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Brouillon de la convention susdite

27.— Extraits des gazettes anglaises envoyées à Toussaint Louverture.

Capitaine Anglais Quinton à l’Amiral Anglais Parker

La Légère, en mer, 9 Janvier 1800 (9 Nivose an 8)

Monsieur,

Permettez moi de vous faire savoir qu’étant hors du Cap Donna Maria hier après midi, j'ai donné la chasse à une ea-

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De monsieur m’a demandé la permission d'avoir deux vaisseaux et d’inviter la douane de les laisser sortir de la rade de Port Royal. Je n ’ai pes d'objection à cela, mais mon autorité ne s'étend pas jusqu’à autoriser la naviga tion; à ce sujet il devra s’adresser à l’amiral. J’ai conformément à votre dé. sir exposé à l’amiral votre représentation au sujet de la goélette l’Active, et je présume qu’il aura l'honneur de vous répondre à ce sujet.

J'ai l’honneur d’être, hs ie grand respect, votre très obéissant et très anne € viteur

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L’Amiral Parker au Général Toussaint Louverture

Port-Royal. Jamaïque. 20 Février 1800 (ler ventôse an 8)

Monsieur,

Je vous accuse réception de votre lettre du 12 pluviôse, selon votre calendrier, des mains de votre adjudant général M. Huin, et c'est avec beaucoup de peine que Ê vois l’erreur où vous êtes de croire qu’il a été envoyé un v né ; delà des pue tes fixées FPèr Be Con: MeAUbes et même des croi-

La distance où vous êtes ne Un Port-au-Prince ne permettent pas à M, Cathéart de Ne avec vous au sujet de la lettre du Capitaine into, sur la capture de la canonnière l’Active.

Je vous envoie ci-joint une copie. J. us ho Monsieur, vous faire connaitre les instructions d’après le esquelles agis

ux de S. M. Chaque :

ention faite entre vous-même Maitland, ainsi que d’une copie de ia mas S. M. auxquels ils sont strictement tenus de se no ils trouvent des vaisseaux hors des iimites prescrites par la convention ils doivent les

sent les capitaines de vaissea est muni d’une copie « et l'honorable bri.

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saisir. Ces vaisseaux sont envoyés devant fa cour de la viceamirauté, et s’il est démontré qu'ils ont dépassé les limites de la Convention, ils sont condamnés comme prises au profit du bateau qui les a saisis et ils deviennent la propriété des officiers et de l'équipage suivant la proclamation du Roi.

Par cette explication, Monsieur, vous vous rendrez compte que je ne peux avoir aucun contrôle sur les décisions rendues par la cour de l’amirauté comme prises légales. Je suis peiné de penser que vous avez été entraîné dans des erreurs qui ont eu de si sérieuses conséquences, par les consuls anglais et américains, qui ont exercé des pouvoirs qu’ils n’avaient pas le moindre droit de faire. L’adjudant général Huin vous mettra au courant de la conversation et de la correspondance que nous avons eue, par lesquelles, je pense vous serez convaincu que je ne peux avoir aucune autre raison pour me guider que mon devoir.

Je suis avec considération, Monsieur, votre très obéissant humble serviteur.

Parker

Wiggleswhorth au général Toussaint Kingston Jamaique 21 février 1800.

(2 Ventôse an 8)

Monsieur,

J'ai eu l'honneur de recevoir vos lettres par M. Robinson et M. Huïin, votre adjudant général, L'arrivée de M. Huin a causé beauoup de plaisir à Lord Balccarres et à l’Amiral et je crois que la conversation que M. Huin a eu avec eux, sera le fait du rétablissement entre nous d’un accord complet,que je suis extrêmement désireux d’accomplir; c'est pour cela que je m’embarquerai pour Saint Domingue le 25 de ce mois et j'espère être à l’Arcahaie le 31. Je ne manquerai pas de vous dépêcher un courrier aussitôt mon arrivée. La difficulté

d'obtenir la permission de voyager sur la côte Sud de Saint

Domingue m’oblige à renoncer à mon intention de vous rencontrer à Marigot.

J'ai l'honneur d’être, avec le grand plus respect, Monsieur, votre très obéissant et le plus humble serviteur.

M. WIGGLESWORTH.

Wigglesworth au générai Toussaint Louverture

Baie de l’Arcahaie, 5 Mars 1800.

(14 Ventôse an 8)

Mon Général,

J'ai beaucoup de satisfaction en vous annonçant mon arrivée ici, accompagné de l’adjudant général Huin.Comme il est bien informé de toutes nos transactions, il me donne une occasion favorable de nous référer à lui relativement à tout ce qui est passé à (la) Jamaïque, et de vous assurer que j'attends avec impatience l'honneur que vous m'aviez promis d'une visite à l’Arcahaie, Quand j'espère nous puissions arranger tout ce qui est arrivé dernièrement. Si ma force n’a vait pas été réduite par une maladie d’un mois de durée, j’aurais pu accompager M. Huin avec le plus grand plaisir.

J’ai l'honneur d’être, mon Général, avec la plus grande considération et respect, votre très humble serviteur.

M. Wigglesworth.

Hugh Catheart au général Toussaint Louverture

Port Républicain 6 mars 1800.

(15 Ventôse an 8) Mon Général, J’ai eu l'honneur de recevoir hier la lettre que vous m'avez écrite concernant les deux passeports pour le brick le Lour-

deau et la goélette la Belle Marie. J'ai vu le Commandant Cocherel, mais il n’a pu me donner ni la description de ces

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S ‘rer votre sagesse et que vous m'avez manifesté de maintenir la | bonnein q iste entre noue pour que l'Ile entière de Saint A unie aujourd’hui sous mon autorité, soit désormais respectée par vos croiseurs et que le cabotage de l’île entière puisse se faire dans les Hites | convenues sa (e sn | prétex xte que ce puisse être —on puisse porter atteinte

1 à la . ni à la iris des al bitants de l’île soumise aujourd’hui à me rares ont la prospérité et le bonheur sont le seul objet 4 ma sollicitude. Je me flatte, Monsieur, que pénétré des sentiments qui m’animent et des con: versations que nous avons eues ens qe vous n’éprouverez aucune difficulté à faire agréer à M. l’Amiral les propositions que je vous ai faites pour Paru mutuel de nos deux Nations. Si, contre mon attente, votre nn ment n’est plus dispo à entretenir avec moi les sons d’amitié que je me suis proposées pour le bien et F ur mutuel, je désire qu'on me fasse une réponse claire et précise, dictée par la candewur et la bonne foi et qu'il agisse avec moi avec Ja même franchise et loyauté que j'en ai toujours usé, Votre gouvernement ne pourra jamais me reprocher la plus légère infraction aux conventions convenues. Que ne puis-je en dire autant,

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’ai l’honneur d'être, avec les sentiments de la plus nr. estime, etc.

Whitfield à Toussaint Louverture Pori Républicain 9 Mai 1801 (19 floréal an 9) Monsieur le Général,

J'avais l'honneur de vous adresser dernièrement en date du 20 Avril (30 germinal) réception duquel vous ne m'avez pas encore accusé. Je prends la liberté de vous envoyer y inclus vingt passeports ayant la signature de M. Corbet et je vous prie de vouloir bien avoir la bonté d'y

ajouter la vôtre et de me Îles renvoÿer de suite, afin que Île cabotage ne soit pas interrompu, car il me reste à présent qu’une demi-douzaine des passeports ayant votre signature. Par les dernières dépêches de M. Corbet il m’avise que vos démarches étaient en représentation devant l’Amiral lord Hugh Seymour et qu’il les avait aussi envoyées au gouverneur qui était absent à une distance considérable dans la campagne. M. Corbet ajoute qu’il manquera rien qui dépend l'amiral à donner une

prompte décision sur le sujet de vos demandes, mais il craint qu’il éprouvera quelques difficultés en conséquence de la l l lord Hugh Sey-

de lui pour hâter le gouverneur et |

iettre que vous avez éerite à l'amira mour, dans laquelle vous avez fait mention de l'agent Britannique dans une manière dure et peu mesurée. M. Corbet a envoyé les communications que vous avez eu la bonté de lui faire relatives à la conduite des batiments de S. M. en date du 11 germinal à sa Grâce le duc de Portland, Secrétaide d'Etat au gouvernement britannique. Eu égard de votre désir que M. Corbet ne se mettrait à terre qu'ici à son retour, il me dit qu’il ne s’exposera pas au danger d'être pris en venant par la première occasion qui se présente et que s’il fait la demande à l'amiral de lui accorder un batiment de guerre pour se rendre ici, ce batiment, peut être en s’en allant du Port Républicain, fera prise de quelques caboteurs s'il rencontrait quelques uns sans passeport et aussi que cette restriction imposée sur l’agent Britannique ne tendra pas à faciliter l’accomplissement de vos demandes,

En attendant la faveur d'une réponse, j'ai l'honneur

d'être, etc.

Whitfield

Whitfield à Toussaint Louvertare

Port Républicain 21 Mai 1801.

(ler prairial an 9) Monsieur le Général. | J'avais l'honneur de vous adresser en date du 16 Mai (26 floréal) auquel je vous prie de référer. Par l’adjudant gé-

néral d’'Hébécourt je viens de recevoir votre lettre du 24 floréal, par laquelle j’observe que vous aviez eu la bonté de renvoyer à l’amiral lord Hugh Seymour les matelots anglais qui étaient détenus prisonniers au Cap. Permettez-moi de vous témoigner combien je suis sensible de votre équité et loyauté sur toutes occasions et de vous assurer que j’ai l'honneur d'être avec le plus haut respect et estime. etc.

WHITFIELD.

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