-1622, à Nyons de 1622-1623, à Sainte-Euphémie de 1 626-1630, à Clelles de nouveau en lôSy. Il avait été prêté à Lyon en 1 60 1 .

Durand (David). Né à Briançon, élève de Tacadémie de Genève en 161 3 , proposant dauphinois et régent du collège de Die. Il abjura en 1626 et publia l'opuscule suivant : Déclaration de M. David Durand, Dauphinois, jadis proposant et dogmatisant en la religion calvinique et régent du collège de Die et escoles de Nions, touchant sa conversion a la foy catholique; Grenoble, 1626, in-8®, 21 et 3 pages. Fort rare.

Durand (Élie). Natif de Nyons, élève de Tacadémie de Genève en 1666, pasteur à Dieulefit en 1675.

Du Rif Le beau-père vraisemblablement de.Piffard du Rif, pasteur à L'Albenc en i65i. Pasteur de La Baume- Cornillane en 1646.

DuvaL Pasteur à Valence en i56o. Voyez vol. I, p. 75.

Duvergier (Loys). Pasteur à Montélimar en i562.

Espagne (Henri rf'). Pasteur à Bourg-d'Oisans et Mizoën de 1591-1626.

Espagne (Jean rf'). Né à Mizoën en 1591, fils du précédent et entretenu à l'académie de Die en i6ob parle colloque

— 3gi —

du Grésivaudan. Reçu au saint ministère en 1612. Pasteur à La Grave de i6i2-i6i3, à Orange de 1614-1620. Acette dernière date le prince d^Orange demanda au synode du Dauphiné la liberté d'Espagne, qu'il voulait mettre à la tête de réglise française de La Haye. Le synode accéda à. sa demande, mais à la condition que le prince renverrait d'Espagne au bout de trois ans, attendu que le père de ce pasteur était âgé de 60 ans et qu'il désirait de pouvoir jouir une nouvelle fois de la présence de son fils avant de quitter ce monde. Nous ne savons si le père de d'Espagne mourut dans l'intervalle, mais son fils demeura en Hollande de 1620 à 1629. A cette dernière date il fut obligé de quitter la Hollande, dont toutes les chaires lui avaient été interdites par le prince Henri- Frédéric parce qu'il avait blâmé d'une part le traité conclu entre Richelieu et la Hollande à l'époque du siège de La Rochelle par Louis XIH, et d'autre part parce qu'il avait combattu les Arminiens. D'Espagne se rendit à Londres, où il exerça son ministère pendant sept ans (1639-1646) au milieu des protestants réfugiés français. En 1646 il.revint à Orange, avec l'espoir d'y obtenir un poste de pasteur, mais le prince régnant ne le lui permit point , et il reprit le chemin de l'Angleterre, où il fut successivement chapelain de Soubise, pasteur de l'église de Glattonbury (Sommerset) et de l'église française de Westminster House. Il mourut en 1659. Pour le reste, voyez Haag, Rochas, Smiles, The Huguenots, et le Bullet, de la Soc. de Vhist. du prot. franc., t. vin, p. 369-373. — La bibliographie, fort riche, de Rochas doit être complétée par l'édition suivante des œuvres d'Espagne : Les œuvres de Jean Despagne, Ministre du Saint Évangile en l'Église française de Londres, etc. Divisées en trois tomes, comme il se void dans la table. A Genève, Par L et Samuel de Tournes. M.DC. Lxxi; 3 tom. in-12.

Estienne (Jacques rf'). Reçu au saint ministère en 1602. Pasteur à Saint- Bonnet de 1602- 1626. Il résidait à Corps

(i 602-1604) quand cette église était une simple annexe de Saint- Bonnet.

Etienne (Jules rf'), seigneur de Clelles. Pasteur en Dauphiné à la révocation de Tédit de Nantes. Il se réfugia dans le Brandebourg et fut nommé en 1688 pasteur de la ville de ce nom (église française).

Eustache (David). Pasteur à Corps en 1622, à La Terrasse en 1626, à La Mure de 1626- 1637 (prêté à Die en i63oet i632), à Die de 1 638-1641 (prêté à Montpellier en 1639 et 1640), pasteur dans cette dernière église de 1642- 1661. Sur les disputes d'Eustache avec le curé Barruel en 1626, avec le prieur de Sabran en 1627 et avec le Jésuite Fichet en i636, voyez notre Notice sur les controv. relig. en Dauph,, p. 39, 40 et 45. Pour le reste, voyez Haag, Rochas et Corbière , Hist, de V église réf. de Montpellier, p. 194-198. Ces auteurs ne citent pas le sermon suivant d' Eustache : Sermon sur le chapitre premier de Vepistre auxCollossiens, vers. 27. Prononcé à Loudun durant la tenue du synode national le dimanche 16. Novembre 1659; Genève, 1660, in-12. Le « Sermon sur le chapitre XIL de TEcclésiaste » du même auteur, cité par Rochas, a encore été imprimé à Genève, i'66o, in-12.

Fabri (Christophe), dit. Libertet. Né à Vienne, étudia d'abord la médecine à Montpellier, puis fut successivement pasteur àNeuchâtel, Genève, Thonon, Vienne (i562), Lanci en Chablais(i563), Lyon (i 565) et derechef à Neuchâtel, où il succéda à Farel, son compatriote et ami. Pour le reste, voyez Haag.

Fabry (André). Né à Luc en Provence. Pasteur à Morges en 1572 , à La Mure de 1593-1598, à Mens de 1602-1618, à Mont-de-Lans en 1620. Mort à Mens en 1622, à un âge fort avancé.

Faisan. Pasteur au Pont-cn-Royans en 1660, à Livron en 1684. Il était fort âgé à cette époque et se réfugia en Suisse*

Faisan (Jean). « M. Jean Faisan, pasteur auxTonils, dit la Liste nominative des pasteurs , âgé de trente ans, a été encore obligé de sortir de France (i683) pour avoir prêché dans un lieu interdit , étant par ce moyen excepté de Tamnistie. Il n'est pas marié. » Réfugié à Neuchâtel en 1684, en Hollande en 1686.

Faisan. Pasteur à Aouste de 1671- 167 2, à Vercheny et Espenel en i685. Apostat.

Faisan La Serve. « M. Alexandre Faisan La Serve, étudiant en théologie, âgé de vingt- un ans, ayapt de même proposé dans plusieurs lieux où l'exercice est interdit ; il est par conséquent excepté de Tamnistie , ce qui Ta contraint de sortir de France (i683). Il est en condition et n'a que sa nourriture et rien de plus. »

Falquet (Ennemond). Pasteur à Gap de i579-i58o,tlans le Valentinois avant 1598. Mort entre 1600 et 1620.

Farel (Guillaume). Le réformateur. A Gap en 1622, puis de i56i à i562. Suffisamment connu.

Fassion (Jacques). Elève de Tacadémie de Genève en 1659.' Pasteur au Pont-en-Royans en 1666, à Beaurepaire en i685. On le trouve à Lausanne en 1688 assistant à une réunion destinée à s'occuper du sort des réfugiés français.

Faubert {Martin). Pasteur à Taulignan dei6ii-i6i2,à Ve3mes de 1612-1619, à Beaurières de 1620-1623. Il composa un livre intitulé De l'âme raisonnable , dont il offrit la dédicace au synode provincial. Le synode d'Embrun de 16 1 8, « louant le zèle et la diligence du sieur Faubert , disent ses actes, a ordonné que son livre sera remis entre les mains des deux pasteurs de l'église d'Orange, qui en rapportant au prochain synode, sera plus amplement advisé qui est plus expédient ». Les pasteurs d'Orange firent leur rapport au

synode de Gap de 1619, qui, se conformant à leur avis, prescrivit à Faubert divers changements. L'auteur les accomplit et présenta son livre ainsi modifié au synode de Briançon de 1620, qui le fit examiner de nouveau par les pasteurs Appais , de La Croze , Blanc et de Vinay, et décida que, s'ils opinaient pour l'impression, les frais de celle-ci n'incomberaient dans aucun cas à la province.

Faugier (Bertrand). Pasteur à Veynes de 1600- 1607. Déposé à cette dernière date par le synode de Montélimar, dont la sentence fut ratifiée par le synode national de Saint- Maixent en 1609. Revenu à de meilleurs sentiments, Faugier fut rétabli dans le ministère par le synode de Die de 161 3 et placé à Arvieux, où il fut pasteur de 161 3- 16 16. Sa santé, déjà affaiblie, fut si éprouvée de la rigueur du climat de cette église, que sa femme obtint du synode de Dieulefit de 16 16 qu'il serait transféré dans une autre église. Nous le voyons en effet à Sainte- Euphémie en 161 7. Il y mourut en 161 8.

Faure (Salomon). Reçu au saint ministère en 16 14. Pasteur à Venterol de 16 14- 16 17, à Die (par intérim) en 1629, à Veynes en i6i3, à Nyons en 1637, à Dieulefit de i652i655.

Faure (David). Né à Die. Elève de l'académie de Genève en 1660. Pasteur à Poyols de 1669-1670, à Die (par intérim) en 1678, à La Baume - Cornillane en 1686. Apostat.

Félix (Marc). Elève de l'académie de Genève en i63i. Pasteur à Rosans en 1637. '^'^ivait encore en 1648.

Félix (Jean). Pasteur à Grenoble de 1607-1610, à Romans de 1611-1626. Prêté à Beaumont en 1626. C'était un homme de mérite , qui fut député aux synodes nationaux de Saint-Maixent en 1609 et de Vitré en 161 7.

Féraud (Jean). Élève de l'académie de Genève. Pasteur à Varsen 1662.

Féraud {IsdiSLc). « Reçu pour vrai et légitime pasteur au

- SgS -

synode de Nyons » de 1601. Pasteur à Châtillon de 1601- 1608, à Saint-Jean-d'Hérans de 1608-161 3, à Orpierre de 1613-1622 ; prêté à Château- Dauphin en 1626 , à Rosans de 1626- i63o, à Molines en i63o-, pasteur à La Mure de 1637- 1639. Rochas, se fondant sur ce que le nom de Féraud se lit à côté de celui de Sharp dans la liste des savants qui ont composé des vers encomiastiques en l'honneur de Samuel Benoît, traducteur latin de la IP semaine du poète du Bartas % conclut que ce pasteur était professeur à l'académie de Die en 1609. C'est une erreur. Féraud, à cette époque, exerçait son ministère à Saint-Jean-d'Hérans, et la liste des savants susdits comprend toutes sortes de personnes. On y lit le nom d'Isaac Casaubon.

Fevot (Jules). Prêté par MM. de Berne à la province du Dauphiné. Professeur d'éloquence à l'académie de Die de 1606-1607. Pasteur au Buis de 1607-1608, à Condorcet en 1609, ^ Saint-Paul-trois-Châteaux de 1610-1612, à Montélimar de 161 2- 16 17. Dès 161 1 il avait été réclamé par MM. de Berne; mais le synode provincial, fort satisfait de ses services , obtint qu'il demeurerait encore dans la province. Redemandé en 1617, il reçut son congé du synode de Nyons, avec de bonnes attestations touchant sa doctrine et ses mœurs. Pour le reste, voyez notre Histoire de V académie de Die, p. 25 et 26.

Figon (Jean). Pasteur dans le Viennois en 1562, à Die en 1.563 (?), à Vienne en i565, était natif de Montélimar, mais habitait Toulouse quand il embrassa la Réforme, vers i562. S'étant rendu en Suisse à cette époque, il passa quelques mois auprès de Farel et revint en Dauphiné comme pasteur. Il avait de l'imagination et eut quelque renom

(i) Dom. GuiL SaU Bartasii,., Hebdomas II, a Sam. Benedicto N. D. latinitate donata. Lugd. 1609.

comme prédicateur. Il cultivait aussi les muses \ mais les poésies qu'il a laissées sont médiocres. Pour le reste , voyez Rochas.

Fleury (Sébastien). D'abord maître d'école à CofFrane (canton de Neuchâtel), puis pasteur dans le Viennois en i562.

Fosse. Pasteur à Laragnê en i65 1, année de sa mort.

Fulgon. Pasteur à Montélimar en i562. ♦

Gabet (Raphaël). Elève à l'académie de Die en 16 10. Pasteur à Lacoste en Provence en ..., à Tulette de 161 5- 1622, à Arvieux en 1626, à La Motte-Chalancon de 1634-1648, à Aucelon en 1660. Le synode d'Alais de 1620 condamna la Provence à lui donner les témoignages qu'il méritait et 20 écus pour les divers voyages qu'il avait faits pour elle. Gabet eut avec le synode du Dauphiné des difficultés, dont nous ne connaissons pas la nature et qui furent portées devant le synode national de Loudun de 1660. Cette compagnie pria la province du Dauphiné « de continuer ses soins envers ce pauvre ministre , de lui faire goûter quelque repos et consolation et de l'écouter favorablement en ce qu'il lui représenterait touchant ces matières, et aussi de le reprendre à cause des mauvaises expressions dont il avait souillé les papiers qu'il avait envoyés à cette assemblée ».

Galland. Pasteur à Freissinières en 1637, à Corps en

Galland. Pasteur à Romans en 1660.

Garcin (Jean). Pasteur originaire du Vivarais, qui exerça son ministère en Dauphiné : à Abriès de 161 6-1622, à La Terrasse en 1626. Déposé par le synode national de Castres en 1626.

Garcin. Pasteur à Nyons en 1682. Il publia à cette date « des discours sur des matières de piété », où il se s.ervit « de

termes si forts contre la religion opposée » que l'intendant de la province le décréta de prise de corps. Traduit à Grenoble, il fut condamné à une amende considérable et à rinterdiction de son ministère dans le royaume. Il était réfugié en Hollande en 1686 *.

Garin (André). Natif de Sault en Provence. Reçu au saint ministère en 1609. Pasteur à Donzère de 1609- 161 2. Il passa au service des églises de Provence et exerça son ministère à Joucas de 1620-1626.

Garnier. Pasteur à Roure en i583.

Gautier (Thomas). Né en i638 xlans le Valcluson. Étudiant en théologie à l'académie de Genève en 1661. Pasteur à Fénestrelles de 1664-1679, à Die de 1679-1685. Il était réfugié en 1687 à Marbourg, où il fut nommé pasteur et professeur de théologie. Sur sa condamnation à s'abstenir des fonctions du ministère pendant six mois, *. voyez p.. 154. Pour le reste, voyez Haag, qui se trompe en disant qu'il fut professeur de théologie à Die. Le Tractatus contra Faverotum, cité par Haag, d'après Jœcher, sans indication ni de lieu ni de date , fut sans doute composé- par Gautier, lorsqu'il était pasteur à Fénestrelles. Faverot Illuminé, récollet et missionnaire de Turin, avait publié La colombe *de Noé portant le symbole de paix, ou réplique parainetique à deux réponces synodales faites à Vautheur par ceux de la religion prétendue réformée des vallées de Luserne, etc. (Lyon, 1673, 2 vol. in-8''), et le Tractatus de Gautier paraît avoir été dirigé contre cet ouvrage. Quoi qu'il en soit, le livre du Jésuite fut réfuté par les Vaudois dans l'écrit suivant : Réponse pour les églises des vallées du Piémont au sieur Illuminé Faverot, recollet et missionnaire, oit sont réfutées les erreurs de y église romaine et les chicanes des missionnaires, etc.

Genève, 1679, in-4% 824 pages. Rare.

■ ■ I ■ ^ » Il , — — — 1.^— 1 1

(1) Mns. Court, N." 17, H (Bibl. de Genève).

Géliffier. Pasteur à Orpierre en 1681.

Génies, Pasteur à Montjoux de 167 1 -1673.

Gefioyer. Pasteur en Dauphiné de 1648-1659.

Gilbert, Pasteur en Dauphiné en i685. Apostat à cette date. .

Gilles (Pierre). Pasteur à Molines de 1603-1607, à Freissinières de 1607-1610, à Abriès de i6io-i6i5, de nouveau à Freissinières de 161 5-1622.

Gilles (Jacques). Pasteur à Mean de 1619-1626.

Gilliers (Jeanne). Pasteur à Bourdeaux de 1 600-1 641.

Girard (Isnard). Cardeur de laine, de Pertuis en Provence. Pasteur à Taulignan en 1576, à Dieulefit à la fin du XVP siècle et jusqu'en i6o5, au Poët- Laval en i6o5.

Girard. Pasteur à Guillestre aux approches de la révocation de redit de Nantes. Il fut longtemps retenu en prison et y composa un petit poème sur un papillon qui avait pénétré dans son cachot. Nous en donnons le commencement et la fin :

Aimable papillon, quel soin te sollicite D'entrer dans ces prisons pour nous rendre visite? On ne vient pas icy pour y cueillir des fleurs ; Il en naît dans les champs de toutes les couleurs. Vas ailleurs, si tu veux que ton pied se repose Sur un lys ou sur une rose.

Quel crime ay-je commis, dont l'importante suite M'ordonne de chercher mon salut dans la fuite ? Je me confie en Dieu, dont le trône est aux cieux Et dont la Providence est toute pleine d'yeux.' Il void mon innocence, il brisera ma chaîne.

Où le crime n'est pas, il n'y veut point de peine *.

(1) Mns. Court, N." 19 (Bibl. de Genève).

Giraud (Jean). Pasteur à Abriès en lôSy, à Freissinières en 1660.

Giraud (Gaspard). Pasteur au Poët-Laval en i56o.

Giraudi, Pasteur à Montjoux en i56i.

Gondrand (Jacques dé). Natif de Montélimar. Étudiant à Tacadémie de. Genève en i656. Pasteur à Orange de i665-i685 et de 1697 ^^ 4 ^^^^ 1700. Enfermé à la révocation de Tédit de Nantes au château de Pierre-Scize, à Lyon, il n'en sortit que 12 ans plus tard, à la paix de Ryswick, alors qu'il fut rendu à son église. Pour le reste, voyez Haag. Gondrand était marié à Marie Rey de Morande.

Gonnond, Pasteur à La Baume-Cornillane en i63g.

Gonthier (David). Pasteur à Corps en 1637.

Gounon. Pasteur en Dauphiné avant 1648.

Gounon (Jacques), Pasteur à Ghâteauneuf-de-Mazenc en i683. « M. Jacques Gounon, dit la Liste nominative des pasteurs, ministre de Châteauneuf, âgé de vingt-six ans, étant réservé par l'amnistie pour avoir prêché dans un lieu interdit, a été aussi obligé de sortir du royaume. Il n'est pas marié ».

Gounon (Charles). Natif de Crest. Etudiant en théologie en i683. Agé de 25 ans. Il « a été obligé de quitter le royaume, dit la Liste nominative des pasteurs, parce que ayant proposé en plusieurs lieux où l'exercice est interdit, il est par conséquent excepté de l'amnistie. Il est présentement en condition, où il n'a simplement que sa nourriture, sans autre chose ».

Guérin (François). Pasteur à Montélimar en i568, puis dans le Valcluson , et avant ou après à Saint - Germain , Pramol et Saluces en Piémont '. Mort en 1609.

(i) MusTON, V Israël det Alpes, t. m, p. 383.

Guérin (Bernardin). Frère du [précédent. Pasteur à Molines en iSqô, à MentouUes de iSgS-iôab.

Guérin (François). Fils de Guérin François. Entretenu à l'académie de Die par le colloque de Valcluson en 1612. Pasteur à Briançon en 1626, à Saint-Bonnet en i63o.

Guérin (François). Fils du précédent. Pasteur à Roure et Villaret de i655-i66o, puis à Bobi dans le Piémont, où il était encore en 1680. Pour le reste, voyez Haag et Rochas. Ce dernier auteur le confond avec son homonyme de Briançon, de 1626, et le fait vivre plus de cent ans.

Guérin (André). Peut-être le fils de Guérin Bernardin. Reçu au saint ministère en i6o3. Pasteur à Sainte-Euphémie (résidant à Saint-Sauveur) de 1 603-1607, à Crest de 1607-1611, à Livron de i6i2-i6i3.

Guerrier {}t2Lïi). Pasteur à Saint- Jean-d'Hérans de iSgS-

1607, à La Motte - Chalancon en 1607, à Beaumont en

1608, année approximative de sa mort.

Guers (Jean), pasteur à Courtheson en 1 568 , fut arrêté par ordre de Suze , commandant des troupes tatholiques qui s'étaient emparées de cette ville , et condamné à être brûlé vif; supplice qu'il endura avec une admirable constance. Pour le reste, voyez Haag.

Guyon (Paul). Natif de Grignan et reçu au saint ministère en 1604. Pasteur à Dieulefit de 1604 au 10 août 1645, année de sa mort. Il avait alors 64 ans. Guyon était trèsconsidéré dans la province. Il en représenta les églises aux synodes nationaux de Tonneins de 1614, d'Alais de 1620 et d'Alençon de 1637. Nous possédons son testament, qui est plein de piété. L'église de Montauban avait demandé Guyon pour pasteur au synode national d'Alais de 1620; mais cette compagnie, « après avoir entendu ledit sieur Guyon et les députés du Dauphiné , » ne voulut pas disposer de sa personne, attendu que soit l'église de Dieulefit, soit le synode du Dauphiné, n'avaient reçu aucun avis de cette vocation.

Guyon (Charles). Fils du précédent. Élève à racadémie de Genève en novembre lôSg. Pasteur à Bourdeaux de 1647-1683. « M. Charles Guyon, pasteur à Bourdeaux, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de soixante-sept ans, a été de même obligé de sortir de France (i683), parce qu'ayant prêché dans un lieu interdit, il est par ainsi réservé dans l'amnistie. Il a sa feinme, sa fille et une belle-fille, qui ne lui sont point à charge. » Réfugié à Morges (Vaud) en 1698.

Granon (Isaac). Natif de Beaufort et élève de l'académie de Die en i655. Pasteur à Molines en 1660, à Vercheny et Espenel en 1669. Nous avons retrouvé ses thèses. Elles portent le titre suivant : Thèses theologicce de decretis divinis in génère quas spirante divini spiritiis aura sub Prœsidiv viri clarissimi et doctissimi D. Z). Anthonii Creguti S. S. Theologiœ... Placido eruditorum examini submittit Isaqcus Granonus Bellifortensis , etc. Diœ Aug. Vocont... i655, 5o pages in-12.

Gras. Pasteur à Rosans en 1672.

Gresse (Jean -François). Pasteur à Beaufort en 1660, à Bezaudun et Les Tonils de 1668- 1675, aux Tonils de 1675-1677.

Gresse (René). Né à Die. Élève de l'académie de Genève en 1664. Pasteur à Quint en i683. Réfugié à Morges, où il mourut l'année suivante. « M. René Gresse, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de quarante et un ans, a été obligé de quitter le royaume, parce qu'ayant assisté à une proposition faite d'un lieu où l'exercice était interdit, il est réservé par l'amnistie. Il a sa femme et trois jeunes enfants. »

Gre^^e (Gaspard). Elève de l'académie de Genève en i663. Pasteur à Taulignan en i683 (résidant à Salles). « M. Gaspard Gresse, ministre de Salles, lit-on dans IdL Liste nominative des pasteurs , âgé de quarante ans, a été obligé de

sortir du'royaume (i683)-, excepté de ramnistie pour avoir assisté à un prêche dans un lieu interdit. Il a sa femme et deux petits enfants. »

Gros (Corneille). Pasteur à Château -Dauphin de i6i r-

Gros (Jean). Pasteur à Abriès en i63o, à Châtillon en

Gros (Pierre). Pasteur à La Mure de 1660 -i 685. Il apostasia à la révocation de Tédit de Nantes.

Hélis {André d'). Élève de Tacadémie de Genève en 1612. Pasteur à Saint -Jean-d'Hérans de 1614-161 5, à Corps en 161 7, à Saint-Jean-d'Hérans derechef de 16 18- 1620, à Corps de nouveau en 1620, à Tréminisen 1626, derechef à Saint- Jean-d'Hérans en 1627.

Héraud (Antoine). Pasteur et doyen de la classe de Valangin et Fenin (canton de Neuchâtel), puis pasteur à Vienne en i562.

Hérieu (Denis d'). Pasteur au Pont-en-Royan.s en i56i, à Die en 1 672 ; réfugié à Genève le 5 novembre de la même année, après la Saint- Barthélémy ; pasteur de nouveau au Pont-en-Royans de 1600- 1607.

Hérieu (Isaac d*). Fils du précédent, selon toute probabilité. Entretenu à l'académie de Die par la province du Dauphiné en 1600. Pasteur au Monestier-de-Clermont de 1602-1607, au Pont-en-Royans de 1608-1637. Ces d'Hérieu paraissent être de la même famille que Pierre d' Hérieu, originaire de Flandre, régent au collège de Montélimar.

Homel (Isaac), Né à Valence en 1612. Élève de l'académie de Die. Pasteur à Valence et Soyôn. Exécuté à Tournon le 20 octobre 1684. C'était un pasteur d'une profonde

piété, qui jouissait d^une grande considération dans les deux provinces du Vivarais et du Dauphiné. La notice que lui a consacrée Haag est palpitante d^intérêt.

Hosty (Siméon d*). Reçu au saint ministère en i6i3. Pasteur à Beau mont de lôiS-iôiy. A cette dernière date il reçut son congé de la province pour aller soigner son vieux père, qui demeurait, pensons-nous, en Vivarais, mais à la condition expresse qu'il n'abandonnerait pas le saint ministère. Il était pasteur à Villeneuve-de-Berg (Vivarais) en 1620.

Huron (Pierre). Pasteur à Rieux en Provence en ..., à Die de 162 2- 162 3. Il fut obligé de quitter ce dernier posté parce qu'il s'y était fait nommer illégalement. Il était à Turenne (Limousin) en 1623. Pour le reste, voy. Haag.

Imbert (Giraud). Pasteur en Dauphiné au commencement du XVIP siècle. ^

Imbert {5 tan). Étudiant en théologie en 161 1 à l'académie de Die. Pasteur à Beaumont en 1637, à Dieulefit de 1646i652. C'était le beau-père de Guyon, pasteur de Bourdeaux .

I:{e ou Y:{e (Alexandre rf'). Pasteur à Crest de 1 635-1642, à Die de 1642-1652 , à Grenoble de i652-i665-, professeur de théologie et pasteur à Die de 1666- 1677, année de sa déposition. Pour le reste, voyez Haag, Rochas et notre Histoire de l'académie de Die, p. 81, 82, 85-88.

Jalifier (Salomon). Pasteur à Freissinières en 1637, ^ Châteaudouble de 1660- [664.

Janvier (Michel). Né à Genève d'une famille réfugiée originaire de Blois. Pasteur à Pipet en 1616, à La Grave de 1616-1618, à Beaurepaire de 1619-1660 (Prêté à Die en lôSg et 1640). Janvier fut rappelé en 1639 par la vénérable compagnie des pasteurs de Genève, qui, sur les instances du synode de L' Albenc , réuni la même année , consentit à le laisser à la province. Pendant que Janvier était pasteur à Beaurepaire , on voulut s'opposer à ce qu'il allât prêcher dans les annexes de son église et l'affaire fut portée devant la chambre de Tédit de Grenoble, qui rendit, le 8 août 1657, un jugement de partage. Le conseil du roi, selon l'usage, évoqua l'aflaire, par un arrêt du 17 janvier i658. Nous ne connaissons pas l'issue du procès.

Japetus (ou Japet). Pasteur genevois, prêté à Quint de i6o2-i6o3.

Jarry (François dé). Pasteur à Orpierre en 1696, à Château-Dauphin en 16 12. Il paraît qu'il se borna à visiter cette dernière église et ne s'y établit point. En 16 14 il était pasteur dans les Cévennes. Les députés du Dauphiné au synode national de Tonneins, réuni cette même année, se plaignirent qu'il avait reçu 10 écus de l'église de Château- Dauphin et promis de la desservir; ce qu'il n'avait point feit, non plus qu'il n'avait restitué les 10 écus. Le synode le censura sévèrement et lui enjoignit de rendre à Château- Dauphin la somme qu'il en avait touchée.

Javel (Jean- Antoine). Pasteur à Orpierre de i6oo-i6o5 , à Corps de i6o5-i6i6, à Arvieux et Château-Queyras de 1616-1617, à Quint de 1617-1630.

Jay (Sébastien ou Matthieu). Pasteur à Vesc de 1602-

Jérôme. Pasteur à Die en 1567 (?).

Jordan *. Pasteur à Montbrun en i56i .

(i) Tous les noms de Jordan qui suivent sont souvent écrits Jourdan, qui est la prononciation p^toise.

Jordan (Lanthelme). Pasteur à Fénestrelles de i6o5- 1610. Déchargé du ministère à cette date, à cause de son grand âge et de ses infirmités. Mort avant 1618.^

Jordan (David). Fils du précédent. Entretenu à l'académie de Die aux frais de la province du Dauphiné en i6o5. Reçu au saint ministère en 1609. Pasteur à Fénestrelles de 1611-1637.

Jordan (Pierre). Pasteur à Arvieux et Château-Queyras de i6oo-»i6o4, à Briançon de 1604- 1608, à Molines de 1620-1623, à Guillestreen 1623.

Jordan (Abraham). Né à Dieulefit et élève de première à Tacadémiede Die en 16 10. Reçu au saint ministère en lôip. Pasteur à Donzère de 1619-1626, à Briançon en i63o, à La Grave en lôSy, à Vesc en i65o, à Barraux en 1657.

Jordan (P.). Pasteur à Aucelon en 1669.

Jordan (Guy), Pasteur à Dieulefit de i655-i659, à La Motte-Ch^lancon de i66o-i683. « M. Guy Jourdan, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de cinquantehuit ans , ministre de Péglise de La Motte-Chalancon , ayant semblablement prêché dans des lieux interdits , est par ce moyen réservé dans l'amnistie (i683); ce qui Ta obligé de sortir du royaume. Il a sa femme et sept enfants, trois desquels sont fort jeunes. » Sa femme s'appelait Catherine Moreau.

Jordan (Jean). Élève de l'académie de Die sous d'Ize. Pasteur à Tulette en 1684. Peut-être le même que le pasteur de Magdebourg de ce nom en 1708. Il y avait un autre Jordan pasteur à Stargard en 1696. Mais il s'agit vraisemblablement du même personnage, qui aurait permuté.

Jordan (Jean). Étudiant en théologie et fils du précédent, fut retenu pendant quelques années après la révocation de l'édit de Nantes dans les prisons de Valence, où il opposa une fermeté inébranlable à toutes les tentatives qui furent faites pour le convertir au catholicisme. Réfugié plus tard

à Berlin, son frère Charles Tassocia à son commerce de quincaillerie, qui prospéra beaucoup.

Joux (Philibert rfe). Pasteur à Ghaumont de 1626-1660.

Joux (Benjamin dé). Pasteur à Fénestrelles de 1659-1662, à Die de 1663-1678, à Saint-Paul-trois-^Châteaux en 1681. Réfugié en Angleterre. En 1662 il fut condamné à une amende par le parlement de Grenoble pour avoir fait travailler un jour de fête (voyez plus haut, p. 154). A Die il professa la théologie par intérim. Sur sa dispute théologique avec le Jésuite Calemard, en 1660, voyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 52.

Julian (Jean). Pasteur à Poyols en lôSg, à Die de 1659i683. Réfugié à Lausanne en i685. « M. Jean Julian, pavSteur résidant à Die, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de soixante et dix ans, ayant aussi prêché dans des lieux où Pexercice est interdit , est par conséquent excepté dans Tamnistie ( 1 683). Il a une femme et des en&nts, dont il n'est pas chargé. »

Julian (Théophile). Fils du précédent, selon toute probabilité. Pasteur à La Motte-Chalancon en i683 (?). « M. Théophile Julian, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de quarante ans, ayant prêché dans des lieux interdits, est excepté de l'amnistie, ce qui Ta obligé de sortir du royaume. Il a sa femme et trois petits enfants. » Il était encore à Lausanne en i688, faisant partie d'un comité qui s'occupait du sort des réfugiés français.

Julien (Sébastien de). Natif du Comtat-Venaissin. Pasteur à Orange de iSyi-iôor, année de sa mort. C'était un homme qui jouissait de beaucoup de crédit et fut député par les églises réformées du Dauphiné au synode national de Montpellier en 1 598.

Labadie (Jean de). Pasteur à Orange en i568.

Lacombe[S\miovi de). Pasteur à Orange en i56i, à Romans de i56i-i567, à Saint-Marcellin en 1572. Réfugié à Genève après la Saint- Barthélémy et reçu habitant de cette ville le 6 octobre 1572. Pour le reste, voyez Haag. Ulysse Chevalier, dans le Bulletin de la Société d'archéologie de la Drame, t. ix, dit que le baron des Adrets fit allouer par le conseil communal de Romans à Lacombe 100 florins pour sa nourriture et son entretien, et que le duc d'Epernon le fit pendre à Seyne en Provence , après la prise de cette place en i586. D'après le même auteur, il aurait suivi les troupes dauphinoises dans le Midi pendant la 3* guerre de religion .

Lacombe (Ennemondrfe). Né à Saint-Marcellin. Élève de Tacadémie de Genève entre 1 55g et i562. Pasteur à Romans en 1576, à Die de 1578-1581.

Lacoste {de). Venu de Genève. Pasteur à Die en 1619.

La Croî> (Charles du Suau de). Entretenu à l'académie de Die en i6o3 aux frais de la province. Reçu au saint ministère en 1610. Pasteur à Briançon en 161 3, au Monestier-de-Clermont de i6i3-i6i8, à Mens (résidant à Clelles) de 16 18- 1622, à Orpierre de 1 633- 1646.

La Croix (Jacques de Maréchal, sieur de). Pasteur à Sainte- Euphémie entre i65i et 1654, à Orpierre de 1673- 1679. Réfugié en Suisse en i685.

La Cro\e (Pierre rfe). Pasteur à Montbrun en 1601 , à Rosans de 1606- 1609, à Chorges de 1609- 161 3, à Courthesonde i6i3-i622.

La Paye (Jean de). Né à Loriol en lôio^Pasteur à Loriol de 1 635- 1660. Condamné à cette dernière date aux galères pour la publication de son Anti-Moine ^ il put heureuse-

ment quitter la France et se réfugia d'abord à Bâle, puis à Genève. Pour le reste, voyez Haag et Rochas et nos deux Notices, Tune sur les imprimeurs de l'académie de Die, p. 25 et 26, l'autre sur les controverses religieuses en Dauphiné , p, 48.

La Fqye (Théodore de). Fils du précédent. Pasteur à Aouste en 1660, à Loriol de 1 663- 1684. Il signa l'acte de réhabilitation de Pineton de Chambrun, le 12 septembre 1686, et assistait à Lausanne , en 1688, à une assemblée destinée à s'occuper du sort des réfugiés français.

La Faye (Paul de). Le frère sans doute du précédent. Pasteur à Valdrôme de 1 680-1 683. « M. Paul de La Faye, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, pasteur de Valdrôme, âgé de quarante ans, a été de même contraint de quitter la France en i683, parce qu'il est excepté de l'amnistie pour avoir prêché dans un lieu interdit. Il a sa femme et un enfant mâle âgé de douze ans, qui sont à Genève. »

Lafièle. Pasteur à Châteauneuf-de-Mazenc eh i568.

La Haye (Pierre de). Pasteur à Saint-Antoine en iByô.

Lambert (Jacques). Proposant dauphinois sfpostat, qui touchait une pension de 600 livres du clergé en i636.

Lambert {Jidxîié[). Pasteur à Pontaix en i683. «'M. Daniel Lambert, pasteur de Pontaix, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, âgé de quarante-trois ans, a prêché en plusieurs lieux où l'exercice est interdit et, étant par conséquent excepté de l'amnistie ^ a été contraint de sortir de France. Il a sa femme et un petit enfant en nourrice. »

Lautier (Daniel). Né dans le Valentinois. Élève de l'académie de Genève en 1664. Pasteur à Eurre de 1672-1673, à Bezaudun de 167 7-1 683. « M. Daniel Lautier, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, pasteur de Bezaudun, âgé de quarante ans, ayant aussi prêché dans des lieux interdits et étant par conséquent réservé dans l'am-

nistie, a été contraint de quitter le royaume. Il n'est pas marié. » Il se réfugia à Yverdon, où il reçut du conseil un secours de 2 louis d'or. Il était encore dans cette ville en 1687. En 1708 il exerçait le saint ministère en Allemagne et vint feire une visite à ses anciens amis dTverdon. Le conseil lui accorda à ce propos une nouvelle gratification d'un louis d'or.

Lamarque. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Lanfrey (Isaac). Pasteur à Guillestre et Vars en 1660, à Eurre de 1670- 167 1, à Beaumont de 1671-1673, à L'Albenc de 167 3- 1682.

La Place (Jean de). Pasteur à Valence de 1 561-1567. Voy. vol. I, p. 76.

La 'Place (Daniel de). Elève de l'académie de Die sous d'Ize. Pasteur à La Grave en i6i82. Vivait encore le 23 octobre i685.

La Planche (Jacques de). Pasteur à Vesc de r 59 1 - 1 593 , à Dieulefit en 1694, époque où il passa au service des églises de Provence. Il était à Lourmarin en i6o3, à Mérindol en

La Reclure. Pasteur en Dauphiné en 1648.

La Roche [de). Pasteur à Châtillon en 1597. ^^^^ avant

La Roche [de). Pasteur au Buis à la fin du XVP siècle. Mort avant 1600.

La Rue (Christophe de). Pasteur à Montélimar en 1598.

Latelle (Jean), de Gap. Pasteur à Vif en 1660. Mort pasteur à Berlin en 1720, à Page de 80 ans.

Latour. Pasteur en Dauphiné en i582. Il fut député au roi de Navarre par les Désunis pour lui faire savoir leur soumission a Lesdiguières

Laurens. Pasteur à Valence et Soyon en 1637.

Laurens (David). Natif de Die. Élève de l'académie de cette ville sous d'Ize. Pasteur à Arvieux en 1660, à Saillans en i683. « M. David Laurens, lit-on dans la Liste nomi-

native des pasteurs, ministre de Saillans, âgé de cinquantecinq ans, a été contraint de sortir du royaume, étant exclu de Tamnistie (i683) pour avoir prêché dans un lieu interdit. Il a sa femme et sept enfants, dont Taîné n'a que quinze ans. »

La F^«r^ (Christophe ie). Pasteur à Courtheson de 1598- 1 6 1 1 , annéç de sa mort. "^

Le Bouc, Pasteur à Beaurières en 1660.

Lecomte (Thomas). Reçu au saint ministère en 16 17. Pasteur à Oulx de 1618-1620, à Usseaux en 1626.

L'Hostellier (Pierre). Pasteur à Gap de i563-i567.

Logier (Jean). Pasteur à Corps à la fin du XVP siècle. Il s'établit à cette époque à Orbe (Vaud), où il continua à e;xercer son ministère.

Lusi[itQXi de). Pasteur à Dieulefitde i56i-i562 , à Die en 1668.

Maffé (Pierre de). Pasteur à Veynes en 1660. Réfugié en Suisse en i685.

Magnet (David). Pasteur à Clelles de 1600-161 1, à Tréminis en 1612, à Pontaix de 1612-1626.

Magnet (Jean-François). Pasteur à Orange en 1682.

Magnet, Pasteur à Condorcet en 1660. Déjà pasteur en 1648. Apostat à répoque de la révocation de Tédit de Nantes.

Magnet (David), fils du précédent. Né à Condorcet. Élève de l'académie de Genève en 1670. Pasteur à Orange de 1700- 1703. Cette église ayant été détruite à ce moment par Louis XIV, Magnet s'établit à Zurich , où il fut nommé second pasteur de l'église française, le 23 avril 1704.

Maigret (Amédée). L'un des réformateurs de Grenoble.

MaiV/ç/àfwrf (Daniel). Élève de première à l'académie de Genève «1 1618. Pasteur à Saint-Jean-d'Hérans en 1637, à

Saint-Marcellin de 1637- 1659, à Die de 1659- 1662, année de sa mort.

Maillefaud (Abraham). Né à Die. Élève de l'académie de Genève en 1654. Peut-être le fils du précédent. Pasteur à Vesc en 1666.

Mallet (Noble Charles dé). Pasteur à Montélimar en 1 582 .

Mallet (Joachim). Pasteur de L'Albenc en iSôy.

Manuel (Jean). Reçu au saint ministère en 161 8. Pasteur à Laragne de 1619 - 1622, à Beaufort de 1626 - i63o, à Pontaix en 1637.

Marin, Pasteur à Grenoble en i563.

Marre. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Martin. Pasteur à Fénestrelles en i685. Le conseil communal d'Yverdon lui alloua 2 écus en 1687 pour l'aider à continuer sa route vers T Allemagne.

Martinet (Jean). Natif de Genève. Reçu au saint ministère en 1600. Pasteur à Rosans de 1600-1602, à Serres de i6o3- 161 2, à Montélimar (par intérim) en i6o5, au Buis de i6i2-i6i7,à Die de 16 19-1622, d'où les intrigues de Huron le firent partir, à Beaumont en 1623. Sur la dispute théologique de Martinet avec le Jésuite Isnard à Die, en 1619, voyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 35.

Martin (Gaspard). Natif de Carpentras. Gardien du couvent des Capucins de Salon en 1607, de Brignols en 1609, professeur de théologie en 161 2, président en la fabrique d'Orange aux Capucins de cette ville, prédicateur en Avignon et de la maison de son ordre à L'Isle en 1612, prédicateur ordinaire à Clermont et à Aubusson en 16 14, il avait obtenu de son provincial la permission de lire l'Écriture Sainte en français, ainsi que les ouvrages prohibés par la cour de Rome, afin de pouvoir réfuter plus facilement ces derniers du haut de la chaire. Mais, au lieu de s'affermir dans sa foi, « Dieu lui fit la grâce de sortir de la moinerie pour se ranger à la vraie profession de l'Évangile en l'église

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Beaurepaire en io8b. Keiugie en **

^aurice (Paul). Pasteur à Orange de i6o3-i6i4, à

e en 1614. Passé au service des églises de Provence

ur à Eyguières de 1617-1626, à Lourmarin en

(Michel rfe), dit Salave. Pasteur à Gap en 1577, . en 1693, à Valence en iSgô, à Beaumont de .-i6o5, à Valence de nouveau de i6o5-i6o6. Il avait été prêté par le Dauphiné en 1601 à Lyon, où il tomba malade. Il y avait remplacé le célèbre Chamier, que le synode national de Gergeau de 160 1 avait désigné pour aller par intérim à Lyon. Mort avant 161 8.

Meyei\ Pasteur à Arvieux en iSgS.

Afe;^//er (Vincent). Pasteur à Saint- Paul-trois-Châteaux en 166 I.

Miclot (Charles). Pasteur à Loriol en 1567.

Millon (Pierre). Pasteur à Dieulefit de 1659- 1666.

Moglus (Georges). Pasteur à Taulignan (résidant à Salles au début) de i593-i6io, à Vinsobres de 1601-1622, à Tulettede 1626-1637.

Monical. Pasteur à Vesc en 1644.

Monin (Daniel). Pasteur à Mean en i6o3, au Vercors en

Montagne (Josias), Reçu au saint ministère en i6o5. Pasteur à Beaumont de 1605-1607, à Orpierre de 1607- 1612. Déposé par le synode national de Tonneins de 16 14 et passé au catholicisme.

Montheux {de). Venu de Genève. Pasteur à Grenoble en

Montmartin (Alexandre de). Natif de Saînt-Gengoux-le- Royal en Maçonnais. Pasteur à Dieulefit de 1 563- 1570.

Montoux. Pasteur à Pragela en i685. Il se joignit en 1689 à l'expédition du pasteur et colonel Arnaud, qui ramenait les Vaudois dans leur, patrie.

Morin. Natif de Grenoble. Pasteur en Dauphiné au

moment de la révocation de l'édit de Nantes. Réfugié à Morges (Vaud) en 1698.

Morret de Monsay (Jean). Pasteur à Dieulefit en 1572. Reçu habitant de Genève le 5 novembre 1 67 2, après la Saint- Barthélémy, qui Pavait fait expatrier.

Moru. Pasteur au Puy-Saint-Martin en 1578.

Mo\e (Jean). Né à Nyons et reçu au saint ministère en 1608. Pasteur à Ve3nies de 1608- 161 1, à Montélimar (par intérim) en 161 1, à Annonay en Vivarais en 161 3. Moze se plaignit au synode national de Privas de 161 2 « d'avoir été soupçonné dans l'assemblée de Saumur [de 1611, où le célèbre Chamier avait été député] d'être complice de quelques brigues faites à Montélimar contre le sieur Chamier » . Ce dernier ayant déclaré au synode qu'à son retour de Saumur il n'avait « rien pu trouver de concluant pour convaincre ledit sieur Moze » , la compagnie lui donna « acte de ladite déclaration pour lui servir en tout ce que de raison » , et trouva fort mauvaise « la procédure du synode du Dauphiné » , qui l'avait déchargé de l'église de Beaumont « sans lui en donner une autre ». Pour le dédommager, le synode national le plaça à Annonay, où il tomba gravement malade en 1622 et fut remplacé par Alexandre de Vinay, pasteur à Crest.

Murât (François). Natif de Cahîsson en Languedoc et reçu au saint ministère en 1608, Pasteur à Valence et Soyon de 1608 -161 5, à Grenoble de 1615-1649. Dégagé irrégulièrement en 1 6 1 1 de l'église de Valence et ayant accepté le poste de Nîmes, le synode national de Privas de 161 2 lui enjoignit de retourner à Valence dans les trois mois. C^était un homme d'un grand mérite, qui fut député au sjmode national de Charenton de 1644 P^r 1^ province du Dauphiné. Des catholiques fanatisés lui ôtèrent la vie en le précipitant dans l'Isère du haut du pont de pierre de Grenoble. Murât avait publié, vers 1623, un recueil de prières ex-

— 4i5 -cellent, qui fut imité par Usserius, archevêque d'Armagh, et par plusieurs autres auteurs. Nous n'avons pu le retrouver.

Murât (François). Né à Grenoble, Etudiant à l'académie de Genève en 1649. Fils du précédent. Pasteur au Buis en 1660, puis à Marseille, à Aix et à Velaux. Réfugié à Genève à Tépoque de la révocation de Tédit de Nantes, mort en Suisse le 14 mai 1688, et auteur des Armes de Sion, recueil remarquable de prières souvent réimprimé.

Murât (Pierre). Pasteur à Romans de 1630-1648, à Nyons de i656-i665. Réfugié à Genève avec sa famille à cette dernière date. Sa réception à la bourgeoisie dans cette ville est du 14 février i665. Sur sa dispute théologique avec Gilles Le Féron en 1648, voyez notre Notice sur les controverses religieuses en Dauphiné, p. 49.

Murât (Jacques). Fils du précédent. Pasteur à Sainte- Euphémie en 1660. Se retira avec son père à Genève en i665. Il y fut reçu bourgeois avec son frère Jean le 14 février i665. Sur ces quatre Murât, voyez Haag et Rochas, qui renferment quelques confusions.

Nicolas (Jean)* Pasteur à Lagrave en 1660, à Quint en 1662. Un ministre dauphinois du nom de Nicolas fut reçu bourgeois de Genève le 21 avril i683 et chargé par la vénérable compagnie des pasteurs de recueillir chez lui quelquesuns des pasteurs qui furent obligés de quitter le Dauphiné à cette époque. Il s'agit vraisemblablement du même personnage.

Nicolet (Jean). Pasteur à Gap en 1579.

Noël (Etienne). Pasteur à Angrogne (vallées vaudoises du Piémont), puis à Grenoble en i562.

Noll (Etienne). Pasteur à Gap de 1578-1579.

Odinet (Jean). Venu de Genève. Pasteur à Chabeuil en

Ollivier. Pasteur à Valence de 1600- 1604, à Donzère de 1617-1618, année de sa mort.

Ollivier (Jean- Baptiste). Pasteur à Saint-Paul-trois- Châteaux de 1602-1609, à Sainte-Euphémie de 1610-1616, à La Charce et Establet de 1616-1620.

Omo (André). Pasteur à Saint-Antoine en Viennois en

Pascal (Samuel). Pasteur à MentouUes de 1634-1637.

Pascal (Daniel). Reçu au saint ministère en i6o3. Pasteur à Guillestre et Vars de i6o3-i622.

Papius. Pasteur dans les Baronnies. Mort entre 1600 et

Papon (Jacques). Pasteur à MentouUes de 1660- 1 685. Déjà pasteur en 1648. Fut condamné au bannissement en 1662 par le parlement de Grenoble, pour avoir mal parlé de l'église romaine. (Voyez plus haut, p. 154.)

Parât. Pasteur en Dauphiné en 1648.

Paris (Pierre de). D'abord recteur de Técole de Neuville, dans le canton de Berne, puis pasteur dans le Viennois en i562.

Pastor (Daniel). Reçu au saint ministère en 1619. Pasteur à Beaufort de 1619-1623, à Pragela de i63o-i637. Mort en 1659. Sur ses disputes théologiques avec le pasteur apostat Balcet, voyez notre Notice sur les controverses religneuses en Dauphiné , p. 42.

Pastre (Félix). Pasteur en Dauphiné à la fin du XVP siècle. Mort entre 1600 et 1620.

Patac. Pasteur à Orange. Fut égorgé lors du sac de cette ville, le 5 juin i562, par les catholiques provençaux et avignonais réunis.

Pelorce (Pierre). Pasteur à Montjouxen i683. « M. Pierre Pelorce, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs , âgé de vingt-huit ans , pasteur de Montjoux, a été semblablement obligé de sortir de France, étant excepté de l'amnistie (i683), pour avoir prêché dans un lieu interdit, étant par ce moyen obligé de sortir du royaume. Il n'est pas marié. »

Perdillet (J. de). Natif de Provence. Pasteur en Dauphiné en 1672, époque où il se réfugia à Genève et y fut reçu habitant (i3 septembre).

P^rrachey (Jacques). D'abord pasteur à Corcelles (canton de Neuchâtel), puis dans le Viennois en i562.

Perrin (Jean-Paul). Natif de Lyon. Pasteur à Gap de 1596- 1699, à Saint-Bonnet de 1 600-1 601, à Nyons de 1602-1622, à Serres de 1622-1626. Député par la province du Dauphiné aux synodes nationaux de Gergeau en 1601 , de La Rochelle en 1607, de Privas en 161 2. Pendant qu'il était à Gap , il lui arriva une aventure singulière, au dire des Annales des Capucins de cette ville, citées par Gharronnet. L'évêque de Gap, Paparin de Chaumont, ancien militaire, revenant, en 1699, de faire une tournée dans son diocèse , fut complimenté dans son palais par tout le corps de la ville. « Le ministre, disent les Annales citées, crut qu'il devait faire de même, et y étant allé, se promenant avec ledit sieur évêque dans la salle, il fut si téméraire que de lui dire que la ville de Gap recevait ce jour-là grand honneur de voir ses deux pasteurs ensemble. Ce seigneur fut si offensé de cette insolence et qu'un petit ministre osât s'égaler à lui, qui était son prélat et son seigneur, n'étant que son sujet, comme il était robuste, d'une riche taille et bien proportionné, il saisit cet insolent et le jeta par la fenêtre. » Gabriel Martin, abbé de Clausonne, raconte de

son côté {Fausseté:^, etc., p. 25) que Perrin ayant eu une altercation avec un ancien du consistoire de Nyons , nommé Roy, le colloque des Baronnies le suspendit, et que de Mirabel demanda qu'il fut pourvu d'une autre église. L'affaire ayant été portée au synode du Pont-en-Royans de 1622, Perrin, qui y assistait, se laissa aller à prononcer des paroles violentes , dont il fut obligé de demander pardon à genoux. Le synode voulut bien toutefois abréger la durée de la suspension prononcée contre lui par le colloque des Baronnies et lui assigna l'église de Serres. Sur le chagrin que lui causa son fils Nathanaël, qui eut des rapports avec les Jésuites de Die , voyez notre Histoire de V académie de Die, p. 73-78. Pour le reste, voyez Haag et Rochas.

Perron (Claude). Pasteur à Saint-Sébastien, plus tard annexe de Saint-Jean-d'Hérans, en iSgS, à Pragela de 1602- 161 7. Mort en 16 18. Perron était un homme fort considéré et fut député au synode national de Gap de i6o3 par la province du Dauphiné.

Perron (Etienne). Fils de Jean Perron, docteur en médecine. Pasteur à Pragela à'I'époque de la révocation de redit de Nantes. Réfugié à Genève, dont il fut reçu bourgeois le 17 juin 17 16.

Perrot (Guillaume). Natif de Morteau (cai^ton de Neuchâtel), puis pasteur dans le Viennois en i562.

Perrot (Barthélémy). Pasteur à Embrun de 1596- 1597, à Guillestre de 1600-1602, àUsseaux de i6o2-i6o3. Il avait fait ses études à l'académie de Genève.

Perrot (Pierre). Fils du précédent. Pasteur à Abriès de i6o3-i6io, à Freissinières de i6ii-i6i5, à Oulx en 1617, à Château-Dauphin de 1617-1618.

Petit (Jean). Natif d'Orange. Reçu au saint ministère en 1600. Pasteur au Buis de 1600- 1604, à Montbrun de 1604-1613, à Taulignan de 1614-1617, au Buis de nouveau de 1617-1622, àCrest de 1626-1630. Sur sa dispute

religieuse eh i6i3 avec le Jésuite Suffren, voy. notre Notice histor. sur les controv. relig. en Dauphiné, p. 3o.

Petit (Charles). Pasteur à Orange de 1 680-1 685, puis de 1697- 1703. Il fut emprisonné en i685 au château de Pierre - Seize , à Lyon, avec ses collègues de Gondrand et Chion , et en sortit à la paix de Ryswick , le 26 novembre 1697, alors qu'il reprit possession de son église. En 1703, époque où le prince de Conti, appuyé par Louis XIV, se saisit d'Orange, Petit fut député en Allemagne pour faire des collectes en faveur des Orangeais, qui quittèrent en masse leur patrie à ce moment.

Philippin (Pierre). Natif de Neuchâtel. Reçu au ministère en 1609. Pasteur à Château- Dauphin de 1609- 161 1. Déchargé du ministère à cette dernière date, à cause d'une infirmité naturelle et renvoyé dans son pays avec un bon témoignage du synode du Dauphiné. Cette décision n'aurait-elle pas eu de suite, ou Philippin serait-il rentré dans la province? Nous ne savons. Ce qui est certain, c'est que le synode de Briançon de 1620 déposa un Philippin, pasteur à Château - Dauphin et lui accorda 3o livres à cause de sa pauvreté, déposition qui fut confirmée par le synode national d'Alais de 1620.

Pichon (Eynard). Pasteur à Grenoble de i56i-i563, à La Mure en 1 565.

Pichon, le fils. Pasteur à Varces en i565.

Pichot (Toussaint). Pasteur à Montélimar de i56oi56i, à Nyons en i565, à Sauzet en 1673, derechef à Montélimar en 1584.

Picot (Julien). Pasteur à Montélimar en 1667, à Sauzet en 1571. Il était marié à Marguerite de Ségur.

Piélat (Jacques). Pasteur à Condorcet-en 1637. Le même vraisemblablement qui était à Mérindol en Provence en

Pierdouin, Pasteur à Montbrun en i56o.

Piffard (Pierre) , dit Taîné. Natif du Trièves. Reçu au saint ministère en 1611. Docteur en théologie. Pasteur au Monestier-de-Ciermont de 161 1-1612, à Tréminisde i6i3- 161 5, à Saint- Jean-d'Hérans de 1616-1617, à Barraux de 1617-1628, à L'Albenc de 1628-1651, année de sa mort. Cétait un homme de mérite , qui représenta les églises du Dauphiné au synode national de Charenton de i63i.

Piffard (Daniel). Frère cadet du précédent^ selon toute probabilité. Pasteur à Saint- Bonnet en 1637, à Valdrôme en 1660.

Piffard du 7?î/(Salomon). Fils de Pierre Piffard. Pasteur à L'Albenc de 1651-1670, à Beaumont de 1673-1684. Il était marié à Marie de Mallevai, qui, veuve en 1698, habitait Nyon (Vaud). Il avait épousé en premières noces la fille de du Rif, pasteur à La Baume - Cornillane en

Piffard de Saignes (Pierre). Frère du précédent. Pasteur à Saillans de 1 65 1- 1660. Déjà pasteur en 1648. Il avait épousé la fille de de Saignes, pasteur à Crest, puis à Beaufort et à Die.

Piffard (Alexandre). De la même famille que les précédents et le fils de PifÈird du Rif ou de Piffard de Saignes, selon toute probabilité. Pasteur à Pragela en 1660, à Serres en 1670, à Saint-Paul-trois-Châteaux en 1682. Il se réfugia à Lausanne à Tépoque de la révocation de Tédit de Nantes. Il existe de lui une lettre adressée en 1688 « aux très-honorés seigneurs, les seigneurs bourgmaistre , boursiers, banderets et conseill." de la ville de Lausanne », pour les remercier de tout le bien quUls avaient fait aux réfugiés français.

Pinatel. Pasteur à Fénestrelles en 1606.

Pinetojî de Chambrun (Jacques). Pasteur à Nîmes de 1612-1620, à Orange de 1620-1662. Mort le 23 mai 1662 à rage de 75 ans. Pour le reste, voyez Haag.

Pineton de Chambrun (Jacques). Fils du précédent. Né à Orange le 21 octobre i635. Elève des académies de Die et de Saumur. Pasteur à Orange de i658-i685. Emprisonné à Valence en i685, exilé peu après à Romeyer près Die, puis réfugié en Hollande et en dernier lieu en Angleterre, où il fut pourvu d!un canonicat à Windsor. Mort en 1689. Nous avons retrouvé les thèses qu'il soutint à Die à la fin de ses études théologiques; elles portent le titre suivant : Thèses theologicœ de prœdestinatione quas spirante divini spiritus aura sub Prœsidio clarissimi et doctissimi viri D. D. Antonii Creguti S. S. Theologiœ in illustrissima et celeberrima Academia EccL Réf. Gallice apud Dte7îses... Placido eruditorum examini submittit Nob. Jacobus Pinetonus a Chambruno arausionensis.». Diae Aug. Voc. excud. Ezechiel Benedictus Typ. Acad. i655, 99 p. in- 12. Pour le reste, voy. Haag.

Plante. Pasteur à Glelles en i685 (?).

Poirier {Jean). Pasteur à Pragela en i563.

Poncet (André). Natif de la Côte-Saint-André. Pasteur à Valence en 1572. A la Saint-Barthélémy il se réfugia à Genève, dont il fut reçu habitant le i*^ décembre 1572. Après Forage, il revint en Dauphiné et y mourut entre 1600 et 1620.

Pontanier (Jean). Pasteur à CHâteauneuf-du-Rhône en

Poudrel de Corbières (Jean). Pasteur à Saint-Paultrois -Châteaux en 1660, passé à Lourmarin en Provence en i663, à Saint-Fortunat (Vivarais) en 1670, puis à Baix mênie province). Déjà pasteur en 1644. Il était marié à Louise de Saint-Ferréol. Il fut déposé en 1676. Pour le reste, voyez Haag.

Pralius {de). Pasteur en Dauphiné à Tépoque de la Révocation. Réfugié à Nyon (Suisse) en 1686.

Quinet. Pasteur à Grenoble vers i58o. Déposé par le synode national de La Rochelle en i58i.

Quinson (Jean). Né à Virieu. Élève de Tacadémie de Genève. Pasteur à Romans de 1 604-1605.

Raphanel (Eynard). Pasteur à Saint- Antoine en 1576, à Montélimar en. 1676, à Dieulefit en 1578.

Raphélis (OUivier dé). Natif de Nyons et reçu au saint ministère en 1622. Pasteur à Nyons en i63o.

Rallf (Daniel) ou Ralis. Pasteur à Grenoble en i685. Il signa Pacte de réhabilitation de Jacques Pineton de Chambrun, le 12 septembre 1686. Il était en 1688 pasteur de Magdebourg , Téglise française la plus populeuse de TÂllemagne après Berlin.

Raymond. Pasteur à Crémieux en i56i.

Reboul. Natif de Quint. Pasteur à ... en i683. Réfugié à Neuchâtel en août 1684; y était encore le 3 septembre i685. Peut-être le même que le pasteur d^Angermunde en Brandebourg de ce nom en 1690. — Il y avait deux autres pasteurs Reboul réfugiés dans le Brandebourg, Tun à Battin en 1690, l'autre à Cagar à la même date. On en trouve même un troisième à Ziethen en 1686, mais ce pourrait être Tun des deux précédents.

Reinaud (Pierre). Pasteur à Gap en i56i.

Repusseau (Jacques). Reçu au saint ministère en 1606. Pasteur à Châteauneuf-de-Mazenc de 1606- 161 7, à Livron de 1617-1622. Déposé en 1623 par le synode national de Charenton. Réintégré dans le saint ministère par le synode national de Castres de 1626. Pasteur à Saint- Laurent-le- Minier (Gard). Déposé une nouvelle fois par le synode

national de Charenton de 1644. Pour le reste, voyez Haag.

Recend. Pasteur à Barcelonnette de Provence en 1600. Nous ne savons quel degré de parenté Punissait à Jean Recend, de Valcluson, qui soutint à Genève en 1621, devant D. J. Diodati, des thèses sur la justification [Disputatio de justificatione.., Geneva, 162 1, 11 pag. in-4® non chiffrées).

Reybaud (J.). Pasteur en Dauphiné en 1648.

Reynaud (Ennemond). Natif de Châtillon. Pasteur à Saint-Paul-trois-Châteaux de 1638-1640 , à Crest de 1660- 1671. Professeur de théologie à Die de 167 1- 1684. On signale en i685 un ministre dauphinois du nom de Reynaud, arrêté à Orange, qui eut la faiblesse d'abjurer. S'agitil du même pasteur? C'est ce que nous ne saurions dire. Pour le reste, voy. notre Hist. de Vacad. de Die, p. 89.

Richard. Pasteur à Livron en 1570.

Richard. Ministre français, domicilié à Genève et prêté par la vénérable compagnie des pasteurs de cette ville à réglise de Nyons, qu'il desservait en 1624.

Richaud. Pasteur à Roybon de 1 600-1 601, à Saint- Julien-en-Quint pour quelques mois en 1601, à La Motte- Chalancon de i6oi-i6o5, à La Charce de 1606- 161 1. Passé à Moissac (Lozère).

Riffier[itzn). Pasteur dans La Vallée (de Grésivaudan) , savoir : à Barraux et La Terrasse en 1660, à Molines en i685. Apostat à cette dernière date, mais bientôt repentant, il se réfugia à l'étranger.

Rippert (André). Élève de l'académie de Genève. Pasteur à Ancelle et Orcières de 1 600-1 601, à Freissinières de 1601i6o5. Déchargé du ministère à cette dernière date, à cause de ses infirmités. Mort en 1622.

Rippert (Josué). Fils du précédent. Pasteur à Oulx de 1600- 1606, à Valdrôme de 1607-1642. Vivait encore en

Rodtgus. Pasteur en Pragela en 1 667 .

Rollin (Hugues). Pasteur au Monestier-de-Clermont et à Vif de 1626-1630, à Veynes de 1637-1659. Pour le reste, voyez Haag, Rochas et nos deux Notices, Tune sur les imprimeurs de l'académie de Die, p. 22 et 35 , et l'autre sur les controv. relig. en Dauphiné, p. 47.

Rossel (Josué de). Pasteur à Orange de 1600-1622. Mon le i3 septembre 1622.

Rossel (Josué dé). Fils du précédent. Entretenu à Tacadémie de Die en 1612 aux frais de la province du Dauphiné. Reçu au saint ministère en 16 14. Pasteur à Crest de 1614- 16165 à Quint de 1616-1617, à Montélimar de 1617-1622, à Sauves en Languedoc en 1623. Le synode du Dauphiné s'était opposé à ce que Rossel fût nommé à cette dernière église et porta l'affaire au synode national de Charenton de 1623, qui décida que Rossel demeurerait à Sauves jusqu'au prochain synode national , et qu'à cette époque le colloque de Montélimar le replacerait dans cette ville. Le s3mode national de Castres de 1626 modifia la résolution de celui de Charenton. Il décida que Rossel serait accordé pour trois mois à la maison du duc de Rohan , après quoi il reprendrait le poste de Montélimar; mais il ne paraît pas y être retourné. Il était mort avant 1660.

Roure (Barthélémy). Reçu au saint ministère en 1604. Pasteur à Manas et à Saou de 1604- 1606. Passé à cette dernière date au service des églises du Languedoc.

Roux (Jacques). Pasteur à Valence en i56i.

Rudelle {Jean). Pasteur à Lagrave en 161 6, àTréminis de 1616-1620, à Barraux de 1620-1626, de nouveau à Tréminisen i63o, à Mont-de-Lans en 1637. Vivait encore en 1648.

Rujî (Jacques). Pasteur à Valence en 1 56 1, à La Côte- Saint- André en i562.

Sagnol (Isaac), dit Lacroix. Pasteur à Aouste en 1664. Prêté à Lyon cette même année. Pasteur à Dieulefit en 1676, à Crest en i683. Excepté de l'amnistie accordée par le roi à tous ceux qui de près ou de loin avaient participé au combat de Bourdeaux (i683). Réfugié en Suisse. Sagnôl était un homme distingué. Cest évidemment de lui que veut parler un auteur contemporain ', qui s'exprime ainsi à regard du pasteur de Crest : « Il joint un grand zèle à un mérite fort étendu ; il a de belles lumières et une intelligence des plus habiles. » Sagnol était un de ces directeurs que le projet des réformés de Toulouse avait institués dans chaque province. De concert avec Homel, pasteur de Valence et Soyon et Tun des directeurs du Vivarais, il avait réuni d'importantes sommes d'argent dans le but de résister aux arrêts du roi portant interdiction de nombreux lieux de culte, a On fit venir des témoins, dit une pièce .manuscrite du temps ^, qui déclarèrent la chose, et Boudra, de la sénéchaussée de Crest, fit mettre en prison Sagnol et quelques anciens du consistoire. On les élargit, mais on leur donna la ville de Crest pour prison pendant plus de huit mois ; et pendant tout ce temps il ne fit aucun exercice de la religion réformée; mais les protestants allaient au prêche dans le voisinage. Quand le procès fut fini, on leur permit de prêcher, à condition de ne point rompre les ordres du roi. Sagnol fit jurer à ses paroissiens de perdre leurs biens plutôt que de changer de religion; puis il se réfugia en Suisse, et

(i) Entretiens de Paulin et d Acanthe j p. 3o5. (2) Mns. Court, N." 17, H.

ses amis firent courir le bruit qu'il était allé à Vais prendre les eaux. » Sagnol devint pasteur à Morges (Vaud) en 1686 et Tun des membres influents de la direction de cette ville fondée pour secourir les réfugiés français. Il s'attira la considération générale. Cest lui qui décida le courageux Tobie Rocayrol à aller, sur la -fin de mai 1704, porter à ses coreligionnaires des Cévennes la nouvelle qu'une expédition maritime se préparait à Nice pour leur porter secours. Il mourut en 1707, léguant à la ville de Morges 17,000 livres tournois pour rétablissement d'un 3® pasteur, auquel on donna plus tard le titre de diacre et qui était chargé des sermons du dimanche après-midi.

Saignes (Jean dé). Pasteur à Crest de i6oo-i6o5, à Beaufort de 1605-1619, à Die de 1620-1624, année de sa mort. Il avait été chargé par le synode de Mentoulles de 161 2 et celui de Mens de 161 5 de dresser un recueil de tous les règlements généraux des synodes de la province et de tout ce qui pourrait intéresser les églises au point de vue de leurs droits. Son manuscrit existe encore et il nous a été de la plus grande utilité pour notre travail. Nous en donnons le titre détaillé à l'article des sources manuscrites, au commencement de ce volume.

SainUAtnour (Jeanrfe). Reçu au saint ministère en 1614. Pasteur à Montbrun de 1614- 1617.

Saintano\ {de). Pasteur à Serres en 1669.

Saint-Ferréol du Mas (Noble Guillaume de). Écuyer. Pasteur à Châteauneuf-de-Mazenc en 1669, à Montélimar de 1 586- 1592, à Châteauneuf-de-Mazenc de nouveau en 1693, à Orange de 1594- 1696, à Vinsobres de 1597- 1607. La famille de Saint-Ferréol, « dont quatre branches, dit Guy AUard [Dictionnaire historique), s'étendent dans le Valentinois, dans le Diois et en Vivarez..., porte de sinople au chevron d'or accompagné de trois molettes d'argent au chef d'or ». Guillaume était marié avec Louise du Pré,

— 4^7 — d^une famille noble du Valentinois. Il en eut une fille, mariée en iSgi à de La Planche, pasteur à Vesc.

Saint-Paul (François de). Pasteur à Montélimar de 1 56oi56i.

Saint-Paul (Jean de). Pasteur à Saint- Paul-trois-Châteaux en ibj2. Réfugié à Genève après la Saint- Barthélémy et reçu habitant de cette ville le 5 novembre de la même année.

Sarrasin. Venu de Genève. Pasteur à La Terrasse (résidant à La Pierre) en 1666. A cette date il demanda son congé (24 novembre) à la vénérable compagnie des pasteurs de Genève, parce qu'il désirait se fixer définitivement en Dauphiné.

S arrêt (Daniel). Pasteur à Briançon en 16 18, à La Grave en 1619, à Besse en 1622, à Clelles en i63o, àGuillestre et Vars en 1 637 .

Saulas (Gilles de). Pasteur à Valence de i5b9-i56o. Voyez vol. I, p. 38, 53.*

Saurin (Pierre). Pasteur à Oulx en 1637, à Usseaux en 1639, à Courtheson de i655-i66o, à Vinsobres en i663, à Grenoble de 1666- 1675. Pour le reste, voyez Haag et Rochas.

Saurin (Elle). Fils du précédent. Né à Usseaux le 28 août 1639. Élève des académies de Die, Nîmes et Genève. Reçu au saint ministère en lôôi.- Pasteur à Venteroi de 1661-1662, à Embrun en 1664. Nous avons déjà mis un mot, page 89, du motif qui obligea Élie Saurin à sortir du royaume. Nous compléterons notre récit par le fragment suivant de sa biographie i parue en 1704 " : « Étant appelé à un convoi mortuaire, un jour de dimanche au matin, et

(i) A la suite de son Traité de Vatriour du prochain ^ Amsterdam, 1704, in- 18.

où il exerça d'abord son ministère. Guy Allard (Dict. histor.)^ qui se trompe souvent, dit qu'il fut pasteur à Montélimar, mais nous n'avons retrouvé aucune trace d« ce fait. A la Saint- Barthélémy il se réfugia à Lausanne. Recteur et principal du collège des arts à Nîmes en iSyS, pasteur et professeur dans la même ville de iSSo-iSgi. Pasteur à Orange en iSgS, alors qu'il fiit nommé avec Marc Vulson, « docteur en droit et advocat consistorial en la cour du parlement de Dauphiné » , procureur général des églises réformées de cette province à l'assemblée de Mantes, convoquée par Henri IV. En 1596, étant encore pasteur à Orange, il fut élu député des églises du Dauphiné au synode national de Saumur. Ayant eu des démêlés théologiques avec les colloques et les synodes du Dauphiné et du bas Languedoc, à cause de son projet de réunion des deux religions catholique et protestante en France, il se réfugia vers 1697 ^ Genève, où il mourut en mai ou juin iSgS, Pour le reste, voyez Haag et Rochas.

Serre (André). Pasteur à Serres en lôSy, à Châtillon en i638,à La Motte-Chalancon en i65i, à Saint- Bonnet en 1660, à Valdrôme en i663, à~ Rosans de 1664-1669, à Vesc en i683. « M. André Serre, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, ministre de Vesc, âgé de soixante et dix-huit ans , a été contraint de sortir du royaume de France (i683), parce que, ayant prêché dans des lieux où il était défendu de prêcher, il est excepté de l'amnistie du Dauphiné. Il est chargé de sa femme et d'une fille. »

Serre (Pierre). Fils du précédent et de Louise de Reverger. Né à Valdrôme en i663. Pasteur à Baie en 1693, puis à Parnstein de 1699- 1706. « M. Pierre Serre, âgé de vingt ans, lit-on dans la Liste nominative des pasteurs, a été contraint de quitter le royaume parce que, ayant proposé dans des lieux interdits, il est exclu de l'amnistie (i683). Il est en condition comme les autres pour sa nourriture tant

seulement. Il étudie en théologie. » Pour le reste, voyez

Haag.

Sèves. Pasteur à Châteauneuf-de-Mazenc en 1602.

Simond (Pierre). Élève en théologie sous d'Ize à Tacadémie de Die. Pasteur à Montjoux en 1678, à Embrun en 1684. Réfugié en Hollande en 1686.

Sjrlvius (David). Pasteur à Orange de 1623 à i663.

Taumarin (Jehan). Pasteur au Monestier-de-Glermont en 1567.

Tempesta (François). Ancien Gordelier. Pasteur à Montélimar de.i56o-i56i j au Pont-en-Royans de i66i-i562.

Terrasson (Jean). Pasteur à La Mure en i63o, au Bourgd'Oisansen 1637, à Laragne de i653-i66o. Prêté à Lyon en 1662.

Thiers (Jean). Né à Gap. Élève de l'académie de Genève en 1654. Pasteur à Orpierre de 1683-1684. Il était marié à Marie de Tholosan, fille du pasteur de Gap de ce nom.

Thiersand (Jean). Pasteur à Romans en i562. Etant arrivé de Genève en cette ville, ayec sa femme et plusieurs enfants, le consistoire requit le conseil communal de lui fournir une maison et quelques moyens d'entretien sur les revenus de l'église romaine. Le conseil décida en outre que la ville fournirait le pain et le vin de la sainte cène.

Tholosan (Esprit de). Élève de l'académie de Genève en 166 1. Pasteur à Montjoux en 1667, à Vinsobres en 1673, à Gap de 1677-1685. Réfugié à l'étranger.

Thomas. Pasteur à Sauzet en i56i.

Toussaint (Jean). Pasteur à Loriol de 1620- 1626. C'était le frère de Toussaint (Samuel), pasteur au Luc en Provence en i6o3 et à Orange en 1614.

Trembley (Jacques). Pasteur à Saint-Jean-d'Hérans en 1607, à Pontaix de i6o8-i6ii. Venu peut-être de Genève et appartenant à la même famille sans doute que Trembley (Hugues), originaire de Charlieu en Charolais, qui s^enfîiit à Genève avec ses trois fils, au milieu du XVP siècle, pour cause de religion. Voyez Haag.

Trophimy de UAube. Pasteur à Montélimar en 1 568.

Truc (Jean). Natif de Die et élève de d'Ize à Tacâdémie de cette ville. Pasteur à Romans en i683. « M. Jean Truc, lit-on dans Isi Liste nominative des pasteurs, a été contraint de sortir du royaume (i683) parce que, après avoir demeuré plus de huit mois en prison par diverses fois, il a été condamné à interdiction perpétuelle du ministère et au bannissement pour trois ans. Il n^est pas marié. »

Uguet (Félix). Pasteur à Pinache-Villar dans les vallées vaudoises du Piémont en 1 694 ' , à Abriès à la fin du XVI* siècle, à Nyons de 1600-1601, à Molines de 1608-1609. Pour le reste, voyez Haag, qui écrit à tort Huguet, Ajoutons c^ Uguet écrivit de Grenoble en 1606 une lettre à la vénérable compagnie des pasteurs de Genève pour la prier de laisser paraître son De justitiâ imputatâ, qui est sans doute le même ouvrage que celui qu^il avait composé contre la doctrine de Piscator et qui fut condamné par le synode national de La Rochelle de 1607.

Vacher (Benjamin). Élève de l'académie de Genève en 1596. Pasteur à Beaufort de 1601-1604, à Saillans de 1604-

(i) MusTON,t. m, p. 382.

i6o6, à Quint de 1606- i6i 3, à La Motte - Ghalancon de i6i4-i63îî, à Quint en lôSy.

Valensan (François). Natif de Montélimar. Élève de philosopjiie à Pacadémie de Die en 16 10. Reçu au saint ministère en 1617. Pasteur à Ghâteauneuf-de-Mazenc de 1617-1620, àTaulignan de 1626-1639, à Nyonsde i654-i655, année de sa mort. — En 1644 on trouve un François Valensan pasteur à La G)ste en Provence. Il est vraisemblable qu'il s'agit du même personnage. — Nous ne savons à la suite de quelles tracasseries Valensan fut incarcéré pendant qu'il était à Taulignan. En ayant appelé au conseil du roi , il obtint un arrêt d'élargissement le 23 août i632.

Valensan (Jean). Fils du précédent, selon toute probabilité. Pasteur à.Ghâtillon de 1660- 1 683. ç< M. Jean Valensan, lit -on dans la Liste nominative des pasteurs, pasteur de Ghâtillon, ayant de même prêché dans un lieu interdit, est obligé par cette raison de sortir du royaume (168 3). Il a sa femme et sept enfants, dont il y en a quatre de fort jeunes. » Valensan fut reçu bourgeois de Genève le 28 novembre 1701.

Valléri. Pasteur à Ghâteau- Dauphin en 1608.

Vallier (Guillaume). Né à Gervières. Élève de l'académie de Genève. Pasteur à Die de 1 593- 1609, année de sa mort. Député des églises du Dauphiné au synode national de Montpellier de 1698. A l'époque de la Saint- Barthélémy il s'était réfugié momentanément à Genève.

Varnier (Jonathan). Pasteur à Romans en i562. Le conseil communal de cette ville, ayant égard à son prochain mariage, conclut de lui accorder a une robe honnête » et de le loger à l'hôpital Sainte- Foy, dans l'appartement du Dom recteur.

ViaL Pasteur en Dauphiné. Mort entre 1600 et 1620.

Vial (François). Pasteur au Buis en 1672. Le même peut-être que le précédent.

Vial (Jean). Natif de Die et élève en théologie à l'académie de Die en 1618. Reçu au saint ministère en 161 8. Pasteur à Laragne en 1618, à Clelles en 1619.

Vial (Jacques). Fils de noble Jacques Vial. Né à Grenoble. Pasteur à ... Il se réfugia à la Révocation à Genève, dont il fut reçu bourgeois le 23 juin lyoS. Pasteur à Dardagny (canton de Genève) en 1708, puis à Genève en lySo.

Vial (Matthieu de). Pasteur à Orange de 1651-1664.

Vidil (Gaspard). Natif d'Orange. Reçu au saint ministère eniôiy. Pasteurà Loriol de 16 17-1619, àOrangede 1619- 1622, à Veynes en 1622, année de sa mort.

Vidal (Laurent). Pasteur à Crest en i56i.

Vidal (Etienne). Pasteur dans le Valcluson. Mort entre 1600 et 1620.

Vigne (Alexandre). Natif de Nyons. Pasteur à Menglon en 1660, pasteur et professeur de philosophie (par intérim de théologie) à Die de 1 662-1666, pasteur à Grenoble de i665-i685, année de son apostasie. Sur son entrevue avec Jacques Pineton de Chambrun à Valence en 1686, voyez notre t. III, p. 37, et, pour le reste, notre Notice sur les controp. relig. en Dauphiné, p. 69 et 60.

Vigne {L.). Pasteur à Serres en i683. Réfugié à Neuchâtel en août 1684. Il faisait partie en 1688 d'un comité fondé à Lausanne pour s'occuper du sort des réfugiés français.

Vignaulx (Félix de). Pasteur à Ve3mes à la fin du XVP siècle.

Vinajr (Pierre de). Natif de Loriol. Élève de Tacadémie de Genève. Réfugié et reçu habitant de Genève le 5 novembre 1572, après la Saint- Barthélémy. Pasteur à Montélimar de 1 586- 1689, à Livron de 1 590-1 610. Mort en 161 2 ou 161 3. Sur la dispute théologique entre Vinay et le Jésuite Coyssard àCrest, en 1600, voyez notre Notice sur les controp. relig. en Dauphiné, p. 16 et 17.

Vinqy (Alexandre rfe) . Fils du précédent, selon toute probabilité. Reçu au saint ministère en i6i3. Pasteur à Loriol de i6i3-i6i7, à Crest de 1617-1622. A cette dernière date, violemment persécuté par les catholiques de Crest et exposé à perdre la vie, il accepta le poste d'Annonay, qui lui fut offert par les protestants de cette ville , dont le pasteur, nommé Mozc, était gravement malade. Sur la dispute théologique de Vinay avec les Jésuites Isnard et Biard en 16 19 à Crest, et sur celle qu'il eut à Annonay en 1625 avec le Jésuite Martinecourt, voyez Haag et notre Notice sur les conirop, relig. en Dauphiné, p. 84 et 38.

Viret (Pierre) , le réformateur. Pasteur dans la Valloire en i565.

Vitel (Laurent). Pasteur à Die en i582.

Vulson de La Colombière (Jean). Issu d'une famille noble du Trièves. Pasteur à La Mure de 1600- 1609, à Die de 1609-1619, à Tréminis pour six mois en 1619, à Gap de 1620-1621 (par intérim), à Montélimar de 1622 -1626, année de sa mort. Pour le reste, voyez Haag et Rochas. Ce dernier se trompe en donnant Vulson comme professeur à Tacadémie de Die.

Vulson de La Colombière (Etienne). Fils du précédent. Pasteur à Taulignan en 1640, à Saint-Jean-d'Hérans de 1647- 1670.

Vulson de La Colombière, Pasteur à Clelles en 1660, à Nyons en i685.

Y\e {d'). Voyez I\e (cl').

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